Titre : Comment annoncer sa grossesse, par Riza Hawkeye !

Genre : Romance

Rating : Tout public. (K+)

Personnages : Tous

Résumé : Mille et une façons d'annoncer sa grossesse au Colonel Roy Mustang par le Lieutenant Riza Hawkeye ! (Enfin façon de parler XD)

Disclamer : Fma ne m'appartient pas T.T

Spoiler : Tous

Notes : Coucou ! Ça fait un moment que je n'ai pas écrit d'histoire dans ce recueil mais j'avais envie. C'est une idée que j'ai déjà utilisé en quelque sorte (dans l'histoire précédente je crois) mais tant pis ;) J'espère qu'elle vous plaira. Bonne lecture à vous !


Déni total


Lorsque Riza se leva, elle se sentait patraque. Il fallait dire aussi que le Jour promis avait eu lieu huit mois et demi plus tôt et qu'ils n'avaient pas arrêté depuis. Enfin, ils avaient eu quelques semaines un peu hors du temps avant que Roy ne recouvre la vue. Elle s'était d'ailleurs installée chez lui afin de l'aider dans son quotidien. Leur vie avait repris son cours ensuite et Havoc avait même réintégré leur équipe. Ensemble et avec le soutien de Grumman, ils avaient pu avancer grandement pour la cause Ishbal et les derniers mois avaient été très chargés.

Pourtant, cela faisait plusieurs jours qu'elle sentait que quelque chose n'allait pas mais elle ne s'était pas inquiétée. Seulement, ce matin-là, elle parvenait à identifier l'origine du problème. C'était son ventre.

Qu'avait-elle mangé ? Elle eut beau repassé ses derniers repas en tête, rien ne lui semblait bizarre. Elle regarda rapidement les médicaments qu'elle avait chez elle et prit un cachet en espérant que cela passe. Elle était résistante à la douleur et se prépara pour le travail.

Elle s'installa à son poste, sentant bien que son mal de ventre persistait. Elle prit un dossier cependant, résolue à l'occulter. La matinée passa lentement et à la pause, elle se dirigea vers la toilette, repassant pour la troisième fois la liste de ce qu'elle avait mangé en tête.

Quand elle revint, elle se sentait toujours aussi mal. Son ventre la lançait et elle se demandait si elle n'était pas en train de faire une occlusion intestinale.

La douleur devenait plus dure à dissimuler et l'équipe, qui travaillait à côté d'elle, se rendit rapidement compte que quelque chose n'allait pas.

« Lieutenant ? interpella Havoc avec une mine inquiète. Vous ne semblez pas en grande forme, émit-il.

- Oui, j'ai assez mal au ventre aujourd'hui, mais ça va passer », rassura-t-elle.

Ils ne lancèrent un regard. Jamais elle n'avait mal au ventre. D'ailleurs, elle n'avait jamais mal nulle part et ne se plaignait pas donc cela devait être quelque chose pour qu'elle lui réponde cela.

Troublé, il s'avança vers elle et elle se redressa surprise alors qu'il posait une main sur son front.

« Votre front est chaud et vous transpirez, Riza, fit-il remarquer. Vous voulez que je vous accompagne à l'infirmerie. »

Elle nia. Déjà, elle n'était pas sûre de pouvoir se lever à ce stade. Il fronça les sourcils et Breda intervint.

« On peut toujours demander l'avis du Général », dit-il l'air de rien, et elle le fusilla du regard.

Tous savaient que si Roy s'en mêlait, il aurait le dernier mot. Pourtant, elle n'avait pas du tout envie qu'il intervienne. Elle faisait au mieux pour repousser loin dans sa mémoire les événements qui avaient suivi le Jour promis et se montrait la plus neutre possible alors là, en position de faiblesse face à lui, non, elle ne le supporterait pas.

Elle soupira et grimaça alors que la douleur reprenait plus forte encore.

« Bon, capitula-t-elle. Je vais à l'infirmerie alors. »

Cela fut loin de les rassurer. Une Riza qui acceptait aussi facilement d'aller à l'infirmerie, ce n'était pas bon signe.

Elle se leva, une main sur son ventre, et elle sentit la pression se faire plus forte.

