Chapitre 14 : Let's Play

Derek n'était pas arrivé au loft depuis vingt minutes qu'il tournait déjà en rond comme un lion en cage !

Il avait bien tenté de reprendre sa lecture, mais avait dû se résigner à abandonner après avoir relu cinq fois la même phrase sans parvenir à en comprendre le sens.

Toutes ses pensées étaient tournées vers une seule personne.

Il ne pouvait s'empêcher de l'imaginer évoluer au milieu de ses amis, parler, rire, s'amuser… Il l'imaginait lancer une boule qui atterrirait inévitablement dans la gouttière sans renverser la moindre quilles. Oui, pour une raison qui lui échappait, il ne pouvait imaginer Stiles bon à ce jeu !

Son téléphone vibra dans sa poche et il l'en extirpa, intrigué ! Ça ne pouvait pas déjà être Isaac demandant à rentrer, il n'était pas au bowling depuis trente minutes…

Et pourtant, c'était bien lui.

Les mains tremblantes, il ouvrit la missive s'imaginant déjà une catastrophe réclamant sa présence immédiate. Une attaque de ces trois loups mystérieux qui rodaient à Beacon Hills, par exemple.

Ton abruti d'ex fait n'importe quoi. Je te laisse en juger par toi-même.

Il soupira au mot ex. Quand son louveteau avait flairé une piste, il ne la lâchait pas avant d'avoir débusqué un gros gibier !

Le loup de naissance cliqua pour ouvrir la photo jointe et manqua faire tomber son téléphone.

Son cœur eut un sursaut douloureux et il ferma les yeux quelques secondes avant de reposer son attention sur l'image qui emplissait l'écran.

Le garçon qu'il avait déjà vu au lycée et qui devait donc être Maxime, y était en compagnie de Stiles, les yeux clos, tandis qu'ils s'embrassaient.

Il avait beau avoir décidé de mettre fin à sa relation avec Stiles par peur de souffrir et de le faire souffrir, il n'était pas prêt à voir son humain dans les bras d'un autre…

Il ne pensait d'ailleurs pas l'hyperactif prêt non plus !

Non… Peut-être se voilait-il la face. Peut être n'était il pas objectif. Mais le garçon qu'il connaissait ne se serait pas jeté dans les bras du premier venu.

Il y avait décidément quelque chose d'étrange avec le nouvel habitant de Beacon Hills !

Sa raison se batailla aux sentiments et finalement, il tomba d'accord avec lui-même.

Il allait rejoindre les adolescents de la meute. Pas pour massacrer ce gringalet même s'il en mourrait d'envie, pas non plus pour kidnapper Stiles et lui faire l'amour jusqu'à ce que mort s'en suive — et ça aussi, il en mourrait d'envie — mais pour faire connaissance avec le nouvel élève du lycée de la ville.

Quant à Stiles : il n'interférerait pas, comme il se l'était promis, quand bien même ce serait douloureux de le voir fricoter avec un autre. Il s'empara de son cellulaire pour envoyer une rapide réponse à son louveteau.

J'arrive dans cinq minutes !

Sans plus de cérémonie, il attrapa sa veste en cuir et se dirigea vers l'ascenseur pour rejoindre le reste de la meute de Scott.

Stiles et l'Alpha étaient à l'extérieur en train de prendre l'air quand il gara sa camaro.

Ce fut l'hyperactif qui le repéra en premier sans pour autant parvenir à réaliser ce qu'il voyait, tant et si bien qu'il demanda confirmation à son meilleur ami.

— J'arrive trop tard pour la soirée ? offrit-il en guise de préambule en tentant d'avoir l'air détaché et décontracté, mais son sourire était si crispé sur son visage qu'il en avait mal aux pommettes.

Le lycan se sentit mal quand le fils du shérif se mit à bégayer, lui demandant la raison de sa présence. Malheureusement, Derek n'eut pas le temps de s'expliquer que son louveteau venait les rejoindre et mettre son grain de sel dans la conversation.

Stiles ne chercha pas à cacher sa colère à l'encontre du loup et lui demanda des explications sur l'objet de son SMS. Au lieu de calmer le jeu, Isaac attisa les braises au plus grand dam de son mentor qui avait décidé de ne pas faire de vague.

— Ça disait : « L'abruti d'humain fait n'importe quoi, on a besoin de toi et vite ! ». Et c'était même accompagné d'une jolie photo, elle te plaît ?

En apercevant le cliché, Stiles devint aussitôt blanc comme un linge et l'ancien Alpha fit un pas en avant pour le soutenir, mais Scott fut plus rapide. Il reprit à l'ordre son Bêta, mais le mal était fait.

— Stiles, je suis juste venu passer du temps avec la meute et surveiller ton…

Derek marqua une pause, il tentait de se justifier auprès de l'hyperactif, lui montrer sa bonne volonté mais prononcer à voix haute la sinistre vérité comme quoi il l'avait déjà remplacé était au dessus de ses forces.

