Avec des lustres de retard, me voilà pour poster le dernier chapitre de cette fiction. Vous le savez, je déteste en commencer une nouvelle tant que la dernière n'est pas achevée. Et comme le mois de décembre approcher à grands pas, et avec ma fiction de noël annuelle, je me devais de terminer celle-ci.

Je ne sais pas si beaucoup viendront la lire, mais au moins, elle sera enfin achevée ! Quelle année nous avons tous eu les amis, pas des plus faciles, et j'espère du plus profond de mon cœur que vous vous portez bien ! Pour ma part, même si l'année n'a pas été facile, j'ai tout de même pu connaître le plus pur des bonheur … L'arrivée d'un bébé ! Ce qui explique mon absence aussi prolongée, même si je n'ai pas vraiment d'excuse.

Je vous laisse à votre lecture !


C'était le petit matin, déjà. Ils avaient dansé jusqu'au bout de la nuit, et l'aube pointait déjà le bout de son nez quand Drago avait entraîné Hermione jusqu'à ses appartements. Cette dernière avait mal aux pieds d'avoir trop dansé, mais les regards fiévreux que lui avaient lancé Drago toute la soirée l'avaient convaincue de ne pas aller se coucher quand les derniers élèves avaient eux-mêmes regagné leur lit pour mieux sombrer dans les bras de Morphée. Arrivés dans le salon douillet et chaleureux de Drago, celui-ci s'était empressé d'apposer des lèvres avides sur celles, toute aussi quémandeuses d'Hermione. Avec une lenteur alanguie, il avait retiré une à une les épingles qui retenaient ses boucles brunes, avant de s'attaquer au corset délicat qu'elle avait revêtu.

Le reste de la nuit, ou plutôt, le début de cette journée sembla être placé sous le signe de soupirs libidineux et de souffles emplis de concupiscence. Le soleil était déjà haut dans le ciel quand ils s'endormirent enfin, mais personne ne s'en rendit vraiment compte tant la brume cotonneuse de l'hiver était épaisse ce jour-là. Ce furent les tambourinements incessants sur la porte d'entrée du logement de Drago qui les sortirent tout deux de leur sommeil encore trop profond. Drago grogna, une fois, deux fois, tandis qu'Hermione ouvrait un œil vitreux en se demandant qui pouvait bien être déjà réveillé en un lendemain de fête.

Hermione fit mine de sortir du lit, mais un bras chaud et fort enlaça sa taille avant que ses pieds ne touchent le sol. Drago la tira vers lui et captura ses hanches graciles dans ses bras, rabattant la couverture sur leur corps nus et frissonnants, tandis que les coups à la porte redoublaient.

─ Quelqu'un frappe, murmura Hermione dans un souffle.

─ Vraiment ? Je n'entends rien, grogna Drago en collant ses lèvres contre la tempe d'Hermione.

Cette dernière eut un petit rire tandis que les mains aventurières de Drago commençaient à glisser le long de sa colonne vertébrale. Une vague de frissons parcourut Hermione qui avait déjà oublié les coups donnés contre le bois de la porte, bien trop absorbée et émerveillée par les milles et unes sensations que lui procurait la peau de Drago contre la sienne. L'un et l'autre étaient bien partis pour repartir à la découverte de leurs corps, mais c'était sans compter la voix de Pansy qui s'éleva derrière la porte.

─ Je sais que vous êtes là. Tous les deux, s'exclama-t-elle. Ouvrez, sinon je défonce la porte.

─ Elle bluffe ? sourit Hermione entre deux baisers.

─ JE NE PLAISANTE PAS ! gronda la voix de Pansy.

─ Elle ne bluffe jamais, soupira Drago en se redressant à contre cœur. On arrive ! ajouta-t-il à l'adresse de la porte.

Non sans un dernier baiser contre les lèvres rougies d'Hermione, Drago s'extirpa à contre cœur de son lit et enfila rapidement un pantalon et un pull avant de se retourner vers celle qui avait froissé ses draps avec un sourire ravageur.

─ Tu ne paies rien pour attendre, Granger.

Et sans attendre de réponse, il tourna les talons et quitta la chambre pour rejoindre le salon et déverrouiller sa porte d'entrée. Hermione se laissa quelques secondes supplémentaires pour se vautrer dans les draps de flanelle, avant de se lever à son tour et d'enfiler un peignoir aux couleurs rouge et or, caractéristiques de son appartenance à la digne maison de Godric. La voix de Pansy s'élevait déjà dans le salon, elle avait l'air d'une humeur massacrante.

─ C'est pas trop tôt ! J'ai bien failli attendre.

─ Tu aurais pu retourner te coucher, suggéra Drago, au lieu de nous importuner.

