Le soleil tapait fort quand il émergea enfin de la banque.
Les formalités administratives et le remplacement de sa clé avait pris plus de temps que prévu, mais cela en valait la peine.
Il arborait désormais fièrement une nouvelle bourse en cuir sombre à sa ceinture ainsi qu'une nouvelle clé qui pendait pour l'instant à son cou, caché sous sa chemise pour plus de sûreté.
Il descendit sur la place, serrant contre son tors l'épais dossier que les Gobelins lui avait remis contenant l'étendue de son patrimoine résumé sur papier.
Bien qu'il soit tenté de le feuilleté immédiatement, il dû se résigner à attendre d'être dans un lieu plus privé. Il n'avait pu qu'en lire une partie dans le salon bleu et déjà tout cet argent lui donnait le tournis...
Évidemment, il ne devait pas tout dilapider d'un coup et pensé d'abord à l'essentiel.
En sortant sa liste de fournitures, il vérifia l'heure sur l'horloge de la banque. Elle affichait déjà 2h20 de l'après-midi.
Il était trop tard pour envisager de réaliser l'intégralité de ses achats aujourd'hui.
En envisageant que les Dursley ne décident pas soudainement de le séquestrer à nouveau dans son placard il pourrait revenir faire ses achats dans la semaine.
Il avait maintenant en poche une belle Somme d'argent moldue et sorcier, se payer le métro ne serait plus trop compliqué en espérant qu'il puisse retrouver son chemin par lui-même...
Il valait mieux aller à l'essentiel aujourd'hui : des livres pour les renseignements, une valise et un nouveau cartable pour replacer celui mangé aux mites qu'il avait actuellement au dos et si possible la baguette.
Décidé, il mit son dossier dans son sac et commença à descendre la grand rue. L'heure d'affluence était passée a présent et la foule était moins dense, il était donc plus supportable pour lui de ce déplacé.
N'ayant pas forcément envie de sonder les esprits à nouveau, il observait les devantures pour se repérer.
Même s'il aurait adoré commencer par les livres il devait rester pratique.
Il avait urgemment besoin d'un nouveau sac. Celui qu'il possédait devenait trop petit et devait très souvent été raccommoder.
De plus, le transport de ses achats serait moins fastidieux s'il avait un sac solide... ou bien une malle. Il avait le sentiment que sa collection d'ouvrages serait beaucoup plus importante que les quelques volumes cités dans sa listes... Avoir une malle neuve serait une bonne idée. Poudlard était un pensionnat apparemment, il sera nécessaire d'en avoir une pour transporter ses vêtements...
Il baissa la tête sur sa tenue.
...peut-être que des nouveaux vêtements pourraient être ajoutés à la liste également. Il irait faire quelques courses dans les magasins de vêtements plus tard.
Il descendit la rue principale jusqu'à trouver un maroquinier prometteur.
Dès qu'il passa la porte, l'odeur du cuir neuf lui sauta immédiatement aux narines. Les étagères étaient remplies de nombreux modèles de sac, sacoches, bourses et de pièces en cuirs travaillés. Il ne semblait pas avoir de réel système de rangement à vrai dire. Il faisait une chaleur étouffante...
Il s'enfonça un peu plus dans la boutique et repéra rapidement plusieurs voix au fond.
« Le rouge mate irait avec ma robe dorée mais ce serait un peu trop griffondor... par contre je n'ai rien pour aller avec le bleu... »
« J'ai dû ouvrir 12 caisses pour trouver ces sacs. Dépêchez-vous d'en choisir un qu'on en finisse ! »
Constatant que le vendeur était occupé, il décida de faire un tour en attendant et examina les différents modèles.
A première vu c'étaient des sacs normaux de très bonne fabrication, mais en regardant de plus prêt il remarqua les étiquettes sur certain.
Sortilège d'extension, 100 L, peu changer de couleurs. 7 coloris différents !
80 gallion 12 mornille.
Les gobelins lui avaient expliqué le taux de change et en calculant il obtint un prix de près de 400 £.
Rebroussant chemin, il retourna à la caisse ou une femme finissait de payer 2 petit sac l'un bleu, l'autre rouge.
Le vendeur le salut de la tête et encaissa sa cliente alors que Harry examinait les malles empilées sur un présentoir en évidence.
