Bonsoir !
Bon je tiens à m'excuser pour les possibles fautes d'orthographes... J'ai eu un problème avec Word et je n'arrive pas à le régler alors bon... J'ai fais avec les moyens du bord et vu que ce celui-ci est terminé..
Je ne m'attarde pas trop, j'espère juste que vous apprécierait. J'essayerais de faire au plus vite pour qu'un chapitre rempli de faute ne revienne pas d'aussi tôt
Bonne lecture ^^
La Tour SHINRA surplombe la ville de Midgar. Ses parois vitreux reflétant les éclats de Mako aspiré par les réacteurs se trouvant dans chaque secteur de cette grande ville. Habituellement, en dehors des lueurs de Mako, la Tour illumine la ville par ses lumières. Étant toujours active et vivante, tout comme les bas quartiers de Midgar. Il y a toujours un mouvement, une sensation de puissance et d'invulnérabilité.
Pourtant, en cet instant, la Tour venait de perdre de sa superbe. Les Soldiers postés tout autour de l'imposant bâtiment, se trouvaient tous au sol, inconscient ou mort. Les bruits de tir et des cris raisonnaient jusqu'aux plaques en-dessous. Et les cinq premiers étages de la Tour se trouvaient enveloppés dans un épais nuage de fumé grisâtre, si opaque, qu'il semblait aussi noir que la nuit, qui venait de débuter.
Au sein de la Tour, un véritable massacre. Incapable de pouvoir identifier leurs assaillants dans l'opacité de cette brume qui se répandait jusqu'aux cages d'ascenseurs, les miliciens, ainsi que les Soldats de basse class, les quelques Turks qui se trouvaient présent, tentaient de répliquer au mieux.
Sans grand succès.
Les envahisseurs évoluaient dans l'ombre. Égorgeant, poignardant, ou mitraillant les hommes et femmes sur leur chemins, tel des ombres ; insaisissables. Rapidement le rez-de-chaussée se retrouva nettoyé.
Reconnaissable par sa tenue de Colonel, Kunsel tentait, au mieux, de retenir l'ennemi au premier étage. Mais surtout de permettre à ses hommes, en priorité ceux blessés, de battre en retraite. Le jeune homme était ensanglanté, haletant, ses mains tremblantes sous la fatigue et la pression, de ne pas pouvoir ni voir ni entendre l'ennemi, au-delà de leur silhouette difficilement discernable dans cette brume.
L'ami de Zack vit au dernier moment la pointe d'un poignard au niveau de sa jugulaire. Il eu à peine le temps de se renverser en arrière, chutant dans le mouvement. Cependant, sa main gauche se referma sur le poignet de son assaillant, qu'il agrippa désespérément, faisant rentrer dans son champ de vision un homme, dont la tenue en cuir semblait cousu sur son corps développé. Son visage était à moitié couvert par un masque, lui aussi en cuir. Ne laissant que deux orbes cyan sur fond doré le transpercer dans l'obscurité, à travers l'unique lunette brisée de son casque intégral milicien.
À peine son dos heurta le sol, que le Colonel eu le réflexe de rouler, surplombant l'homme de son corps, tout en lui imposant son arme sous la gorge. Les yeux du masqué, plongés dans l'œil visible de Kunsel, brillèrent plus intensément. Des tâches verte venant clairsemer les iris cyan de l'individu. Il sembla à Kunsel que le temps se figea. Le bruit des combats, des cris, des balles cessèrent de lui parvenir. Puis se sont les corps de ses hommes, des Turks, et même les silhouettes des intrus, qui disparurent de son champ de vision. Les lumières devinrent plus vives avant de se ternirent lentement. L'obscurité l'engloutit assombrissant d'avantage le couloir. Et l'air sembla se faire beaucoup plus rare. Plongeant le Colonel dans une torpeur suffocante.
Mais cette sensation s'arrêta brutalement.
Le corps de Kunsel tomba lourdement sur celui de son assaillant, qui dut le pousser sur le côté pour se redresser. Le masqué fit lentement tourner sa lame, tout en portant son attention sur le jeune Colonel, avant d'esquisser un mouvement dans la direction du jeune homme. Cependant son mouvement n'eu pas le temps d'atteindre sa cible qu'il dut rouler à l'opposer du corps de Kunsel afin d'éviter une slave de balle. D'un bon, le masqué se retrouva sur le petit groupe de milicien qui tentait de tenir la position. En vain.
