Chapitre 11

Roy frappa à la porte d'une des voisines du Lieutenant Ned. C'était une vieille femme, vêtue de chemise de nuit rose et longue. Ses cheveux étaient cachés sous un bonnet de nuit et recouvrait ses bigoudis. Cette dernière se décomposa en voyant le visage de Roy. En moins, d'une seconde, il comprit qu'elle était sous charme. Il en profita sous le regard de Riza. Elle étudiait la situation. Suivait-elle un cour de criminologie ou de séduction ? »

- Bonjour Madame… »

- Mademoiselle. Je suis veuve. » Ce hâta de préciser cette vieille femme.

- J'en suis désolé. » Fit Roy sincèrement.

- Pas moi. Alors que puis-je faire pour vous, mes beaux garçons ? » Demanda la vieille femme en prenant Riza pour un garçon.

La situation amusa Roy. Même vêtue en uniforme, Riza restait une femme. Cette femme devait probablement porter des lunettes.

- Nous enquêtons sur la mort de votre voisin. Pouvons-nous vous poser quelques questions ? » Demanda Roy.

La vieille femme les invita à entrer. Une fois à l'intérieur, elle leur sortie le grand jeu. Elle prépara du café et des gâteaux. Elle leur proposa même un cosmopolitan. Elle répondit à toutes leurs questions en les draguant et en buvant son verre de chardonnay. Sa cible était Riza qu'elle prenait vraiment pour un homme.


xoxoxo


Rebecca était debout devant le bureau de Grumman. Ce dernier la regardait avec le sourire. Elle avait quarante-cinq minutes de retard. Elle faisait comme-ci rien n'était.

- Mes félicitations, vous avez réussi Sergent Catalina. »

- Merci, monsieur. » Répondit Rebecca en se mordant la lèvre inférieure.

- Détendez-vous, je ne vais pas vous manger. » Fit d'un coup Grumman avec le sourire.

Elle était nerveuse devant ce haut gradé. Pour ne pas le vexer, elle concentra son regard sur son imposante bibliothèque. Son visage exprima la surprise en voyant les ouvrages que Riza avait lus. Elle empruntait les livres du Général Grumman ? Elle était réellement son amante ? Rebecca avait entendu des rumeurs sur Riza et Grumman. Des rumeurs qui racontaient qu'ils sortaient ensembles. Mais elle n'y croyait pas. Riza n'était pas du tout du genre à sortir des vieux, surtout timide comme elle était. Grumman s'arrêta de parler en voyant ce qu'elle regardait. Un sourire de joie apparut sur ses lèvres.

- Oh ! Je vois… Que diriez-vous de venir fêter votre réussi chez moi ce soir ? » Demanda Grumman avec le sourire.

- Pardon ? » Fit Rebecca surprise.

- Je veux dire que ma petite-fille n'a pas beaucoup d'amie. Voyez-vous, elle a eu une enfance très compliquée et a dut grandir trop vite. Elle est habituée à être seule. Elle n'est pas du genre très expressif et a peur des gens en général. Mais quand vous passez son armure, vous découvrez une personne merveilleuse. Elle doit venir manger chez moi ce soir et vous semblez avoir beaucoup point commun avec elle. On se dit vers vingt heures ? »

- Pardon ? » Répéta Rebecca sous le choc.

Pourquoi lui parlait-il de sa petite-fille alors que visiblement Riza et lui étaient ensemble ? Pourquoi c'était à elle de faire amie amie avec la mini Grumman alors qu'il avait déjà sa petite amie pour faire cela.

- Pas la peine de rapporter quoi ce soit, à part son cadeau, j'ai déjà tout ce qu'il faut. Sur ceux, félicitation et passez une bonne journée avec le Colonel Yung. »

Rebecca sortie du bureau abasourdi. Grumman sortait avec Hawkeye. Mais en plus, il venait de l'invité à diner pour rencontrer sa petite-fille. Elle devait faire amie amie avec une gamine.

