Chapitre 13: Poudlard et QG

Quatre jours plus tard, mes parents (qui étaient restés avec nous chez grand-mère jusqu'à notre retour à l'école) nous accompagnèrent au quai 9¾ par la poudre de cheminette. Nous aperçûmes James qui nous y attendait (ou plutôt, qui attendait sa Lily) devant la porte arrière du train. Mes parents me serrèrent à m'étouffer, tout en me répétant pour la centième fois de prendre soin de moi et d'être prudente, de ne jamais aller nulle part sans ma baguette et de me souvenir des sorts que nous avions pratiqué ensemble dans les derniers jours. Des sorts de défense, surtout, et des diversions, étant donné que ça semblait fonctionner… Je les réassurai encore une fois, puis j'emboîtai le pas à Lily en direction de James. Il prit sa valise et en retour, Lily me décharga de la cage de Colonel, me laissant seulement ma beaucoup-trop-lourde-valise à traîner dans le train. Et bien sûr, le compartiment que les garçons avaient choisi était le tout dernier du long corridor, alors j'y arrivai en sueur et clairement à mon meilleur (oui, c'est du sarcasme). Habituellement, j'aurais utilisé ma baguette pour léviter ma valise, mais les corridors étaient étroits et bondés d'élèves et j'aurais fort probablement assommé quelqu'un sur la tête avec ma valise et n'aurait pas été plus avancée. J'étais certainement à mon meilleur en ce moment pour faire face à Sirius (double sarcasme). Merci encore, la vie, vraiment. Effectivement, il était là, confortablement évaché en travers de l'un des sièges, son dos à la fenêtre et les jambes croisées à l'autre bout du siège était beau. Il avait un air impeccable, lui. Je jurai intérieurement. Il me sourit lorsque j'entrai.

- Bon matin, Meadowes, me dit-il.

- Bon matin, soufflais-je, déposant ma valise sur le sol.

Je sortis ma baguette de la poche arrière de mon jeans et lévitai ma valise pour la mettre sur le rangement au-dessus de Sirius, pendant que Lily et James prenaient place dans le siège derrière moi. Je les regardai, puis regardai Sirius, me demandant où j'allais m'asseoir. Je fus interrompue dans mon ambivalence par Remus et Peter qui entrèrent dans le compartiment à ce moment. Remus laissa tomber sa valise au sol et vint me saluer avec un câlin.

- C'est bon de te voir, Dorcas, me dit-il à l'oreille en me serrant dans ses bras. J'étais mort d'inquiétude après que James m'ait raconté ce qui t'es arrivé sur le Chemin de traverse… murmura-t-il.

- Je vais bien, ne t'inquiète pas…

Je vis, par-dessus son épaule, que Sirius s'était relevé pour s'asseoir comme il faut et prendre moins de place sur son siège et qu'il nous jetait un regard noir. Je me détachai de Remus et saluai Peter, avant de m'asseoir à côté de Lily, laissant les garçons prendre place avec Sirius. Le train quitta la station à ce moment, nous secouant un peu. Une minute plus tard, je vis Marlene ouvrir la porte de notre compartiment abruptement.

- DORCAS! Cria-t-elle.

Et elle me sauta littéralement dessus, prenant place sur mes genoux, me serrant très fort dans ses bras, je risquais carrément la suffocation si elle ne lâchait pas bientôt… Elle desserra sa poigne quelques secondes plus tard, laissant mes poumons recommencer à pouvoir faire leur travail.

- T'es ok, chérie? J'étais TELLEMENT inquiète à propos de toi! J'ai reçu ta lettre ce matin avant de partir! Me dit-elle, clairement sincèrement inquiète.

- Je vais bien, Lene, ne t'inquiète pas! Lui dis-je pour la calmer.

- Comment peux-tu dire ça? Des mangemorts t'ont attaqués sur le Chemin de traverse, mais dans quel monde de fou on vit? Tu aurais pu mourir! Ajouta-t-elle.

- Je sais. Mais, je suis en vie et en santé, alors n'en faisons pas tout un plat, d'accord? Lui dis-je.

Elle hocha la tête, mais resta assise sur mes genoux, ses bras toujours autour de moi dans une étreinte, mais cette fois, me laissant l'espace pour respirer normalement. À ce moment, Mary, qui entrait dans le compartiment après Marlene, vint me serrer affectueusement l'épaule.