— Enfin, on doit s'assurer qu'il n'est pas dangereux, reprit il d'une voix qui se voulait calme.

Il avait envie de crier à Stiles qu'il serait ravi de le savoir heureux, même avec un autre, mais il en était tout bonnement incapable, aussi égoïste puisse-t-il être.

Leurs regards se croisèrent enfin, arrachant un sourire sincère à l'homme… Comme il aimait se noyer dans cet océan ambré.

— Pas de problème, affirma Stiles d'un ton incroyablement convaincant.

Il avait la voix légèrement moins forte que d'habitude, mais ses intonations étaient légères, dynamiques et chantantes comme elles l'étaient habituellement.

S'il n'avait pas été si pâle, Derek aurait presque pu s'y laisser tromper.

— On aurait dû t'inviter d'entrée de jeu.

— Stiles, c'est à ton…

Et voilà que le suspect faisait son entrée, au pire moment qui soit.

Il avait l'air humain de prime abord. En fait, globalement, il ressemblait beaucoup à Stiles : la peau pâle, le corps frêle, un visage angélique…

Il ne portait sur lui aucune odeur lupine à l'exception de celle de la meute de Scott que Stiles avait dû déposer sur lui…

Oui, le jeune homme avait l'air d'un adolescent tout ce qu'il y avait de plus normal… Si ce n'est ce regard profond qu'il posa sur l'ancien Alpha comme s'il l'avait déjà vu… et ça, ce n'était pas normal !

— Bonjour, salua le châtain en faisant passer son regard entre Stiles et lui.

— Derek. Stiles t'a sûrement déjà parlé de moi !

Les mots lui avaient échappé.

Il avait parlé sans réfléchir ce qui ne lui ressemblait pas, et la réaction de Stiles ne pouvait le tromper. Il avait fait une erreur de plus. Il avait blessé l'adolescent. Il se sentit aussitôt coupable et son cœur se fit plus lourd.

Scott décida d'intervenir, Max de partir, et finalement l'Alpha dut aider son frère de cœur à sortir de sa torpeur tant les événements l'avaient plongé dans un état de lassitude catatonique.

Sorti de sa paralysie, il se releva d'un bond et se précipita vers le châtain en le suppliant de rester.

Derek serra les poings, mais ne put s'empêcher d'écouter la conversation et d'observer l'homme qu'il aimait comme un fou, embrasser un autre.

Il n'avait plus souffert autant depuis la mort de Paige ou celle de sa famille !

Il avait l'impression que son cœur était pris dans un étau et que chaque battement était difficile et douloureux. Il n'aurait même pas été étonné qu'il s'arrête purement et simplement de battre.

La main, chaude et réconfortante d'Isaac se posa sur son épaule et il s'obligea à détourner le regard de la scène pour observer sur son petit protégé.

— On ferait mieux de rentrer, souffla le jeune loup avec peine.

— Pas avant que vous m'expliquiez ce qui vous prend à tous les deux, se mit à chuchoter vivement Scott en les fusillant de son regard rouge flamboyant !

— Je ne suis venu que pour Maxime. Isaac m'a dit qu'il était là et je voulais vérifier par moi-même s'il pouvait être un de nos loups mystères ! Se justifia Derek à voix basse lui aussi.

Scott jeta un coup d'œil vers Isaac avant de fermer les yeux pour reprendre le contrôle. Il semblait plus énervé que de raison.

— Derek, je suis au courant pour Stiles et toi, avoua le véritable Alpha.

S'il était choqué par cette découverte, le Bêta n'en montra rien.

Il inspira profondément et reposa son regard sur le couple qui discutait un peu plus loin.

Le cœur lourd, il détourna le regard pour fixer le chef de meute.

Il ne servait plus à rien de nier.

— Il t'en a parlé ! Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

— Comme tu en as parlé à Isaac de toute évidence, répliqua l'adolescent.

Isaac fit un pas en arrière, mal à l'aise.

— En fait… commença-t-il incertain ce qui amena Scott à froncer les sourcils, suspicieux. On en parlera plus tard, ils arrivent.

Les deux autres se tournèrent d'un même mouvement tout sauf discret vers les deux lycéens qui avançaient vers eux main dans la main.

— On y retourne, lança joyeusement l'hyperactif comme si rien n'était arrivé quelques secondes plus tôt et Derek l'admira pour sa force.

Lui-même était incapable de donner le change ce qui avait amené son ancien Bêta à se douter de quelque chose.

Il ferma la marche et prit une grande bouffée d'air frais avant de s'engouffrer dans le bâtiment.

Il aurait besoin de tout son self-control et de tout son courage pour survivre à cette soirée.

oOo

Le baiser s'acheva avec tendresse et douceur.

Stiles aurait bien aimé pouvoir dire qu'il avait apprécié cet échange délicat avec Maxime, mais, à dire vrai, il ne savait plus du tout où il en était.

