Coucou tout le monde, les mousses, les moussaillons, les matelots et tous les autres ! Aujourd'hui, c'est parti pour un thème vraiment incroyable, les quatre cavaliers de l'apocalypse... Ah pardon, les quatre poulets de l'apocalypse plutôt. Ce thème est vraiment incroyable et je suis partie sur quelque chose... Je ne sais pas trop comment décrire ça. C'est un peu n'importe quoi. Carrément n'importe quoi en fait. Mais c'était plutôt fun à écrire je dois dire. Bon, je n'en dis pas trop mais essayer de lire ce texte sans aucune attente, je pense que ça vaudra mieux. Belle lecture en tout cas !


La vérité était là depuis le début et ils la connaissaient. Ils avaient fini par la déchiffrer, avec le temps. Peut-être aussi parce que quelque part, ils avaient une grande part de responsabilité dans l'affaire. De là à dire qu'ils étaient coupables, il n'y avait qu'un pas.

Autrefois, le monde était… ma foi, ce qu'il était. C'était un monde ni plus ni moins. Etait-il paisible ou en guerre ? Les deux, mon capitaine. Il y avait de tout.

Vers cette période eut lieu le célèbre, l'unique, le seul vide de cent ans. Ce qui se passa à ce moment-là, personne n'en sait plus rien, sauf peut-être eux là. Le gouvernement mondial. Connaissances ou pas, ils choisirent de se taire.

Cependant, certains voulaient laisser une trace, permettre à des gens de découvrir ce qui était advenu durant ce passage manquant de l'Histoire. Durant cette période furent créés les ponéglyphes, des écrits qui parlaient du passé et des armes antiques.

Il y avait aussi le Rio poneglyphe, la clé de tout, la réponse ultime.

Cependant, le gouvernement mondial savait et empêchait les gens de trouver de telles stèles, bien trop dangereuses en vérité pour assurer la sécurité du monde. Pourtant, un petit groupe savait encore lire l'écriture antique et s'acharnait pour faire connaître la vérité.

Le temps passa.

Le gouvernement finit par oublier ce qui était écrit sur les stèles.

Le nombre de personnes à savoir lire les ponéglyphes diminua.

Le rio ponéglype disparut de la circulation.

Oh, bien sûr, les hautes puissances se rappelaient encore les actes commis huit cents ans plus tôt. Cependant, ils ne savaient plus ce qui étaient écrits exactement sur les stèles ni où elles se situaient. Leur mission, c'était simplement d'empêcher quiconque de les lire.

Le génocide d'Ohara fut bien efficace en ce sens. Pauvres gens vivant en paix sur cette grande et belle île, ils ne méritaient certainement pas un tel destin. Ne restait plus que Nico Robin.

Pourtant un jour, une personne des hautes sphères demanda qu'on lise à nouveau les stèles, afin de se rappeler du texte exact. Une lubie de riche, il ne faut pas trop y prêter attention, et la Marine allait justement essayer d'exaucer le souhait de cette personne influente.

Problème : plus personne ne savait lire les ponéglyphes, à part Nico Robin. Sauf que Nico Robin était une pirate, avec une grosse somme sur sa tête. La Justice ne pouvait pas l'embaucher pour une mission puis la mettre en prison ou pire juste après, ce n'était pas correct.

Il fallait quelqu'un propre à la Marine, et vite !

Ce fut le branle-bas de combat au Quartier Général ! Tous les linguistes, officiels ou non, furent appelés à essayer de traduire les stèles. Même quelqu'un qui avait simplement la chance de parler plusieurs langues étaient engagées d'office. C'était le recrutement le plus improbable de toute l'histoire du gouvernement mondial, une sacrée expérience !

Les meilleurs furent retenus après toute une batterie de tests et on les enferma avec les ponéglyphes, les sommant de découvrir la manière dont ils se lisaient, par n'importe quel moyen. Celui qui réussirait à découvrir la lecture exacte aurait une belle récompense.

Ce fut ainsi qu'une grande compétition commença !

Tous essayèrent de découvrir si le langage utilisait s'apparentait à un quelconque déjà existant. Peut-être une racine commune pouvait-elle aider ? Un simple mot en commun ou une lettre ? La tâche était ardue et chacune faisait de son mieux pour gagner le prix.

Evidemment, les gens de la Marine avaient une vague idée du contenu et pouvaient donc vérifier si un traducteur se trompait totalement. Ils essayèrent de cacher cette information mais voyant que certains faisaient totalement fausse route, ils durent lâcher cette information.

Pendant des mois, des linguistes, ou non, travaillèrent avec acharnement, luttant pour comprendre ce dialecte. Ce faisant, certains devinrent amis et étendirent ainsi leurs réseaux en même temps que leurs connaissances. Certains même finirent par tomber amoureux, se marièrent et fondèrent des familles, mais c'est une autre histoire.

