Chapitre 13

Molly se réveilla au son d'une serpillère qui frappait bruyamment le pont juste devant leur petite fenêtre. Elle grogna et se retourna, résistant à la lumière du jour.

Une voix masculine et claire interrompit son état de rêve.

- Je t'ai laissé dormir tard. Savais-tu que tu prends en moyenne onze inspirations par minutes quand tu dors?

Molly ouvrit un œil pour voir le visage de Sherlock planer au-dessus d'elle, ses boucles sombres frôlant presque son front.

- Bonjour capitaine. Faites-vous des expériences sur moi? Sourit-elle.

- Non. Voulez-vous que je le fasse?

Son sourcil gauche se haussa.

- Pas pour l'instant.

Elle gloussa et attrapa sa joue avec sa paume.

- Tu ne t'es pas couché.

Les ombres sous ses yeux étaient sombres.

- Si je l'ai fait, dit-il, cachant son visage en baisant son cou. Regarde! Je suis toujours au lit.

Il pressa son corps nu contre elle pour souligner ce point.

- Tes vêtements ne sont pas là où tu les as laissé hier, Sherlock, lui lança-t-elle. Tu n'es pas le seul à remarquer des choses.

Il se força à avoir l'air honteux pendant quelques secondes avant de hausser les épaules.

- Je ne peux pas éteindre mon cerveau si facilement. Je n'étais pas fatigué. Il y avait du travail à faire, et dormir est une perte de temps. Et j'ai fait des progrès. Par exemple, je sais qu'il y avait deux hommes dans la pièce avec le corps de la femme, et que l'un d'eux est un dominant, mais ce n'est pas lui qui a coupé –

Molly le fit taire en posant un doigt contre ses lèvres.

- S'il te plait, pas tout suite. Je ne peux pas… Je ne peux pas penser à ça tout suite, c'est trop tôt. Elle fut silencieuse pendant un moment. Je n'ai pas rêvé de ces horreurs depuis des années. Mais la nuit dernière… plus tard s'il te plait.

Elle eut un sourire pour joyeux.

- C'est une journée magnifique, je peux le voir, et nous sommes loin de cet endroit et tu es là et je sens quelque chose de dur contre ma anche. Que crois-tu que l'on puisse y faire?

- Eh bien je n'allais pas le mentionner, dit Sherlock, sa main caressant son ventre et ses cuisses. Mais puisque tu l'as fait…

Molly balaya ses mains et roula au-dessus de lui, s'asseyant sur sa forme couchée. Ses sourcils se haussèrent. Il contrôlant bien son visage avec une expression froide mais elle vit ses yeux briller d'anticipation et les pupilles noirs se dilatèrent lorsqu'elle s'ajusta sur ses genoux, leurs centres pressés l'un contre l'autre.

Il plaça ses bras derrière sa tête et attendit. Molly avait découvert les avantages d'être au-dessus de lui quelques semaines plus tôt et depuis il s'était retrouvé dans cette position à plusieurs reprises. Sherlock était le premier à admettre qu'il pouvait être extrêmement paresseux. Couché sur le dos, tendre les jambes et attendre qu'elle la chevauche jusqu'à ce qu'elle vienne en criant lui convenait parfaitement.

Les mains de Molly explorèrent la géographie de son corps ses doigts de médecin, traçant les contours de ses muscles fins. Les reflets des poils brun roux sur sa poitrine la fascinaient. Elle était tentée de lui demander de se laisser pousser la barbe juste une fois pour voir si elle aurait la même couleur étonnamment claire.

Elle ricana à cette pensée, et il sourit d'un air pince sans rire en retour. Avec d'autres femmes avec qui il avait eu des relations sexuelles, il ne se souvenait pas avoir tant rit et sourit pendant l'acte, mais peut-être qu'il l'avait supprimé.

Ou peut-être que était-ce juste Molly.