Appartement portable ! Voyager avec votre maison sous le bras. 12 pièces, aménagement aux choix, étanche, camouflage moldue, garantie 2 ans !
10 000 gallions.
Choqué, il jeta un coup d'œil dans la malle ouverte pour la présentation pour constater qu'une échelle descendait effectivement dans ce qui ressemblait à un salon.
Fasciné, il ne remarqua pas que la femme avait quitté la boutique jusqu'à ce que le vendeur ne lui attrape l'épaule.
« Qu'est-ce qu'il à ce gamin ? Un né-moldue ? C'est bien ma veine. Je n'ai pas le temps d'expliquer ce qu'est un sortilège d'extension pendant des heures, j'ai des affaires à régler moi... »
Harry fronça les sourcils et sorti son block note faisant lever un sourcil au vendeur.
Bonjour.
Je suis sujet au mutisme sélectif, je ne pourrais donc pas vous répondre directement.
Je suis à la recherche d'un cartable, de préférence en cuir avec une bandoulière et un fermoir.
J'aurais également besoin d'une malle avec un verrou et beaucoup de places pour mettre beaucoup de livres.
Je ne connais pas les spécificités les plus appropriés, mais j'aimerais que les 2 puissent me servir pour au moins une dizaine d'années. Avez-vous quelques choses de résistant dans ses critères ?
Le vendeur lu sa note en leva un sourcil avant de se renfrogner, semblant ennuyé.
« Mutisme sélectif ? Qu'est-ce que c'est que ça encore ? Enfin peu importe. Un élève de première année à Poudlard sans doute... ou son ses parents ? Enfin, ce n'est pas mes affaires. S'il une bourse...mais attendez... »
Mais le vendeur devint soudain plus intéressé quand il posa ses yeux sur sa bourse.
« C'est une bourse en cuir de niffleur de gringotts ! Seuls les clients les plus importants et fortunés y ont droit... ce gamin est riche ou quelque chose ? Je pourrais en profiter... »
Fronçant les sourcil, Harry couvrit sa bourse, sortant le vendeur de sa contemplation.
Celui-ci lui sourit alors, parfaitement commercial et lui fit signe de le suivre.
Le plus jeune obtempéra, surveillant ses pensées au cas où. Il ne tenait pas a se faire arnaquer son argent tout juste récupérer.
Le vendeur fouilla les étagères un instant écartant plusieurs sacs jusqu'à revenir avec un model simple en cuir noir avec un fermoir et des attaches en argent. Sur l'étiquette on pouvait lire les spécificités.
Sac a bandoulière en cuir de dragon.
Sortilège d'extension, capacité 150L.
Protection contre les sorts de découpe de lévitation et d'attraction.
Enchantement poids-plumes
Attache à reconnaissant d'aura.
Étanche.
Des initiales ou des armoiries peuvent être ajoutées à la demande du client.
120 gallions.
Il fit un rapide calcul pour convertir 120 gallions et arriva à 600£.
Le vendeur lui fit une petite démonstration et enfonça l'intégralité de son bras dans la sacoche. Il lui montra également le fermoir qui refusait de s'ouvrir jusqu'à ce qu'il agite sa baguette devant, et lui montra ensuite plusieurs coloris.
Il hésitait. C'était une sacrée somme...
Il examina l'intérieur immense et les nombreuses poches disponibles. C'était un sac solide avec beaucoup d'espace et le design lui plaisait...
Le vendeur lui montra plusieurs autres modèles dans différentes couleurs et avec des fonctionnalités différentes, plus ou moins chers. Après réflexion il prit son bloc-notes.
Je vais garder ses 3 là et réfléchir pour l'instant.
Je pourrais voir les malles s'il vous plaît ?
Il désigna le premier modèle ainsi que 2 moins chers dans les mêmes tons. Le vendeur hocha la tête et sorti alors sa baguette et l'agita, faisant sursauter Harry quand tous les autres sacs se rangèrent d'eux-mêmes sur les étagères en s'envolant.
Le vendeur reparti alors dans le fond de la boutique, laissant Harry regarda les sacs ranger, émerveillé. L'homme revint quelque minute plus tard avec plusieurs modèles de malles.
