In The Heart Of The Sea (Au Cœur De La Mer)
Résumé : Les Mers et leurs cousins meurtriers, les Sirènes, furent toujours en désaccord mais récemment, quelqu'un, avait commencé à rallier les prédateurs normalement solitaires sous une seule bannière et le climat de paix sur le récif où Harry était né et avait grandi sombra dans l'anticipation d'une guerre. Malheureusement pour Harry, selon Luna, il y avait une sirène dans son avenir.
Auteur : Kaede Ravensdale
Traductrice : yaoipowaa56
Disclaimers : Je ne possède rien d'Harry Potter
Chapitre 11 : La Dette Remboursée
Après avoir longuement réfléchi à l'endroit exact où il devait cacher l'épée, il finit par l'enterrer dans le sable sous sa fenêtre après l'avoir enveloppée sur toute sa longueur pour empêcher le métal de refléter la lumière. Harry s'assit alors, et agit naturellement tout au long du dîner et du reste de la soirée jusqu'à ce que vienne le moment de se coucher. Puis le corbeau se coucha dans son lit et attendit. Il attendit que la nuit ait approfondi l'eau jusqu'à un noir impénétrable et que la température ait baissé jusqu'à ce que l'eau soit lourde et froide contre sa peau et ses écailles. Jusqu'à ce qu'il ne puisse plus distinguer clairement la cicatrice sur son flanc, ni même toute sa queue. Jusqu'à ce qu'il soit certain que ses parents se soient endormis, qu'ils ne remarquent pas qu'il avait quitté la maison et qu'il puisse profiter du clair de lune pour se cacher des Gardiens du Récif.
Puis il récupéra l'épée de Godric Gryffondor dans sa cachette sous sa fenêtre et se dirigea vers le bord du récif.
Harry était terrifié, bien que ce sentiment d'impuissance face à des prédateurs soit quelque peu atténué par le fait que son cadeau à Tom était une arme qu'il pouvait utiliser pour se défendre en cas de besoin. Même s'il n'avait pas la moindre idée de la façon de la manier correctement et n'avait aucun espoir d'exploiter les pouvoirs magiques qu'elle était censée posséder. Avec un peu de chance, il pourrait retrouver le repaire de Tom.
Il l'avait simplement trouvé par hasard en étant poussé par les courants océaniques la première fois. Il était donc logique qu'il puisse le trouver en faisant la même chose, n'est-ce pas ?
Il ne pouvait que prier les dieux de la mer - Les deux. Si l'un d'entre eux s'embêtait à l'écouter. Parce qu'il n'avait qu'une possibilité limitée d'aller et venir sans que son absence ne soit remarquée. Et parce que Tom manquait de temps.
Nager sur de longues distances à vitesse rapide n'était pas la plus grande compétence de Harry, mais il rentra ses nageoires et partit aussi vite que sa queue pouvait l'emmener, en fouettant dans les courbes du corail et à travers les épais bosquets de plantes marines et en s'élançant du rebord du récif dans la noirceur des eaux libres.
La terreur le figea instantané les muscles de son corps se tendirent alors qu'il revivait l'attaque du requin qui avait failli le tuer. Le petit corbeau saisit la poignée de l'épée et il lui fallut toute sa volonté pour surmonter cette terreur et continuer à avancer. Il s'enfonça dans les ténèbres. Vers le bas, vers le bas, vers le bas jusqu'à ce que les puissantes vagues du courant saisissent son corps et commencent à le pousser vers le nord. Loin du récif et plus loin dans la mer.
Il n'avait pas prêté attention à la longueur du voyage lorsque Tom l'avait ramené au bord du récif. Harry n'avait donc aucune idée du temps exact qu'il lui fallait avant d'espérer arriver dans la bonne grotte.
Un mouvement soudain sur le côté fit tournoyer Harry, il agita sauvagement l'épée pour tenter de repousser la chose. Le serpent de mer évita facilement ses coups maladroits et découvrit ses crocs, lui montrant la paroi interne rouge sang de sa bouche avec un sifflement furieux.
«Idiot !» Cracha Nagini, ses yeux dorés scintillant contre l'eau sombre. «Balancer cet éclat métallique terrestre comme une mouette aveuglée ! Dans les eaux de mon maître après qu'on t'ait dit de ne jamais revenir ! Petit ingrat ; il t'a sauvé la vie et tu as remboursé cette dette en le laissant mourir ! Et maintenant tu es venu le tuer, n'est-ce pas ? Quel héros tu serais, de tuer une sirène déjà mourante !»
«Il a dit qu'il lui restait des mois à vivre la veille avant que je ne parte.» Nagini recula avec un sifflement de surprise. «Oui, je t'ai entendu parler, mais à ce moment-là, je n'étais pas sûr...»
