Oh mais regardez ce que je viens de trouver au pied de mon sapin ! :)

Il n'y aura peut-être pas de chapitre lundi mais je tenais absolument que vous ayez quelque chose aujourd'hui. Notamment pour vous remercier de votre fidélité mais surtout parce que nous avons tous besoin de quelque chose de doux et chaleureux en cette période un peu étrange. Ce bonus a été écrit dès le début de cette histoire, il fait partie de ses petits choses qui m'ont donné envie de développer l'histoire autour. Donc un grand merci à Lagasy qui m'a corrigé ça et qui me l'a envoyé en un temps record. Je ne ferais pas de réponse en commentaire dans ce bonus mais je les ai tous lu avec attention comme d'habitude ils m'ont fait rire et ému. Je n'ai qu'une seule chose à ajouter : "lamêmeguest" tu voulais de la guimauve ? Je t'en pris, fais-toi plaisir.


Bonus 1

Le mariage battait son plein, mais il ne se sentait pas de célébrer avec les autres. Alors il s'était éloigné pour finalement s'asseoir sur un rondin de bois flotté qui traînait sur la plage juste devant la salle. Il desserra la cravate qu'il avait autour du cou, il avait horreur de ça ! Ça lui rappelait toujours la dernière fois qu'il avait dû en porter une, à savoir l'enterrement de ses parents.

« Tu sais, tu devrais retirer tes chaussures pour marcher dans le sable.» Déclara une petite voix fluette.

Paul allait rétorquer sèchement, mais quand il aperçut la petite fille qui lui souriait d'un sourire édenté, il ravala ses mots acerbes.

« C'est Leah qui dit ça. Et comme ça fait longtemps qu'elle vit ici, je la crois !» Continua-t-elle.

Sans lui demander s'il était d'accord, elle s'installa à côté de lui en prenant soin de ne pas abîmer sa robe et retira les sandales qu'elle portait.

« Je n'aime pas beaucoup le rose, mais Leah voulait la robe violette alors j'ai dit oui pour la rose. Elle dit que le rose ça fait trop fille. Tu en penses quoi ?» Lui demanda-t-elle le sourire toujours au visage.« Moi, je pense que si tu aimes une couleur alors tu as le droit de la porter même si c'est du rose et que tu es un garçon.» Reprit-elle sans lui laisser le temps de répondre.

« Tu parles toujours autant ?» Finit par lui demander Paul.

« Pas trop.» Dit-elle en haussant les épaules.« Que quand je suis ici ! Sinon je me fais punir là-bas.» Chuchota-t-elle.

« Tu as fait quoi à ton doigt ?» Lui demanda-t-il en désignant le pansement de fortune qui entourait l'index de la petite fille.

« Je te le dis que si tu ne le répètes pas ! Promis ?» Elle lui présenta sa main pour faire la promesse du petit doigt.

« Promis.» Lui dit-il en enroulant son petit doigt avec le sien.

« J'ai fait un pacte de sang avec Leah. Comme ça maintenant, on est de vraies sœurs de sang pas que parce que mon papa s'est marié avec sa maman.» Lui chuchota-t-elle sur le ton de la confidence.

« Tu sais que ça ne fonctionne pas comme ça être sœur de sang.»

« Je sais, je l'ai lu dans un livre, mais Leah a dit que si on y croyait très fort alors ça marcherait. Alors, j'y crois !» Conclut-elle.

« Tu fais toutes les choses que Leah te demande de faire ?»

« Pas vraiment, mais elle croit que oui.» Lui répondit-elle en gloussant.

« Tu es une petite maligne toi.» Lui répondit Paul en lui ébouriffant les cheveux.

« Oh non ma couronne de fleurs !» Gémit-elle en portant sa main dans ses cheveux. « Tu ne l'as pas cassée, hein ? C'est la première fois que j'ai quelques choses d'aussi jolie.»

« Désolé, princesse !» S'excusa-t-il en portant ses mains vers les cheveux de la petite fille.

« Non, s'il te plaît, pas princesse. Je n'aime pas ce mot !» Lui demanda-t-elle en plaçant ses mains sur les siens.