Harry les examina, une à une, mais aucune ne lui convenais. Soit elle n'avait pas assez de compartiment pour le nombre de livre qu'il espérait acheter, soit les fonctionnalités ne lui plaisait pas. Il tâcha d'être plus précis dans ses exigences présentant sa liste de fournitures au vendeur et lui expliquant qu'il lui fallait beaucoup de place pour ses livres.
Le vendeur sembla alors avoir une illumination et parti dans l'arrière-boutique et revint quelques minutes avec une malle un peu différente.
Elle était de taille moyenne, recouvert de cuirs noir avec des attaches et un verrou muni de trois boutons en argent, surmonté d'une plaque vierge qui semblait destinée à accueillir des initiales. Ce qui lui plus le plus dans ce modèle fut le style de la serrure, sculpté finement avec des écailles comme celles des serpents.
Il attrapa l'étiquette et lu.
Malle de potionniste en cuir de Dragon et armature en argent.
1 compartiments de rangement 80 L
1 Compartiment pour chaudron et ingrédients réfrigérés.
1 compartiment bibliothèque 60 étagères.
Enchantement poids plumes.
Serrures à reconnaissant d'aura.
Des initiales ou armoiries peuvent être ajoutées à la demande du client.
500 gallions
Il fut intrigué par le compartiment bibliothèque et demanda au vendeur de lui montrer comment fonctionnait la malle.
Le vendeur s'exécuta, appuyant sur un des boutons ouvrant les différents compartiments pour lui montrer.
Les boutons donnaient en fait accès à trois compartiments différents. Il suffisait d'appuyer dessus et d'ouvrir la serrure avec la clé.
Le premier compartiment était normal, tapissé d'un revêtement noir et pourvu de nombreuses poches de rangement et les espaces adéquat pour y ranger ses vêtements, effet personnel et affaires de toilettes.
Le second quant à lui était unique et expliquait pourquoi l'étiquette annonçait la malle d'un potionniste.
Il avait là un espace pour y ranger chaudron, balance et bocaux. Ainsi qu'une partie "réfrigéré" pour conserver les ingrédients.
Harry ne savait rien des potions, mais la matière l'intriguait car cela ressemblait à de la chimie.
Ce compartiment sera parfait pour transporter le chaudron et la balance qu'on lui demandait sur sa liste.
Mais ce fut lorsque que le vendeur ouvrit le dernier compartiment que sa décision fut prise.
En l'ouvrant, plusieurs étagères de bibliothèque en noyaux sombre se déroulèrent comme un éventail, tournant comme sur un axe de grande roue et sortant des tréfonds de la valise. Il les fit défiler sûr les yeux étincelants, voyant se matérialiser dans ses rêves les centaines de livre qu'il allait pouvoir y caser.
Je la prends. Ecrivit il frénétiquement.
Cette valise était parfaite. Il regarda les 3 autres sacs et calcula avec ce qu'il lui restait.
Je vais aussi prendre le premier sac. Pourriez-vous les marquer tous les 2 avec les initiales HJP ?
En tout cela lui ferait 620 gallions, une somme assez conséquente. Mais c'était des produits de bonnes qualités qui lui serviraient des années et il pouvait financièrement se le permettre.
Le vendeur fut surpris mais ravis de se faire un gros bénéfice.
Harry paya le montant en pièce d'or et après seulement quelques minutes le vendeur revint avec la malle et le sac portant ses initiales gravées proprement sur les plaques en métal.
C'était son premier achat avec son propre argent...
Peu après il quittait la boutique, sa nouvelle malle et son nouveau sac sous le bras, un grand sourire au lèvres. Il n'avait jamais rien eut de neuf au par avant !
Il prit le temps de vider le contenu de son vieux sac à dos dans son tout nouveau cartable et de mettre l'ancien dans une poubelle un peu plus loin, un grand sourire aux lèvres, serrant précieusement son nouveau sac contre lui, ravis.
C'était si bon d'avoir de l'argent !
Longeant les magasins en admirant les vitrines colorées, il se dirigeait tranquillement vers la librairie aperçue plus tôt quand il aperçut au loin l'imposante silhouette de Hagrid fendre la foule, regardant de tout les côtés.