─ Vous importuner ? Mais avez-vous vu l'heure ? Le déjeuner de Noël va être servi dans moins de dix minutes. Tu devrais me remercier, Drago, d'être venue te réveiller. Quel directeur indigne tu aurais fait, si tu n'assistais pas au repas !

Hermione décida de faire son entrée à ce moment-là. Elle avait encore la trace de l'oreiller sur sa joue, et les cheveux emmêlé, ce qui arracha un petit sourire à Pansy.

─ Je vois que la nuit a été bonne !

Hermione se sentit rougir, tandis que Drago reniflait d'un air dédaigneux. Il n'avait certainement pas l'intention d'en dire plus sur la nuit qu'ils venaient de partager. Ça n'appartenait qu'à eux, hors de question d'en faire des gorges chaudes. Même si Pansy était comme une sœur pour lui, il aimait conserver son jardin secret, et il était presque sûr qu'Hermione n'aurait de toute façon pas apprécié qu'il donne le moindre détail.

─ Très, si tu veux tout savoir. Maintenant, explique-moi ce que tu fais ici, grogna Drago.

Pansy resta silencieuse, chose bien rare de sa part. De toute évidence, elle n'était pas venue uniquement pour s'assurer qu'ils soient bien réveillés et assistent au repas de Noël. En y regardant de plus près, Hermione la trouva un peu agitée, nerveuse même. Elle se tordait les mains d'un air anxieux, et regardait l'heure beaucoup trop régulièrement.

─ Où est Neville ? demanda-t-elle simplement.

─ Neville ? répéta Pansy, tendue.

─ Vous n'avez pas … dormi ensemble ?

─ Oh, si si, bien sûr. Mais je suis partie avant qu'il ne se réveille.

Hermione et Drago échangèrent un regard.

─ Qu'est-ce qui te rend si nerveuse, Pans' ? demanda ce dernier.

A voir l'expression de Pansy, il semblait qu'un véritable conflit interne faisait rage dans sa tête. De longues secondes s'écoulèrent avant qu'elle ne se décide à rendre les armes et à avouer ce qui la tracassait autant.

─ J'ai vu le cadeau qu'il a mis pour moi au pied du sapin.

─ Ah ?

Pansy resta silencieuse quelques secondes supplémentaires, rendant le suspens insoutenable.

─ Qu'est-ce que c'est ? demanda Hermione, n'y tenant plus.

─ Un foutue bague de fiançailles, cracha Pansy comme si elle venait de lâcher une insulte.

─ Oh ! Mais Pansy c'est merveilleux, s'extasia Hermione !

Drago, quant à lui, s'était refermé comme une huitre. Pansy le regardait avec nervosité, continuant à se tordre les mains. Il semblait qu'une discussion silencieuse avait lieu entre les deux, et Hermione se sentit subitement mal à l'aise.

─ Tu ne veux pas de cette bague ? s'inquiéta-t-elle. Tu ne veux pas épouser Neville ?

─ Non, souffla Pansy. Ce n'est pas que je ne veuille pas épouser Neville. C'est juste que … Je me suis promise de ne jamais épouser qui que ce soit.

Hermione resta bouche bée. Quelle drôle de promesse Pansy s'était-elle faite.

─ Ma mère a toujours été au service de mon père, finit-elle par expliquer. Et depuis que je suis en âge de comprendre ce que signifie la liberté, je me suis toujours dit que jamais je n'épouserai un homme, car je ne veux pas être comme ma mère … et vivre une vie de servitude.

Drago s'approcha doucement de son amie et posa une main sur son épaule. Il connaissait Pansy depuis son plus jeune âge, et savait qu'elle avait toujours eu le mariage en horreur. Cependant, il devait convenir d'une chose : Neville n'avait absolument rien en commun avec Mr. Parkinson.

─ Je ne pense pas que Neville fasse partie de ces hommes d'une autre époque qui voient le mariage comme un arrangement pratique.

─ Non bien sûr … soupira Pansy. Enfin, et si … Si le mariage le changeait ?

─ Allons, Pans, c'est Neville Londubat, s'esclaffa Drago. Tu penses vraiment qu'il serait capable de te faire du mal consciemment ? Et puis je ne pense pas une seule seconde qu'il puisse penser qu'une femme soit faite pour être asservie, quand on sait qu'il a été élevé par sa grand-mère !

─ Sacrée bout de femme, celle-là, murmura Pansy avec un petit sourire timide.

─ Tu devrais en discuter avec lui, proposa Hermione d'un air rassurant. Même si tu ne veux pas l'épouser, il a le droit de savoir pourquoi.

─ C'est vrai … Bon … Je vais y aller. On se retrouve dans la Grande Salle ?

─ Nous y serons, la rassura Drago.

Il raccompagna Pansy jusqu'à la porte d'entrée, et la referma derrière elle, avant de se retourner vers Hermione et d'éclater, à sa grande surprise, d'un grand rire.

