Un petit retour de Juges ? ^^ Petit passage avec B. - Lune ; ))
Chapitre 192 : Ce vestige qu'est l'âme
J'émerge entre mes deux Juges, membres entremêlés aux leurs, m'étirant légèrement sur un soupir doux et comblé.
Aiacos me regarde, main sur ma cuisse qui remonte lentement jusqu'à la cible convoitée.
Petit geignement lorsqu'il l'atteint.
Garuda a un toucher plus franc que celui de Minos. Ce dernier s'éveille également.
Je tourne la tête vers eux, à tour de rôle, leur souriant.
Devant mon air et mes petits geignements, Minos conclut. "Mmm... tu l'éveilles pour nous, Cos..."
"Elle ne demande pas mieux, crois-moi." affirme Aiacos.
Minos ne résiste guère à l'appel et vient prendre le relais. Subtilité toute minosienne...
Lentement, il glisse sous la nuisette, majeur servant d'éclaireur, y trouvant une réponse ouverte.
"Mmm... voyez-vous cela..." régalé par la moiteur déjà présente.
Aiacos vient se fourrer dans mon cou, main parcourant ma cuisse, manifestant une certaine impatience, érection déjà marquée.
Minos poursuit, calme et silencieux, appelant de ma part des geignements de plus en plus marqués, respiration s'accélérant.
Il lui en faut très peu pour me rendre chaude pour eux.
"Garuda... en piste."
Sur un son ravi, Aiacos me prend sur lui, furetant depuis la raie de mes fesses.
Minos se hisse sur un coude, allant nous caresser tous deux. Commence alors le magnifique parcours des montagnes russes !... Le plaisir croît, tandis que nous demeurons véritablement en apnée, puis décroît alors que nous cherchons l'air, muscles se crispant, geignements nous échappant.
Minos régale sa vue. Un instant, les mouvements qu'il intime à la verge d'Aiacos contre mon sexe provoquent une cascade de sons organiques.
"Mmm... tout y est : la vue, l'ouïe et le toucher. Vous me comblez, Lév' et Cos." se régale-t-il.
Nous lui sourions, totalement dans le brouillard des sensations qu'il fait monter en nous.
"Nos... ton tour..." lui concède Aiacos.
Minos choisit de s'installer en bord de lit et me prend sur lui.
Cos s'installe devant nous, à genoux, langue allant nous flatter l'un l'autre.
Mon sexe est dans un état : aussi moite, pourtours gorgés de plaisir autant que d'afflux sanguin, que tendu sur l'avant... un régal pour la langue du Rapace !...
Minos n'en mène guère plus large, suintant.
Nous revenons à la position de départ et nous rendons littéralement fous de caresses à trois sexes.
Puis nous changeons de position : Minos allongé sur le dos, moi lui faisant face et Aiacos derrière. La pénétration d'Aiacos, du fait de mon état, est incroyablement profonde.
L'orgasme promet d'être diffus et océanique !...
L'accélération d'Aiacos ne fait aucun doute quant à son état ; atteinte du point de non-retour puis jouissance éclatante, Minos et moi faisant résonner la nôtre de très près.
"Je pense... n'avoir jamais été... aussi loin en elle... Nos..." s'essouffle l'heureux Rapace.
En shopping avec mes deux Juges.
De boutiques luxueuses en salon de thé, nous divertissant, formant un adorable trio.
Un instant, je prends en photo leurs mains si différentes. Pris par le jeu, nous en venons au bras entier - le tracé veineux d'Aiacos sur l'intérieur de l'avant-bras est impressionnant. Il nous montre un cliché qu'il avait pris de ce même bras, en caleçon C.K., majeur dressé.
"Quelle distinction, Cos. Tu te surpasses." souligne Griffon.
Les mains de Minos sont de pures merveilles... me rappelant un peu celles d'Undy, en demeurant moins osseuses, toutefois.
Hadès nous a rappelés.
Nous ployons le genou devant sa Grandeur.
"Seigneur Hadès ?..."
Il observe le mouvement des gardes en contrebas du palais, depuis le balcon.
"Mes chers Juges, ma chère Ambassadrice. Voilà des siècles que j'entends l'appel de ceux qui m'attendent, qui m'implorent."
Bref échange de regards entre nous.
"De... qui parlez-vous, Seigneur ?..."
"De ces âmes... qui ne trouvent point d'autre salut que celui d'appeler la délivrance. Une délivrance que moi seul est capable de leur offrir." fixant le point d'horizon, regard expressément vide.
Une lumière me vient. J'ose. "Evoquez-vous les... suicidaires, votre Grandeur ?..."
Petit sourire sur les lèvres du Souverain. "Tu es fine, Léviathan."
"Souhaitez-vous... que nous cueillons leurs âmes afin de les offrir à votre armée ?..."
