Bonjour bonsoir à toutes et à tous !
Nouveau chapitre, incroyable je sais et incroyablement en retard, quoique ça passe en vrééééééééé !
MERCI POUR LES 2243 VUES C'EST DE TOUTE BEAUTEEEEE D'AILLEURS BIENTÔT LES 600 VUES SUR WATTPAD ET CA AUSSI CA SE FÊTE NAN ?!
BREF C'EST UN FILLER MAIS IL RISQUE DE VOUS PLAIRE ! MOI JE L'AIME BEAUCOUP :))
merci au nouveau favorite : Tiwas
J'espère que tu ne regretteras pas ton choix et que vous l'histoire vous plait toujours !
Réponses aux reviews :
Tiwas
" Super histoire ! J'ai hâte de lire la suite "
- Un favorite et une review ?! Tu me gâtes héhé, bah écoute la voici la voilà, en espérant qu'elle te plaira :)
Hikimari
" Hoooooo ! J'avais pas vu que tu avais posté la suite ! Je suis super contente !
Bon, par où commencer ? Déjà, j'adore toujours autant les discussions avec Ace, Tatch et Haruta, ils savent divertir Emma et ils sont vraiment marrant tous ensemble. Mais surtout, j'étais trop contente que tu nous dévoile une fois de plus le passé de Emma ! Ses frères paraissent adorables, je suis un peu triste pour elle, surtout qu'elle a perdu Shoyo et Jewerly. J'espère qu'ils se retrouveront tous les trois !
Et t'inquiète pas, question ponctualité je suis pas la mieux placée pour juger XD Donc prend ton temps (mais pas trop non plus innn :p). Bref, des bisous et bonne continuation "
- COUCOU TOI ! Et oui je poste et ça passe à la trappe aïe en fait T-T je pleurs la, je suis contente que tu sois contente, tu seras heureuse avec ce chapitre, je le prédis ! Je les aime tous et je vais essayer de les développer mais je garantis rien haha, le passé d'Emma bah c'est le but de l'histoire et, il est plein de rebondissement tkt même pas héhé. Ses frères, bah yes, j'essaie de les rendre présents dans l'histoire puisque c'est pour eux qu'elle veut rentrer chez elle, sinon en soit balec tu vois ;) Tu verras tu verras ...
Merciiiiiiiiii nan t'en fais pas j'essaie de faire de mon mieux pour poster au moins tous les mois c'est tout ! Et j'avoue qu'avec le lycée c'est pas facile ... Bisous à toi aussi coeur sur toi :)))))
Ryu
" Hello auteur-san! merci pour ce chapitre, franchement on pourrait le lire avec la petite musique nostalgique de One piece T.T. Et la fin! Barbe Blanche dis nous tout! Qui est le professeur psychopathe? Je veux savoir! Vivement la suite! et bon courage! "
- HIIIIIIII SIIIIRRRR ! Merci pour tes commentaires réguliers en fait hu hu, je devrais peut-être faire une playlist pour l'histoire, tu m'y fais réfléchir haha ! Ha bah pour savoir faudra attendre les prochains chapitres, les réponses arrivent mas leeenteemeennnnt héhé ! Vivement ton prochain commentaire, merci et bisooouuussss à toooiiiii ;)
TOUT DE SUITE LE CHAPITRE :
/
" Marco ?
- Hum ?
- Les menottes c'est vraiment nécessaire ? "
Après ma discussion avec Barbe Blanche, j'ai rejoint Marco dans une salle pleine de coffres et d'ustensiles en tout genre. Celui-ci m'avait demandé de l'accompagner lorsqu'il aurait fini de donner ses ordres à l'équipage. C'est donc un peu plus tard que je me suis retrouvée dans cette petite pièce, à côté du blondinet cherchant je ne savais quoi un peu partout. Il est finalement ressorti avec des menottes particulièrement épaisses (et je m'y connais) qu'il à attaché à mes poignets.
- C'est rugueux.
- C'est le granit marin.
Ce nom me dit vaguement quelque chose, il me semble l'avoir déjà entendu lorsque j'étais à bord du bateau de la Marine. Mais oui, c'est le matériau qui leur sert à protéger leur coque des monstres marins.
- Tout est plus clair. Dis moi je te fais si peur que ça pour vouloir me menotter ? A moins que tu ai autre chose en tête ... Je souris avec un air séducteur en faisant claquer la chaîne qui retient mes mains.