- On est vraiment très heureuses que tu sois saine et sauve, Dorcas. Allez, viens, Marlene, on retourne à notre compartiment, c'est un peu trop plein ici… Dit-elle à Marlene.

- En fait, vous pouvez rester, toutes les deux, James et moi devons aller rencontrer les préfets dans une minute. Viens, James, on se voit plus tard, dit Lily, se levant.

- À plus tard, les tourtereaux, dit Marlene, glissant de sur mes genoux pour s'asseoir à côté de moi sur le banc. Alors, tu dois tout me raconter, Dor…!

Mary vint s'asseoir à côté de Marlene, en face de Sirius, près de la fenêtre. Je leur racontai tout, pendant que tout le monde sauf Sirius m'écoutaient. Il avait déjà entendu cette histoire plus d'une fois, et semblait pensif, ses yeux regardant défiler le paysage par la fenêtre. La route se passa rapidement, au rythme de nos discussions et des visites ponctuelles de James et Lily pendant leurs rondes du train. Nous arrivâmes finalement à Poudlard, un peu avant le dîner. Comme d'habitude, les passagers se séparèrent, les ridiculement petits nouveaux (nous n'étions clairement pas aussi petit à notre arrivée ici, n'est-ce pas?) allèrent avec Hagrid, le gardien des clés, pour traverser le lac dans les gondoles et avoir la plus belle vue du château pour leur première fois ici. Le reste des élèves se dirigèrent vers les sombrals qui tiraient les carrosses vers le château. Je les voyais depuis ma troisième année, après que j'aie assisté au décès de mon grand-père à St-Mangouste, avec ma famille. C'était triste, mais c'était une mort sereine, par l'âge et non la maladie, après une belle vie bien remplie. Néanmoins, j'avais presque fait une crise de cœur lorsque j'étais revenue à Poudlard et que j'étais arrivée face à face à l'un de ces chevaux squelettiques et effrayants. Une fois la surprise passée, je commençai à réaliser que je n'étais pas la seule à les voir, et qu'ils avaient l'air somme toute plutôt sympathique, malgré leur apparence qui donnait la chair de poule. Le lendemain même de cette rencontre, j'étais allée rechercher sur le sujet à la bibliothèque, et c'est pourquoi je connaissais maintenant la raison pour laquelle je pouvais maintenant les voir. Je suivis mes amis en direction du premier carrosse dans lequel nous nous serrèrent pour tous y entrer, tous les huit, Lily assise sur les genoux de James et Marlene sur ceux de Mary. J'étais moi-même bien coincée entre Sirius et James. Je sentais le bras et la jambe de Sirius pratiquement fusionnés avec mon côté gauche en raison du manque d'espace. Ce contact occasionnait une douce chaleur et je mentirais si je disais que je n'appréciais pas la proximité forcée.

Nous arrivâmes à l'entrée du château, laissâmes nos bagages dans le hall pour nous diriger à notre table dans la Grande salle. Comme à son habitude, le Choipeaux mis TOUTE LA VIE à faire sa chanson et à répartir les nouveau dans leurs maisons respectives, pendant que nous étions en train de mourir de faim (ok, peut-être que je suis un peu trop dramatique, mais j'ai tendance à devenir irritable et irrationnelle lorsque j'ai faim). Dumbledore nous présenta notre nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal, une jeune femme souriante avec une coupe de cheveux courtes et allant un peu dans tous les sens, ses cheveux couleurs bruns-roux et ses yeux brillants d'un vibrant violet et se nommant Eve Rosewood. Elle nous regarda avec un sourire qui me semblait sincère et cela me donna hâte de la rencontrer dans le cours. Dumbledore nous fit le rappel que la Forêt Interdite, comme le disait son nom, était interdite, à moins que l'on ait le souhaite connaître une mort horrible, il nous dit également que les duels dans les corridors étaient interdits, en prenant soin de jeter une regard aux Serpentard et aux garçons assis à côté de moi (les maraudeurs), et ensuite, il nous souhaita un ''Bon Appétit'' et la nourriture apparut finalement.

