Salut :) J'avais dit un mois, eh bien je crois bien que ça fait un mois aha

Bonne lecture :)

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Chapitre 24 : Rentrée à Poudlard

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Trois mois plus tard,

31 août 1876,

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Lily atterrit dans la cheminée d'une grande pièce assombrie par le crépuscule et éclairée en partie par tout un vieux tas de bougies. Eh bien, le directeur de Poudlard ne lésinait pas sur la dépense pour voir la nuit presque comme en plein jour. Elle aperçut le vieux Professeur Dumbledore qu'elle avait déjà rencontré à la réception de la Nouvelle Année à l'Atelier, et puis James qui riait comme un idiot pour changer. Elle vint se glisser à côté de lui en prenant soin d'effleurer ses doigts des siens pour se rassurer. James préféra entrelacer leurs doigts, perdus dans les pans de leurs uniformes d'écolier. Elle dut se retenir de sourire niaisement.

« Miss Evans, vous me voyez enchanté d'enfin pouvoir vous accueillir à Poudlard, la salua le Professeur Dumbledore.

— Moi aussi, Professeur, répondit-elle sobrement. »

Il était sacrément impressionnant, le type, avec sa longue barbe blanche et ses yeux tout clairs carrément fous. Il ressemblait aux magiciens du cirque qui venait chaque année à Carbone-les-Mines. Mais il ne gesticulait pas dans tous les sens. Il en mettait plein la vue sans avoir besoin de jouer les gros bras. Les gros bras n'en mettaient pas plein la vue à Lily de toute façon. Ils l'agaçaient plus qu'autre chose.

« J'ai reçu vos résultats aux BUSES, et je dois reconnaître que je suis impressionné quand on sait qu'i peine un an vous ne saviez pas même lire.

— Ouaip, répondit-elle après avoir jeté un coup d'œil nerveux à James qui sourirait comme l'idiot qu'il était.

— Acceptable en Défense Contre les Forces du Mal, en Botanique, en Métamorphose et Effort Exceptionnel en Sortilège. Vous avez manqué de peu l'Histoire de la Magie.

— Les guéguerres de Trolls ça va deux minutes, commenta Lily entre ses dents.

— On peut voir les choses ainsi, répondit le Professeur Dumbledore en souriant largement.

— Un gourdin c'est un gourdin, pas besoin de savoir qu'il vient de la forêt ou de la montagne, compléta-t-elle sans flancher.

— Évitez de réduire ainsi l'Histoire de notre magie devant le Professeur Binns. Il est déjà mort, ce n'est pas la peine de le tuer une deuxième fois. »

Hein ? Le type était impressionnant, mais quelles bizarreries il pouvait dire quand même.

« Allons, commençons par vous trouver une Maison.

— Lily est une Gryffondor, intervint aussitôt James et Lily le sentit serrer un peu plus ses doigts.

— Voyons Mr Potter, vous n'êtes pas encore le Choixpeau, le rabroua le Professeur Dumbledore. Venez-vous asseoir, Miss Evans. »

Lily lâcha la main de James pour s'asseoir sur le fauteuil que lui désignait le vieux Professeur Dumbledore. Il était vraiment grand pour un vieux. Plus grand que James. Et James était déjà bien trop grand selon Lily. Elle devait lever la tête pour lui parler et elle n'aimait pas beaucoup ça.

« Je vais poser le Choixpeau parlant sur votre tête et…

— Je sais bien, James m'a tout raconté, le coupa-t-elle. Le chapeau… Choixpeau va me causer pour m'expliquer que je dois aller à Gryffondor, et puis James me fera visiter l'école.

— Je vois que Mr Potter vous a préparé tout un programme, se moqua le vieux Professeur dont les petits commentaires moqueurs commençaient à faire tiquer Lily.

— Il m'a rien préparé du tout, se rebiffa-t-elle.

— Soit, en convint le vieux Professeur. Alors répartissons vous, puis vous n'irez pas visiter le château, mais vous irez dormir chacun de votre côté. La visite aura lieu demain. »

Lily fit une moue vite camouflée par le bord intérieur rugueux du Choixpeau.