Le corps du Colonel fut bousculer dans la mêlée. Les intrus envahissant le couloir du premier étage, ainsi que les bureaux adjacents, se séparant en plusieurs groupe d'une vingtaine d'hommes.
Kunsel reprit connaissance d'un coup, dans une grande bouffée d'air. Il se rendit compte qu'il était assit à l'écart des combats, son dos appuyé contre l'une des portes présentes dans le couloir. Sa vision n'était pas très net, les contours des formes l'entourant ressortant de manière plus accentués, et rouge. Il lui fallut quelques secondes de plus pour qu'il prenne conscience que la forme au-dessus de lui n'était autre qu'un autre de ses « fantômes » qui s'emparaient de la Tour. Ce dernier lui enfonçait sa lame dans le ventre, l'ouvrant lentement à l'horizontal. La douleur fut saisissante, et son cri se répercuta en écho dans l'obscurité.
Kunsel eu le réflexe d'attraper le poignet de la main qui tenait la lame, dans une tentative de stopper l'avancement de cette dernière. Mais un coup de poing répondit à sa tentative.
Sonné le Colonel mit un temps avant de se rendre compte que la lame avait quitté son ventre pour se retrouver sur sa gorge. Au moment où l'ami de Zack senti la pression de la lame s'affermir, il eu une réaction instinctive de survie ; il attrapa le tranchant de l'arme de sa main gauche, tout en basculant son corps sur sa droite, y laissant un filet de sang au passage. Dans le mouvement, il asséna un puissant coup de son genou gauche dans la tempe de son assaillant, avant d'enserrer le visage de ce dernier entre ses mollets. À plat ventre, le visage de l'intrus entre ses jambes, Kunsel n'hésita pas à lui briser les cervicales. Roula pour se redresser et, planta la dague qu'il avait arraché des mains de l'individus, dans le cœur de ce dernier. Plusieurs fois. Avant de le planter définitivement dans sa jugulaire.
Le casqué eu à peine le temps de prendre une respiration, qu'il dut se jeter pour esquiver la slave de lame qui déferla sur lui. L'esprit pas encore très clair. Les membres extérieurs de son corps encore tremblant. Kunsel mit plusieurs secondes avant de comprendre se qu'il voyait. Parce qu'il arrivait à percevoir, beaucoup plus nettement les contours flous des trois silhouettes qui se trouvaient près de lui.
Le Colonel prit une respiration, fit un pas en arrière, puis deux, avant de parer de son bras droit le poing qui se dirigeait dans sa direction, tout en faisant une pirouette sur lui-même. Avec la vitesse qu'il venait de prendre, il envoya ses jambes dans le visage d'un autre, tordant dans la foulé, le bras qu'il tenait toujours. Il enchaina en le basculant par-dessus son épaule, lui assenant un puissant coup de pied dans la colonne vertébrale. Le couinement étouffé du « fantôme » raisonna faiblement, durant une seconde avant que l'ami de Zack ne l'achève en lui tordant le cou. Un bruissement dans son dos permit au casqué de ne pas oublier le dernier qui s'apprêtait à lui planter une lame.
Le champ de vision réduit et flou ne permit pas à Kunsel de voir son adversaire, lorsqu'il fit volte-face. Sur ses gardes, le jeune Colonel fit quelques pas sur sa droite, tout en balayant son environnement du mieux qu'il le pouvait. C'est là qu'il remarqua que son arme se trouvait encore au sol, à quelques mètres de lui. Un nouveau bruissement lui apprit que le second qui se trouvait au sol, venait de se lever et que les deux se déplaçaient beaucoup plus vite et souvent qu'au départ.
Une respiration.
Il ne fallut que d'une respiration avant que le casqué ne se jette sur son arme. À peine arriver au sol, qu'il ressentait déjà la pointe des deux armes blanches traverser sa chair, ainsi que ses muscles. Serrant les dents, dans un grognement, Kunsel se retourna et, sans même attendre de voir ses fameux contours, de tirer, jusqu'à vider son chargeur.
Lorsque le percuteur fini par raisonner. Seule la respiration haché de l'ancien 2ème class était perceptible.