Après nous être régalés du festin (Merlin que je m'ennuyait de Poudlard et des elfes de maison qui possédaient d'incroyables talents culinaires), nous nous dirigeâmes vers la tour de Gryffondor. Nous allâmes directement à nos dortoirs pour défaire nos valises et nous réinstaller. Ensuite. Les filles vinrent me rejoindre sur mon lit et nous ouvrîmes une bouteille de vin de Gobelin, cadeau de Marlene, et, puisque nous n'avions pas de verres ici, nous bûmes directement au goulot.

- Alors, dit Marlene, deux choses que je veux savoir. Tout d'abord, Lily, tu dois tout nous raconter, tu m'as écrit que tu t'étais mis avec Potter, mais tu ne m'as donné aucun détail croustillant!

- Et bien, c'est que c'était long à écrire dans une lettre, c'était plus facile de vous raconter en face. Alors, voilà comment c'est arrivé…

Et Lily leur raconta la soirée au Vertigo, puis la place, le cinéma… Mary nous raconta qu'elle avait elle aussi été voir Star Wars et qu'elle avait beaucoup aimé.

- Et maintenant, Dor, comment ça se passe avec Sirius? Il t'as dévoré des yeux tout le long du chemin vers Poudlard, tout à l'heure… Me dit-elle avec un sourire en coin.

- Quoi? Mais non, dis-je.

- Pas tout le temps, mais oui, il te regardait souvent, dit Mary, me prenant la bouteille des mains pour en prendre une gorgée.

- Je lui ai dit, que tu es amoureuse de lui, ajouta inutilement Marlene, pointant l'évidence, prenant la bouteille des mains de Mary.

- Je ne suis pas AMOUREUSE de lui, dis-je, voyant Lily prendre la bouteille.

- Bien sûr, Dor… Riposta Marlene en roulant des yeux.

- Et toi, Marlene, tu planifies toujours de mettre la main sur Remus? Lui demandais-je, reprenant la bouteille des mains de Lily.

- Je vais certainement essayer, dit-elle, me volant la bouteille et la terminant. D'ailleurs, devrait-on aller les voir? Vous croyez qu'ils sont dans la Salle commune?

Ok, c'était ridicule, nous avions vidé cette bouteille en quinze minutes.

- OH. OH! J'ai une meilleure idée, dis-je, excitée tout d'un coup.

- Quoi? Demanda Marlene.

- J'ai découvert quelque chose, la nuit avant notre départ, l'an dernier. Je ne vous l'ai pas dit parce que je voulais garder la surprise pour notre retour, et pour notre dernière année ici. Les filles, c'est tellement parfait, vous n'en croirez pas vos yeux! Leur dis-je.

- Ok, tu dois tout nous dire, maintenant, où je vais exploser de curiosité! Marlene cria.

- Je vais faire mieux que ça, je vais vous montrer. Quelle heure est- il est? Demandais-je.

- Heum… Il est un peu passé vingt-deux heures, répondit Lily.

- Alooooors, il se pourrait qu'il n'y ait plus personne dans la Salle commune? On pourrait sortir en cachette? Dis-je.

- Et se faire prendre hors du lit par Rusard ou son horrible chat à notre première nuit ici? Mary dit, l'air inquiète.

- Ne fais pas ta trouillarde, Mary, la taquina Marlene. On le fait! S'exclama-t-elle.

On poussa Mary hors du dortoir, riant comme des idiotes et faisant des ''chuuuuut'' essayant d'être subtiles, ce à quoi nous échouâmes misérablement. Lorsque nous arrivâmes à la Salle commune, nous vîmes que James et Sirius y étaient, seuls, et jouaient aux échecs sorciers. Ils nous regardèrent lorsque nous arrivâmes, fronçant des sourcils interrogateurs.

- Hey, les filles, où allez-vous comme ça? Demanda James.

- … Nulle part! Répondit Lily, riant un peu trop fort, n'ayant pas du tout l'air louche.

- Est-ce que vous essayez de sortir en douce? Demanda Sirius avec un sourire en coin.

- Peut-être? Répondis-je évasivement.

- Où? Insista-t-il.

- À un endroit appelé pas de tes affaires? Tentais-je.

Lui et James se levèrent du divan et vinrent nous rejoindre.