- Ca va ? » Demanda Jean en voyant sa tête.

- Grumman vient de m'inviter à diner. »

- Le vieux pervers, je vais le tuer. » Annonça Jean en se dirigeant vers le bureau de Grumman pour le frapper.

- Il m'a invité à diner pour je devienne amie amie avec sa petite-fille. Ai-je l'air d'une gamine ? Ce n'est parce que je ne suis pas mariée que je dois devenir amie avec une gamine. » Râla Rebecca.

A suite des explications de Rebecca, Jean se mit à sourire. Il se retenait de rire. Rebecca bouillonnait de l'intérieur quand Breda arrivant.

- Gueule d'ange se tape… la folle dingue qui se tape… le vieux pervers. » Révéla Breda en reprenant son souffle.

En entendant ses mots, Rebecca et Jean échangèrent un regard. Qu'est-ce que Breda leur racontait, encore ? En voyant leur tête, Breda leva les yeux au ciel et réexpliqua.

- Le lieutenant-colonel Mustang couche avec le Sergent Hawkeye et le Sergent Hawkeye couche également avec le Général Grumman. »

Devant cette annonce, Rebecca imagina très bien la scène. Elle se décomposa à cette horrible image de plan à trois dans un lit. Pour chasser cette vision à jamais de sa mémoire, elle partit en gardant le silence. Jean lâcha sa cigarette et répondit avec le sourire.

- Sérieux ? Elle est chaude en faite la Hawkeye. »

- A qui le dis-tu… Je suis sûr qu'elle donne dans le SM en plus. »

- Le SM… Hum… Tu crois que j'ai aussi mes chances avec elle ? » Demanda Jean une pointe intéressée par l'idée de cette nouvelle expérience.

- Si tu deviens Sous-lieutenant, peut-être… Elle semble aimer les bites plus gradées que sa chatte. »


xoxoxo


Après avoir interrogé les voisines du Lieutenant Ned, Roy et Riza marchaient en direction du QG. Sur le chemin, Roy décida de s'arrêter pour acheter un paquet de café et une boite de thé à l'épicerie. Riza l'attentait dehors quand un homme dont le visage était caché sous une capuche marchait derrière une femme plutôt séduisante. Il n'arrêtait pas de passé sa main tremblante sous son nez. Il était en manque d'une drogue et cela se voyait. D'un coup à l'interception, il poussa la femme vers une voiture et lui vola son sac. Il remontait la rue en courant. En passant devant l'épicerie, Riza lui fit un crochepied et l'homme tomba à plat ventre sur le sol. Il s'écrasa comme une grosse merde sur le sol. Il se releva et passa sa main sur le visage en sentant un liquide chaud. Il avait l'acare en sang. Comme un fou, il se jeta sur Riza pour la frapper. Elle esquiva le coup et lui refit un crochepied. L'homme agacer se releva et la fusilla du regard :

- T'es mort ! » Prononça-t-il en sortant un couteau pliable de la poche arrière de son jean.

Tel un en rager, il attaqua Riza. Elle esquiva les coups de couteau mais étant en manque d'entrainement, elle se retrouva vite en difficulté. L'homme repéra une ouverture dans sa garde et en profita pour la frapper. Elle prit un coup de genoux dans le ventre et un autre coup de genoux dans les côtes. Elle se retrouva coincer contre la vitrine de l'épicerie. L'homme l'empoigna par le cou d'une main. Elle tenta de se dégager mais rien. Il leva son couteau pour la poignarder quand un claquement de doigts se mit entendre. Surpris l'homme se retourna et vit Roy. Il le regardait en se demandant ce que cet homme étrange préparait. Riza profita de cette diversion pour se détacher de l'emprise de l'homme. Elle s'allongea sur le sol et Roy lança son attaque. L'homme se mit à hurler de douleur avant de tomber à genoux.