La soirée lui semblait totalement hors de contrôle et il n'avait qu'une envie à présent, rentrer chez lui et se rouler en boule sous la couette… ça ou se goinfrer de pop-corns devant un bon Marvel… pleurer restait une option dès plus tentante !

Malheureusement, il ne pouvait se permettre de se laisser aller. Surtout pas maintenant.

Il devait affronter Derek, s'il ne le faisait pas aujourd'hui, il n'en serait jamais capable et, malgré ses dires, il n'était pas près à quitter la meute et sa vie telle qu'elle était devenue depuis la morsure de Scott.

Qu'il le veuille ou non, le loup de naissance faisait partie de sa vie et en ferait encore partie à l'avenir.

C'était d'ailleurs une constante qui le rassurait car, aussi douloureux que ce soit, ne plus jamais revoir les yeux du loup-garou lui semblait bien pire encore.

Maxime ne s'aperçut pas de la larme traîtresse qui s'était échappée de ses yeux miel. Le parking était trop mal éclairé pour qu'ils puissent distinguer de l'autre plus qu'une silhouette en clair-obscur et c'était certainement une bonne chose.

— Tu es sûr que tu ne préfères pas qu'on parte ? demanda le châtain sans lâcher la main de son petit-ami.

L'hyperactif se força à recouvrer sa bonne humeur, car si le jeune homme se rendait compte qu'il était en train de flancher, il refuserait de rester.

— Bien sûr, répondit-il avec enthousiasme. Il faut bien qu'on prouve à Lydia qu'on est tout sauf des Loosers, pas vrai ? D'ailleurs, c'est à mon tour de jouer, allons-y. Prêt à retourner dans l'arène !

Maxime rit à cette remarque et ce simple son, réchauffa quelque peu le cœur du lycéen qui se sentait glacé de l'intérieur.

C'était un rire éclatant, presque coupant, mais intense et joyeux. Un rire sincère et chantonnant.

— C'est tellement bien dit. C'est tout à fait l'impression que cette soirée me donne. Tes amis sont pires que des lions. Ils te défendent comme si j'étais un prédateur et toi un de leurs lionceaux… En fait, dit comme ça, c'est plutôt mignon !

Il conclut sa phrase en caressant la joue du brun et malgré l'obscurité, celui-ci put deviner un sourire sur les lèvres de son ami.

— Et toi ? Tu te sens prêt à y retourner ?

S'il avait dû être honnête, la réponse était non mais…

— Allons-y ! Par contre, Max ? J'ai vraiment besoin que tu me fasses confiance ! Ne sois pas possessif, ni jaloux. Je suis avec toi, tu n'as pas à l'être.

— Tu es avec moi mais c'est lui que tu aimes, se renfrogna le lycéen en désignant l'homme un peu plus loin d'un geste du menton. Évidemment que je ne suis pas serein !

— J'ai été honnête avec toi dès le début… Si tu ne te sens pas capable de gérer ça, je comprendrai que tu veuilles arrêter.

— Non ! C'est la dernière chose que je veux, soupira Maxime paniqué. Je vais essayer de garder ma jalousie sous contrôle, promis !

Stiles hocha la tête et ils se dirigèrent tous les deux d'un pas qui se voulait assuré vers le groupe de loups-garous, un peu plus loin.

— On y retourne, lança-t-il joyeusement avant de s'engouffrer à l'intérieur.

La chaleur de la salle lui fit un bien fou, il était transi.

Maxime et lui rejoignirent les filles en pleine conversation devant leur piste et Stiles lâcha la main du garçon.

Il s'avança avec énergie vers l'approche et se pencha sur le pin-deck pour choisir une boule qui lui conviendrait en termes de poids.

Avec l'ambiance électrique qui avait régné dès le début de la soirée, il n'avait pas osé quitter son ami.

Il retourna chaque sphère colorée devant lui pour apercevoir les numéros et décida de tester un boule de 13 livres. Il approcha sa main afin d'insérer son pouce, son majeur et son annulaire dans les grips prévus à cette effet mais se figea avant d'aller au bout de son geste. Il avait complètement oublié sa blessure et son atèle.

Il roula des yeux en soupirant. Même si son annulaire n'avait pas été retenu à son auriculaire, il n'aurait pas été conseillé qu'il joue : son chirurgien lui avait bien déconseillé de forcer sur son poignet.

Il attrapa la boule à l'aide de ses deux mains et se demanda un instant s'il ne pouvait pas improviser en la lançant de cette manière comme quand il était enfant et qu'il venait jouer avec ses parents. Il imagina la scène dans sa tête et eut un sourire amusé. Il reposa la boule en secouant la tête et se retourna vers les autres.

— Euhhh… Je ne vais pas pouvoir jouer en fait ! annonça-t-il d'une voix forte en levant son poignet en guise de justification.