Kunsel prit le temps de s'assurer qu'aucune autre attaque ne viendrait, avant de laisser ses bras retomber. Il prit le temps d'ôter les lames qui se trouvaient dans ses cotes, avant de s'étendre entièrement sur le sol. Reprenant lentement sa respiration. Le jeune Colonel papillonna des paupières. Il leva sa main gauche devant ses yeux, la glissant de son œil droite au gauche, constatant qu'elle disparaissait au niveau de son œil droit.
Épuisé, le jeune homme soupira. Laissant les bruits de luttent, des balles et des cris, provenant de beaucoup plus loin que le couloir dans lequel il se trouvait, l'atteindre. Fermant les yeux, le casqué ne pouvait que deviner les corps qui devaient joncher le sol, autour de lui. Les corps des miliciens et des Turks qui n'avaient pas eu le temps de battre en retraite. Des corps qui seront peut-être rejoint de ceux à l'arrière ligne ou bien même de l'étage au-dessus, qui devaient à présent faire face aux intrus.
C'est la douleur qui lui fit ouvrir les yeux une seconde fois.
Kunsel se tordit, grimaça, avant de laisser échapper une plainte. Son sang avait arrêté de couler et l'entièreté de son corps lui envoyait des vagues de souffrance. Le jeune Colonel mit bien deux minutes avant de pouvoir se redresser.
La fumé ne s'était pas dissipée et les bruits des affrontements et explosions étaient toujours perceptibles, faisant légèrement trembler la Tour SHINRA. L'obscurité dans laquelle le jeune homme se trouvait laissait à deviner que la nuit régnait encore. Mais les odeurs des corps, mort qui commençaient à monter et de poudre froide laissaient à penser qu'une heure, minimum, venait de s'écouler.
Kunsel, fouilla ses poches à la recherche d'une Matéria soin, ou d'un élixir quelconque, afin de refermer ses blessures. Sans grande conviction. Avec la saisit de la Tour par les Turks, la majorité des Soldats et des miliciens n'étaient pas prêt à cet affrontement, et il a eu beau fouiller les corps proche de lui, Kunsel ne trouva pas son bonheur.
Résigné, le casqué ôta le haut de son uniforme et se fit un garrot de fortune, couvrant la grande blessure de son ventre. Une fois cela fait, il prit toutes les armes, chargés, ainsi que les munitions à sa porté, avant de fermer les yeux. De prendre une grande respiration, puis de se redresser, arme en main, afin de prendre ces « fantômes » à revers.
Le jeune Colonel montait les marches quatre par quatre, défilant les deux premiers étages, arme en main. Son regard fixant obstinément devant lui, afin de ne pas voir les corps des Soldats, miliciens ou Turks qui se trouvaient sur le sol. Kunsel déboula au quatrième étage, arme en joue. Son réflexe eu le mérite de lui permettre d'abattre la première silhouette qui se tenait au-dessus d'un milicien mort, à quelques mètres de lui. Quatre pas de côté, et son coude gauche reçu un second adversaire, qui ne s'y attendait pas, en plein dans la mâchoire, avant de lui asséner un coup de pied retourné, brisant les cervicales du « fantôme ». Le jeune homme fit une dizaine de pas supplémentaires, avant qu'il n'aperçoive un autre de ses hommes en noir. Ce dernier se trouvait dans l'un des bureaux, fouillant la pièce minutieusement. Cependant l'ami de Zack eu à peine le temps de braquer son arme sur l'intrus que ce dernier disparu du champ de vision de Kunsel qui fut plaqué au sol. Toute fois il profita de la vitesse de sa chute pour projeter son adversaire contre le mur opposé, et de lui tirer quatre balles en pleine tête. Assuré que l'homme ne se relèvera pas, le jeune Colonel prit le temps d'observer son environnement.
Les corps des recrus jonchaient le sol, mais pas seulement, quelques uns des intrus avaient trouvés la mort durant le combat. Un soupir franchit les lèvres du casqué, avant qu'il ne reste immobile, laissant le vent frais qui entrait par les vitres brisées glisser sur son visage. Il se concentra d'abord sur les sensations de son corps, puis sur les bruits environnant. Les fusillades, le bruit du métal contre le métal, des explosions lui parvenaient encore très nettement. Des affrontements se faisaient encore à cet étage, lui faisant soupirer de soulagement. Il n'était pas encore trop tard.