Sans réfléchir, le jeune sorcier pénétra dans la boutique la plus proche sans même regarder l'enseigne ou la vitrine.
Il aurait dû s'attendre à ce que le géant finisse par se réveiller et partent à sa recherche. Ses achats allaient être plus compliqué que prévu s'il devait constamment éviter sa baby-sitter pour le reste de la journée.
Se cachant derrière une poutre, il observa à travers la vitrine le géant passé devant le magasin sans le voir et soupira soulager quand il poursuivit sa route sans s'arrêter.
« Il était temps que Harry Potter entre dans ma boutique. »
Harry se figea sur place, surpris par cette voix douce et lunaire qui vint caresser son esprit.
Il se retourna et son regard croisa celui d'un vieil homme au yeux bleu lunaire, presque argenté, sortant des tréfonds.
Il prit alors conscience de la boutique obscur autours de lui, remplie du sol au plafond par des étagères et des rayonnages où de nombreuses boîtes étroites s'entassaient, le large comptoir en bois massif et de la petite cloche en or sur celui-ci étant le seul meuble dégagé.
L'homme approcha, étrangement vif, semblant babiller très vite vu ses lèvres qui bougeait a un rythme soutenu.
« Les yeux de sa mère... cette chère Lily Evans, si brillante. 25,6 centimètres, flexible et rapide, bois de saule et parfaitement adaptée pour son talent en enchantement... »
L'homme lui tournait autours, ses yeux perçants commençant a légèrement l'angoisser.
Sa voix était étrange, plus basse, presque comme s'il chuchotait. Il n'avait jamais entendu une voix chuchoter. Elles étaient toujours très fortes, assourdissantes même.
Il fut cependant intrigué quand il pensa à sa mère. Il l'avait connu ? Et que voulait-il dire par ce charabia sur le bois et la flexibilité ?
« Il a cependant hérité le reste de James Potter. 27,5 centimètres, flexible et puissantes en bois d'acajou... remarquable avec les métamorphoses. Une combinaison intéressante, je me demande ce que ce sera pour lui... »
Maintenant il était vraiment curieux. L'homme connaissait ses 2 parents ? Curieux, il observa plus attentivement autour et repéra finalement l'écrin ouvert dans la devanture, comprenant enfin.
Il était entré chez un vendeur de baguette magique et ce vendeur avait dû vendre...
Cela fut comme un électrochoc. Le jeune sorcier se ressaisi et ouvrit son sac pour en extirper son bloc-notes avant de noter rapidement.
Bonjour.
Je suis sujet au mutisme sélectif, je ne pourrais pas vous répondre directement.
J'aurais besoin d'une baguette magique mais je ne connais pas les bons critères pour en choisir une.
Auriez-vous des recommandations ?
La baguette était sur sa liste autant en profiter. Et puis... C'était ici que ses parents avaient dû acheter leurs baguettes.
Cependant, l'étrange vendeur jeta à peine un regard au mot, penchant la tête avant de le regarder à nouveau avec attention.
Soudain l'homme se rapprocha de lui, leur nez se touchant presque. Harry pouvait goûter son haleine mentholée.
Levant sa main ridée, il dégagea les quelques mèches sombres de son front, dévoilant sa cicatrice.
« Une marque nette... c'est donc ici qu'il... 33,75 centimètres. En bois d'if. Une baguette puissante, très puissante, et entre des mains maléfiques... Si j'avais su ce que cette baguette allait faire en sortant d'ici... »
Harry se tendit, son souffle se bloquant et écarquillant les yeux, pris au dépourvu.
Un rire froid et une lumière verte.
Une douleur intense au front.
Une explosion et le silence.
Harry recula vivement, comme brûlé, posant une main protectrice sur son front pour cacher la balafre¹ en forme d'éclair.
Le Vendeur s'interrompit, parlant toujours depuis tout à l'heure. Ils se regardèrent, l'un sur la défensive, l'autre surpris, avant que le vendeur ne semble soudain réaliser le malaise de son client.
« Encore trop enthousiaste Garrick², trop enthousiaste ! Tu vas faire fuir les clients. La baguette ! Concentre-toi sur la baguette pour le jeune homme... ou est mon mettre ruban ? »
Le baguettier se ressaisit alors et pris un mettre ruban sur le comptoir le déroulant, lui faisant signe d'approché, professionnel.