« ENFIIIIN ! sembla se réjouir la voix grinçante du Choixpeau. JE VOUS ATTENDS DEPUIS DES ANNÉES !

— PAS LA PEINE DE CRIER ! s'époumona Lily. VOUS ME CASSEZ LES ZOREILLES !

— Hum… Oui… Bien… Une tête si bien faite, mais si malmenée… Beaucoup de défiance… Beaucoup de franchise… J'aime ça, commenta le Choixpeau ce qui commença à faire fulminer Lily. Une telle franchise permet de répartir plus facilement… ET POURTANT…

— JE VOUS AI DIT DE NE PAS CRIER !

— Certes… Certes… Une franchise… Mais… Mais pas une franchise téméraire, une simple honnêteté. Et une assurance ! Merlin, vous savez ce que vous voulez… Je vous rappelle que les dortoirs des filles ne sont pas accessibles aux garçons, Miss Evans…

— JE N'VOUS PERMETS PAS ! bafouilla-t-elle en se sentant rougir. »

D'accord, depuis cinq mois, elle avait pris des libertés avec James et James en avait pris avec elle. Elle adorait lorsqu'il lui embrassait l'intérieur des poignets et qu'elle se blottissait dans ses bras le soir, avant de dormir. Elle adorait lorsque sa main serrait sa taille une fois qu'il avait entouré son dos de son bras. Elle adorait son odeur, elle adorait ses baisers et elle avait envie de plus. De beaucoup plus. Elle avait envie que ce soit lui. Elle avait envie d'ouvrir sa robe devant lui et de le laisser toucher ses seins. Elle avait même envie qu'il… Merlin, elle recommençait à penser à ça. Maggy lui avait parlé de l'amour avant de tomber enceinte de Tomy. Bryan n'avait pas toujours été la brute qu'il avait été. Selon Maggy du moins. Elle lui avait parlé des caresses et des baisers que Bryan s'appliquait à lui faire au début, avant qu'elle tombe enceinte, qu'ils se marient, qu'ils se mettent en ménage et que tout débloque. Lily n'avait jamais voulu croire à tout ça. Bryan était un pourri, point à la ligne, et Maggy avait été aveuglée par l'amour ou quelque chose comme ça.

Mais à présent… elle n'imaginait pas que James puisse tourner comme Bryan, mais elle pouvait essayer de croire Maggy quand celle-ci lui avait dit que l'amour était… bon.

« En revanche, Miss Evans, le dortoir des garçons est accessible aux filles… reprit le Choixpeau.

— Ah ouais ? se réjouit-elle un peu trop vite. »

Non, non, non. James n'était pas de ce genre-là. Il était tout propre sur lui, tout gentil et il avait déjà mis des semaines avant d'oser poser ses mains sur sa taille. Elle ne serait même pas étonnée qu'il lui dise qu'on ne faisait pas plus hors mariage.

« Je veux dire, à bon ? Bouse, James n'a pas menti, hein, on ne nous entend pas, hein ? s'empressa-t-elle de demander.

— Non, non, répondit le Choixpeau d'une voix moqueuse, on ne nous entend pas. Mais vous êtes une petite dévergondée, Lily Evans. Terriblement audacieuse et pernicieuse. Mais pas assez naïve, innocente et altruiste pour aller à Poufsouffle. Serdaigle vous ennuierait et Serpentard ne convient absolument pas à votre spontanéité. De toute façon, il n'y a qu'une maison qui vous convient. GRYFFONDOR ! »

Le Choixpeau s'échappa de sa tête la seconde d'après. Elle cligna des yeux et chercha James dans la pièce. Il était juste devant elle, son air fier de lui tout à fait horripilant plaqué sur le visage.

« Je vous avais dit, Professeur Dumbledore que Lily était une Gryffondor. Venez Lily, allons nous installer dans nos dortoirs.

— Mr Potter, laissez un moment à Miss Evans pour se remettre de sa discussion avec le Choixpeau qui semble l'avoir remuée. »

Pour qui se prenait-il le vieux ? Elle était un peu rouge, peut-être, et alors ? À moins qu'il ait lu dans ses pensées…

« J'vous permets pas ! s'écria-t-elle en sautant sur ses pieds.