Il s'amusa de voir les six regards tourner vers lui.

— Je n'ai aucune envie de revoir mon chirurgien, expliqua-t-il.

Si Maxime n'avait pas été présent il aurait même évoqué qu'il n'avait pas pour lui la capacité de guérison des loups-garous, mais s'en abstint.

— Non, vraiment, ce type est un sadique. Je suis sûr qu'il prend son pied à voir les gens souffrir… Il aurait dû faire dentiste ! Non parce que, faut être honnête, les dentistes, ce sont les pires. Faut aimer faire souffrir pour devenir dentiste ! Je me demande comment on peut se dire un matin : « tiens, je vais faire des études pour farfouiller dans la bouche des gens et les torturer avec ma fraise »… En plus, une fraise ? Pourquoi ça porte ce nom-là ?…

Il continua encore quelques minutes son monologue et personne ne l'interrompit.

La logorrhée du jeune homme faisait naître chez ses amis de nombreuses réactions sans que le jeune hyperactif ne les remarque.

Derek avait appris à aimer les discours sans queue ni tête du jeune homme. Ils étaient une preuve parmi tant d'autre que le garçon était unique, spécial… Et le loup s'était malgré lui mis à apprécier chaque facette de la personnalité du garçon.

Isaac semblait résigné. Le menton dans son poing, il avait l'air d'espérer voir le sol s'ouvrir sous ses pieds pour l'engloutir.

Allison et Scott avaient décroché et s'étaient mis à discuter ensemble alors que Lydia regardait son ex avec un sourire amusé.

Maxime, enfin, avait un petit air étonné devant le flux de paroles de son petit-ami et Derek se demanda s'il était au courant des troubles de l'attention du fils du shérif.

— … Bref, tout ça pour dire que, je ne vais pas jouer ! conclut Stiles au bout d'un moment avant de poser son regard miel sur celui vert-pâle qui était illuminé par le sourire qui parait les lèvres fines du loup. Derek ? Tu prends ma place ?

Le cœur du concerné eut un minuscule tressaut et il hocha la tête avant de s'avancer doucement vers l'adolescent.

Celui-ci récupéra la boule qu'il avait choisie à deux mains et la posa dans celles du loup.

Leurs peaux s'effleurèrent.

Aucun d'eux ne montra le moindre signe de trouble, mais ce petit contact les avait fait tous les deux réagir comme si leurs corps s'appelaient l'un l'autre. Que leurs âmes criaient le besoin de se retrouver.

— Merci, souffla Derek.

Stiles eut un petit moment de flottement avant de se reprendre et de redessiner sur ses lèvres un grand sourire.

— Merci à toi ! Et… Je te préviens, Isaac n'aime pas perdre, t'as intérêt à assurer, ajouta-t-il avant de taper de sa main gauche l'épaule du loup comme pour lui donner le flambeau de cette responsabilité.

Après quoi, il rejoignit les autres sur les banquettes. Maxime lui souriait, l'invitant à s'installer à côté de lui silencieusement, sans le lâcher du regard.

Stiles accepta l'invitation tacite et aussitôt le châtain enroula ses épaules de son bras recevant un regard accusateur du jeune homme.

— Sois pas possessif, le réprimanda gentiment le garçon avec un sourire et avec une moue faussement boudeuse emprunt d'un sourire. Max retira son bras.

L'hyperactif tourna son regard vers Derek qui était planté devant la piste huilée au bout de laquelle les quilles n'attendaient qu'à être renversées.

Le loup n'avait pas joué à ce jeu depuis des années, mais, à l'époque, il n'avait pas été mauvais. Il savait viser parfaitement — il n'avait pas était capitaine de l'équipe de basket du lycée pour rien — et savait ajuster sa force.

Il lança la boule avec énergie, se forçant à se concentrer et l'observa finir dans la rigole en ne passant qu'à quelques millimètres des quilles de gauche.

Il expira bruyamment, agacé, et n'osa pas un regard derrière lui.

Concentré, il ne perçut même pas le reniflement moqueur de son rival qui reçut malgré tout un regard noir d'Isaac.

— C'était ton tour de chauffe, Derek, maintenant donne tout ! encouragea le louveteau avec énergie.

Son mentor choisit une autre boule, plus lourde. Celle que Stiles avait choisie était trop légère pour lui. Et réitéra l'expérience.

Cette fois, il fit carton plein et renversa toutes les quilles, s'en sortant avec un spare, ce qui n'était après tout pas si mal.

— Bien joué, Derek, le félicita son jeune protégé en lui tendant la main pour un High Five qu'il lui accorda avec le sourire.

— Je ne savais pas qu'il y avait une cheerleader dans notre équipe se moqua doucement Maxime en posant son regard sur Isaac.

— T'es jaloux ? le provoqua l'autre en réponse.