"Absolument. Et je veux qu'ils nous voient tous, tels que nous sommes, avant que la vie ne leur soit ôtée de leur plein gré."
Wow ! Ça, c'est une déclaration de guerre ouverte aux Shinigamis qui se réservent habituellement le droit d'utiliser les suicidés pour renflouer leurs rangs !... Si Undy était présent, il en frétillerait littéralement !
"Seigneur, c'est une tâche de laquelle nous nous acquitterons avec le plus grand zèle."
"Je n'en doute pas une seule seconde, Léviathan. Mes Juges ?"
"L'idée est... grandiose, Seigneur Hadès." sourit Minos. "Ainsi, nous porterons atteinte à cette caste qui nous fait concurrence." parlant bel et bien des Shinigamis. "Nous en affaiblirons les rangs de manière certaine, jusqu'à les décimer."
"Bien vu, Minos." le félicite Hadès. "Allez, maintenant."
Celle-ci se lamente depuis si longtemps... que vivre avec l'idée d'un suicide lui est quotidien.
Dès qu'elle tient un couteau, elle s'imagine le retourner contre elle. Lorsqu'elle se déplace en véhicule, elle pense au coup de volant fatal qui la précipiterait sous les roues d'un poids lourd qui la double.
La mort, elle la sent, elle l'attend, elle vit avec. C'est presque devenue une compagne tant elle a pris de l'espace en rongeant sa vie !...
Ah, elle est belle lorsqu'elle embrasse ainsi la délivrance des yeux !...
Je vais la trouver alors qu'elle gare son véhicule dans le garage exigu.
"Il t'a entendue."
"Par... don ?..."
"Notre Maître a entendu ta supplique."
Petit rire nerveux. "Je peux vous renseigner ?..."
"Regarde. Nos armées." faisant apparaître un hologramme des 109 Spectres, tous en surplis menaçants. "Regarde notre Maître." faisant apparaître Hadès, en surplis également. "Il t'offre le salut et la quiétude. Viens. Joins-toi à nos forces armées." l'invitant d'une main aimable.
A la Wammy's, je retrouve B. qui fume sous le grand chêne centenaire, observant la façon dont les volutes quittent ses lèvres pleines.
"T'es pas en cours, Girl ?"
"Non." me posant à ses côtés, laissant mon regard parcourir son corps.
Il le note immédiatement. "Quoi ? T'as la dalle ?"
"Tu... viens me retrouver ce soir ?..."
"Nan, meilleure idée : on baise sous la paillasse ce soir."
J'entrouvrais la bouche de surprise.
C'était bien avant que l'on teste le bureau de Watari...
"Quoi ? Tu flippes, Girl ?"
"Le gardien ?..."
Petit rire de gorge pendant qu'il écrasait le mégot contre le tronc de l'arbre. "J'connais sa ronde et ses pauses clopes par cœur, t'as pas à t'en faire. Alors... je viendrai te chercher, Girl." quittant les lieux.
J'étais en chemise de nuit, anxieuse, faisant mine de travailler encore alors que ma camarade de chambre fermait les yeux.
B. gratta à la porte sur les coups de 23h30.
J'ouvris et il m'attrapa par la main pour me guider à travers les couloirs sombres, prenant les escaliers, se fiant aux mouvements de la lampe torche du gardien, descendant les marches du vaste escalier central. J'avais le palpitant qui cognait si fort et si vite !...
Enfin sous la paillasse. Là, une couverture sur laquelle je pensais m'allonger mais il me retint de le faire. "Tu veux rire, Girl ? J'te baise debout !... On n'a pas le temps pour le confort." défaisant son jeans pour s'extirper. Il m'attrapa d'une paume sur la fesse, soulevant la chemise de nuit sous laquelle je ne portais rien, sa bouche vint se coller à la mienne pour un baiser étourdissant - ce devait être la première fois qu'il me gratifiait d'un tel baiser ! Mais c'était évidemment pour me faire démarrer plus rapidement...
Il avait ciblé précisément ce qui me plaisait et il s'en servit, me caressant les seins du revers des doigts, sur le tissu, appréciant de sentir les pointes réagir fortement au contact, tandis que j'étouffais mes geignements contre son épaule.
Ce faisant, il se frottait contre moi, sexe déjà dur et prêt à rendre.
M'acculant contre le mur, il profita d'un rayon de lumière pour ouvrir et enfiler la capote puis se diriger en moi, s'y engouffrant de moitié, comme à son habitude.
"Haaaaan... Giiiiiirl... putain, je... ban... gicle !..."
C'est arrivé si vite et ses attentions furent si ciblées que j'en jouis instantanément moi aussi.
Quelques minutes plus tard, nous entendions le gardien descendre les marches du vaste escalier. B. appliqua son index sur mes lèvres, souriant en m'enjoignant de faire silence.