— Miss Evans, que…

— Vous lisez dans ma tête, c'est ça ? J'ai lu dans la Gazette que ça s'appelait Legiliquelque chose, et ben je veux pas que vous…

— Lily, la coupa gentiment James. Nous vous avons simplement entendue vous disputer avec le Choixpeau.

— Oh, bafouilla-t-elle en lançant tout de même un regard suspicieux au vieux Professeur barbu. Ben quand même, on lit pas dans ma tête comme ça.

— Personne ne lira vos pensées, Lily, la rassura James en glissant son bras autour de sa taille. Vous venez ? »

Elle tourna la tête vers lui. Son sourire en coin un peu attendri la fit rougir, surtout lorsqu'elle surprit le regard insistant du Professeur Dumbledore sur eux. Elle fit au vieux professeur son regard noir le plus terrible (qui ne servit à rien puisqu'il se contenta de sourire un peu plus) et laissa James la conduire vers la porte.

« Ne trainez pas en route, Mr Potter, l'avertit le Professeur Dumbledore.

— Comme si c'était dans mes habitudes, Professeur, répliqua-t-il.

— Et moi je peux alors ? s'empressa d'ajouter Lily.

— Vous non plus, Miss Evans, ne trainez pas en chemin. Si vous faites faire un détour inutile à Miss Evans je le saurais, Mr Potter, les prévint le Professeur Dumbledore. »

Lily attendit que James ait refermé la porte derrière eux pour lui poser la question.

« Comment qu'il pourrait savoir ça, le vieux ? demanda-t-elle à mi-voix. »

L'écho que renvoya pourtant le couloir la fit sursauter. James lui proposa son bras, comme lorsqu'il sortait de l'Atelier, et elle se résolut à le prendre même si elle avait espéré un peu moins de cérémonie ici, à l'école de Sorcellerie Poudlard.

« Dumbledore a des oreilles et des yeux partout, répondit James en les menant dans la tour de Gryffondor sûrement. Et puis, il y a des tableaux dans Poudlard. Vous ne l'avez peut-être pas vu à cause de l'obscurité du soir, mais les murs du bureau du directeur sont recouverts de tableaux qui communiquent entre eux à travers Poudlard.

— J'ai rien compris, fut obligée de reconnaître Lily après plusieurs secondes de silence. »

James éclata de rire. Pas moqueusement, hein. Seulement avec amusement. Il s'arrêta pour la regarder et toute la tendresse dans le regard de James ralluma la boule de feu dans son ventre. Ouaip, elle avait qu'il lui fasse des trucs. Elle avait envie de lui faire des trucs, elle aussi. Elle avait envie qu'il la remercie toujours plus.

Elle s'éleva sur la pointe des pieds et vint coller leurs bouches l'une à l'autre une brève seconde. Il la rattrapa contre lui, et l'embrassa à son tour.

Elle avait eu peur qu'il se lasse, surtout lorsque ses trois amis étaient rentrés de Poudlard et qu'ils avaient passé une bonne partie des vacances avec eux. Mais il n'avait pas manqué un seul soir de venir la voir dans sa chambre pour au moins un baiser du soir. Et puis il ne cherchait jamais à la forcer à quoi que ce soit. Mieux, il attendait toujours qu'elle initie quelque chose de nouveau. Mieux… ou pire. Elle avait parfois l'impression qu'ils n'avaient pas du tout les mêmes attentes, qu'il ne pensait jamais à tous ces trucs auxquels elle pensait et qu'il était satisfait du peu qu'ils faisaient tous les deux. C'était pas l'inverse normalement ? C'étaient pas les garçons qui pensaient que tout leur appartenait, hein ? C'étaient pas eux qui voulaient tout le temps faire des trucs ? Pfff, elle ne comprenait plus rien. Elle avait même l'impression d'être une chienne en chaleur alors qu'il restait tout sage comme un jeune chiot.

Il ne devait simplement pas oser. Ouaip. C'était sûrement ça. Il suffisait qu'elle ouvre un peu sa robe, qu'il voie ses seins et il oserait la toucher un peu, hein ?