- On s'emmerde, on est intrigués et on vient avec vous, dit Sirius. Et vous devriez savoir depuis le temps que vos chances de vous faire pincer si on vous accompagne sont pratiquement nulles.

- Et pourquoi ça? Demandais-je, croisant les bras.

- Aie foi en nous, ajouta James, souriant d'un air entendu à Sirius.

- Ok, alors, faites à votre tête et venez, leur accordais-je.

- Où ça? Demanda James.

- Pas loin, on reste sur le 7e étage, expliquais-je.

- Ok, donnez-nous une minute, James répondit.

Il nous tourna le dos et sortit un parchemin de ses poches, et lui et Sirius l'inspectèrent, nous disant de rester où on étaient, ces connards mystérieux. Peu après, ils se retournèrent vers nous.

- La voie est libre, allons-y, dit James.

Me tournant la langue pour ne pas lancer une réplique cinglante en raison de ma frustration de ne pas savoir qu'est-ce qu'ils trafiquaient, je me retournai et suivi les filles dans le passage vers le portrait et sortit dans le corridor sombre. Sirius vint à côté de moi, sa baguette projetant de la lumière.

- Tu empestes l'alcool, Furie, me dit-il, clairement amusé.

- Mais non. C'était juste… Un peu de vin de Gobelin, pour célébrer la nouvelle année.

- Intéressant, la prochaine fois, je saurai où aller pour m'amuser, dit-il.

- Tu sais très bien que tu ne peux pas venir dans notre dortoir, répondis-je, sachant que les escaliers menant à nos dortoirs se transformaient en tobogans lorsqu'un garçon tentait de s'y aventurer.

- Ton absence de foi en moi est vraiment agaçante, me dit-il avec un sourire en coin.

Nous arrivâmes en face de la tapisserie de Barnabas le Follet. J'arrêtai et leur dit de rester derrière. Je marchai en face du mur se trouvant devant la tapisserie, pensant très fort ''J'ai besoin d'un endroit pour passer du temps entre amis''.

- Mais qu'est-ce que tu fous exactement? Demanda Sirius.

Je ne pris pas la peine de lui répondre, me contentant de faire ''chut!'' sans même lui jeter un regard, puis répétai ma phrase en repassant devant le mur une deuxième fois. J'espérais que ça allait fonctionner. J'avais découvert cela alors que j'étais désespéré de trouver une salle de bain, ma vessie étant près d'éclater. Une porte était littéralement apparue sur ce mur, sortie de nulle part. J'ignorais qu'il y avait une toilette à cet endroit. Lorsque je repassai par là, je vis qu'il n'y avait plus de porte, mais j'étais plutôt certaine que je me tenais au bon endroit. Devant la tapisserie de Barnabas le follet. J'en étais certaine, étant une personne plutôt visuelle, je me faisais toujours des points de repère visuels pour me retrouver. J'y restai un peu, me demandant ce qui se passait, pensant que ça ne faisait aucun sens. Je revint le même soir, après le dîner, réfléchissant devant. Après un moment, mes pensées avaient dérivées vers ma frustration du manque d'endroit calme pour étudier, la bibliothèque étant toujours bondée et la Salle commune toujours trop bruyante… J'espérais vraiment me trouver un endroit calme pour y faire mes tonnes de lectures… La porte apparut devant mes yeux. Je pensai que peut-être que la toilette n'apparaissait qu'à certains moments? Ou peut-être qu'elle apparaissait seulement quand tu avais super envie d'aller aux toilettes… Mais je n'avais pas vraiment envie sur le moment… J'ouvris la porte, intriguée et la refermai derrière moi. La pièce s'éclaira et je constatai que je me trouvais dans une petite bibliothèque confortable, avec des fauteuils rembourrés et des lampes de lecture. Que diable se passait-il? Je me souvins que j'avais pensé à essayer de me trouver un endroit confortable pour étudier… Peut-être que la pièce se transformait en ce que je voulais? Souhaitant tester la théorie, je ressortis et tentai de reproduire l'exploit, après que la porte ait disparue devant moi. J'y pensait lorsque c'était arrivé. Je décidai de penser à un endroit pour étudier Défense contre les forces du mal, pour mon examen qui aurait lieu le lendemain, le dernier jour avant les vacances. J'y pensai très fort pendant quelques secondes, rien n'arriva. Je réfléchis plus avant. Est-ce que je faisais autre chose? Ah… Oui, je faisais aussi les cent pas, incapable de rester en place bien longtemps, comme à mon habitude. Mes parents me disaient toujours que j'étais une petite nerveuse avec la bougeotte. Je n'avais rien à perdre à essayer… Je marchai devant le mur en y pensant très fort. Rien. Je réessayai. Toujours rien. C'était frustrant. Je réessayai de nouveau. La porte apparut. Oh? Qu'avais-je fait de différent cette fois? Rien, pourtant. Ça avait fonctionné au bout de trois essais. Je l'ouvris et la pièce était beaucoup plus spacieuse, avec une table d'étude sur laquelle il y avait des manuels à propos des sortilèges de défense, il y avait même des mannequins pour pratiquer les sortilèges, comme on avait en classe. WHOA. C'était la découverte du siècle! Pourquoi diable fallait-il que je fasse cette découverte un an avant la fin de mes études? Cette école était incroyable. Je fis plus de tests, pour être bien certaine que ça fonctionnait comme j'avais cru le comprendre, me mettant en retard sur mes études ce soir-là, mais ça valait le coup. Après une heure de tests, j'avais obtenu une chambre à coucher, une gigantesque salle de bain et une salle de bal.