Kunsel se précipita, traversant le premier hall de l'étage, éliminant, par surprise, les quelques « fantômes » présent au passage, lui octroyant tout de même de nouvelles blessures.
Reno se jeta derrière une barricade de fortune que lui et quelques Turks et Soldats avaient dressés à la va vite afin de se protéger des attaques des « fantômes ». Le roux poussa un soupire une fois que son dos rencontra le métal froid d'un des bureaux qui composait cette barrière éphémère. Les balles et lames passèrent au-dessus de sa tête, alors qu'il fermait ses paupières.
Il se trouvait dans le dernier hall du quatrième étage. Le dernier hall avant de pouvoir accéder à l'ascenseur principal. Qu'ils avaient réussi à condamner. Non sans quelques sacrifices.
Le regard du Turks se posa sur les corps, inertes, des recrus mort afin de faire reculer les hommes en noirs et surtout de rendre impraticable l'ascenseur principal.
Une main se posa sur l'épaule de Reno, attirant son attention. Son regard rencontra le casque d'un milicien, à peine gradé, dont les traits visibles du visage exprimaient de l'angoisse. Les mains tremblantes, le jeune capitaine tandis un chargeur, ainsi qu'un téléphone au Turks. Ce dernier arqua un sourcil, mais ne perdit pas une seconde avant de prendre le portable des mains du milicien.
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- Reno à l'appareil.
- Bordel tu es où ?! On a besoin de renfort par ici !
- Eléna ?! Tu es marrante ! Tu crois que je…
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Une explosion propulsa le petit groupe contre les portes de l'ascenseur. Reno percuta son crâne sur les portes en métal, le sonnant. Un bourdonnement assourdissait le roux. Et la fumé, déjà présente, fut épaissit d'avantage avec cette nouvelle explosion. Le Turks resta allongé près de dix secondes, avant de se redresser, lentement. Une main sur le sommet de son crâne, SINCLAIR papillonna des yeux, la vision trouble. Des bruits de balles, des cris et quelques sons étouffés réussirent à capter l'attention du jeune homme. Une présence sur sa gauche fit dévier son regard, lui permettant de voir le milicien qui lui avait tendu le portable, se faire poignarder violemment, avant que l'un des hommes en noir ne se penche plus franchement au-dessus de ce dernier.
Reno fronça des sourcil lorsque les mouvements du « fantôme » se fit plus étrange. Ce dernier semblait prendre des prélèvements de sang et de chair sur le milicien qu'il venait d'abattre froidement. Le Turks papillonna des yeux, la fumée qu'il inhalait semblait engourdir encore plus les membres de son corps, ainsi que son esprit. Il sembla prendre un temps fou juste pour empoigner l'arme qui se trouvait dans son dos. Mais la détonation eu bien lieu quelques secondes après. Reno venait d'éliminer l'un des intrus, attirant l'attention des hommes en noir qui s'occupaient des autres membres de la SHINRA.
Le roux se redressa péniblement, en titubant, son arme braqué dans la direction des assaillants. Le Turks ne prit pas une seconde supplémentaire avant de commencer à tirer. Mais aucunes de ses balles n'atteignirent leur cible. En deux secondes, l'un des intrus se retrouva face au roux, qu'il poignarda, rapidement, à plusieurs reprises. Un battement de paupières et le « fantôme » s'était de nouveau déplacé, esquivant le coup de genou que SINCLAIR avait envoyé.
Reno grogna, tituba, mais son regard ne lâcha pas la dizaine de silhouettes flous qui se tenaient face à lui. Son arme vidé. Le roux eu un sourire en coin, alors qu'il relevait ses mains en position de défense.
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- Il est hors de question que vous me dépecer aussi facilement ! Je ne comptes pas me laisser mourir par des enfoirés de votre genre !
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Un coup de feu retentit. Reno ferma instinctivement les yeux, durant deux secondes, avant de grimacer, et de rouvrir les paupières, incrédule. Aucune balle ne l'avait atteint, pourtant d'autres coups de feu retentirent, ainsi que des grognements de douleurs, des bruits d'os se brisant, ainsi que des coups étouffés.
Le roux papillonna des yeux, incapable de voir clairement ce qu'il se passait à quelques mètres de lui. Ses muscles entièrement tendu et la position maintenu, le Turks prit grand soin de réguler sa respiration, et de se concentrer exclusivement sur son ouïe.