Elle ne comprit pas trop ce qui se passait mais elle se retrouva dans les bras d'Havoc. Il l'avait en réalité rattrapée in-extremis. La jeune femme était pâle comme la mort et le Sous-lieutenant fit signe à Breda d'aller prévenir le Général. Elle n'allait pas bien du tout.

Il ne tergiversa pas et se rendit directement à l'infirmerie. Là, l'infirmière, Amélie, la prit tout de suite en charge et Havoc l'installa sur un des lits. Puis, Amélie le fit sortir et il se retrouva dans le couloir alors que le reste de l'équipe arrivait.

« Qu'a-t-elle ? questionna Roy avec inquiétude.

- Elle s'est plaint d'un mal de ventre mais je n'en sais pas plus.

- Elle ne semblait pas très consciente quand tu l'as portée jusqu'ici », fit remarquer Falman.

Havoc opina gravement et ils se turent. Ils n'entendaient rien et le temps parut infini. Roy passait et repassait devant la porte, ignorant les regards des personnes qui circulaient dans le couloir. Il n'en avait plus rien à faire à présent et s'inquiétait énormément pour Riza.

Après ce qui leur sembla une éternité, l'infirmière vint les trouver. Elle semblait assez agitée et se tourna vers le plus haut gradé.

« Général Mustang, je ne suis pas sûre de ce qu'elle a mais j'ai bien une hypothèse. Dans tous les cas, il faut qu'elle aille à l'hôpital. »

Ils ouvrirent tous de grands yeux et pâlirent.

« Comment ça ? reprit Roy d'une voix blanche. Je peux la voir ? »

L'infirmière sembla hésiter mais devant son regard, elle opina et le laissa entrer. Il ne lui laissa pas le temps de changer d'avis et pénétra dans l'infirmerie alors qu'elle envoyait Fuery appeler une ambulance.

Riza était sur le lit du fond, recroquevillée. Elle n'était plus qu'en bras de chemise et avait retiré sa jupe militaire gardant juste son pantalon. Il se dirigea droit vers elle et elle releva la tête en l'entendant.

La douleur se voyait sur son visage et il fut d'autant plus inquiet.

« Riza ? Que... que vous-a-t-elle dit ?

- Elle n'est sûre... de rien et n'a rien voulu me dire... Juste que je devais voir... un docteur », déclara-t-elle d'une voix hachée.

Elle tremblait et il posa une main sur son épaule.

« Et vous avez mal au ventre ? »

Elle opina.

« Je ne comprends pas, avoua-t-elle. Je n'ai jamais eu... aussi mal. »

Il réfléchit avec un regard grave et l'observa alors qu'elle essayait d'inspirer et d'expirer profondément pour calmer la douleur.

« Quand avez-vous eu vos règles ? »

Elle répondit sans s'arrêter sur sa question. Son supérieur qui lui demandait cela, ça pouvait sembler bizarre mais elle était bien loin de ses considérations.

« Il y a peut-être trois semaines, déclara-t-elle.

- Et votre cycle n'a pas été perturbé ? » reprit-il en lui tendant un verre d'eau.

Elle le but et nia.

« Non, non, pas récemment...

- Et il y a quelques mois ? »

Elle releva la tête vers lui, sans comprendre.

« Euh... il y a quelques... mois... »

Elle grimaça en se tenant le ventre et retomba sur l'oreiller, exténuée. Roy jeta un œil à sa montre.

« Je ne sais pas... je ne sais plus... peut-être... »

Il l'observa. Elle se tenait le bas du ventre et avait naturellement ramené ses jambes vers elle.

Cela lui rappela une scène similaire de son enfance. Depuis tout à l'heure, plusieurs liens se créaient dans son esprit.

« Si, fit-elle. Peut-être que je ne les ai pas eu... hum... après le Jour promis ? »

Elle n'était pas très sûre d'elle.

« Vous n'avez rien eu d'autres ? Pas d'autres symptômes ? »

Elle le regarda avec de grands yeux.

« Des symptômes ? Mais des symptômes de quoi ? »

Il plongea son regard dans le sien et prit une de ses mains dans la sienne.

« Riza, je... quand j'étais petit, une des filles travaillant chez Madame Christmas a fait... ce qu'on appelle un déni de grossesse... je ne suis pas médecin mais cette situation y ressemblait beaucoup.

- Quoi ?! Mais comment je... »

Elle se tut en croisant son regard. Oui, ils avaient bien une idée de comment ça avait pu arriver.