Regarder ses yeux et ses mains sonder ses formes était intéressant parce qu'elle prenait le même soin avec son corps qu'il le faisait avec ses expériences et ses mystères. Il apparut à Sherlock qu'elle voyait en lui un mystère.

- Qu'est-ce qu'un détective ? Tu n'as jamais expliqué, demanda Molly en se penchant en avant pour passer sa langue sur sa poitrine.

Elle mordilla légèrement ses tétons et remua ses hanches quand il gémit et bougea en réponse.

Ses yeux se fermèrent tandis qu'il s'abandonnait à ces sensations. Elle le sentit durcir et elle poussa vers le bas avec plus de pression, mais elle ne le laissa pas se glisser en elle.

- C'est... très simple, dit-il en serrant les dents sous l'effort. J'analyse. Je vois ce que les autres ne voient pas, et je sais ce que cela signifie. Ou je le découvre, en tout cas. C'est ce que je fais ici, mais en me concentrant davantage sur l'aspect scientifique. J'ai aidé à résoudre des crimes pour plusieurs membres de l'aristocratie, des amis de mon frère. Et j'ai réalisé que je pouvais... en faire une carrière. J'ai inventé un nom pour ce travail.

Ses yeux s'ouvrirent, d'un bleu-vert flamboyant, tandis que Molly se penchait pour lui caresser le sexe et taquiner le bout avec chaleur.

- Si tu n'arrêtes pas de faire ça, tu n'auras plus de réponses.

Il abandonna la pose détendue et ses mains s'accrochèrent à sa taille. Il souleva son bassin vers elle, mais elle répondit de la même façon, se soulevant elle-même, ce qui le priva du plaisir de s'enfoncer en elle.

Molly ricana à nouveau, ses yeux bruns brillèrent de tout leur éclat pour lui.

- Merci de m'avoir expliqué. Mais je me demande... comment es-tu devenu un pirate ? Tu n'es pas violent, je ne le crois pas. Tu es l'homme le plus brillant que j'ai jamais connu, et tu es quelqu'un de bien.

- Plus tard, dit-il, la frustration se lisant dans sa voix. Je ne peux pas... c'est trop... je ne peux pas parler, bon sang.

Une de ses mains saisit son sein, jouant avec le mamelon jusqu'à ce que Molly se torde sur ses genoux.

Sherlock se traîna jusqu'à ce qu'il soit assis, surprenant Molly pendant un moment. Il enroula ses bras autour de son corps et la traîna jusqu'à son aine. Elle déplaça ses genoux vers l'avant pour s'asseoir plus confortablement et écarta ses cuisses, lui permettant finalement de s'enfoncer en elle.

Elle écrasa la bouche contre son corps, devenant maladroite dans son désir. Il répondit avec enthousiasme, leurs langues s'entremêlant alors que son corps se soulevait et retombait sur le sien, trouvant un rythme commun.

Molly enfonça ses ongles dans les épaules, fascinée par le regard furieusement excité et la concentration dans ses yeux alors qu'elle le chevauchait. Il brûlait d'énergie, les muscles de ses bras fléchissant alors qu'il tirait sur ses hanches pour s'enfoncer plus profondément en elle. Elle se sentait envoûtée par lui, mais en même temps, elle était en contrôle, tirant de lui d'autres gémissements jouant avec ses muscles intérieurs chaque fois qu'elle le souhaitait.

Il accéléra le rythme, leur chair s'entrechoquant alors qu'elle rebondissait joyeusement. Elle n'aurait jamais pu imaginer ressentir cela, vraiment, mais maintenant qu'elle avait cet homme entre les cuisses, elle ne pouvait pas imaginer ne pas l'avoir pour toujours.

La rapidité de son orgasme les surpris tous les deux, ainsi que ses cris étouffés lorsqu'elle plaça sa bouche contre la sienne. Elle aimait l'embrasser chaque fois qu'elle venait, c'était mieux de tout.