Les secondes passèrent et le jeune homme ne vit toujours personne entrer dans son champ de vision. Lorsqu'aucun son ne fut perceptible, le Turks, le corps tremblant, s'appuya d'avantage contre les portes, froides, de l'ascenseur. Il ferma les yeux, appuyant ses mains contre la blessure la plus importante, se trouvant au niveau de son abdomen. Il tenta de rester debout sur ses jambes, mais la fatigue et l'odeur étrange émanant de la fumée alourdissaient ses paupières, qui se fermaient lentement.
Des bruits de pas, approchant du Turks, attira l'attention de ce dernier, qui glissait contre les portes métalliques. Reno tenta d'ouvrir ses yeux, mais sans grande efficacité. Des sons étouffés parvinrent au jeune homme, qui ne savait plus s'il s'agissait de bruit de lutte ou s'il s'agissait de la silhouette qui se trouvait près de lui qui lui adressait la parole. Un grognement échappa au Turks, avant qu'il ne perde totalement connaissance.
Reno ouvrit difficilement les yeux. Il se trouvait assit contre les parois vitrés des fenêtres de l'étage, dont certaines étaient brisées. L'air était frais, passant délicatement contre sa peau et dans ses cheveux. Il mit quelques secondes avant de se remémorer les derniers évènements. Il se redressa brusquement, portant une main au niveau de son abdomen. Mais il fut arrêté par des mains se posant sur ses épaules. SINCLAIR réagit dans la seconde, envoyant son coude au niveau de la mâchoire de son assaillant, avant de rouler sur sa droite, se dressant sur jambes en un bon. Mais il ne tint pas debout plus d'une seconde. Ses jambes ne supportant ni son poids, ni la brusquerie de ses mouvements. Pourtant le roux ne toucha pas le sol, des mains se posèrent une nouvelle fois sur son corps. C'est là qu'il se rendit compte que la personne qui se tenait à ses côtés lui adressait la parole, n'était pas couvert de noir et surtout, portait le casque caractéristiques des miliciens.
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- Faites attention. La Matéria que j'ai pus trouver n'était que de niveau une. La blessure la plus importante n'est que parcellement soignée. Je vous conseil de rester encore assit et de prendre le temps.
- Un milicien capable d'éliminer une dizaine d'entre eux… ? C'est quoi ton grade ? Grogna Reno, en s'appuyant sur les épaules de Kunsel.
- Colonel. Mais que depuis deux mois. Je me trouvais au premier étage. Mon équipe a été nettoyée.
- On peut dire que la mienne également. J'te dois une fière chandelle. Au fait, c'est quoi ton nom déjà ?
- C'est… Vraiment important ?
- Bah j'aimerais bien mettre un nom sur ce casque qui vient de me sauver les miches ! Et ce n'est pas l'ancien Colonel qui aurait put faire un enchainement pareil.
- Kunsel. Fit-il en reposant Reno contre la parois vitrée.
- En, chanté… Bordel, ça fait un mal de chien…
- On entend encore les bruits des affrontements aux étages supérieurs. Ils ont dut réussir à se réorganiser.
- Pas sûr… Oh bordel ! Eléna !
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Le roux se redressa vivement, mais il fut arrêté par la poigne ferme du jeune Colonel. Reno grimaça au touché, mais n'insista pas plus pour se redresser. SINCLAIR porta sa main au niveau de son abdomen, grognant à nouveau. Il resta ainsi quelques secondes, prenant de profondes respirations afin d'atténuer, un minimum, la douleur. Lorsqu'il jugea qu'il pouvait à nouveau détendre ses muscles, Reno reporta son attention au jeune homme qui se tenait au-dessus d'un des hommes en noir.
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- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je cherche un signe d'appartenance.
- Sur son visage ?
- J'avoue que je me demandais aussi à quoi ils pouvaient bien ressembler.
- Heu… Pourquoi ?
- Celui qui j'ai pus voir de près avait des yeux… Disons… Atypique.
- Les membres du SOLDATS aussi ont des yeux « atypique ».
- Non, non. Dans ce cas là, on part sur de… L'anormal.
- Du genre ?
- Des yeux cyan sur fond doré. Et, à un moment, des taches vertes sont apparu. Et.. J'ai comme eu l'impression d'arrêter de respirer. Que le monde avait cessé de tourner. De quitter mon corps. Comme si.. Il s'emparait de mon être, entièrement. Qu'il pénétrait les tréfonds de mon âme.