Marco hausse légèrement les sourcils et ses lèvres s'entre-ouvrent pour marquer sa surprise et sa soudaine gêne. Il reprend rapidement son sérieux en m'entendant pouffer.
- Tu te crois assez puissante pour m'effrayer ?
Il s'avance et se place face à moi, un bras posé sur sa hanche et la tête penchée sur le côté. Son visage donne l'impression qu'il est blasé mais ses yeux pétillent de malice.
- Je sais pas, c'est toi qui m'a attaché, je réponds en haussant les épaules. Je descends de la table sur laquelle je m'étais installée et passe devant lui pour fouiller un peu la pièce. Il me regarde faire en soufflant du nez.
- Je vois que t'es en pleine forme oy.
- Pourquoi, je ne devrais pas ?
- Ça dépend, tu parles trop j'ai mal à la tête.
- Faible, je chuchote sans qu'il ne m'entende. Je me retourne finalement vers lui pour le remarquer ouvrir la porte. La lumière s'infiltre dans la salle à peine éclairée par un minuscule hublot poussiéreux et mes pupilles se rétractent.
- Je t'éblouis ?
- Tu m'aveugles.
Je le devance et sors tandis qu'il me tient la porte. Mes mouvements sont contraints par les menottes à mes poignets qui grattent ma peau. Je la vois d'ailleurs quelque peu rougir mais ne fais aucune réflexion, après tout mon dortoir est rempli d'infirmière, si j'ai un problème je n'ai cas les appeler même si leurs voix me sont insupportables.
- Par ici oy.
Marco m'entraîne encore une fois à travers tout le navire mais je parviens à reconnaître la porte de sa chambre. Il m'explique que le couloir est celui correspondant à celui des commandants et que plus loin sont les dortoirs du reste de l'équipage. Les infirmières, elles, sont de l'autre côté du pont.
J'hoche de la tête avant d'entrer pour la deuxième fois dans son "petit jardin secret".
La chambre de quelqu'un est le meilleur moyen d'en savoir plus sur sa personnalité. Alors cette fois-ci je regarde bien plus attentivement où je mets les pieds.
De taille moyenne, elle est faite de bois comme tout sur ce navire. Le lit est double et le bureau grand et plus ou moins ordonné. Des livres s'entassent dans un coin de la pièce ne pouvant plus tenir sur l'étagère qui déborde. La fenêtre éclaire directement le lieu de travail et est camouflée par un fin rideau pourpre.
Le lit est défait, la chaise est rangée, la corbeille déborde à moitié et il n'y a pas une once de poussière.
Des cartes de toutes sortes habillent les murs suivies de quelques peintures précaires. Deux photos seulement décorent le tout : une sur le bureau et une autre sur la table de chevet. Elles sont encadrées et reflètent le soleil.
Il s'assoit sur sa chaise et sort de son office le même carnet que la dernière fois. Je vois ses yeux le scruter avec soin. Ses doigts tracent des lignes imaginaires au fur et à mesure qu'il poursuit sa lecture. Il attrape un crayon et griffonne des indications invisibles.
Moi je le regarde.
- Tu nous as menti oy, il ne prend pas la peine de se redresser et continue d'écrire dans son petit cahier corné. Je m'y attendais, il poursuit, mais ce que tu as raconté à père ...
- Tu ne me crois pas ?
- Je ne vois pas pourquoi je le ferai, après tout je ne sais même pas qui tu es Emma sans nom de famille.
- Moi non plus je ne te connais pas.
- Sauf qu'entre nous deux, il y a un faible et un fort, et la puissance fait le pouvoir. Donc tu vas m'écouter et me dire la vérité. Si tu mets ma famille en danger, de quelque manière que ce soit parce que tu t'es joué de nous, je te garantis que je te ferai mal, et avec beaucoup de plaisir. Maintenant tu as le choix de coopérer avec nous, Père t'accorde le bénéfice du doute et s'intéresse à ton cas. Donc tu peux te considérer sous sa protection pour l'instant.
- Sympa-
- Tais-toi.
- Me parle pas comme ça oy.
- Tu fais la maligne alors que je te menace ?
- Disons que j'en ai assez de ta leçon de morale, regarde bien l'épaisseur de mes bras et maintenant réfléchi avec quelle force je pourrais m'en prendre à au moins deux milles hommes. Tu vois ? Tu parles inutilement, on se demande après pourquoi t'as l'air aussi fatigué, c'est juste que tu sais pas économiser ta parole et ton temps. Je peux t'apprendre si tu veux, ce sera notre petit secret.
Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne s'y attendait pas. Je l'entends cependant souffler avec ce que j'imagine être de l'amusement et du désespoir.
- J'espère pour toi oy.
/
Depuis la découverte de la prime sur ma tête apparue en première page du journal, ma réputation au sein de l'équipage a augmenté. Là où avant je pouvais passer à peu près inaperçue, je suis désormais la source de toutes les rumeurs et de tous les regards. Certains sont devenus agressifs, d'autres admiratifs. Mais la plupart du temps (d'après l'expérience d'une journée) ils se font curieux et pesants.
Mais celui d'Ace est en tout cas le plus exaspérant.
Suite à mon entrevue avec Marco, je suis retournée gambader sur le bateau. En demandant le chemin de l'infirmerie j'ai rendu visite à quelques hommes que j'avais soigné lors du combat contre la marine.
Aucune perte à déplorer (grâce à moi apparemment) et cela m'a rassuré quant à mes capacités de médecin, je n'ai pas perdu la main.
A cet instant, je me rappelle que tout était évident, je savais exactement ce que je faisais, sans besoin de réfléchir, sans besoin de se préoccuper d'après. Les problèmes étaient loin et les boulets de canon qui sifflaient dans mes oreilles étaient bouchés par ma concentration. Je n'avais pas ressenti cela depuis longtemps, j'étais dans mon élément.
Et ce même sentiment, je me le découvre en parcourant les mers. En sentant le vent filer dans mes cheveux. En navigant la nuit là où je suis le plus rêveuse, lorsque mes pensées ne sont pas tournées vers ma vraie vie.
De l'ombre passe sur mon visage et je bats des paupières : Ace vient de passer sa main devant mes yeux.
Je sors de ma tête pour me reconcentrer sur le brun qui m'appelle.
" Hééémmmaaaa, tu pensais à quoi ça fait dix ans que je te parle tu réponds pas !
- Je me disais que t'étais trop chiant à beugler, tu m'ennuies.
- HEUU ?! Tu cherches la bagarre ?
- Non à te faire taire idiot.
Je plaque mes mains contre sa bouche pour l'empêcher de parler. Il tente de se plaindre en lançant des "hummm HUMMmmm" incompréhensibles. Jozz qui passait par là lève un sourcil tandis qu'Ace essaie d'attirer son attention pour obtenir de l'aide, mais le commandant continue son chemin en ne lui adressant qu'un sourire moqueur.
Il parvient à se libérer de ma prise et me pousse, je recule de quelques pas pour voir sa tête toute bleue batailler pour obtenir de l'air.
- T'AS FAILLI ME TUER !
- Mince elle aurait du, on entend au loin d'un membre de l'équipage.
- HÉ TOI POURQUOI TU DIS CA ?!
- C'est la volonté du peuple Ace.
J'explose de rire face à sa mine déconfite pendant qu'il commence un débat avec les membres de sa division.
Fatigué de ne pas gagner, il revient vers moi furibond puis me sourit à pleine de dent.
Le sourire d'Ace est particulier, il est énorme et prend la moitié de son visage, un peu comme le mien lorsque tout va bien. C'est le genre de sourire contagieux qui réchauffe les cœurs, et face à cette invitation, je ne peux que répondre avec un plus grand.
Nous devons sûrement illuminer le pont.
- Oy Emma c'est de la salade que je vois entre tes dents ?
Je ferme d'un coup la bouche et renvoie au rabat-joie un magnifique doigt d'honneur.
- T'es pas censé travailler, aider l'équipage à naviguer en temps que navigateur peut-être ?
- J'ai fini ce que j'avais à faire et ça ne te regarde pas.
- T'as vu Haruta il a enfin fini notre paperasse de cette semaine, on va pouvoir lui donner celle de la semaine pro, j'entends Namur chuchoter au petit châtain, malheureusement je ne suis pas la seule puisque le blond se redresse d'un coup tandis qu'une ombre noire se met à l'entourer.
- Alors comme ça c'est de votre faute si je n'ai pas dormi de la semaine, il craque ses doigts et Namur et haruta glapissent.
- Non-nan pas du tout Marco, voyons, on est frères, toi et moi, on se ferait jamais ça, tu nous connais haha.
- Ho que oui je vous connais, justement.
Ses yeux se font mitrailleurs et Haruta suivi de Namur déguerpissent en même temps que Marco se lance à leur poursuite.
Un nuage de poussière nous envahi puis les trois disparaissent, me laissant seule avec un Ace mort de rire.