« Rien n'est sûr, mais nous n'allons pas rester là à attendre. Je vais vous emmener à l'hôpital. »

Elle ne dit rien, toute pâle soudainement, et se retrouva soudainement dans ses bras.

« Non... souffla-t-elle alors. Non, non...

- Riza, appela Roy d'une voix douce. Ce n'est peut-être pas ça. Nous allons aller à l'hôpital. Un médecin va vous examiner et nous serons fixés, d'accord ? Jusque là, concentrez-vous sur votre respiration, d'accord ? »

Elle l'observa et opina, reposant la tête sur son épaule.

Son précieux fardeau dans ses bras, Roy sortit de l'infirmerie.

« Nous y allons. Havoc avec moi, je vais avoir besoin d'aide. »

Havoc les suivit aussitôt et ils progressèrent rapidement dans le QG, ignorant royalement les regards étonnés. Riza souffrait beaucoup trop pour y faire attention, de même Roy et Havoc étaient trop inquiets pour elle. Ils prirent une voiture et Havoc leur ouvrit les portières. Roy l'installa délicatement à l'avant et il mit la sirène d'urgence.

Il ne leur fallut que dix minutes pour rejoindre l'hôpital et là, ils furent aussitôt pris en charge. Entre l'état de Riza et la présence du Général Mustang, ils ne surent pas trop ce qui poussa la secrétaire à les faire avancer directement jusqu'au bureau du premier médecin disponible.

Là, Roy la déposa sur le lit qu'il indiqua et le docteur ne perdit pas de temps. Il posa une main sur son ventre, fronça les sourcils en déplaçant ses mains et se tourna vers Roy et Havoc.

« Mmm... je vais vous demander de sortir. »

Roy rassura Riza d'un regard et ils obtempèrent tous deux.

Cinq minutes plus tard, il revint les trouver, la mine sombre.

« Votre Lieutenant a fait un déni de grossesse. Elle va accoucher, déclara-t-il de but en blanc. Si elle a un conjoint, il faudrait le prévenir. »

Ils nièrent tous les deux, sidérés.

« L'un de vous est proche d'elle ? Ça m'embêterait de devoir lui administrer un calmant.

- J'y vais, déclara Roy. Je te laisse prévenir les autres Havoc. Ils doivent être inquiets. »

Puis, Roy entra dans la salle et l'air de rien, Havoc retint le médecin.

« Il vaut mieux qu'ils soient tous les deux » , souffla-t-il à l'homme.

Il comprit aussitôt et opina.

Dans la salle, Roy se précipita vers une Riza paniquée. Elle lui jeta un regard coupable et baissa la tête, les larmes aux yeux. Roy attrapa son menton et la redressa.

« Non Riza. Non, ne t'inquiète pas pour tout ça.

- Mais...

- Pas de mais. Tu as une mission. »

Elle haussa un sourcil, attentive soudainement.

« Tu vas donner naissance à un beau bébé, fit-il avec un sourire. Laisse-moi le reste.

- Mais la loi...

- Je suis en négociation avec ton grand-père pour la faire modifier depuis des mois. Tu m'apportes un argument de poids là », sourit-il un peu plus.

Elle écarquilla les yeux en comprenant ce que cela signifiait et grommela alors que la douleur revenait.

« Pour le futur... mais ce bébé a été conçu des mois plus tôt. »

Il opina, une main dans la sienne.

« Disons que... nous étions déserteurs le Jour promis. Si nous sommes questionnés là-dessus, nous dirons qu'il a été conçu à ce moment-là. Personne ne pourra nous le reprocher. »

Elle retint un cri à une nouvelle contraction et l'observa, hallucinée.

« Je ne sais pas comment... tu fais pour ne pas paniquer, haleta-t-elle.

- Je n'ai pas la douleur déjà et peut-être que la joie l'emporte sur la peur », fit-il avec un clin d'œil.

Elle leva les yeux au ciel et essaya de s'installer un peu plus confortablement. Roy enleva sa pince qui la gênait et repoussa ses cheveux en une queue de cheval basse.

« Je mentirai en disant que je n'ai pas peur, reprit-il, mais là c'est clairement l'univers qui nous dit d'être ensemble », taquina-il avec un regard tendre.

Elle nia et serra sa main lors d'une nouvelle contraction.