Ouais mais si elle n'arrivait plus à s'arrêter… Bouse, elle n'avait pas besoin de tomber enceinte en ce moment. Il ne manquerait plus que ça pour que Mrs Potter la déteste tout à fait, merci bien. Et puis qui sait s'il ne la jetterait pas aussitôt après, hein ? Elle en avait vu des filles se retrouver toutes seule avec un môme dans le bide qui n'avaient plus qu'à faire le trottoir pour vivre. Elle ne ressemblerait pas à ça. Et puis il y avait Maty et Tomy. Et puis…

Oui mais s'il lui disait qu'il ne fallait pas faire des trucs hors mariage, elle pourrait… lui parler de mariage... entre elle et lui ? Elle avait seize ans, c'était correct pour se mettre en ménage, non ?

Non, mais ça n'allait pas bien ! Elle avait deux années à tirer ici, dans l'école de Sorcellerie Poudlard. Et puis est-ce qu'il voudrait vraiment un mariage avec elle ? Elle avait rien à lui apporter. Quand elle entendait Mrs Potter parler à table de mariage de sorciers qu'elle connaissait, elle entendait aussi parler de dot et de trousseau entre autres.

Oui mais s'il n'y avait rien dans l'avenir de possibles entre eux, à quoi bon…

« Eh bien Lily, vous êtes bien silencieuse ce soir. Les murs de ce château vous impressionnent ? »

Elle se tourna en sursaut vers James. Son regard était toujours tendre, sa voix douce comme que pour elle et son bras autour du sien. Mais personne ne savait qu'ils aimaient s'embrasser, qu'ils se retrouvaient le soir. Surtout pas Mrs Potter. Mr Sirius ? Non plus, il ne lui semblait pas.

« Lily ?

— Oui, James ?

— Tout va bien ? s'inquiéta-t-il. »

Elle opina du chef. Elle se montait trop la tête. James ne la laisserait pas partir comme ça, hein ? Elle savait que c'était de l'amour. Elle le savait. Elle en était sûre. Et on pouvait faire tout et n'importe quoi pour l'amour, comme elle l'avait fait pour Maty et Tomy, comme Maggy l'avait fait pour Bryan. Il ne fallait juste pas qu'elle se précipite et qu'elle gâche tout parce qu'elle avait envie de découvrir tous ces trucs avec James, hein.

« On est obligé de dormir tout de suite ? demanda-t-elle.

— Pourquoi serions-nous obligés de dormir immédiatement ? Nous pouvons bien… nous remercier un peu auparavant, ajouta-t-il plus bas. »

Elle s'entendit pouffer de rire comme une idiote et s'élança dans le couloir pour qu'il ne l'entende pas. Il la rattrapa en quelques secondes, se plaça devant elle, et elle se jeta dans ses bras. Les os de James étaient tout à fait consolidés à présent. Elle pouvait lui foncer dedans autant qu'elle le voulait sans craindre de le blesser. Il la fit tourner autour de lui, jambes dans les airs avant de la reposer et de venir l'embrasser.

Ouaip, elle avait envie qu'il lui fasse des trucs.

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James laissa Lily passer devant lui après avoir donné le mot de passe à la Grosse Dame. Ses yeux vert émeraude éclatés en mille lumières l'émerveillèrent. Le château avait été plongé dans l'obscurité et elle n'avait pas pu en voir grand-chose ce soir, mais la Salle Commune, de la même manière que le bureau du Professeur Dumbledore, était largement éclairée par les chandelles. Tout le rouge de Godric Gryffondor avait toujours offert un accueil chaleureux à tous les élèves de Poudlard. Et Lily ne faisait pas exception. Elle éclata de rire en se laissant tomber dans les canapés rouges rembourrés devant l'immense cheminée. Il vint aussitôt la rejoindre.

Il n'y avait personne ce soir dans la Salle Commune, les Maraudeurs n'étaient pas encore là, et il savait qu'il n'aurait pas une soirée aussi tranquille avec Lily avant de nombreuses semaines. Entre la Carte du Maraudeur et la curiosité de Sirius, il n'était pas sûr de pouvoir garder Lily rien que pour lui encore longtemps. Il suffirait qu'il oublie une fois la Carte pour que ses amis le voient avec Lily ou qu'il s'absente de trop pour attirer leur attention et leur curiosité, et ils sauraient tout. Et puis, il n'avait pas bien envie de se cacher de Sirius.