Il me tape du coude et appuie sa grosse main sur mon épaule pour que je l'écoute.
- Ce-ce qu'il ne sait pas l'ananas, c'est, c'est que bouahahahaha, moi aussi je lui donne mes comptes rendus à faire hahahahaha ! Mais chuuuuuttt Emma, c'est un secret hein, s'il le découvre je donne pas cher de ma peau !
Je mime une fermeture éclair sur ma bouche et lui fait un clin d'œil, comme d'habitude, il me sourit en retour.
- C'est peut-être pas la première fois que je le vois, mais j'arrive toujours pas à m'y habituer.
Lui et moi nous asseyons sur la rambarde du bateau, les jambes de chaque côtés, une pendant dans le vide et l'autre vers le sol.
- Hum tu veux parler de Namur ?
- Ouais, l'"homme poisson".
- Normal que t'en ai jamais vu avant si tu viens de South Blue, mais faut pas avoir peur, malgré leurs nageoires, leur capacité à respirer sous l'eau et leurs écailles, ils sont pas bien différents.
- Ouuiii, c'est sûr que c'est pas beaucoup.
- Tu vois !
Je soupire en lui ébouriffant le crâne.
- Ta réaction la première fois que tu l'as vu quand même, haha t'étais trop drôle !
- C'est bon n'en fais pas toute une histoire, je tape son épaule.
- J'ai cru que t'allais perdre tes yeux HAHAHAHAHA, tu l'as fixé toooouuuuut le repas hahahAHAhAH !
- HO C'EST BON JE CROIS QU'ON A COMPRIS !
- LE PAUVRE IL ARRÊTAIT PAS DE ROUGIR IL PENSAIT QUE T'AVAIS EU LE COUP DE FOUDRE POUR LUI HAHAHAHAHAHAAA !
- MAIS C'EST PAS MA FAUTE ÇA S'IL S'IMAGINE DES CHOSES !
- Faut dire que t'aidais pas à le tripoter dans tous les sens ...
- Je testais son authenticité c'est tout !
Il me regarde et nous explosons de rire face au ridicule de la situation. C'est vrai que je m'étais laissée emporter par mes expériences et que plonger sa tête sous l'eau pour vérifier s'il pouvait bel et bien respirer n'avait pas été ma meilleure idée.
Mais heureusement, ses branchies marchaient très bien.
- Viens.
- Hein ?
- Descends, je veux tester quelque chose !
Il saute de la rambarde et je fais de même, pas bien sûre de ce qui m'attend (Ace peut avoir des idées assez ... farfelues parfois).
- Je veux savoir ce que tu vaux avec ta jolie prime de 80 millions de berry !
- Attends quoi ?
Soudain son poing frappe ma mâchoire sans me laisser le temps d'esquiver et je crois voir des petits ananas danser au dessus de ma tête.
- Oy Ace tu fous quoi ?!
Ha bah non, c'est Marco.
- Je pensais qu'elle allait esquiver ! Mince ça va Emma ?
Je lève mon pouce en l'air.
- Au poil.
Deux paires de bras me tirent et au moment où je suis complètement redressée, je balance mon poing dans la gueule d'Ace qui, ne s'y attendant pas, ne l'évite pas. Sa tête part en arrière puis revient, ses cheveux dans tous les sens laissent son front à découvert. Ses yeux vides mettent au premier plan son nez qui se met à saigner.
Je souffle sur mes phalanges enflammées tandis que Marco et les autres membres présents sur le pont me regardent, choqués.
Puis, tout à coup un hurlement sort de la foule :
- BASTON DE PIRAAAATEEEE !
Tous les hommes se mettent à crier et à se foutre sur la gueule. Un brouhaha immense prend place sur le bateau qui tangue dangereusement de gauche à droite et, surprenamment, de haut en bas.
Brusquement, la main de Marco s'écrase sur mon crâne et me force à me baisser, au même instant un corps passe par dessus nous et va s'encastrer dans les tonneaux plus loin. Mais la protection de Marco ne dure pas longtemps puisque je me sens attraper et soulevée de terre par la taille.
En regardant derrière moi, je vois que c'est Ace qui me porte.
Je bascule mon poids vers l'arrière pour le forcer à me lâcher mais sans succès. Alors je me grandis, à la limite de me mettre debout sur lui, et plonge vers l'avant. Il chavire et je l'emporte dans ma chute. Au dernier moment, je me rétracte et finis dans une roulade avant, pendant qu'il s'éclate le visage sur le sol dur, le traversant par la même occasion.