Harry le regarda perplexe un instant, surpris de son soudain éclat, avant d'approcher lentement, méfiant.
Le vieil homme commença alors à le mesurer sous toute les coutures avant de de partir dans les rayonnages, le ruban continuant de prendre des mesures tout seul jusqu'à soudainement s'effondrer au sol.
« Un droitier, une bonne poigne, 1m 37 pour un avant-bras de 19 centimètres et une main de 10... peut-être... »
Le dénommé Garrick revint alors avec une boîte fine lui faisant signe d'approcher du comptoir.
De la boite il en sorti une baguette fine en bois claire, un beau manche taillé d'écailles³.
« Celle-ci devrait aller, sa magie est forte je la sens d'ici, elle devrait... »
Mais dès que Harry la pris en main, le baguettier lui retira des mains vivement.
« Oh non non non qu'est-ce qui m'a pris ? Le cerisier ? C'est un bois bien trop peu nervé pour sa magie non non non ! »
Harry le regarda perplexe alors que le vendeur repartait dans les rayons. Eh bien, cela allait peut-être être plus long que prévu...
Harry du essayer au moins une bonne centaine de baguette, chacune étant mauvaise ; sois à cause du sens ou de la nervure du bois, sois le cœur qui s'accordait mal avec sa magie, sois les deux...
Mais le plus souvent c'était parce que la baguette le refusait comme maître.
Il ne comprenait pas comment la baguette devait le choisir et non l'inverse. Apparemment c'était important pour Garrick qui remplis bientôt le comptoir de boîte ouverte.
« C'est à n'y rien comprendre. Celle-ci aurait dû... »
L'homme se frotta le visage alors que Harry reposait prudemment sur le comptoir une énième baguette qui avait fait s'écrouler plusieurs étagères quand il l'avait agité.
« Mais peut-être que Elle lui conviendrait... »
Le vieil homme reparti dans ses rayonnages et Harry l'observa curieux retirer une énième boîte, pensif, avant de revenir l'air grave.
« Si elle lui convient... »
Il ne poursuivit pas sa pensée et ouvrit la boite, en extirpant une baguette simple en bois rouge, avec une poignée taillée de relief naturelle, s'adaptant à sa paume.
Harry prit alors la baguette et sentit aussitôt une étrange chaleur se répandre dans ses doigts. Une compréhension se créa entre lui et sa baguette, une connexion. Il sut immédiatement que c'était elle et l'agita.
Des gerbes d'étincelles argentées s'en échappèrent et il sourit largement alors que le vendeur de baguette applaudissait.
« Fabuleux ! Mais inquiétant... très inquiétant... je n'ai jamais vu ça... »
Harry n'en pu plus et pris son bloc-notes.
Il y a un souci ?
Cela sorti Garrick de ses pensées alors qu'il lui répondait, en ignorant que Harry ne pourrait jamais entendre sa véritable réponse.
« Des baguettes jumelles, l'une s'unissant avec la victime de la première... fascinant »
Harry le regarda perplexe, observant sa nouvelle baguette avec un léger malaise, un rire sombre retentissant dans son esprit.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Serverus avait passé une très mauvaise journée.
Après sa rencontre plus que désagréable avec le garde-chasse et Potter au chaudron baveur il admettait avoir... paniqué.
Il ne s'était pas attendu à voir Potter avant la rentrée. Il s'attendait encore moins a essuyé une attaque mentale aussi puissante.
Après avoir quitter précipitamment le chaudron baveur ( il ne fuyait pas non, Il avait juste mieux a faire.), il avait été faire ses achats en essayant de chasser cet incident de son esprit, en échouant lamentablement.
Il revoyait encore ses grands yeux verts paniqués et pris sur le fait.
Le gamin avait su ce qu'il faisait quand il avait lancer son attaque. Il avait frappé fort et vicieusement, ne s'attendant apparemment pas à de la résistance.
Ce gosse sans-gêne avait probablement l'habitude de fouiner dans l'esprit des gens sans conséquence. Et vu ses compétences, personne n'avait jamais dû être capable de l'en empêcher avant aujourd'hui.
Mais il n'était pas n'importe qui.