Il prit le contrôle, capturant fermement sa bouche alors qu'il donnait les dernières poussées dont elle avait besoin pour atteindre le sommet.

Molly s'effondra sur ses genoux, tremblant et s'accrochant à lui à bout de souffle. Elle enfouit le visage contre son cou, respirant leur odeur musquée combinée alors que son cœur battait la chamade et finit par revenir à la normale.

Sherlock les retourna et se replaça entre ses jambes. Se glissant à l'intérieur d'elle, il la regarda sourire à nouveau et souleva ses mains pour lui caresser la poitrine alors qu'il pompait en elle. Ses doigts habiles touchèrent les poils de son corps, et elle mordit sa lèvre. Elle le regarda avec un tel désir et une telle reconnaissance qu'il pouvait à peine en supporter l'intensité.

Il abandonna cette poussée douce et contrôlée et la chevaucha à fond. Les soupirs heureux et les gémissements plaintifs qu'il tira d'elle étaient aussi mélodieux que tout ce qu'il entendait de son violon. Et lorsqu'elle atteignit à nouveau son apogée, il céda, mêlant ses gémissements aux siens, avant de l'embrasser en silence.

Ils s'allongèrent ensemble, respirant fortement et souriant pendant quelques minutes avant que l'esprit de Molly ne soit suffisamment clair pour former une phrase.

- Dis-moi pourquoi tu es un pirate, avant d'oublier et de t'enfuir dans ton laboratoire pendant des jours. Je t'en prie.

Elle se blottit sous son bras, contre le côté de sa poitrine.

Il la serra et lui caressa le bras paresseusement.

- Ce n'est pas une histoire très intéressante. Parfois, je ne dis pas les choses que les gens veulent entendre.

Il haussa les épaules.

- J'ai remarqué, répondit Molly avec un doux sourire.

Il leva les yeux au ciel en réponse.

- J'ai été engagé au nom d'un client royal, mon frère faisant office de liaison. Cela aurait dû me suggérer que c'était une mauvaise idée. Il s'agit de quelques papiers qui avaient disparu lors d'une visite d'un ambassadeur espagnol. Le compartiment d'où ils avaient été retirés était sécurisé et gardé 24 heures sur 24. Ils ont dit qu'il était impénétrable. Naturellement, un voleur a pris cela comme un défi. Là n'était pas une preuve, et leurs "meilleurs éléments" n'ont fait aucun progrès. Mycroft aurait pu le résoudre lui-même, j'en suis sûr, mais il s'est donné beaucoup de mal pour paraître très moyen dans la masse. Son Altesse avait entendu parler de mes aventures et a demandé au comte de Warwick de convoquer son frère, et voilà, je suis venu.

- Attends... Je suis désolée, juste pour être clair. Ton frère est un comte ?

La bouche de Molly s'ouvrit lorsqu'elle tourna la tête pour regarder Sherlock.

- Oui.

- Est-ce que ça veut dire que tu es une sorte de Lord?

- J'avais l'habitude d'avoir une liste de mots qu'ils annonçaient après mon nom lorsque j'entrais dans une pièce, mais c'était fastidieux. Des bêtises que j'avais héritées du côté de ma mère. Des titres, aucun revenu réel. Mycroft a les titres monnayés. Inutile. Je suis bien plus heureux sans eux, car George a utilement supprimé ces titres quand il m'a déclaré pirate.

Molly ne sut pas quoi répondre: Sherlock venait d'une famille aristocratique de haut rang. Elle se sentait beaucoup plus petite, tout d'un coup.

- Que s'est-il passé ?

- J'ai résolu le mystère. Il était clair que le vol avait été perpétré avec l'aide d'un des gardes. Les papiers n'avaient pas de valeur monétaire évidente, mais ils pouvaient détruire la revendication de la famille royale sur le trône car ils remettaient en question la légitimité des héritiers actuels et offraient des preuves.

- Pourquoi diable quelqu'un garderait-il des papiers comme ça ? Brûlez-les.