─ Qu'est-ce qui te fait rire ? demanda-t-elle.

─ Pansy ! Ce n'est pas l'idée d'épouser Neville qui l'inquiète le plus.

─ Ah bon ?

─ C'est de ne pas respecter sa promesse. Promesse qu'elle s'est faite à elle-même. Cette fille est la plus têtue que je connaisse.

Hermione ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire, à son tour. Si c'était le cas, elle espérait que l'amour l'emporterait sur l'entêtement, et que Pansy accepterait la demande de Neville. Drago souriait toujours, quand il s'approcha d'elle. Il s'empara de sa main et l'attira doucement vers le sapin qui trônait fièrement dans un coin du salon. A son pied, deux petits paquets que l'un et l'autre avaient pris soin de laisser la veille au soir. Drago s'empara du cadeau sur lequel était écrit « Hermione » et le tendit à l'intéressée.

─ Toi d'abord, souffla-t-il, les yeux brillants.

Hermione s'empara délicatement du petit paquet qui tenait dans la paume de sa main. Elle se demanda si ce n'était pas un bijou. Elle tira doucement sur le petit nœud et ouvrit la boîte de velours émeraude. A l'intérieur, non pas un bijou, mais un petit objet doré qui brillait paresseusement à la lueur de la cheminée.

─ Une clé, murmura Hermione en l'extirpant de sa boîte. Mais la clé de quoi ?

Elle leva ses grands yeux bruns en direction de Drago.

─ La clé de chez moi. De ma vraie maison, je veux dire.

Hermione le regarda, muette.

─ Après les vacances de Noël, je ne pourrai plus loger au château, puisque Minerva reviendra et que je n'aurai plus ma place ici. Cette clé est celle de mon appartement à Londres. Où j'aimerai que tu me rejoignes… Souvent.

Un sourire illumina le visage d'Hermione. Ni l'un ni l'autre n'avait abordé le sujet de l'après. Lorsque Drago ne serait plus le directeur par intérim de Poudlard et qu'il retrouverait sa vie en dehors du château, tandis qu'Hermione, elle, continuerait à enseigner et à habiter ses appartements de fonctions. Ils avaient passé de merveilleux moments ensemble, de belles nuits aussi, mais Hermione n'avait su déterminer si cela avait une véritable signification. Pour Drago, si, visiblement, puisqu'il le proposait de continuer cette belle histoire au-delà de la magie de noël.

─ Si tu en as envie, bien sûr, ajouta-t-il précipitamment.

Hermione acquiesça, un large sourire aux lèvres.

─ Bien sûr que j'en ai envie …

Elle s'approcha pour l'embrasser, avant de reculer de quelques pas et de ramasser à son tour le paquet qu'elle destinait à Drago. Celui-ci s'en empara, et le regarda un petit instant avant de le déballer. A l'intérieur, une petite boite qui contenait de la poudre sombre. Une poudre très caractéristique que Drago connaissait… Il eut un petit éclat de rire.

─ Je vois que nous sommes sur la même longueur d'ondes, Granger.

Il prit une pincée de poudre entre ses doigts et baissa les yeux sur Hermione.

─ De la Poudre de Cheminette, hein ?

─ Pour que tu puisses me rendre visite dans mes appartements à Poudlard, quand l'envie t'en prend … expliqua Hermione.

Ils avaient tous les deux eut la même idée, ou presque. Tandis que Drago offrait à Hermione la clé de chez lui, Hermione, quant à elle, lui donnait le moyen de venir à elle. Deux moyens distincts mais similaires pour faire comprendre à l'autre leur envie de se revoir, aussi souvent que possible. Drago posa la petite boite sur le dossier du canapé, et passa ses bras autour de la taille d'Hermione pour mieux l'attirer contre lui.

─ Joyeux Noël, Hermione. Qui aurait pensé une seule seconde qu'on terminerait cette année de la sorte ?

─ Pas moi, sourit Hermione.

Elle se hissa sur la pointe des pieds et l'embrassa délicatement.

Personne n'aurait imaginé une seule seconde que Drago Malefoy et Hermione Granger finiraient ensemble. Mais ce fut finalement le mariage de Pansy et Neville qui en étonna plus d'un. Si les avis de chacun étaient discordants sur ces couples atypiques, on s'accordait à dire que Noël faisait vraiment des merveilles.

FIN


Et voilà ! J'espère que cette fiction vous aura plus et aura su vous plonger dans la magie de noël. Pour les nouveaux arrivants, je rappelle que j'ai une page facebook Brunhild Ana Writings, sur laquelle je poste les nouveautés et donne des nouvelles de mes fictions, n'hésitez pas à m'y rejoindre.

Si tout se passe comme prévu, je posterai le premier chapitre de ma fiction de Noël le 1er décembre prochain, j'espère que vous serez au rendez vous ! D'ici là, portez vous bien !