- Ca va ? » Demanda Roy en tendant une main vers Riza pour l'aider à se relever.

- Oui, merci. » Fit Riza en attrapant cette main.

Les flammes disparurent et l'homme ne bougea pas. Il souffrait le martyr. Puis, il tomba sur le sol.

- Tu souffres ? Pourtant, je n'ai brulé que ta première couche d'épiderme. »

- Bordel ! T'es qui ? »

- Le Flamme Alchemist. Souviens-toi bien de ce nom, la prochaine fois que tu essayeras de touche à ma subalterne car je ne serais pas aussi gentil. »

Xoxoxo

Fuery venait d'entrée dans le bureau des opérateurs téléphoniques. Il se préparait un café tout en bidouillant pour désolidariser une pièce métallique, quand un collègue arriva.

- Salut, le nouveau… Ta Grand-mère te demande. »

- Ma Grand-mère ? » Répéta Fuery perturber en se demandant qu'est-ce qu'elle faisait à East City.


Xoxoxo


Une fois le rapport fait aux officiers chargés de l'enquête sur le voleur de sac, Roy et Riza retournèrent au QG. Le chemin se fit dans un profond silence. D'un coup, dans une ruelle à l'abri des regards Roy attrapa le poignet de Riza et la ramena vers lui. Elle allait protestée quand Roy souleva la manche de son manteau et vit une plaie sur son avant bras. L'entaille avait été faite par le couteau et vu la profondeur, elle avait besoin de point de sutures.

- Pourquoi tu n'as pas signalé cette blessure aux officiers ? » Demanda Roy un poil énerver en sortait un mouchoir en tissus de sa poche.

Il lui serra le morceau de tissu autour de la plaie. Pour montrer son mécontentement, il serra un peu fort mais Riza ne brocha pas. Elle eut un peu mal, mais c'était dit que c'était normal.

- J'aurais du aller voir un médecin et on aurait perdu du temps pour notre affaire. » Répondit Riza calmement.

A cette répondit, Roy inspira profondément pour évacuer la colère qui montait en lui.

- Je sais que j'ai pris une mauvaise décision. Mais à mes yeux le Lieutenant Ned est le plus… »

- RIZA ! » Hurla Roy pour qu'elle arrête de dire des bêtises.

Devant l'intonation de Roy, Riza sursauta de peur. Elle n'était pas habituer à l'entendre appeler ainsi et encore moins de cette manière là. Honteuse d'avoir dit une idiotie, elle regarda ses pieds de manières coupables.

- Tu penses vraiment que le Lieutenant Ned aurait accepté cette situation ? Tu crois qu'il aurait préférer que tu enquête plutôt que tu te soigne ? »

- Je… »

- Tais-toi, je n'ai pas fini. A partir de maintenant et ceux, jusqu'à ce que tu arrêtes ton engagement, tu seras dans mon unité. »

- Pardon ? »

- Tu m'as dit, il y a longtemps… « Je vais m'en sortir. Tout ira bien, vivez votre vie ». Je t'ai fais confiance, résultat, je t'ai retrouvé sur un champ de batailles. A la fin de la guerre, tu me ressors cette même phrase et je te retrouve quelques mois plus tard dans une armurerie et en manque visible d'entrainement. Cet idiot, tu aurais pu le neutralisé sans mon aide… Si tu t'étais entrainé comme il se doit. Imagine, si cet homme n'avait pas été un voleur mais un Ishval, tu ne serais plus de ce monde. Maintenant, on va rentrée et tu vas aller te faire soigner. »


A SUIVRE…


Merci d'avoir lu. Merci à Hawkeye59 pour son immense reviews. Pour les mots : Cosmopolitan, chardonnay et désolidarisation transformer en désolidariser. (Oui, mon premier échec, je n'ai pas pu mettre le mot. Sniff.) Par grave, je le garde en mot à rajouter pour le prochain chapitre. Gros bisous et bonne journée. Miaou !