« Mais on n'a rien prévu... »

Elle se tut alors qu'il déposait un baiser sur son front.

« Riza, tu vas te concentrer juste sur le bébé. C'est ta mission. »

Elle opina.

« Donner naissance à un beau bébé », répéta-t-elle.

Il approuva et vint l'embrasser doucement.

« Je m'occupe du reste, rassura-t-il. Concentre-toi sur le bébé. »

Elle acquiesça alors que les larmes roulaient sur ses joues.

« On y va ? Je sais que tu es forte, Riza. »

Elle pouffa mais approuva.

« Allons-y »

Roy se détacha d'elle et sortit de la pièce, retrouvant là le Docteur et Havoc qui venait juste de passer un coup de fil à Fuery.

« Vous l'emmenez en salle de travail ? demanda Roy.

- Oui, elle est prête », répondit le médecin.

Et il fit signe aux infirmières d'aller la chercher. Bientôt, Riza fut transportée en salle de travail et Roy la suivit de près.

Bien vite, certainement trop, elle se retrouva prête, en salle de travail. Il était trop tard pour lui faire une péridural en revanche mais Riza avait haussé les épaules. Maintenant qu'elle savait ce qu'elle avait, supporter la douleur était un peu plus simple. Ils avaient pu l'aider à se changer et à passer une longue chemise d'hôpital blanche.

« Nous allons vous demander de sortir, déclara une sage-femme à l'intention de Roy.

- Tu veux que je sorte ? » questionna Roy à Riza.

Elle nia et il refusa tout bonnement de la quitter. La sage-femme allait répliquer mais Riza poussa un cri à cet instant.

« Il va arriver d'une seconde à l'autre, fit une autre sage femme penchée entre les jambes de Riza. Vous allez pouvoir pousser, ma belle. »

Roy prit sa main dans la sienne alors que Riza approuvait.

« Trois, deux et un... Poussez ! »

Elle suivit les consignes de la sage-femme à la lettre et une quinzaine de minutes plus tard, la sage-femme déposait un bébé tout contre elle. Il était fripé et barbouillé de sang à peine essuyé mais Riza était loin de toutes ses considérations.

« Il va bien ? demanda-t-elle en retrouvant son souffle.

- Oui, très bien, assura-t-elle. C'est un beau petit garçon. Vous avez dû accoucher à peut-être huit ou huit mois et demi de grossesse donc c'est très bien. Vous voulez essayer de l'allaiter ? »

Riza hésita une seconde.

« La première tétée est très bonne pour le bébé. Elle lui donne ses premiers anticorps. »

Cela décida Riza et la sage-femme le nettoya un peu plus avant de lui indiquer calmement comment faire. Bientôt, le bébé commença à téter, fermement soutenu par Riza. Roy les observa tous les deux. Il avait dû mal à y croire mais étonnamment, la joie surpassait la peur. Il avait l'impression que rien ne pouvait l'arrêter. Il savait d'ailleurs qu'il était plus prêt que Riza car c'était son rêve. L'épouser et fonder une famille avec elle. Il ne pensait juste pas que cela arriverait aussi rapidement.

Les sages-femmes sortirent alors qu'il restait là, debout près d'elle.

« C'est un petit garçon, fit-elle en relevant la tête vers lui. On pourrait l'appeler... »

Il opina, s'asseyant sur le côté du lit.

« Tu n'as même pas entendu ma proposition », reprocha-t-elle avec un sourire.

Mais ce sourire suffisait à Roy. Elle allaitait leur bébé. Il était Papa.

« Maes est un très joli prénom », fit-il en caressant la joue du bébé.

Elle sourit et il glissa une main sous son menton, l'attirant à lui pour l'embrasser.

« Merci, souffla-t-il avant de l'embrasser à nouveau.

- Riza ! » s'écria Grumman en pénétrant dans la pièce.

Il s'immobilisa net et Riza et Roy se séparèrent.

« Grand-père, l'accueillit Riza.

- Ouf... tu vas bien, ma chérie... quand on m'a dit que tu avais été emmenée à l'hôpital, je n'ai pas... je ne savais pas... »

Ses yeux se posèrent alors sur le bébé.

« On ne savait pas non plus », fit Riza, portant un regard tendre sur le bébé.

C'était son bébé. Elle avait encore un peu de mal à le réaliser.