Maxime ne répondit pas et Stiles se sentit mal. Bien évidemment qu'il était jaloux de Derek, mais pas à cause d'Isaac…

— À toi mon Scotty ! Donne-nous tout, ton équipe va en avoir besoin !

— Figure toi que je me suis pas si mal débrouillé la dernière fois que j'y ai joué, répliqua l'Alpha en jetant un coup d'œil à Allison qui lui rendit son sourire.

— Impossible ! Le Scott McCall que je connais est une bille au bowling. Je t'ai toujours battu à plate couture !

Derek cacha sa surprise. Lui qui s'était imaginé le jeune homme nul à ce jeu, venait d'apprendre quelque chose de plus sur son compte.

— Le Scott McCall que tu connais était nul au Lacrosse et aujourd'hui il est capitaine de l'équipe, se vanta le lycéen avec un air goguenard.

— Quand Scott McCall aura fini de parler de lui à la troisième personne et de nous prévaloir ses prouesses, il pourra peut-être jouer, répliqua Lydia avec condescendance. Sans rire, ce premier tour est interminable, ça serait bien de se concentrer sur la partie !

Stiles ne s'empêcha pas de rire et face au regard noir de son meilleur ami, il répondit en tirant la langue.

Obéissant à la rouquine, les joueurs furent plus assidus et une bonne humeur non-factice rythma les conversations animées et les éclats de rire.

Plusieurs tours s'enchaînèrent dans un esprit de compétition exacerbé.

Le pire, était celle que se livraient Derek et Maxime, pourtant de la même équipe. S'en était parfaitement ridicule.

Maxime semblait mettre un point d'honneur à surpasser Derek, quitte à ne pas se montrer très fair-play face à ce joueur redoutable. Il avait mis en place une stratégie discutable visant à déconcentrer le loup au pire moment, systématiquement. C'était subtil, mais bien trop récurent pour ne pas être volontaire et Stiles l'avait parfaitement remarqué.

Comme le disait souvent son père : « Une fois, c'est un incident. Deux fois, une coïncidence. Trois fois, une constante. »

Après avoir éternué, il avait cassé son verre malencontreusement pour ensuite scander un cri d'encouragement… Toujours pile au moment où Derek faisait son lancé. Aussi, le loup n'avait pu réaliser aucun strike malgré sa virtuosité.

Maxime se leva pour jouer et Derek se rapprocha de Stiles subtilement… Enfin, sans doute se pensait-il subtil, mais l'hyperactif ne pouvait s'empêcher de guetter le moindre de ses faits et gestes du coin de l'œil.

— Il a la gagne, on ne peut pas lui enlever ça, fit le lycanthrope pour lancer la conversation.

— Il se sent en compétition avec toi plus qu'avec l'autre équipe, répondit Stiles sur le même ton égal sans quitter le concerné des yeux.

Celui-ci réalisa un premier lancé en dégommant huit quilles sur dix.

Derek laissa un léger blanc s'installer avant de reprendre.

— Il se sent en compétition avec moi dans ton cœur, pas au bowling…

Stiles ferma les yeux et son rythme cardiaque accéléra légèrement avant de revenir à la normal.

— On se demande bien pourquoi ?! railla le jeune homme en observant le second lancé de Max.

— Stiles, je suis désolé pour tout à l'heure, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise !

— Pourquoi tu es venu ? demanda Stiles en posant enfin son regard miel sur le loup.

Ce regard habituellement si doux était si dur en cet instant que Derek sentit son cœur se serrer légèrement.

Il ouvrit la bouche pour répondre, mais Maxime arriva à ce moment-là.

Il s'installa de l'autre coté de Stiles qui détacha son regard du brun pour les poser sur le châtain. Ce dernier s'empressa de lui lancer un sourire éblouissant en narguant Derek du coin de l'œil.

Le loup de naissance leva les yeux au ciel sans pouvoir s'en empêcher devant ce comportement puéril et reprit la conversation qu'il avait avec Isaac tandis qu'Allison se levait souplement pour se diriger vers la piste.

— J'aurais aimé pouvoir te voir jouer aussi, mon cœur. Quand tu seras guéri il faudra qu'on se refasse un bowling, susurra le joueur répondant au surnom de Greenie.

Derek secoua la tête de droite à gauche. Il était partagé entre trouver les paroles du garçon ridicules et mièvres et être énervé du surnom qu'il donnait à son humain !

Il jeta un rapide coup d'œil vers le fils du shérif juste à temps pour voir celui-ci retirer la main du châtain de sa cuisse, l'emplissant d'un sentiment de satisfaction qu'il n'aurait pas dû ressentir.

Allison fit un nouveau strike sous les applaudissements de Scott qui l'accueillit dans ses bras avant de l'embrasser.

L'équipe de Lydia, les Da Best, était vraiment redoutable et les trois membres réalisaient des strikes presque systématiquement.

Aussi, l'équipe du loup portait bien son nom pour l'heure.