Revenant au moment présent, je répétai la phrase dans ma tête une autre fois, en déambulant devant le mur et merci Merlin, la porte apparut, m'évitant d'avoir juste l'air d'une demeurée devant mes amis. Ces derniers faisaient d'ailleurs des hoquets de surprise face à l'apparition de la porte, se demandant ce qui venait de se passer. Je me retournai vers eux avec un sourire, avant de leur ouvrir la porte et de les laisser entrer. Ils entrèrent et je refermai la porte derrière moi. La pièce s'alluma et nous révéla un espace très confortable et chaleureux, ressemblant beaucoup à notre Salle commune, avec des divans rouges et un beau foyer d'où crépitait un feu. Il y avait également un gramophone magique jouant des airs de mon groupe favori The Immortals. Il y avait une table d'échecs sorciers, des bouquins, des jeux de sociétés et tout ce qu'on pouvait avoir besoin pour une soirée entre amis. La seule chose qui manquait était de la nourriture et des breuvages. Mais je savais que ça constituait la limite à la transfiguration et que la pièce semblait les respecter. On ne pouvait pas créer de la nourriture de rien, juste en faire venir de quelque part, en déplacer, en quelque sorte, comme le faisaient les elfes de maison en cuisinant sous la Grande salle et en déplaçant la nourriture pour la faire apparaître juste au-dessus… Quelque chose que semblait également maîtriser James, pensais-je en le voyant faire apparaître une bouteille de Whisky Pur Feu qui devait provenir de son dortoir. Des verres apparurent sur la petite table devant l'âtre une seconde plus tard. Merci, pièce magique, pensais-je. James, voyant les verres apparaître leva des sourcils interrogateurs en me regardant.

- C'est quoi cet endroit au juste, Meadowes? Me demanda-t-il tout en prenant les verres pour y verser de la boisson.

- Je suis tout de même un peu étonnée que vous ne connaissiez pas cet endroit, en fait, dis-je, les pointant du menton, lui et Sirius, en prenant le verre qu'il me tendait, vous avez l'air de connaître tous les racoins de ce château…!

- On connaît plutôt bien Poudlard, c'est vrai, mais je suis convaincu qu'on a pas assez d'une vie pour en connaître tous les mystères… James me répondit.

- Je pense que c'est une pièce qui se transforme en ce que tu veux… Expliquais-je. Je l'ai découvert à la fin de l'année l'an dernier, lorsque je désespérait de trouver une toilette sur mon chemin vers la tour de Gryffondor… Ça m'est apparu en toilette. Ensuite, j'y suis revenue et ça n'y était plus, alors, après avoir tenté pendant un bout de faire réapparaître la porte, j'ai compris que tu dois te concentrer sur ce que tu veux en faisant les cent pas devant, la porte apparaît après que tu ais passé devant le mur trois fois, il semblerait.