«Il lui restait quelques mois à vivre sans compagnon, mais Tom a choisi une mort plus rapide. Il n'a pas quitté son repaire depuis que tu es retourné sur ton stupide récif avec son corail claustrophobe et son eau trop chaude ! Il n'a pas réaffirmé son territoire. Il n'a pas cherché de trésor. Il n'a pas chassé. J'ai pris sur moi de lui apporter de la nourriture, comme je le faisait quand il était un petit trop blessé et trop jeune pour le faire lui-même et avant que le blond ne le trouve, mais il ne veut pas manger ! Il est en train de mourir et c'est de ta faute, et maintenant tu es venu l'assassiner !»
«Je ne suis pas venu ici pour le tuer, Nagini ! J'ai apporté l'épée pour... m'excuser ? Je suppose. Je ne sais même pas si je le veux vraiment comme compagnon ou si je peux l'aimer, mais je ne veux pas qu'il meure à cause de moi. Je ne veux pas avoir du sang sur les mains si je peux l'éviter. Alors je vais au moins lui donner une chance.»
«Une chance ? Tu arrives trop tard pour lui donner une chance ! Il est si faible maintenant qu'il peut à peine bouger ! C'est fini.»
«Je n'y crois pas. Il est têtu et moi aussi : je sais par expérience qu'il me suffit de lui donner une bonne motivation.» Dit-il. «Je veux vraiment l'aider. Ou au moins le laisser s'aider lui-même. Peux-tu m'aider à trouver son repaire ?»
Le serpent de mer le fusilla du regard pendant quelques instants encore, puis poussa un soupir. «Très bien. Tu refuses de laisser Tom tranquille, je vais te laisser faire parce que ça pourrait le sauver.» Dit-elle. «Mais sache ceci, petit Mer, puisque maintenant tu as pris son cas en charge. Comme tu aurais dû le faire bien avant ! S'il meurt après ta "chance", je te mordrai et te retiendrai jusqu'à ce que mon venin t'envoie dans le Grand Océan après lui !»
Elle se dirigea vers l'édifice rocheux dans lequel se trouvait le repaire de Tom et Harry fit de son mieux pour refouler toutes ses menaces au fond de son esprit. Ils continuèrent à nager pendant près de cinq minutes avant que l'entrée sombre de la grotte n'apparaisse enfin. Des débris d'os et des carcasses de poissons et d'autres petites créatures à moitié décomposées gisaient autour de l'entrée. Le corbeau était certain qu'ils n'avaient jamais été là auparavant - pour autant qu'il s'en souvienne, Tom faisait en sorte de garder son repaire propre, et il imaginait que c'était le résultat des efforts de Nagini pour nourrir la sirène qui vivait à l'intérieur.
«Tu l'as vu récemment ?»
«Non.» Admit le serpent avec une nette réticence. «Mon Tom s'est lassé de mes efforts pour le pousser à survivre il y a quelques jours et il m'a renvoyé. Les sirènes semble être comme les chiens des terrestre ; une créature qui préfère mourir seule.»
Il y a quelques jours ? Harry savait qu'il était déjà trop tard et qu'il n'entrerait dans le repaire que pour trouver un cadavre.
«Tom ?» Sa voix résonna fortement sur les murs de pierre avant de s'évanouir dans l'obscurité. Aucune réponse en retour. Les seuls bruits provenant de l'intérieur de la grotte étaient l'écoulement de l'eau et le tassement du sable et de la roche. Harry se raidit, jeta un dernier regard au serpent en colère, et entra dans la grotte.
Il dût plisser des yeux pour voir à travers l'obscurité, manoeuvrant entre d'autres poissons morts qui flottaient en suspension obsédante. Il le regardait passer avec des yeux vides. En passant, il se força à ignorer leur pression contre sa peau. Il se dirigea vers les montagnes d'or et de trésors empilés à l'arrière.
Tom était étendu, immobile, au centre de son trésor, silencieux avec la moitié du haut de son corps cachée dans une ombre encore plus profonde. Sa longue queue était tombée, molle et lourde, au milieu des pièces de monnaie ternies. Ses nageoires opaques traînaient sur les doublons et les bijoux. Les écailles qui avaient été du même noir foncé que l'eau à l'extérieur n'avaient pas perdu leur couleur, s'estompant dans un gris fragile et sa peau s'était tellement étirée que les côtes en dessous commençaient à apparaître.
«Tom ?» Toujours rien. Harry posa l'épée au bord du tas et, hésitant, posa une de ses mains sur la queue de la sirène. Froide. Les écailles pointues étaient lissent sous cet angle, comme une pierre usée par l'eau, touchant la peau épaisse en dessous, il essaya de tracer l'une des nombreuses cicatrices. Pour susciter un certain mouvement. Convaincu par le froid de son corps il pensa qu'il avait attendu trop longtemps, Harry recula. Le bout de ses doigts frôlant accidentellement la peau douce de son ventre. Le point le plus faible du corps d'une sirène.