- Idée intelligente, oui, observa Sherlock. Mais il voulait garder ses héritiers dans le rang. Le prince a beaucoup parlé de la santé et des facultés mentales défaillantes de son père. Ils ont tenté de lui remettre le pouvoir il y a plusieurs années, mais George s'est remis à temps pour empêcher l'entrée en vigueur de la Régence.

- J'en avais entendu parler, oui, mais je pensais que c'était juste des ragots de parti politique.

- Le roi George souffre d'une condition physique qui l'a privé de sa santé mentale.

- C'est terriblement triste, dit Molly. Il ne peut pas être guéri ?

- Non, c'est terriblement tragique. Et incommode. Pour moi. J'ai résolu l'affaire. Je lui ai ramené les papiers - ils n'avaient jamais quitté le palais, vois-tu, mais étaient cachés dans les cuisines - et il m'en a été très reconnaissant. Il m'a offert tout ce que je voulais, et j'ai demandé ça.

Sherlock fit un geste en désignant la cabine.

- L'Hudson était ta récompense ?

- Oui. J'étais fatigué de Londres, je ne pouvais plus apprendre là-bas. Je m'ennuyais, toujours. Mais avec un bateau, je pouvais aller où je voulais, jamais à la merci des capitaines que mon frère employait. Ce bateau et tout ce qui s'y trouve est à moi.

Molly frissonna à cause de la férocité de son ton.

Sherlock poursuivit son histoire.

- George était ravi de mon idée, et a commandé le navire pour qu'il soit construit avec les spécifications que j'avais demandées. J'ai visité les chantiers navals de Plymouth pour vérifier sa progression et dès son arrivée à Londres, j'ai commencé à le préparer à partir pour un long voyage vers la côte africaine et la côte nord de l'Amérique du Sud. J'ai engagé un équipage avec ce qu'il restait de mes fonds. J'étais prêt. Et le roi me convoqua au palais. Il voulait faire une vraie fête pour me présenter le navire. J'ai dit à Mycroft d'aller se faire foutre mais il a insisté. Maman serait si fière de me voir féliciter par le roi. Et c'est ce qui s'est passé... pendant environ une heure. C'était un rassemblement intime d'une centaine de personnes.

Sherlock eut un sourire en coin. Il parlait de façon absente.

- Mycroft m'a présenté au roi. Sa dégradation était évidente. Lorsqu'il a commencé à parler, il a parlé de mon voyage et des Amériques, puis s'est mis à faire des déclarations ridiculement inexactes. Il a fait référence à John Adams comme étant l'actuel président américain, puis il a commencé à me faire la leçon sur la façon dont Adams a mené ses affaires avec mon cousin Aubrey lorsqu'il était ministre en France.

Sherlock embrassa le front de Molly et sauta du lit. Il ramassa ses vêtements sur le sol et s'habilla.

- J'avoue que je n'ai pas retenu beaucoup d'informations sur John Adams ou mon cousin, mais je suis certain que Monsieur Jefferson détient ce titre américain de bon augure, et qu'il a passé de nombreuses années en France. Et qu'Aubrey, bien que ses relations soient empreintes de promiscuité, n'a jamais quitté l'Angleterre en raison de sa peur morbide de la mer. Le roi est fou. Ou remarquablement stupide.

Sherlock fit une pause.

- J'ai... peut-être dit ça à Mycroft. Alors que George écoutait.

- Oh Sherlock, soupira Molly.

- Comment pouvais-je savoir que le vieil homme était si furtif ? Inutile de dire qu'il était mécontent. Il a dit que j'étais indigne de ses dons et a donc essayé de reprendre mon bateau. Je lui ai dit ce que je pensais de cette idée, et je suis parti très vite.

Sherlock se rassit à la table et commença à rouler du tabac en vrac dans un papier.