Ma respiration était vive de peur qu'on nous découvre.
Le gardien passa son chemin, allant à l'extérieur s'offrir une cigarette, au clair de lune, nous laissant le temps de filer.
Convoqués auprès de Hadès pour lui rendre compte de notre mission.
"Seigneur, nous avons agi comme vous nous l'aviez demandé. Vous aviez vu juste : ces âmes sont des proies de choix pour nos armées."
"Je ne me trompe jamais, Wyvern." s'installant, dans un jeté de cape.
"Elles sont limite à implorer notre arrivée, c'est... grisant !..." s'enthousiasme Aiacos.
"Leurs appels combinés me sert de mélodie depuis tant de siècles que je ne saurai dire..." confirme Hadès, sur un semblant de sourire. "Poursuivez ainsi. Je les veux toutes."
"C'est comme si c'était fait, Seigneur."
Elles sont... si nombreuses que j'en ai le vertige ! Il nous semble que le présent siècle les produit à la chaîne !...
Il nous est très simple de les repérer car elles vibrent d'une certaine façon. Grâce à nos surplis, il nous est facile de voyager d'un point de la Terre à l'autre.
Etant donné qu'en tant que Spectres gradés, nous maîtrisons toutes les langues, l'approche est ainsi rendue plus aisée.
Elles ne tressaillent ou rechignent que très rarement, presque flattées qu'enfin quelqu'un entende et réponde à leur supplique.
Nous les cueillons sans effort. Quant à celles qui refusent par sursaut de lucidité, la mort pour cause d'hésitation - le plus grand péché de l'humanité, selon Rune - leur est offerte sans préavis.
Lorsque nous sommes sur Terre, ces Messieurs prennent grand soin de ne jamais passer, à pieds ou en véhicule, devant l'imposante vitrine, barrée d'un liseré gris entrelacé de lys blancs, d'Adrian. Question de principe ! Et surtout pour m'éviter de me faire entrer en tentation. La manœuvre est notable surtout en voiture, où je m'amuse follement à les voir prendre des détours parfois fastidieux !...
J'en souris. "J'ai capté votre petit manège." dis-je, depuis la banquette arrière.
"Vraiment ?" s'amuse Garuda.
"C'est une grâce que nous te faisons, Léviathan." corrige Minos, toujours aussi chatouilleux sur la question Crevan !...
"Rooooh, Nos..." allant triturer une de ses mèches de cheveux.
Il se laisse faire sans appliquer plus de commentaires.
"Nos, c'est de l'histoire ancienne, tout ça." lui explique Aiacos, au volant.
"Ce chacal a plus d'un tour dans son sac." sec.
Amusant... Anubis est généralement représenté avec une tête de chacal justement... sans doute parce qu'ils étaient des pilleurs de charognes !...
"Arrête-toi. Je vais nous chercher quelques macarons chez Lenôtre."
Aiacos se gare, agile. J'admire les multiples bracelets de cuir et de perles tibétaines qui ornent son poignet lorsqu'il manipule le levier de vitesse.
Minos sort du véhicule.
"Ça lui reste véritablement en travers de la gorge." dis-je. "Ce que je peux comprendre, note."
"Tu connais notre Griffon ; il demeure sensible sur le sujet !... Nous assistons là..." petit rire. "... à un magnifique duel entre argentés !..."
Je m'installe sur le canapé d'angle, à proximité de Minos, lissant une mèche de cheveux argentés entre les doigts, coude posé sur son épaule.
"Tu boudes encore ?..."
Minos quitte ses lunettes qui lui donnent cet air intello lorsqu'il lit. "Je ne boude pas, Léviathan."
"A d'autres." allant humer son cou.
"Crevan demeure un ennemi non-négligeable pour nos rangs."
"Il doit danser la polka à l'heure qu'il est, sachant que nous œuvrons contre la caste avec laquelle il lutte depuis des siècles."
"Je le méprise tant que connaître son état d'esprit m'est parfaitement égal."
"Minos... je suis avec vous, à présent. Vous m'avez fait regagner ma place."
"Tu es versatile, Léviathan."
Aiacos s'installe sur la méridienne. "Tu tentes de rallier Griffon à ta cause, Léviathan ?"
"Hmm mmm. Mais il fait sa tête."
"Ah, il est obtus quand il s'y met. Bonne chance, Léviathan." souriant, attrapant un magazine. "Vous me préviendrez quand la chose sera pliée, qu'on puisse s'amuser."
Je le regarde, entrouvrant la bouche de surprise.
"Quoi ?" amusé. "N'est-ce pas ainsi que ce différend doit se solder ? Ah, pardon, autant pour moi."
Je pouffe, de même que Minos. "Tu ne perds pas le nord, Rapace !..."