- Et ça peut être ce qu'on veut? Demanda Sirius.

- Je crois bien que oui. J'imagine que ça a ses limites, mais j'ai essayé plusieurs options et ça semblait fonctionner, expliquais-je.

- Et bien, n'est-ce pas pratique? Ajouta-t-il, clairement en train de réfléchir aux différentes possibilités de la pièce.

- Je déclare cet endroit notre lieu de rassemblement à partir de maintenant, dit James, levant son verre.

- Okay, mais on garde ça pour notre groupe et le vôtre, les gars, je ne plaisante pas, on ne veut pas que cet endroit devienne aussi achalandé que notre Salle commune! Dit Marlene. C'est juste vous et nous. On n'utilise pas cet endroit comme coin tranquille pour ramener des filles, c'est clair? Ajouta-t-elle avec un sourire malicieux envers Sirius.

- Vraiment? Tu gâches tout, lui répondit Sirius avec un sourire moqueur.

- Je suis d'accord, seulement nous, et on y ajouter Pete et Remus, bien sûr, dit James.

Nous acceptâmes tous ces conditions, cet endroit deviendrait officiellement nos quartiers généraux (QG). On y passa un bon moment à s'amuser et prendre un verre, profitant de ces moments plaisants entre nous et oubliant un peu que nous avions à nous lever tôt demain matin. La musique cessa après un moment et je m'y dirigeai pour aller voir ce que je pourrais mettre ensuite. Il y avait un petit rangement de disques dessous le gramophone, je m'assis sur le sol et commençai à fouiller dedans. Je commençais à les sortir pour les regarder quand je sentis que quelqu'un prenait place à côté de moi. Je levai les yeux et vis que c'était Sirius.

- T'as trouvé quelque chose de bon? Demanda-t-il.

- Et bien, ce sont tous des albums du groupe The immortals, ce qui est vraiment excellent, dis-je en souriant. Clairement le QG veut me faire plaisir.

- Tu es une fan de ces vampires?

- Oh oui. Et pas seulement parce que Dorian est le plus beau du monde, j'aime le son, les paroles, les mélodies vocales, tout quoi, dis-je passionnément.

- Une groupie, alors? Me dit-il avec un air moqueur.

- Ouaip, complètement.

- C'est quoi le truc avec les filles et les vampires? Tu sais qu'il te mordrait, n'est-ce pas?

- Tu crois? J'espère que oui.

- Es-tu vraiment sotte à ce point?

- Bien sûr que non, Black, dis-je en roulant des yeux. Tu sais très bien qu'il ne peut pas mordre quelqu'un sans un accord mutuel, la loi l'interdit. Être un vampire de nos jours, c'est beaucoup moins glamour que ça n'a déjà été, ajoutais-je.

Je levai les yeux vers lui avec l'intention de lui faire un sourire moqueur, mais son regard était tellement intense que je sentis mon corps se liquéfier sur place. Avant d'avoir la chance de briser ce silence malaisant, James éleva la voix.

- Ok, tous, il est tard. J'ai vérifié, la voie est libre jusqu'à la tour, mais nous devons y aller maintenant.

Je me levai promptement, trop gênée pour jeter un autre regard du côté de Sirius. Marlene vint me rejoindre et m'attrapa le bras pour faire la route vers la tour avec moi. Elle me chuchota combien elle m'aimait (elle était clairement un peu enivrée) et que cette pièce que j'avais découverte était la chose la plus incroyable et pratique au monde, et que cette dernière année serait épique. Nous retournâmes à la Salle commune et alors que je suivais les filles vers l'escalier menant à notre dortoir, je risquai un dernier regard du côté de Sirius et vis qu'il commençait à monter l'escalier derrière James. Ses yeux croisèrent les biens et il me fit un clin d'œil charmeur, doublé d'un sourire en coin. Intimidée, je m'enfargeai un peu en remontant rapidement les marches et couru pratiquement jusqu'en haut. Nous allâmes directement nous coucher, parce qu'il était minuit passé maintenant et que nous allions devoir nous lever dans moins de 6 heures pour nous doucher avant d'aller déjeuner. Je me retournai sur le dos, incapable d'empêcher mon cerveau de m'envoyer des images de Sirius pendant un bon moment.