Derek se leva en voyant le surnom Spaz clignoter à l'écran et sourit doucement.

En temps normal, il n'aurait certainement pas apprécié la plaisanterie, mais, jouer sous le surnom de l'hyperactif lui faisait plaisir comme un stupide adolescent en mal d'amour, et le pire, c'était qu'il n'en avait rien à faire.

Il ne remarqua pas le regard du lycéen qui hantait son esprit se poser sur ses fesses tandis qu'il s'apprêtait à réaliser son cinquième tour. Il prit son élan dans la zone d'approche, fit passer sa jambe droite derrière la gauche en élançant son bras vers l'avant, mais, à la dernière minute, il retint la boule.

— Qui a soif ? Je vais nous recommander à boire.

Il avait volontairement suspendu son geste, certain que Maxime lui referait un coup bas et ça n'avait pas manqué. Profitant du moment de réflexion des autres, il recommença le mouvement du début et réalisa son premier strike de la soirée.

Il se permit un petit cri de satisfaction qui ne passa pas inaperçu et se retourna avec un sourire radieux sous les applaudissements d'Isaac.

Stiles lui lança un sourire sincère et amusé auquel l'homme répondit avec joie avant de capter le regard noir et mécontent de Maxime.

Isaac et lui se tapèrent dans la main une fois de plus. C'était un petit signe d'encouragement et de félicitation qu'ils avaient mis en place depuis qu'Isaac l'avait inauguré lors du premier tour de son mentor.

Les deux hommes profitaient de la soirée pour resserrer leur lien au plus grand plaisir du plus jeune et, si Derek ne l'admettrait jamais, lui aussi était heureux de créer une vraie relation avec le loup qu'il avait engendré.

Peut-être dans d'autres circonstances aurait-il été un meilleur Alpha qu'il ne l'avait été ?! Il n'en aurait jamais la réponse, mais il appréciait cette aire de renouveau qui lui était accordée.

— Je vais m'occuper des boissons, lança Stiles en se levant en même temps que Scott qui succédait à Derek sur la piste. Je ne peux pas jouer, mais je peux faire le service. Derek, je te prends quoi ?

— Une bière ?!

Le lycéen rit en secouant la tête sans lâcher le loup du regard.

— Je n'ai même pas encore fêté mes dix-sept ans, aucune chance qu'ils me servent !

— Je t'accompagne dans ce cas… Je viens de jouer de toute façon.

— Je vous suis, vous aurez besoin d'aide pour porter les verres.

Stiles hocha doucement la tête pour marquer son accord, mais de toute façon le ton de son petit ami ne souffrait aucune réplique.

Ils se dirigèrent vers le comptoir tous les trois et l'hyperactif commanda les softs auprès de la serveuse.

— Une pression, ajouta l'adulte sous le sourire charmeur de la serveuse qui le dévorait du regard.

Stiles roula exagérément des yeux sous les minauderies de la jeune femme ce qui fit doucement sourire le loup.

En d'autres circonstances, Derek se serait sûrement amusé à flirter avec elle juste pour faire enrager son humain, mais il ne s'y risqua pas. Le jeune homme avait suffisamment eut d'émotion pour la soirée.

— Tu fais quoi dans la vie, à propos ? s'intéressa Maxime à son attention.

Stiles se mordit la lèvre nerveusement, mais Derek était serein.

— Je suis de retour en ville depuis peu, je vis de mes économies.

— Façon subtil de dire que tu es sans emploi, railla le lycéen.

— Je ne travaille pas c'est vrai, répondit Derek sans se démonter. Mais avant de revenir à Beacon Hills, j'ai refusé un poste chez les Lakers* pour finir mes études d'architecte où j'ai décroché mon diplôme en étant major de promo !

Stiles ouvrit grand la bouche et les yeux sous le choc de cette révélation.

— T'es architecte ? Toi ?

Derek ne sut pas s'il devait se sentir amusé ou vexé de la réaction de son ancien amant.

— Oui, moi ! répondit-il en choisissant la première option.

— Et t'es pas capable de meubler ton loft ?

— Je suis architecte pas décorateur d'intérieurs, riposta le loup-garou. Et puis, je n'ai pas envie de me poser tant que je ne suis pas sûr de rester.

— Tu comptes repartir à LA ? reprit Maxime avec espoir.

Le regard de Derek se posa sur Isaac un peu plus loin puis sur Stiles et il hocha la tête négativement.

— Pour le moment, je suis ici et je ne compte pas en partir dans l'immédiat.

— Mais, t'es pas un peu vieux pour traîner avec des adolescents ?

— Maxime ! gronda Stiles légèrement.

— Laisse, le rassura Derek aussitôt.

Si Maxime voulait se confronter à lui, il n'y voyait pas d'inconvénient. Lui aussi aurait son lot de questions par la suite.

— Je suis un peu comme un grand-frère pour certain d'entre eux. Et comparé à la plupart des adolescents, ils savent se montrer adultes et responsable quand il le faut.

