Bonjour à !
Message un peu particulier aujourd'hui. En fait tout à l'heure j'ai eu la curiosité de regarder le nombre de vues sur cette fic et je me suis rendue compte qu'il était pratiquement nul. Or, c'est une fic qui commence à me prendre pas mal de temps (quand j'ai l'occasion d'écrire, c'est celle qui va être prioritaire). Du coup je me demandais : y a-t-il encore des gens qui lisent cette fic ? Qui la suivent et qui veulent la suite ?
Je veux pas faire une sorte d'ultimatum ou quoi en mode "commentez ma fic ou j'arrête". A vrai dire, même s'il n'y a plus personne pour la lire, peut-être que je la finirai quand même, pour moi, pour aller au bout de cette histoire imaginée depuis trop d'années. Mais ça me motiverait de savoir que des gens s'y intéressent toujours. Ca permettrait peut-être qu'elle ne passe pas en fic de second plan dans l'ordre de mes priorités (parce que, croyez moi, il y en a des fics en pause depuis des années dans mon dossier écriture).
Bref, dites-moi ce qu'il en est, si vous le voulez bien.
Quoi qu'il en soit, petit chapitre aujourd'hui pour passer dans la seconde partie du récit.
Chapitre 12
De mémoire d'homme, on n'avait jamais autant entendu parler de Jack Frost que cet hiver-là. D'une manière très étrange, les enfants avaient ressorti cette vieille légende de leurs contes d'enfant et l'acclamaient comme le gardien de leurs jeux d'hiver. Peut-être était-ce à cause de la neige qui recouvrait l paysage depuis deux mois ? Il était vrai que cela donnait à la réalité des airs de carte postale de Noël. Et si les adultes n'étaient pas tout à fait ravis d'avoir tant de mal à se déplacer, la part d'enfant dans leur cœur se réjouissait d'un tel spectacle.
Et tout cela plaisait à Jack Frost qui, tantôt invisible gardien, tantôt compagnon de jeu bien réel, gardait un œil sur les enfants, petits ou grands, veillant à leur apporter cette joie de l'hiver.
L'esprit était heureu et sa propre joie contaminait tout autour de lui. Même les gardiens étaient ravis : de cet hiver blanc, de voir Jack si heureux, et de constater l'amour qui grandissait entre lui et Bunny. On n'avait, par ailleurs, rarement vu le lapin de Pâques si heureux. Lui qui passait son temps à râler d'ordinaire, cet hiver-là il se faisait plus doux, plus gentil (certains allaient même jusqu'à dire qu'il allaitt retrouver sa taille de mini-peluche).
En bref, l'ambiance était au beau-fixe et la Fée des dents proposait d'élire cet hiver comme le plus beau du siècle !
Conscient de tout cela, Jack surveillait tranquillement Jamie et son groupe d'amis s'amuser dans la neige. Il appréciait la chaleur de ces cœurs réchauffant l'atmosphère glaciale. Il savourait le bonheur simple de sa savoir aimé et la satisfaction d'avoir fait un excellent travail. Il était heureux.
Soudain, Jamie se reçut une boule de neige en pleine poire et tomba à la renverse. Jack sortit immédiatement de ses pensées et vola à sa rencontre. Il lui tendit la main et l'aida à se relever, s'assurant qu'il allait bien.
« Merci, Jack ! Ca fait super plaisir que tu joues avec nous ! » lui dit-il, des étoiles dans les yeux, avant de retourner avec ses camarades.
L'esprit resta pensif de longues secondes, les yeux rivés sur les enfants. Il était si heureux que ces derniers le reconnaissent et l'apprécient, et alors revint à sa mémoire la petite Elsa. Il y avait si longtemps qu'il n'était pas allé voir la princesse d'Arendelle ! Pas qu'il ne pensait pas à elle – l'enfant blonde était presque toujours présente à son esprit. Mais il s'était tant appliqué à faire de cet hiver le plus beau de tous, à rendre heureux son compagnon, les gardiens et les enfants, le temps lui avait manqué jour après jour. Finalement, l'hiver battait son plein depuis plusieurs semaines déjà et il se rendit compte qu'il manquait terriblement à tous ses devoirs en étant resté loin d'Arendelle si longtemps.