Lily comprendrait. Elle appréciait déjà ses amis et il ne doutait pas qu'elle s'entendrait bien avec les filles de Gryffondor de leur année. Elle prendrait doucement sa place parmi eux… enfin, aussi doucement que pouvait agir Lily. Elle n'aimait pas beaucoup l'attention et les gens, il l'avait bien saisi, mais il espérait vraiment qu'elle ne s'inquiéterait pas outre mesure lorsqu'on les regarderait en chuchotant qu'ils… se fréquentaient. Le seul hic, c'est que même si Poudlard était un havre de paix loin des parents, James ne donnait pas longtemps à leur tranquillité avec Lily. Sa mère serait très rapidement au courant qu'ils étaient bien trop proches pour les convenances et ils se feraient sermonner assez vigoureusement. Avec un peu de chance, Lily n'exploserait pas et ne se mettrait pas à insulter sa mère et l'affaire passerait rapidement. Son père calmerait sa mère d'une façon ou d'une autre.

« Vous êtes fatigué finalement ? lui demanda Lily à l'oreille. »

Il sursauta, ouvrit les yeux et tourna la tête vers elle, sans la détacher du rebord du gros canapé. Elle était toute échevelée assise en tailleur sur le cuir bombé du fauteuil et elle le regardait de ce regard pétillant qui le mettait en vrac.

Il lui sauta dessus sans vraiment savoir ce qu'il faisait. Il constata juste qu'il était juste au dessus d'elle, de tout son corps, et qu'elle était étendue sous lui, sur le canapé.

Il déglutit difficilement en voyant ses joues rouge tomate et ses yeux écarquillés de surprise. Merlin, qu'avait-il fait ? Il avait réussi à se contenir pendant des semaines, des mois même, à maîtriser le moindre geste qui pourrait affoler Lily, et voilà qu'on les laissait vraiment seuls, en tête à tête, quelques heures, et il se jetait sur elle ? Mais qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? Quelle impression de profiteur donnait-il et…

Pourquoi était-elle en train d'ouvrir les boutons de sa robe, ceux de devant, qui maintenaient le tissu de sa robe contre sa poitrine ? Pourquoi n'arrivait-il pas à détacher son regard du morceau de tissu qu'elle tournait lentement, comme la page d'un livre, pour le laisser mieux voir sa peau blanche ? Et cette trace rose sur sa peau, à la lisière d'un tissu blanc qui semblait tenir ses seins, est-ce que c'était… un téton ?

Il leva la main dans l'idée de toucher la peau blanche, puis remonta ses yeux vers les joues écarlates de Lily. Qu'est-ce qu'elle faisait ? Qu'est-ce…

« Lily, bafouilla-t-il. Que… que faites-vous ?

— Tu… Vous ne voulez pas… me toucher ? souffla-t-elle en rougissant un peu plus. »

La poitrine de Lily se soulevait et s'affaissait toujours plus vite à mesure que son regard trainait sur sa poitrine presqu'entièrement découverte à sa vue. Oh si, il voulait toucher, la toucher, mais… Il jeta un coup d'œil derrière lui, ce qui était stupide puisqu'ils étaient tout à fait seuls. Il leva un peu plus la main et frôla la peau blanche du bout des doigts. Il la sentit frémir sous lui et il vit sa peau se transformer en chair de poule. C'était doux, c'était… Il posa un peu plus ses doigts en sentant l'eau lui venir à la bouche et son caleçon devenir soudain plus serré. Il caressa encore la poitrine douce et blanche de Lily. Il frôla la trace rose avec ses doigts et hésita à glisser ses doigts sous le tissu blanc qui mettait une limite à sa découverte.

Un rapide coup d'œil à Lily le figea. Elle avait renversé la tête en arrière et respirait d'un souffle tremblant. Heureusement qu'il n'était pas allongé sur elle, sinon elle aurait senti combien la ligne de son cou, dont la peau était découverte jusqu'à la naissance de sa poitrine, lui donnait envie.