« Je... j'ai fait un déni de grossesse. Ce n'était pas prévu », expliqua-t-elle.

Le vieil homme opina alors que les larmes lui montaient aux yeux.

« Je suis arrière-grand-père... » hoqueta-t-il en les essuyant.

Riza leva une main vers lui et il la prit sans hésiter.

« Oh la la, mais il est tout petit.

- Ah bon ? s'inquiéta Riza.

- La sage-femme a dit qu'il allait très bien et que c'était un beau bébé », rassura Roy aussitôt.

Elle se rasséréna alors. Il semblait avoir fini de téter. Elle l'enleva délicatement de son sein et rajusta sa chemise d'hôpital.

« Comment ça se passe ? questionna une sage-femme en entrant. Oh ! Généralissime ? »

Il lui fit signe que tout allait bien.

« Je crois qu'il a fini de téter, informa Riza.

- Des douleurs ? »

Elle nia, les yeux rivés sur le bébé.

« Et... avez-vous un prénom pour ce petit être ? »

Roy et Riza se regardèrent avec tendresse avant qu'il ne réponde.

« Maes. Il s'appelle Maes.

- Parfait, fit la sage-femme avec un sourire. Se remettre d'un déni de grossesse est souvent compliqué mais je ne m'inquiète pas pour vous deux. »

Elle ausculta le bébé rapidement et sortit. Grumman soupira alors.

« Vous me mettez devant le fait accompli », fit-il.

Mais il se tut car Riza venait de passer Maes à Roy. Elle l'aida à positionner ses mains et Roy sourit en soutenant son fils. Il avait déjà un fin duvet noir sur son crâne.

« Il est beau », souffla Roy, ému.

Et elle pouffa.

« Non, mais d'ici quelques jours peut-être.

- C'est mon fils. Il sera forcément beau », plaisanta Roy en lui adressant un clin d'œil.

Elle leva les yeux au ciel.

« Toute votre équipe est là, se souvint alors Grumman.

- Juste mon équipe ? » demanda Roy en se redressant

Grumman opina et Roy se tourna vers Riza. Si c'était l'équipe alors, il pouvait aller leur expliquer la situation.

Il se leva toujours avec Maes dans les bras et sortit. Grumman en profita pour s'asseoir à côté de Riza. Elle semblait exténuée.

« Ne t'inquiète pas, ma chérie. Considère que la loi de fraternisation est déjà modifiée. Nous nous occuperons de ça avec Mustang.

- Merci grand-père, fit-elle alors que les larmes coulaient sur ses joues. Excuse-moi, je suis fatiguée... »

Il sourit et caressa sa joue. Puis, il se pencha vers elle et embrassa son front.

« Vous ne faites jamais rien comme les autres, décidément. »

Elle nia avec un sourire.

« Et ça te va ? Ça va aller ? » questionna-t-il avec un regard sérieux.

Elle opina.

« Oui, oui. J'avoue que j'ai été surprise mais... »

Elle leva la tête vers la porte et sourit.

« Tout va bien maintenant. Roy est un peu mégalo. Il dit que c'est l'univers qui nous envoie le signe qu'on doit être ensemble. »

Cela fit rire Grumman.

« Ça ne m'étonne pas. Et il n'a pas tort. J'aurai dû changer cette maudite loi bien plus tôt. »

Elle sourit, serrant sa main dans la sienne.

De son côté, Roy était sorti de la chambre, fier comme un pape.

Tous l'avaient regardé avec des yeux exorbités. Ils n'y croyaient pas et pour que Roy sorte avec le bébé dans ses bras, il ne devait pas y avoir vingt milles explications.

« Ça alors ! s'écria Falman en le rejoignant.

- Un bébé, vraiment ! fit Fuery.

- On a cru à une blague, reprit Breda.

- Et est-ce qu'il a un nom ? demanda Havoc en observant le petit être dans les bras de son supérieur.

- Maes, répondit Roy. Maes Hawkeye Mustang... pour l'instant, mais avec cet argument de poids, je devrais réussir à convaincre la maman de ne garder que le nom de Mustang », sourit-il avant d'embrasser le front de son fils.

Ils l'observèrent tous avec de grands yeux.

« Vous n'allez pas un peu vite ? émit Havoc. Et la loi interdisant la fraternisation ?