Jack retourna sur sa barrière pour veiller sur les enfants en se faisant la promesse de prendre le temps, le soir même, de retourner à Arendelle – il devait revoir la jeune princesse.
Jack sortit du portail dimensionnel créé dans l'eau et vola jusqu'à la rive. Arrivé là, il entreprit de se confectionner son habituelle cape aussi blanche que la neige. Pas qu'il y ait quelque chose à craindre depuis le temps qu'il venait là, mais il n'était pas d'humeur à être reconnu. A vrai dire, il était plutôt maussade : juste avant de venir, il était passé voir Bunny pour lui dire qu'il devait s'en aller. Bien évidemment, il n'avait pas précisé la raison de son absence, mais lorsqu'il avait évoqué la possibilité de ne pas revenir avant deux ou trois jours, le lapin avait explosé. Il lui avait fait remarquer que c'était assez irresponsable de sa part de s'absenter autant de temps en plein hiver. Jack en était conscient bien sûr, et d'ailleurs il ne comptait pas vraiment rester autant de temps à Arendelle. Mais cela faisait longtemps qu'il n'était pas venu : il craignait d'une part de devoir rattraper le temps perdu et d'autre part le continuum temporel totalement aléatoire qui pouvait lui faire louper trois heures comme trois jours pour une durée de temps équivalente. Il n'était donc sûr de rien et avait tablé sur une moyenne. Mais cette moyenne, c'était déjà trop pour un gardien, et Bunny ne s'était pas gêné pour le lui faire remarquer.
Ainsi Jack se sentait un peu coupable, car il savait que son amant n'avait pas tort. Mais il ne pouvait pas vraiment lui dire qu'il allait rendre visite à une jeune enfant et sa famille dans un royaume totalement inconnu pour les autres gardiens ? Il ne pouvait pas lui avouer qu'il se sentait responsable de cette petite qui avait accueilli en elle l'esprit de Pitch ?
Pris d'un pincement au cœur en repensant au croque-mitaine, Jack baissa la capuche sur son visage et s'avança sur les quais. Mais alors que ses pieds commençaient à fouler le sol de pierres, il eut un étrange pressentiment : il sut alors d'instinct que trop de temps s'était écoulé depuis sa dernière visite.
Et il prit peur.
Dans quel état allait-il retrouver le royaume ? Elsa aurait-elle grandi sans lui ? Le roi et la reine lui en voudront-ils ?
Une certaine panique commençant à l'envahir, il accéléra le pas vers le château et observa tout autour de lui. Rien ne semblait vraiment avoir changé, et en même temps l'atmosphère était radicalement différente.
Une douce brise accompagna son arrivée dans la cour du château. Il y avait un peu d'agitation : un banquet se préparait. Des domestiques allaient de ça et là, portant des plats, des couverts, des assiettes et des verres. On installait des guirlandes de tissu et des bougies un peu partout. Le tout était orchestré par une voix féminine assez autoritaire mais ô combien douce. Jack tourna les yeux vers l'origine de cette voix et son cœur sembla lâcher.
Son cerveau se fit violence pour réfuter l'hypothèse naissante dans son crâne, mais l'évidence de la réalité le rattrapa malgré tout : cette femme aux longs cheveux blancs habillée d'une longue robe bleue fendue, cet être magnifique ayant probablement une vingtaine d'années, au visage heureux et aux yeux bleus incandescents, c'était Elsa. Et de toute évidence, c'était elle qui donnait les ordres.
Jack était figé sur place, cloué par la réalisation de son pressentiment.
Et alors qu'il peinait à reprendre son souffle, Elsa se tourna vers lui. Les yeux de glace se posèrent sur lui, elle sourit. Mais les yeux s'attardèrent, le regard se fit plus intense et le sourire fana.
Elle s'avança doucement sans cesser de le regarder.
Jack était figé, son cœur se glaçait – combien de temps s'était-il écoulé ?
Elsa arriva à un mètre de lui. Ses yeux étaient brillants, ses sourcils froncés.
« Jack ? »
Elle ne comprenait pas. Il sentit son cœur brûler dans sa poitrine.
Voilà ! En espérant que ça vous ait quand même plu. J'attends vos reviews et je vais quand même essayer de continuer cette fic qui me tient tout de même à coeur !
La bise !