J'entends des éclats de rire avant qu'une nouvelle attaque se fasse à mon encontre.
Un cercle commence alors à se former autour de moi et de mon adversaire, un pirate quelconque du nom d'Aldwin. Ace toujours au milieu, fusionne avec le plancher.
- HEY LES GARS ET SI ON VOYAIT CE QUE L'ETRANGERE DE SOUTH BLUE SAIT FAIRE !
- OUAIS VAS-Y ALD' !
Haruta s'avance et de ses petites mains attrape les cheveux d'Ace. Il lui soulève sans ménagement la tête tandis que Namur lui agrippe les chevilles. A deux, ils trainent le corps endormi du commandant de la seconde flotte du grand Barbe Blanche devant nos yeux ébahis.
une fois le terrain dégagé, le combat peut commencer (combat que je n'ai pas vraiment accepté d'ailleurs).
La situation me rappelle mon duel contre James-Jo-Jack ? Jack, l'homme au crochet de l'équipage de Trafalgar. Mais cette fois-ci, je suis particulièrement sobre, saine d'esprit et je sais me battre.
- Allé, approche ma jolie.
- Ma jolie ?
Il me sourit d'un air qui se veut dragueur et je m'approche de lui sensuellement. La scène est silencieuse, ses yeux tout ronds me fixent avec envie et je caresse délicatement sa joue avant de prendre sa nuque et d'exploser sa tête sur mon genoux. Je le lâche et il s'écroule.
Le bruit reste en suspend tant mon action a été rapide, puis des exclamations s'élèvent, j'ai gagné, sans surprise.
- Au suivant.
/
Je transpire.
A mes pieds des dizaines d'hommes sont entassés, leur âme semblant s'échapper de leurs corps. Satch est mort de rire et Marco a l'air désespéré par son équipage.
Ce même équipage qui fait la queue pour m'affronter.
Je ne me vente pas d'avoir une puissance phénoménale (Marco me défonce en deux coups, j'en suis persuadée), cependant je sais me défendre, et plus que bien. Lorsque j'étais plus jeune, j'étais du genre bagarreuse à me fourrer dans toutes sortes d'affaires. Je me suis plusieurs fois retrouvée à moitié morte sur un trottoir et ramassée le lendemain par la police, puante de pisse après qu'un raton laveur se soit soulagé sur moi.
Forcément j'ai des réflexes et des compétences en matière de corps à corps. Je sais tirer avantage de mes capacités et inverser les positions, je pare et contre-attaque avec rapidité. Mes mouvements sont précis et sans savoir comment, assez forts.
C'est pourquoi je les laisse venir à moi et puis, de toute façon, ils ne sont pas très puissants. Ce ne sont que les petits soldats. J'ai même l'impression que certains ne se sont jamais battus de leur vie.
- A mon tour ! A mon tour !
Ace accourt et dégage tous les autres rien qu'en avançant. Les hommes reculent et laissent la place au commandant non sans se plaindre.
Moi je m'essuie le front dégoulinant de sueur. Du sang s'échappe de ma lèvre du bas éclatée et des courbatures commencent déjà à se faire ressentir dans mes muscles. Mes cheveux blonds collent mon visage et de mes mains je les re-plaque en arrière sur ma queue de cheval.
Des bleus apparaissent peu à peu sur ma peau et des blessures colorent ma face. Ok Ace, on va se battre.
Je plonge mon regard dans ses yeux onyx. Ma garde se fait automatique tandis qu'il se contente de me sourire d'un air carnassier mais toujours amusé. Il n'ira pas à fond, il a bien vu que le menu fretin me donnait du fil à retordre, enfin j'espère. Moi par contre je n'hésiterai pas. Je fronce mes sourcils et lui souri follement à mon tour.
Il attaque d'un coup, comme une bourrasque de vent et me frappe en plein ventre d'une force telle que j'en crache mes poumons. Mais je me ressaisis et tandis que son poing est toujours enfoncé, je me penche à la manière d'un pont en arrière, me soustrayant à son emprise pour appuyant mes mains au sol et me redresser brusquement en équilibre, lui affligeant un coup de pied phénoménal dans la mâchoire.
Cela a pour effet de le faire chanceler, néanmoins pas assez pour le déstabiliser : il fonce à nouveau sur moi, j'esquive, il feintait et me tape le dos du coude. Je m'écroule au sol. Il replace son chapeau sur sa tête et j'en profite pour lui faire un croche patte.
Là par contre il tombe, mais il m'écrase aussi.