Ses achats avaient pris plus de temps que prévu. Son fournisseur habituellement retissant avait essayé d'augmenter ses prix et tenter de l'arnaquer.
Les négociations prirent une éternité et le potionniste était enfin rentré au château plus qu'irrité mais avec plusieurs kilos de peaux de serpents de bonne qualité à moindre prix.
Après avoir ranger ses achats, il c'était rendu en salle des professeurs pour y déposer les quelques fioles d'engrais spécial qu'il avait promis à Pomona.
Il comptait ensuite se rendre dans le bureau du directeur, bien décidé à demander des comptes à Dumbledore sur ses méthodes d'éducation quand il croisa Minerva, assises a la table de réunion des professeurs.
Celle-ci semblait tendue, attendant de toute évidence quelque chose.
-Minerva- salua-il le professeur tout en déposant les fioles dans le coffre de sa collègue botaniste.
La directrice de griffondor redressa la tête surprise.
-Oh ! bonjour Serverus. Vous êtes rentrés tôt. Comment c'est passé vos visites aujourd'hui ? –
Elle semblait vraiment distraite, triturant les pages du livre qu'elle ne semblait pas réellement lire.
Le potionniste ne laissa rien transparaître de sa curiosité et répondit.
-Je n'avais pas de visite aujourd'hui. Je suis allé faire quelque achat. –
Minerva hocha simplement la tête, perdue dans ses pensées. Elle semblait inquiète pour quelque chose.
-J'y ai d'ailleurs fait une rencontre intéressante-
Cela eut pour effet d'attirer immédiatement son attention, se redressant pour regarder son collègue.
Serverus réprima un reniflement. Il en était sûr.
-Une rencontre ? – demanda-elle, cachant très mal son intérêt.
Il hocha la tête s'installant à table et conjura deux tasses et une théière remplie d'un thé noir fumant. Cette pauvre Minerva semblait en avoir bien besoin et lui aussi.
-Hagrid, accompagné de nulle autres que Harry Potter en personne. -
Cela eut un effet immédiat sur sa collègue qui semblant soudain scandalisée.
-Hagrid ?! Il a envoyé...- s'exclama-elle outrée.
C'était intéressant, elle savait donc que Potter serait sur le chemin de Traverse ce jour-là. Mais la présence de Hagrid la surprenait autant que lui.
-Vous savez pourquoi ils étaient ensembles plutôt qu'avec ses tuteurs ? – demanda il directement curieux.
Personne ne savait réellement où avait été Potter toutes ses années. C'était un secret bien gardé par le directeur dont le statut de tuteur magique du survivant était bien connu.
Depuis des années, les gens interrogeaient le mage sur l'emplacement du survivant, mais il n'avait jamais donné aucune réponse si ce n'est demandé à tous de laisser le survivant en paix et avoir une enfance calme, loin du public.
Beaucoup le pensait dans une famille sang pur de la lumière, à se faire dorloter et élever dans la pure tradition sang pur.
Quelque fois, des témoignages de sorcier assurant avoir croisé le survivant dans la rue ou même une fois dans un supermarché moldue apparaissait dans la presse, mais c'était tout.
Minerva sembla soudain prend quelques années de plus.
-Il y a une semaine, comme chaque année, j'ai envoyé leurs lettres d'admission à Poudlard au enfants issues de famille sang pur et sang-mêlé. J'en ai bien évidemment envoyé une au jeune Potter- commença-elle à raconter.
Serverus écoutait son histoire, intrigué, ne voyant pas encore le rapport.
-Le jeune Potter vivait jusqu'alors avec sa tante et son oncle moldue, et leur fils du même âge. –
Serverus ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux et de s'exclamer.
-Potter a été pris en charge par Pétunia Evans ?!—
C'était la pire idée qu'il n'ait jamais entendue.
Pétunia Evans détestait sa sœur et plus encore la magie et tout ce qui pouvait y faire référence.
Durant leur année à Poudlard elle c'était toujours donné pour mission de leur rendre la vie impossible durant leurs vacances à lui et Lily.
C'était une enfant et certainement une femme amère, acariâtre et imbuvable.
Lui confier un enfant sorcier, qui plus est l'enfant de Lily...
-C'est l'idée la plus stupide que j'ai jamais entendu. Pétunia détestait sa sœur presque plus qu'elle ne détestait la magie.