Il appuya volontairement son regard sur le châtain comme pour lui faire passer le message que son comportement puéril n'était pas passé inaperçu.

Maxime rouvrit la bouche pour répliquer, mais Lydia le coupa dans son élan.

— C'est à toi, Greenie, lança-t-elle d'une voix puissante — rien d'étonnant pour une Banshee — qui fit sursauter l'adolescent.

Maxime les quitta à contrecœur, non sans déposer un baiser sonore sur la joue de Stiles qui s'empourpra.

— Désolé, lâcha celui-ci à l'attention de Derek une fois Maxime hors de portée de voix.

— Tu t'excuses pour lui ? rit l'homme, moqueur. Ça fait plaisir de te voir sourire et heureux, ajouta-t-il plus doucement, comme une confidence.

Stiles baissa les yeux au moment où la serveuse commençait à déposer les premières boissons de leur commande sur le comptoir. Elle avait dû refaire de la glace ce qui avait prit un peu de temps.

— Heureux ? Tu penses que je le suis ?

Le métamorphe hésita quelques instants avant de demander :

— Il ne te rend pas heureux ?

— Il essaie en tout cas et c'est déjà un bon début. Avec le temps… Peut-être…

— Trente-cinq dollars, s'il vous plaît, minauda la serveuse coupant le loup dans son élan et empêchant Stiles de savoir ce qu'il allait répondre.

L'adulte paya et attrapa trois des boissons.

— Joli jeu de hanche au fait ! lâcha Stiles mine de rien en attrapant, à son tour, deux des boissons.

Derek sourit et reposa les consommations pour avaler une gorgée de sa bière en s'adossant au zinc d'un air faussement décontracté.

— Je ne savais pas que j'avais un admirateur.

— Personne ne peut ignorer ton swing quand tu lances, riposta Stiles en riant.

— Je suis sûr que tu es le seul à avoir maté mes fesses, Stiles ! riposta Derek avec un clin d'œil faisant rougir l'humain.

— Je… ce n'est pas… je n'ai pas…

Isaac courut vers eux, sauvant l'adolescent de cette situation embarrassante et attrapa deux verres à la volée.

— C'est à ton tour Derek et je te conseille de bouger ton joli p'tit cul si tu ne veux pas que Lydia ne te le botte, lâcha-t-il avec un clin d'œil pour Stiles comme pour leur prouver qu'il avait épié leur conversation depuis le début ce qui fit rougir l'hyperactif encore plus qu'il ne l'était déjà.

Le loup récupéra les verres qu'il avait lâchés et ils retournèrent près des autres.

Le loup de naissance déposa ses verres sur la table et avec un sourire pour Lydia se dirigea vers la piste pour jouer.

Stiles tandis son cocktail à la blonde vénitienne et se retourna vers son petit ami au moment où la voix douce de la jeune femme le coupa dans son élan.

— Merci.

Ce n'était rien qu'un simple mot. Deux petites syllabes sans importance, mais elles suffirent à Stiles pour sentir une douce chaleur l'envahir quand il se retourna vers la rouquine, incertain d'avoir bien entendu tant le ton était doux et gentil.

— Je t'en prie, répondit-il doucement, timidement.

Elle lui rendit un sourire étincelant qui fit chanceler Stiles en réponse et son cœur se mit à battre plus vite.

— Tu t'assois un peu avec moi ?

Incapable de parler, l'hyperactif hocha doucement la tête avant de grimacer face au regard choqué de Maxime depuis la banquette en face.

— Il est super jaloux, s'amusa Lydia. C'est mignon !

Stiles posa son regard sur son doux visage qu'il connaissait par cœur et le scruta comme s'il pouvait y trouver une réponse.

— Tu ne m'en veux plus ?

— Bien sûr que si, répliqua-t-elle. Mais j'essaie de réparer tes erreurs pour qu'on redevienne amis.

Le rythme cardiaque du jeune homme s'intensifia encore et il se sentit plus apaisé qu'il ne l'avait été depuis près de trois semaines.

— Merci, souffla-t-il.

Trop occupés à toiser son petit ami, Maxime ne songea pas à déconcentrer Derek qui réalisa un nouveau strike sous le cri de joie d'Isaac qui se défendait plutôt bien lui aussi.

— Pourquoi j'ai l'impression d'assister à un combat de coqs entre ton mec et Derek ?

Stiles s'amusa malgré lui.

— C'est moi que tu compares à une poule ? rit-il avant de se stopper net. Attends… Tu… ?

— Stiles, je t'en prie ! Je ne suis pas aveugle et je sais additionner A + B depuis la maternelle. Le nouveau n'était même pas encore arrivé quand on s'est séparé… J'ai assemblé le puzzle, ce n'était pas difficile à comprendre. Ce que je ne comprends pas par contre, c'est ce que tu fais avec Maxime ?