Ma poitrine est compressée par son torse beaucoup trop musclé, je ne peux plus respirer alors je tire ses cheveux dans l'espoir de le faire réagir. Cependant cet idiot s'est endormi sur moi, littéralement.
Il commence même à baver et j'essaie de dégager sa tête d'au dessus de moi pour ne pas recevoir sur ma gueule le filet dégoutant. Ce serait la pire des attaques.
Mon poing tape sur le sol et je cris que j'abandonne toujours sous un Ace au pays des rêves. J'entends des rires prendre le navire mais je ne peux rien voir.
Je sens cependant le poids du brun être retiré et c'est avec soulagement que je peux enfin me relever, enfin, si j'y arrivais. Mon corps refuse de bouger.
Pourquoi tu bouges pas ?! (je parle à mon corps).
Une tête blonde apparaît soudain dans mon champ de vision, puis une brune et plein d'autres têtes se mettent à me fixer.
- Non, je n'arrive plus à bouger.
Je relève mon menton en tentant de garder ma fierté mais sans succès, les rires redoublent d'intensité et me sont, cette fois encore, adressés.
- Besoin d'aide ? Haruta me demande et je lui lance un regard désabusé. Il siffle et appelle Satch qui accourt à mon secours.
Marco est parti depuis longtemps et je me sens soulever de terre avant d'être à nouveau portée. C'est dans les bras de Satch que j'atterris, particulièrement bien installée, il veille à ne pas me faire plus de mal. Je peux encore voir le cadavre de Ace face contre le plancher dont personne ne s'occupe.
Moi je suis transportée à l'infirmerie.
Le cuisinier me dépose délicatement sur le lit et j'aperçois ses yeux se faire baladeurs sur ma plastique, heureusement une infirmière le dégage d'un rapide coup de pied avant de le mettre à la porte.
Tout est à nouveau calme, l'infirmerie est confortable et j'ai la sensation de m'enfoncer dans mon matelas. Ou peut-être est-ce simplement la fatigue.
On me prend le bras, me plante un cathéter, me relie à plusieurs tuyaux et poches. De l'alcool est passé sur mes plaies qui piquent. L'infirmière du nom de Mainee s'occupe soigneusement de moi. Cela fait du bien.
- Tu es bien amochée, mais ceux que tu as battu le sont plus encore que toi, c'est surtout beaucoup de fatigue.
- Humm, j'en ai fait qu'une bouchée.
- Évite de parler Emma, ta coupure risque de se ré ouvrir.
- Oui m'dame.
Je la vois me sourire tandis que je suis toujours immobile, à la regarder. Ses cheveux roux sont chaleureux et semblent emprisonner le soleil qui illumine la pièce. Bien que quelques hommes se plaignent, sa vois apaisante parvient à extraire les bruits extérieurs.
Elle passe sa main dans ma chevelure dégoutante et, après quelques caresses je ne sens plus rien, je crois que je m'endors.
J'aime bien être ici, finalement.
/
" Shoyo ?
- QUOI ?!
- Regarde, ce serait pas la p'tite Emma ?
Sur une île de Grand Line, une jeune fille à la chevelure rose et un garçon roux aux yeux de renards sont penchés sur le journal du jour. A la première page, une fille blonde au sourire chaleureux est primée. En dessous de sa photo, un petit article tente de décrire sa situation.
- HEEEEEEE MAIS oui c'est elle !
- C'est ce que je viens de te dire baaakaaa !
Elle agresse le jeune homme et une mouette survole leur position.
- HEY me parle pas comme ça ! Attend, attend, attend, 85 MILLIONS DE BERRYS ?! COMMENT SA PRIME PEUT ÊTRE AUSSI ÉLEVÉE ?!
- Ça, j'en sais rien, mais la marine la veut seulement vivante ...
Les deux semblent réfléchir, les yeux toujours rivés sur le texte.
- Alors elle a réussi à s'échapper, il faut qu'on devienne plus fort, tu sais ... Histoire de la sauver la prochaine fois ...
La fille croque d'un coup dans la sucette qu'elle avait dans la bouche, les petits morceaux se répandant sur sa langue tandis qu'elle retire le bâtonnet de ses lèvres.
- T'en fais pas, on fini de réunir notre équipage, et on lui déclare la guerre à ce gouvernement mondial.
/
CHAPITRE FINI !
Dites moi tout, et allez y lachez vous sur le "retour" de Shoyo et Jewelry héhé !
J'attends vos avis et on se revoit au prochain chapitre ...