Lui confier son enfant... A quoi est-ce que Dumbledore a pu penser ?!– cracha-il indigné.
Minerva fut surprise de sa véhémence et lui-même en était étonné mais... Pétunia Evans.
-Albus pensait que c'était pour le mieux. C'est la seule famille qu'il lui reste. –
-Avec une famille comme elle il aurait mieux valu qu'il n'ait plus de famille du tout – déclara-il cynique.
Minerva fut choquée, prête à argumenter mais le potionniste n'avait pas la patience de débattre là-dessus.
-Quel rapport avec Potter se baladant sur le chemin de Traverse avec notre garde-chasse ? –
Minerva cligna des yeux et repris.
-Le lendemain, j'ai reçu la réponse de monsieur Potter. Et apparemment, avant sa lettre, il n'avait aucune idée de l'existence de notre monde. –
Serverus se tu, trop choqué pour dire quoique ce soit pendant plusieurs secondes.
-C'est impossible- assura-il.
C'était impossible. Harry Potter était un legiliment accompli qui l'avait presque fait vaciller là où le seigneur des ténèbres avait a peine pu faire trembler ses protections mentales. Il n'aurait jamais pu avoir un tel niveau sans un professeur et surtout en ignorant tout de la magie.
La legilimentie et l'occlumentie était un art bien trop subtil pour que ce soit de la magie accidentelle, et le coup était trop précis.
Potter avait cherché à entrer dans sa tête, Serverus le jurerait sur sa magie.
-Je n'en revenais pas moi non plus, mais Albus m'à affirmé qu'il avait demandé a sa tante de lui transmettre tout ce qu'il avait a savoir dans une lettre. Mais de toute évidence elle ne l'a pas fait-
Serverus voulait protester, mais il ne savait pas comment arriver à la convaincre qu'un enfant de 11 ans sans connaissance magique avait presque pénétré son esprit.
-Comment allait le garçon ? - demanda-elle, le sortant de sa réflexion.
Serverus pris le temps de boire tranquillement une gorgée de thé pour réfléchir aux informations qu'il voulait partager.
-Très bien. Jusqu'à ce que le barman ne crie son nom dans un bar bondé et déclencher un mouvement de foule. Le gamin à fait une crise de panique et c'est évanoui-
Minerva haleta choquée, se levant furieuse.
-Quoi ?! Je savais que j'aurais dû plus insister pour m'en occuper ! A quoi pensait Albus ?! –
Elle commença à faire les cents pas furieux. Criant son indignation.
Serverus en profita pour terminer son thé jusqu'à ce qu'elle se calme.
-comment vas il ? Il ne s'est pas blessé ? – demanda-t-elle après s'être ressaisi.
Serverus soupira reposant sa tasse.
-Un peu secoué mais il vivra. Sur ce, j'ai à faire-
Il se leva et parti laissant une Minerva Mcgonnagall furieuse derrière lui.
Il ne savait pas quoi penser de ce qu'il venait de découvrir.
Imaginez Potter grandir au soin de Pétunia était inconcevable, mais...
Il revit le gamin écrire sur son bloc-notes. Il se souvint avoir pensé combien il était petit et léger...
Il se souvenait également de ses vêtements surdimensionnés, et ses lunettes si similaires à celle de son père avait été réparée par un bout de scotch...
Non.
Il pensait trop. Potter ne pouvait être maltraité. Pétunia était une garce mais elle n'affamerait pas son neveu et le maltraiterait.
Cependant, il aimerait comprendre ce que Dumbledore manigançait avec le gamin en le tenant aussi ignorant qu'un né-moldu. Il ne savait pas encore quoi en penser.
Peut-être qu'il allait attendre encore un peu avant de lui parler du talent en legilimentie de l'enfant. Il garderait un œil sur lui lui-même et aviserait.
Ce qui était certains, c'était que cette année s'annonçait encore plus compliquée que prévu.
1 Je suis la seule à entendre la voix de Drago quand j'écris ou dit ce mot ?
2 Qui savait que Garrick etait le prénom de ollivander ? qui ?merci Pottermore
3 je sais qu'il a normalement une autre baguette mais je voulais faire un cameo de la mienne