Quelques traducteurs montraient des progrès encourageants et le gouvernement mondial continuait à croire qu'ils allaient réussir à former quelqu'un, sans avoir besoin de capturer Nico Robin. Re-capturer serait d'ailleurs un peu plus précis.

Cela aurait été quand même bien plus rapide de faire appel à l'archéologue.

« Eurêka ! »

Sous cette exclamation se cachait une véritable réussite. Une jeune femme prodige réussit à traduire la première phrase et la Marine sut qu'elle avait raison, car cela parlait de certaines atrocités commises par le passé, par leurs ancêtres. Inutile de dire que la prodige fut priée de garder l'information pour elle, sous peine d'une fin très rapide.

Encouragée par ce progrès, elle travailla désormais seule. Les autres furent tout simplement virés avec un peu d'argent. Cela ne valait pas le coup que trop de gens soient au courant, alors que le gouvernement mondial cherchait à cacher l'information au monde.

Un peu contradictoire, les mecs !

La jeune prodige -appelons la Lucy- poursuivit son étude avec grande attention, mais en même temps, elle ne faisait pas trop attention au contenu. Elle tenait admirablement à la vie et on ne pouvait nier que vivre, c'était quand même un truc plutôt cool.

La dernière phrase lui résista très longtemps. Trop longtemps selon le commanditaire de base qui attendait depuis bien longtemps. Cela semblait n'avoir aucun sens et en plus, une partie était en partie effacée, comme écrite à la va-vite. Même dans le passé, les ratures existaient.

Courageuse, elle ne perdit pas, espoir, s'acharna et une nuit d'orage (parce que c'est classe), elle trouva la solution. Aussi simplement que cela.

Sakazuki qui gérait (et en même temps non) cette histoire se rendit rapidement à ses côtés. Cela le faisait vraiment suer (pour rester poli) de devoir se lever à 3h du mat' pour entendre traduire ce qui était inscrit sur un caillou vieux de huit cents ans. Présenté comme ça, c'est sûr que ça donne pas envie.

« - Bon alors, qu'est-ce que tu as lu ?

- Autrefois, ils ont détruit notre nation, car…

- Ah non, pas depuis le début. Juste la dernière phrase, c'est bon.

- Très bien. Il est écrit que dans le futur, les grands devront faire attention, sinon ils subiront la malédiction sous la forme des… Oh, je ne sais pas si c'est exact mais tout concorde.

- Ne me fais pas perdre mon temps, Lucy, gronda l'amiral en chef. Ta réponse ?

- La malédiction sous la forme des quatre poulets de l'apocalypse. Et je n'en sais pas plus. »

Sakazuki resta un moment idiot. Cela n'avait aucun sens. Il quitta la pièce comme une furie, essayant de ne pas mettre son poing dans la face de la prochaine personne qu'il croiserait. Comment allait-il pouvoir raconter ça aux hautes sphères ? On allait se foutre de sa gueule, c'était certain. Cette Lucy avait dû se tromper. Des poulets de l'apocalypse, franchement ! Pourquoi pas Kuzan amiral en chef aussi ! Cette dernière pensée le fit grincer des dents.

« Cot ? »

Une sueur froide passa dans son dos, sans qu'il comprenne bien pourquoi. L'amiral en chef soupira et se retourna. Sur le chemin de ronde au dehors, la tempête s'était calmée mais il faisait toujours nuit et la pleine lune éclairait les lieux comme en plein jour. Mais ce n'était pas l'important.

Sur le chemin, il y avait un poulet.

« Qu'est-ce que tu fiches ici ? » gronda Sakazuki.

Soudain, un autre poulet surgit de derrière un mur pour rejoindre son collègue.

Puis un autre arriva en voletant.

Encore un autre surgit d'il ne savait où.

Quatre poulets.

« Oh non… »

Un cri retentit ce soir-là dans le quartier général de la Marine et ce jour sombra malheureusement dans l'oubli, la suite n'est donc pas connue. Peut-être qu'un jour, quelqu'un se rappellera la terrible malédiction des quatre poulets de l'apocalypse.

Peut-être.


Ce qui se passe à Marine Ford reste à Marine Ford, surtout les histoires de Sakazuki et de poulets. J'imagine très fort une scène comme dans The Legend of Zelda, avec les poules qui pètent un câble... Nouvel headcanon : Akainu déteste les poulets. Pour les ponéglyphes, ce n'est pas spécialement fidèle au canon d'ailleurs, en tout cas pas à 100%, mais je suis certaine que vous aviez compris !

Prochain thème : Luffy et les 40 voleurs. Oh, ça va être chou je pense !