"Jamais. Boussole embarquée oblige."
"Tu pourrais au moins abonder dans mon sens, Cos, afin de tenir Léviathan en laisse."
"On n'attache pas Léviathan. Je pensais que tu l'avais compris, Nos."
"Merci, Cos." dis-je.
"Je vois. Le fils des hauteurs a décidé de me contrarier." lâchant quelques fils sur Aiacos, rassemblant ses poignets pour les placer au-dessus de sa tête.
Aiacos le fixe, incrédule.
"Tu es beau, ainsi soumis à ma volonté." se régale Minos.
"Tu ne perds rien pour attendre, tu sais..."
"Au vu de tes doigts relâchés, Cos, la situation te sied."
"N'en abuse pas, cependant, Nos." comme avertissement.
Je me lève, me dirigeant jusqu'au corps suspendu d'Aiacos. "Nu serait mieux."
"J'allais le proposer." rit Minos.
Je fais sortir la chemise slim du jeans de prix, ouvrant les pressions. Les pans s'écartent sur ce torse hâlé, généreux.
"Mmm... bien mieux, en effet." se délecte Minos.
Puis je défais la ceinture cuir, déboutonnant le jeans. Étant libre des jambes, il les noue autour de moi, joueur.
"Ah... veux-tu bien cesser ?..." amusée.
J'attrape la ceinture du pantalon des deux mains pour l'abaisser, le faisant glisser le long des jambes qu'il vient de dénouer.
Je lance un coup d'oeil à Minos, avisant la forme déjà très prometteuse qui enfle le boxer.
Ce dernier hoche la tête, sourire concupiscent aux lèvres.
"Je vois que... pour ce genre d'affaire, vous savez oublier vos différends." constate Aiacos.
Je fais glisser le boxer le long des fesses, œuvrant avec précaution sur l'avant, libérant ce sexe dont nous avons envie l'un l'autre.
"Fais-moi plaisir, Lév', prends-le en bouche." m'enjoint Minos, prêt à régaler ses yeux.
Je le flatte de quelques allées et venues de la main avant de le prendre en bouche, lèvres débordant de part et d'autre.
Il en monte le menton, sur un soupir vibrant, corps réagissant immédiatement.
"Bien. Faisons défaillir le fils du ciel." plaçant Aiacos précisément à hauteur désirée. "A toi de jouer, Léviathan."
Je m'y emploie, attentionnée, laissant ma langue parcourir la hampe dressée, revenant butiner l'extrémité sensible.
"Mmm... Lév'... je pourrai presque sentir ta langue sur mon propre sexe..." se réjouit Minos.
"C'est... la mienne que tu vas... sentir tout à l'heure... Nos !..." déclare Aiacos, entre deux soupirs prononcés, dodelinant de la tête comme un enfant perdu.
Je m'écarte de temps à autre de mon œuvre en cours, permettant à Minos d'avoir pleine vue sur le délit. Il en palpite. Fort. Peinant à conserver le contrôle de sa technique sur les poignets liés d'Aiacos.
J'avale Aiacos jusqu'à la garde, provoquant un éclat de voix magistral chez lui.
Minos est si haut qu'il résout de se libérer d'une main, se laissant saillir.
"Haaaaaah... Léviathan !..." lance Aiacos, mêlant ses propres fluides à ma salive.
Devant le spectacle, Minos vient de s'empoigner de sa main libre pour se faire du bien, geste immédiatement intercepté par le regard d'Aiacos.
"Je t'inter... dis, Nos !..."
Minos retire sa main, laissant l'envie progresser.
"C'est... c'est..." alors que je le reprends en bouche pour le final, le flattant de va-et-vient de la main. "Lév' !" jouissant vivement, éclaboussant tout mon palais de jets généreux.
Minos le libère lentement et il reprend son souffle, avisant Griffon d'un regard revanchard.
Ce dernier l'attend, patient.
Aiacos se lève et se dirige jusqu'à lui, s'installant sur le côté, penchant le haut du buste pour l'avaler sans autre forme de procès.
Je retire le bas et prend place, à genoux sur l'assise, présentant mon sexe offert et suintant aux doigts du Griffon.
Celui-ci est bien occupé entre les sensations qu'Aiacos fait inexorablement monter en lui et mon sexe dont il s'affaire.
Ses doigts coulissent à merveille dans l'antre chaud et moite, sur des sons organiques qui flattent l'ouïe de mes deux partenaires de jeu.
Du pouce, il titille le clitoris gorgé.
Ma tête dodeline.
Son souffle est complètement décousu et il peine à se concentrer sur sa tâche et les coups de langue voraces d'Aiacos à la fois.
Lui aussi finit par en venir à la bouche, traduisant tout ce que le Garuda fait passer en lui.
Nous jouissons presque simultanément.