Tom sursauta en émettant un sifflement, une de ses mains se refermant autour du poignet de l'offenseur avec une force suffisante pour le casser, mais il relâcha sa prise presque immédiatement. Il sembla le reconnaître, même dans la pénombre et dans son terrible état.
«Tu es en vie.» Le soulagement qui le traversa fut si fort qu'il en fut étourdi. Les yeux de Tom d'un cramoisi brillant était devenu rouge mate et le regardaient avec une vague absence de passion. Il était trop épuisée à ce stade pour ressentir une véritable émotion.
«Je ne peux même pas mourir en paix, poisson de récif. Ou peut-être que tu es venu me tuer. Pour tuer une sirène et rejoindre les Gardiens ?»
«A combien de personnes vais-je devoir expliquer que je ne suis pas venu te tuer, Jedusor ?» Le brun émit un bruit étranglé qui aurait pu être conçu comme un rire. Un petit rire, faible, et très incrédule. «Je ne dormais pas cette nuit-là, tu sais ? La nuit avant que tu me ramènes sur le récif. Je t'ai entendu parler avec Nagini. Et j'ai demandé à quelqu'un qui connaît les Sirènes si c'était vrai.»
«Et qu'est-ce que tu espères faire ? Me sauver ? Tu m'as fait comprendre que tu ne voulais pas de moi comme compagnon !»
«Je ne veux pas être un prisonnier !» Harry mordit sa mâchoire et, par pure force de volonté, contrôla son tempérament. «Tu as eu raison de dire que je te suis redevable. Je ne te dois pas de devenir ton animal de compagnie, mais je te dois de m'avoir sauvé la vie. Je te donne donc une chance de te sauver. D'avoir le lien dont tu as besoin. De me faire réellement la cour au lieu de me kidnapper. Et j'ai apporté ça comme une... une garantie.» Il reprit l'épée et la posa à côté de lui. «Que sais-tu des rituels sur la cour des Mer ?»
«Je suis devenu orphelin à quelques mois seulement. Je ne connais même pas les rituels de la cour de mon espèce. Si ma survie en dépend, tu vas être déçu et je suis aussi foutu que je l'étais avant que tu ne décides de ramener ton petit cul vert ici.»
«Je... Eh bien...» Comment expliquer la cour à quelqu'un ? C'était comme expliquer la couleur bleue. Ou ce que ça faisait d'être mouillé. «Je sais que je t'ai déjà traité de monstre, Tom, mais je ne le pense pas vraiment. Tu es seul et tu as peur, et je ne peux pas te blâmer étant donné ce que je sais maintenant. Je ne suis pas un grand traditionaliste, alors... oublie les rituels de la cour... essaie juste d'être... tendre ?»
Est-ce que c'était le bon mot ?
«Tendre ? Je suis un prédateur.»
«Tu as été très doux quand tu as soigné mes blessures, donc je sais que tu peux y arriver si tu essaies ! Je ne te demande pas d'aller contre ta nature, Tom. Il ne serait pas juste de ma part de m'attendre à ce que tu agisses comme un Mer parce que tu n'en es pas un. Surtout qu'il s'agit de ta vie. Mais je te demande de faire attention à ta force parce qu'il y a environ mille et une façons de me tuer sans le vouloir.»
La sirène se tut pendant quelques instants avant d'émettre un lourd soupir. «Je vais devoir y réfléchir, Étoile de Mer.»
«Y réfléchir ? Y réfléchir ? Neptune, Tom, tu n'as pas le temps d'y réfléchir entre ton refus de manger et ta mort imminente !»
«Avoir une perspective me permet de gagner un peu plus de temps. Et tout ce dont j'ai besoin, c'est de manger un peu pour récupérer.»
«Un peu ? Pour l'instant, je dirais que tu pèses autant que moi et pourtant je suis petit pour un Mer ! C'est mauvais !»
«Manger beaucoup, alors. Tu es content ?»
«Absolument pas !»
«Bien. Rentre chez toi ; je suis trop fatigué pour m'occuper de ça maintenant.»
Harry souffla d'agacement mais fit ce que Tom lui avait demandé et quitta la grotte. De toute façon, il devait retourner sur le récif. À ce stade, il ne pouvait qu'espérer que la sirène aille mieux.
Nagini se glissa à nouveau dans la grotte peu de temps après son départ.
«Maître ?»
La sirène soupira à nouveau et se déplaça sur l'or. Ses yeux s'ouvrirent à nouveau. «Nagini.»
«Allez-vous accepter l'offre de courtiser le morveux ?»
«Vas-tu m'encourager à le courtiser ? Je pensais que tu ne l'aimais pas, les divagations que tu as faites à son sujet ont donné cette impression.»
«Je peux m'entendre avec lui s'il vous sauve.» Dit-elle. «Accepterez-vous son offre de le courtiser ?»
«Je ne suis pas encore sûre.» Lui dit-il. «Je ne suis pas sûr qu'avec la vie que j'ai vécue, je sois capable d'être "tendre."»
A SUIVRE...