- Ça ressemble à un coup de foudre ton histoire. Ricana Reno.
- En bien moins plaisant, et plus mortel aussi. J'ai perdu connaissance…
- … Et il ne t'a pas achevé ?
- Il faut croire qu'il avait autre chose à faire.
- Mais je suppose que ce n'ai pas ça qui t'emmerde.
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Kunsel ne répondit pas, gardant son attention sur le visage de l'un des « fantômes ». Ce dernier avait le visage très raffiné, la peau lisse, et deux traits lui faisant office de bouche. Ce pendant deux canines dépassaient légèrement et ce qui s'apparentait à des branchies, juste en-dessous des oreilles. Le jeune homme ouvrit les paupières de l'homme, et il put constater qu'ils étaient ce qu'il y avait de plus normal. À un détail près. Ces pupilles étaient deux barres horizontales. Un mouvement sur sa droite attira l'attention du jeune Colonel. Le roux s'était approché en ne recevant pas de réponse du casqué. Reno détailla l'homme au sol, avant de relever son regard vers l'ami de Zack.
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- On en a un presque pareil, à la SHINRA. Et lui je suis certain qu'il fait des brochettes avec leur corps. Et sincèrement, les siens sont beaucoup plus stylés !
- C'est vrai que le Général se trouve dans la Tour. Dans ce cas, ils ne doivent pas être arrivés bien haut.
- Bon ! Je pense que l'on devrait commencer à voir comment on se bouge. Il ne faudrait pas laisser le Général s'amuser tout seul.
- « S'amuser » ?
- Aller ! Debout Colonel ! On va manger du cuir !
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Le roux se redressa, vérifia son arme, et prit le temps d'accorder aux membres du SOLDATS une minute de silence, avant de s'emparer de leur arme. Kunsel laissa au Turks le temps de se préparer. Profitant de ce temps pour observer ses mains à la lueur de la Lune. Sa vision n'avait toujours pas changé. Son champ de vision au niveau de son œil droit était toujours obstrué.
Le jeune homme ôta son casque, l'examinant plus attentivement. Les lunettes avaient dut se déplacer au cours des combats, car celle brisée se situait au-dessus. Celle qu'il avait put constater qu'elle ne fonctionnait plus couvrait son œil droit. Réajustant sa visière, Kunsel remit son casque, et fit glisser ses mains devant son visage. Son œil droit voyait à nouveau normalement. Comparé au gauche. Il voyait de manière très sombre et rouge. Les contours étant accentués, étaient plus facilement discernables.
Kunsel resta figé. Bougeant lentement sa main. Il était tellement concentré sur la différence de vision entre ses yeux, qu'il ne remarqua pas que le Turks était revenu à ses côtés et le dévisageait étrangement. Reno fronça des sourcils, portant son attention sur l'iris visible du jeune Colonel. S'approchant, le regard de SINCLAIR resta focalisé sur l'œil, gris, du jeune homme ; son iris d'acier semblait pouvoir transpercer quiconque se trouvait dans son champ de vision. Mais ce qui intrigua réellement Reno, c'était bien la pupille noir qui semblait s'éclaircir vers l'extérieur en de fins filaments jusqu'au centre de la pupille.
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- Etrange… Tu n'as pas reçu d'injection Mako ?
- … Hein ?
- Ton œil. Il est gris.
- Mais non, il est bleu Mako, comme tout les…
- Je te dis que non. Il est gris acier. Grogna Reno, l'interrompant.
- Gris… Acier… ?
- Et ta pupille devient blanche, comme les aveugles. Qu'est-ce que tu as foutu ?
- … Ce type… Je l'ai regardé dans les yeux… Il ne m'aurait pas simplement endormi en m'hypnotisant ? Murmura Kunsel.
- T'hypnotiser ? Quel type ? Celui qui aurait dut te tuer ?
- … Mais cela expliquerai la différence… Mais comment est-ce possible…
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Le Turks comprit rapidement que le jeune Colonel était plonger dans ses réflexions. Soupirant, Reno accorda quelques secondes supplémentaires au jeune homme, avant de lui poser une main sur l'épaule, faisant l'ami de Zack sursauter. SINCLAIR frappa l'épaule du milicien, un sourire au coin des lèvres.