- Quand je suis arrivé à l'Hudson, il y avait déjà des hommes du roi qui essayaient d'évacuer l'équipage que j'avais engagé. Nous avons dû un peu nous battre mais la loi n'était pas de taille face aux marins bagarreurs. Ils n'aiment pas la loi. Je suis revenu environ un mois plus tard pour évaluer les dégâts. J'ai essayé de contacter mon frère, mais il était hors de la ville. Sa pupille, Anthea - une jeune beauté terrifiante - m'a dit qu'il avait laissé un mot pour moi dans le pub le plus proche de l'endroit où nous avions accosté. J'ai rendu visite à ma mère puis je suis allé chercher le message. J'avais pensé, c'est idiot de ma part, que peut-être Mycroft aurait arrangé la situation. Ses ressources sont formidables.

- Pour quelqu'un que tu sembles détester, tu as une foi absolue en ton frère, observa Molly en sortant du lit pour enfiler son pantalon et sa chemise.

- Tais-toi, dit affectueusement Sherlock.

- La visite n'a pas été une perte de temps car j'ai récupéré un chirurgien de bord plutôt ivre sur le chemin du retour à l'Hudson.

Il sourit à ce souvenir.

- C'est donc l'histoire pas très excitante de comment je suis devenu un pirate. George croit que j'ai volé le bateau, puisqu'il l'a "repris", et il n'était pas très content quand nous avons dévalisé les magasins du navire de la marine suivant qui a tenté de s'introduire dans l'Hudson, au large des côtes écossaises.

- Quelle étrange histoire, se dit Molly. Pourquoi l'as-tu appelé Hudson de toute façon ? Le nom d'un ami, ou d'un ancien amant ? demanda-t-elle doucement.

- Sentiment. Je n'en ai pas besoin.

Il s'assit tranquillement et alluma le cigare avec la flamme de la lampe.

- Il nous fallait un nom pour le bateau quand nous avons visité New York, sinon il aurait eu l'air bizarre, suspect. L'Hudson est le fleuve là-bas, c'est donc comme ça que j'ai dit au capitaine du port qu'il s'appelait à notre arrivée. C'était un choix efficace.

- Oh je vois. Eh bien, c'est logique.

Molly plissa son nez.

- Ça me fait éternuer. Ça te dérange ?

Sherlock regarda la fumée qui s'échappait de ses doigts.

- Ah.

Il l'étala sur une soucoupe.

- D'une certaine façon, c'est peut-être une aide inattendue d'avoir le capitaine Lestrade à bord. Il pourrait confirmer que nous étions loin des Açores quand le massacre a eu lieu.

Le visage de Molly s'illumina.

- Oh bien ! Je n'aimerais pas que les gens croient que ton équipage puisse faire une telle chose. Je sais, je sais, ce sont des pirates, mais certains d'entre eux sont...

Elle s'arrêta en pensant à Basil mangeant des bonbons, Donovan se vantant de sa capitaine, John arrachant des échardes des doigts de Lestrade après avoir réparé une estacade.

- Je ne voudrais pas qu'ils sont pendus.

- Soient pendus, corrigea-t-il. Je me fiche de ce que les gens pensent de moi, mais si jamais nous sommes appréhendés, il n'y aura aucune chance d'échapper à la mort si ce massacre est imputé à mon équipage.

Les cloches sonnèrent au loin. Il se mit debout et prit Molly dans ses bras.

- Je dois y aller. J'ai lu les informations que vous tu as écrites, mais tu dois les revoir, chercher des détails médicaux. Des choses que tu pourrais te rappeler de l'affaire Spitalfields. N'importe quoi. Viens me trouver quand tu auras fini.

Il lui tordit le cou, embrassant le point sensible qui lui fit mordre la lèvre.

- Non, je sens la sueur, dit-elle en riant.

- Tu sens comme si tu m'appartenais.

Il lui mordilla le cou doucement pour souligner l'importance de la chose, l'embrassa sur les lèvres et partit.

Molly se tourna vers la pile de papiers sur le bureau et se mit au travail.