Il enleva sa main d'elle, peu enclin à l'effrayer avec l'état dans lequel ce minuscule morceau de chair blanche le mettait.

« On devrait… on devrait… Quelqu'un pourrait arriver, bafouilla-t-il en s'asseyant à l'autre bout du canapé.

— On… On pourrait aller dans votre dortoir, proposa-t-elle à voix si basse qu'il crut l'avoir rêvé. »

Mais il ne l'avait pas rêvé, il le savait, puisqu'elle le fixait les yeux dans les yeux avec une envie et une hésitation qui le firent trembler d'impatience. Il ne devait pas faire cela. Il ne devait pas céder face aux yeux amoureux de Lily et à son envie de découvrir un peu plus sa poitrine. Mais s'il ne faisait que regarder, toucher et embrasser sa poitrine, ce ne serait pas trop audacieux et déplacé, n'est-ce pas ?

Il se leva lentement sans quitter du regard ses terribles yeux émeraude et ses lèvres rouges d'envie. Il se retrouva comme un imbécile devant elle à hocher la tête avec fébrilité. Il lui attrapa la main, la porte à sa bouche pour en embrasser le dos sans lâcher ses yeux, puis la mena à sa suite dans le dortoir des garçons de sixième année. Il y trouva sa malle, qu'un elfe avait dû apporter pendant que Lily discutait avec le Choixpeau, mais il s'en fichait bien de sa malle.

Il se retourna vers elle une fois qu'il eut fermé la porte. Il la regarda enlever deux boutons de plus à son uniforme, puis tirer sur le nœud qui retenait le tissu blanc sur sa poitrine. Elle marcha lentement à reculons jusqu'au lit près de la porte, mais il secoua la tête, et elle alla à celui d'à côté. Il secoua encore la tête en lui souriant. Elle sourit en retour avant d'essayer l'un des deux derniers lits et James hocha la tête en avalant âprement sa salive. Est-ce qu'elle avait conscience de toute la séduction qu'elle mettait dans ses sourires, ses gestes et cette attitude ? Sûrement pas.

Il avança doucement vers elle alors qu'elle s'asseyait sur le lit et reculait doucement jusqu'à se retrouver contre la tête de lit. Il déglutit à nouveau, pas vraiment conscient de ce qu'il se passait autour de lui. Il arriva à côté d'elle, sur le lit, les yeux braqués sur sa poitrine. Il s'autorisa à tirer un peu sur le tissu pour découvrir entièrement son téton avec fascination.

« Tu… Vous aimez ? demanda-t-elle alors qu'il caressait ses seins pour les découvrir entièrement.

-Ou… Oui, avoua-t-il. Et vous ? Vous aimez… que je vous caresse de cette manière ? »

Il attendit avec inquiétude et impatience à la fois sa réponse. Elle semblait apprécier, mais…

« Hum, approuva-t-elle en hochant la tête, les yeux clos. C'est… c'est trop bon, ajouta-t-elle. »

Il lui sourit largement. C'était sa Lily, franche et sans chichi. Il approcha sa bouche de sa peau toute blanche et déposa un léger baiser sur sa gorge renversée. Il guetta une réaction sur son visage mais il n'en aurait pas eu besoin puisqu'elle soupira d'aise au même moment.

« Encore, exigea-t-elle du bout des lèvres et il s'exécuta avec plaisir. »

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(... ça avance doucement entre nos deux tourteraux ! Merci Lison Doute, jane9699 (merci d'ailleurs pour tes compliments ! et si historiquement ça tient debout, je suis vraiment contente parce que j'essaie vraiment de faire en sorte que ça colle aha!), Ly-Lyra (j'espère que tu reçois toujours les MP parce que je vais répondre par MP à ta longue review, sinon dis-le moi par review et je remettrai la réponse ici!) et Lawrena (il devrait y avoir encore cinq chapitres je pense! merci à toi!) pour vos reviews et à vous tous pour votre patience, un chapitre par mois... c'est looong, je sais, mais j'espère que l'histoire vous plaît toujours ;)

Des bisous et à dans un mois !)