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- Pas le temps de réfléchir ! Tu arrive à voir et à te déplacer pour te battre, c'est le principal. Là il faut que l'on se magne ! Ils ont cru qu'ils pouvaient s'en prendre à la SHINRA aussi frontalement ?! On va leur montrer de quoi on est fait et les faire retourner d'où ils viennent en chialant ! Allez, allez ! Hop, hop, hop ! On bouge monsieur le Colonel !
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Kunsel n'eu même pas le temps d'esquisser un geste, que le Turks prenait déjà le chemin des escaliers de secours, arme en main. Le casqué soupira avant qu'un sourire ne vienne étirer ses lèvres. Il prit une grande respiration, inhalant une dernière fois l'air frais de la nuit, puis emboita le pas au Turks, qui avait déjà disparu derrière la porte des escaliers.
L'étage était envahit par une épaisse fumée, qui ne cessait de remplir les poumons des membres de la SHINRA. Le cinquième étage permettait d'accéder aux autres ailes de la Tour. C'est pour cela qu'un nombres conséquents de Soldats ainsi que de miliciens se trouvaient en poste. Malgré cela, les hommes et femmes de services à cet instant n'étaient pas prêt à recevoir la vague d'assaillant qui avait déferlé dans les premiers étages de la Tour. Bien qu'ils arrivèrent à contenir la majorité des hommes en noir, ce manque de préparation permit à certains des intrus d'accéder aux autres parties de la Tour, normalement inaccessibles. Au milieu de ce capharnaüm une jeune femme tentait, au mieux, de réduire le nombre de « fantômes » qui prenaient la direction de l'aile des Turks et par extension, atteindre le Vice-président de la SHINRA.
Une glissade. Enchainé d'une roulade. Un coup de pied, suivi d'une balle en pleine tête. Un énième à son actif. Une respiration, et elle fit un bond en arrière, esquivant la lame qui devait lui ouvrir le ventre. Cependant elle eu à peine le temps de réagir lorsqu'elle entendit la détonation dans son dos. Juste le temps de se retourner, qu'elle se prit la balle en pleine poitrine.
La Turks fit un pas en arrière sous la douleur, crachant un peu de sang. Son regard se releva sur les trois hommes qui se tenaient face elle. La fumée qu'elle respirait lui brulait la gorge, lui donnant une nouvelle vague de toux. Tremblante, la rousse s'appuya contre le mur le proche, son arme braqué sur les trois hommes.
Les bruits des affrontements persistaient, assourdissants la jeune femme, qui tangua à nouveau, sa vision devenant flou. La détonation raisonna à peine, qu'elle bascula sur sa droite, n'empêchant pas la balle de se loger dans ses côtes. Une nouvelle quinte de toux lui fit cracher du sang, alors qu'elle perdait momentanément l'équilibre. La Turks papillonna des paupières, loupant le rapprochement des trois hommes qui amorcèrent des mouvements afin de la poigner.
La rousse chuta brutalement. Glissant entre les jambes de celui qui se trouvait juste en face d'elle. Roula, et tira trois balles, dont une seule parvint à toucher sa cible ; en pleine poitrine. La jeune femme se releva, tituba sur trois pas, et prit de plein fouet un coup d'épée, qui lui trancha l'épaule droite. Hurlant de douleur, la Turks vit avec angoisse la lame se rapprocher de son visage.
Une autre lame vint se placer juste devant la rousse, dans un bruit de métal.
Le Soldat qui s'était interposé renvoya l'homme en noir quelques pas plus loin, avant de se positionner devant la jeune femme. Le 2ème class raffermit sa poigne sur le pommeau de sa lame. Le Soldat para habilement l'attaque sur sa gauche, alors qu'il administrait un coup de pied à celui qui s'était rapproché sur sa droite. D'un mouvement circulaire, il trancha les deux hommes, puis bondit sur le plus proche. Il y eu de rapide échange de coup, durant cinq secondes, avant que le jeune homme ne trouve une ouverture et n'arrive à planter sa lame au niveau du cœur de son adversaire. Le 2ème class ne s'attarda pas plus, qu'il glissa à nouveau devant la Turks qui se faisait assaillir par l'autre « fantôme ». D'un geste ample, il éloigna l'assaillant de la jeune femme, puis reprit sa position.