Stiles soupira et se prit la tête entre les mains. Il n'aurait pas pensé avoir cette conversation avec Lydia. Pas ce soir en tout cas.

— Il faut croire que je tombe toujours amoureux sans que ce soit réciproque. Tu as bien mis dix ans à me remarquer.

Lydia fronça les sourcils en se tournant vers Derek en pleine conversation avec son louveteau.

— Lui ? Il ne serait pas amoureux de toi ? répliqua-t-elle sceptique.

— À toi, Queen Ly, coupa Maxime avec un faux sourire, ravi de séparer l'ancien couple.

Lydia leva les yeux au ciel, mais se leva malgré tout et Maxime se hâta de prendre la place laissée vacante.

Le reste de la partie se déroula sans accroc notable et les Da Best gagnèrent contre les Loosers comme si le résultat était connu d'avance.

— J'ai une faim de loup, s'exclama Scott dans un éclat de rire tandis qu'Allison lui enfonçait le coude dans les côtes.

Stiles ne put s'empêcher de se joindre au rire de son meilleur ami qui l'attrapa par les épaules tout en marchant vers sa moto.

— Ça va ? demanda-t-il à voix basse à son frère de cœur.

— Je crois, répondit Stiles sur le même ton.

— Je vais parler à Isaac, promis l'alpha avec une dernière tape sur son épaule en guise d'au revoir.

Ils se saluèrent tous, pressés d'aller manger en vue de l'heure tardive.

Allison remonta avec Lydia et Derek avec Isaac.

— Je te ramène ? proposa Stiles.

— C'est ce qui était convenu, répondit l'autre avec un sourire pâle.

— Désolé que tu ais passé une mauvaise soirée, se sentit obligé d'ajouter le fils du shérif une fois installé dans sa fidèle Roscoe.

— Ce n'est pas de ta faute, soupira le châtain avant de secouer la tête pour se reprendre. Mais je n'ai pas envie que cette mauvaise ambiance nous poursuive, ajouta-t-il avec un sourire en posant sa main sur la cuisse de Stiles comme il en avait pris si vite l'habitude.

Le reste du trajet se déroula dans un calme reposant et finalement la jeep se gara le long du trottoir devant la maison du nouvel habitant de Beacon Hills.

— Tu rentres deux minutes ? proposa-t-il.

— Ton père n'est pas là ?

Stiles grimaça en se rendant compte du double sens que pouvait prendre sa question et Maxime sourit en s'en rendant compte également.

— Je peux très bien inviter des amis chez moi, Stiles. Il n'y a pas de mal à ça.

— C'est juste que… Je ne sais pas, ça me fait bizarre de rencontrer ton père comme ça. Il ne sait peut-être pas qu'on est ensemble, mais moi, je le sais…

Maxime expira doucement, et se força à sourire.

— Je comprends que tu ais besoin de temps mais là tu te mets des barrières sans raison.

Stiles baissa les yeux comme un enfant prit en faute et Maxime se radoucit.

— Excuse-moi. La soirée a été difficile pour nous deux… Je suis désolé, mon cœur ! ajouta-t-il en se penchant pour l'embrasser, mais Stiles le coupa.

— Je ne suis pas sûr que j'arriverai à me faire à ce surnom, dit il avec un sourire qu'il espérait léger.

— Tu préfères Sucre d'Orge ? Ou… comment c'était celui que tu as utilisé pour Isaac ? Puppy ?

Stiles rit à ce souvenir.

— Rien de tendre ou de romantique, c'est plus une blague entre nous…

— Stiles…

L'air dans la voiture se chargea de tension et l'hyperactif cessa de rire pour plonger dans les sphères chocolat de son passager.

— Tais-toi et embrasse-moi !

Le cœur de l'adolescent sursauta face à cette demande.

Il avait toujours du mal à faire le premier pas, se contentant la plupart du temps de se laisser guider par le châtain.

Il inspira profondément et se promit de s'investir plus dans leur relation.

Si cette histoire devait avoir une chance de fonctionner, il devait donner de sa personne. Les sentiments ne naîtraient jamais s'il ne faisait pas d'effort, songea-t-il en posant ses lèvres délicatement sur celle de Maxime qui ferma les yeux de bien-être.

— À lundi, je t'écrirais… promis ce dernier avec un dernier regard doux et un sourire en quittant le véhicule.

Stiles répondit à son sourire, encore plus déboussolé après cette drôle de soirée qu'il ne l'était depuis une semaine et reprit la route pour rentrer chez lui.

Il n'avait qu'une envie après toutes ses émotions, se rouler en boule sous la couette et rester seul avec lui-même.

Il ignorait qu'au même instant, Scott tenait sa promesse en envoyant un message à son Bêta.

Il faut qu'on parle sérieusement de Stiles. 14 h, demain, chez moi !

oOo

* Les Lakers sont l'équipe de Basket en NBA de Los Angeles