- Nous allons nous en occuper, fit Grumman en sortant. Puis-je prendre mon arrière-petit-fils ? »

L'équipe fut encore plus étonnée et après quelques secondes de réflexion, ils comprirent un peu mieux ce que le Généralissime faisait ici. Il tenait à présent Maes dans ses bras avec un sourire attendri. Puis, il releva la tête vers Mustang.

« Je vais lui envoyer Rebecca. Je vous laisse me rejoindre au QG. Il faut absolument que nous faisions quelques révisions de lois au plus vite. »

Mustang opina gravement et récupéra son fils. Tous, sauf Roy qui tenait le bébé, effectuèrent le salut militaire de rigueur.

« Alors ça c'est dingue... souffla Havoc.

- Est-ce qu'on peut voir notre Lieutenant ? questionna Fuery.

- Oui, attendez. Je vais lui demander. »

Il retourna dans la chambre.

« Les gars veulent venir.

- Oui, fais les entrer », assura Riza, appuyée sur l'oreiller.

Ils ne se firent par prier et se retrouvèrent bientôt tous autour du lit alors que Roy lui redonnait Maes. Elle posa un regard infiniment tendre sur lui.

« Désolée de vous avoir inquiétés. Merci à vous d'avoir réagi aussi vite, fit-elle en observant surtout Havoc et Breda.

- Vous auriez fini par accoucher au QG », fit Havoc, plaisantant à moitié.

Ils rirent tout en se disant qu'effectivement, cela aurait pu se passer ainsi, connaissant Riza.

« Merci, répéta Roy.

- Mais alors, fit Falman en calculant. Il date du Jour promis ce bébé ? »

Les nouveaux parents se jetèrent un regard. À eux, ils pouvaient leur dire.

« Non, plutôt d'un peu après », corrigea Riza.

Ils comprirent tous à quoi elle faisait référence et opinèrent. Visiblement, Riza avait littéralement donné de sa personne en soignant un Mustang aveugle.

« Mais, reprit Fuery inquiet. Il ne va pas avoir de séquelles ?

- Les sages-femmes ont dit qu'il allait très bien et qu'il réagissait à tous les stimuli », déclara Roy qui avait suivi leurs examens avec attention.

Ils furent tous rassurés et s'extasièrent encore un peu sur le bébé avant qu'on ne frappe à la porte.

« Bonjour ? » fit Rebecca en entrant.

Elle ouvrit de grands yeux.

« Le Généralissime m'a expliqué la situation mais je n'ai pas voulu le croire... » fit-elle en observant le bébé et sa meilleure amie.

Puis, elle croisa le regard du Général Mustang.

« Je reste avec elle. Il vous attend. »

Roy opina sérieusement et fit signe à son équipe qu'ils y allaient.

Ils les félicitèrent une nouvelle fois avant d'avancer vers la sortie. Roy resta plus longtemps auprès de Riza, caressant la joue du bébé endormi.

« Je reviens vite », assura-t-il.

Elle sourit et opina. Elle n'était plus inquiète à présent.

Il déposa un baiser sur son front, s'attardant, et elle la retint à elle, attrapant le col de sa chemise. Il ne se fit pas prier et l'embrassa.

« Je reviens », souffla-t-il.

Elle pouffa cette fois-ci mais acquiesça. Il déposa un baiser sur le front de son fils, embrassa à nouveau Riza en leur jetant un regard tendre et rejoignit les gars sous leurs murmures enthousiastes. Ils n'avaient rien loupé des baisers bien sûr.

La porte se referma et tout fut plus calme soudainement. Rebecca s'assit alors sur une chaise avec un sourire mais elle ne tarda pas à se relever.

« Oh ma belle ! C'est dingue ! fit-elle en prenant sa main.

- Je ne te le fais pas dire. »

Elles se lancèrent un regard et se sourirent. Puis Riza baissa les yeux jusqu'au bébé, son bébé.

« Tu es heureuse », devina Rebecca.

Sa meilleure amie releva le regard vers elle et opina avec un grand sourire. Oh oui, elle était heureuse.


Et voilà. L'idée m'est venue hier soir. Je n'avais pas envie de me prendre la tête en commençant une histoire plus longue donc voilà. J'espère que cet OS vous plaira. Cette fois-ci, Roy et Riza l'apprennent en même temps. Allez, je vous embrasse !