La rousse cracha à nouveau du sang, alors qu'elle tentait de retrouver une respiration normale. Le jeune homme glissa son regard sur la blessée, avant d'enlever le morceau de tissus qui couvrait sa bouche et son nez et de le tendre à la jeune femme. Cette dernière arqua un sourcil, ne bougeant pas face au geste. Le 2ème class, grogna, déposa brutalement le foulard dans les mains de la Turks, avant de bloquer, difficilement l'attaque de leur assaillant.
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- Mettez-le ! Cette fumée est nocive ! Et aller à l'arrière ! Dépêchez-vous !
- Je…
- Ne discutez pas ! Vous ne devez pas mourir ! La SHINRA a besoin de toutes les forces possibles ! Exécution !
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Le ton autoritaire du jeune homme força la jeune femme à réagir. Elle attacha le tissus sur son nez et sa bouche. Son regard se reporta sur le Soldat qui luttait encore contre un nouvel adversaire, qu'il maitrisait plutôt bien. La rousse tangua, mais prit appui contre le mur et se faufila vers l'arrière ligne.
Une explosion, dans une autre aile, fit trembler toute la Tour. Son équilibre déjà précaire, elle chuta. La douleur la garda au sol. Le temps qu'elle reprenne pied, un autre intrus fendit sur elle. La jeune femme roula, bloqua l'arme blanche de sa chaussure droite, tout en tirant une balle. Qui se perdit dans le couloir. Le percuteur raisonna à ses oreilles, et le canon de son adversaire entra dans son champ de vision.
La Turks toussa. Résigné, elle ferma les yeux lorsque la détonation se fit entendre. Mais elle fut plaqué violemment au sol, un corps imposant et musclé l'étouffant au passage.
Une nouvelle explosion se fit entendre, entrainant une nouvelle secousse de la Tour.
Le 2ème class se redressa difficilement. Rapidement il posa sa main droite au niveau de son flan gauche, là où la balle s'était logé. Il grogna, avant de porter son regard autour de lui. Du peu qu'il pouvait percevoir, cette seconde secousse avait fait perdre l'avantage aux employés de la SHINRA. En effet, les assaillants de la Tour en avaient profités pour éliminer les recrus, ceux dont l'explosion avaient le plus surprit.
Alors que le jeune homme se redressait, l'un des hommes en noirs fit exploser trois petites billes, qui relâchèrent d'épaisses fumées vertes. Ces dernières envahirent rapidement le hall et les couloirs adjacents. Le 2ème class appuya sur le foulard de la Turks, alors qu'il se redressait, la soulevant au passage. Mais il ne fit pas deux pas qu'il s'effondra à nouveau. Toussant à en cracher du sang. Son corps se mit à convulser, tout comme la Turks à ses côtés. Des coups de feu retentirent, à la chaine.
Le Soldat porta son regard sur l'un des hommes en noir qui venait d'éliminer l'un de ses camarades de chambre. Et il ne fut pas le seul. Un grognement échappa au 2ème class, mais la douleur lui fit à nouveau fermer les yeux. La fumée était entrain de tuer lentement les employés de la SHINRA alors que ces intrus reprenaient leur invasion de la Tour, tout en éliminant les SOLDATS au passage. L'un des hommes en noir remarqua les deux légèrement éloignés, qui suffoquaient un peu plus loin. Il faisait partit de ceux rester au cinquième étage afin de le fouiller. Alors qu'il levait son arme, prêt à éliminer la Turks, un bruit de pas de course raisonna, juste avant celui d'une vitre que l'on brise. Surpris, le « fantôme » se retourna, mais il n'eu pas le temps de faire quoique se soit, qu'il se prit un coup de cross. Il fit deux pas, leva son bras armé, mais une dague se planta dans son cœur. L'homme resta debout. Figé. Avant de s'écrouler.
La fumée commença lentement à se dissiper. Permettant au deux jeunes hommes d'y voir un peu plus claire, et surtout de respirer correctement. Reno fut rejoint par le Colonel, qui vérifiait son arme. Le Turks parcourut le hall du regard avant qu'il ne s'arrête sur les deux corps qui se trouvaient à quelques pas d'eux. Rapidement SINCLAIR reconnu la jeune femme qui se trouvait allongée près d'un 2ème class. L'inquiétude s'empara d'un coup du jeune homme qui se précipita sur la rousse.
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- CISSNEI !