« D'accord, pas princesse alors.» Lui déclara-t-il en la regardant droit dans les yeux. « Laisses-toi faire, je vais te la remettre correctement.»

Il n'avait jamais fait ça auparavant. Cependant, il fit son possible pour ne pas la blesser. Il replaça doucement la couronne de fleurs dans les boucles brunes de la fillette. Il s'étonnait lui-même de parler avec elle. Habituellement, il ne s'intéressait que très peu aux enfants. Mais au fond de lui, il savait que cette petite fée était spéciale.

« Pourquoi tu es tout seul ?» Finit-elle par lui demander alors qu'il arrangeait toujours ses cheveux.

« Je voulais réfléchir.» Lui dit-il.

« Oh ! Moi aussi des fois, je réfléchis. Et tu réfléchis à quoi ?»

« À ce que je vais faire maintenant.»

« Comme travail ?» Lui demanda-t-elle.

« Entre autres.»

« Moi, je veux avoir ma librairie quand je serai grande comme ça, je pourrai lire tous les livres de la Terre entière !» S'exclama-t-elle. « Ou travailler dans une bibliothèque, mais là, je ne suis pas sûre parce que je ne voudrai pas devoir dire chut toute la journée parce qu'il ne faut pas faire de bruit dans une bibliothèque !» Expliqua-t-elle très sérieusement. « Et toi, tu veux faire quoi quand tu seras grand ? Même si tu es déjà grand ! Mais quand tu seras un grand-grand ?»

« Je devais travailler avec mon père.»

« Ohhhhh, c'est bien ça ! Mon papa est policier, mais je ne sais pas si je peux le faire aussi. Il fait quoi toi ton papa ?»

« Il construisait des maisons.»

« Mais c'est génial ça ! Tu crois qu'il peut nous construire une cabane à Seth et moi ? Et Leah aussi, même si elle n'aime pas trop grimper dans les arbres !»

« Il ne peut pas, petite fée, il est mort.»

« Oh non, c'est triste ça !» S'exclama-t-elle en se précipitant pour lui faire un câlin, il enroula ses bras instinctivement autour d'elle et l'installa un peu mieux à travers ses genoux. « C'est pour ça que tu es triste ? Moi aussi, je serais triste si je n'avais plus mon papa. Est-ce que tu vis avec ta maman maintenant ?»

« Non, je vis avec mon cousin et ses parents maintenant.»

Pour la première fois depuis la mort de ses parents, il ne se sentait pas en colère à la pensée de ne plus les avoir avec lui.

« Alors, tu devrais construire des maisons comme lui. Comme ça, il serait content de voir que tu fais comme lui et comme ça aussi, tu pourras me construire la maison que je rêve d'avoir quand je serai grande !» Conclut-elle en lui arrachant son premier sourire depuis des mois.

« Et que veux-tu comme maison ?»

« Une maison ici, parce-que c'est mon endroit préféré. Et à côté de la mer aussi ! Parce-que j'aime bien la mer et le bruit des vagues. Et la maison doit être grande, comme ça je pourrais avoir un chien et peut-être une famille si je trouve un mari gentil avec moi!»

« Tu sais déjà ce que tu veux !»

« Oui, j'ai même dessiné ma maison la dernière fois, je devrais te la faire voir comme ça tu pourras me faire la même que sur mon dessin !»

« Et tu veux un chien ?»

« Oui, comme ça il pourra venir avec moi à la librairie et on pourra se promener dans les bois pour cueillir des fleurs et sur la plage pour trouver des coquillages !»

« Il ne te manquera que ton mari pour finir ta petite liste. Tu as déjà une idée ?»

« Je pourrais me marier avec Jacob, mais je crois qu'il est amoureux de Leah. Il y a Quil, mais il fait des blagues pas très drôle. Je devrais peut-être me marier avec toi ! Comme tu es gentil pour me faire ma maison, mais tu es drôlement vieux !»

« Eh ! Je ne suis pas vieux, petite tête, je n'ai que dix-sept ans !»

« Whaou c'est vachement vieux quand même !»

« Tu as quoi sept ans ? C'est sûr que c'est vieux à côté de toi !»

« Eh ! J'ai bientôt dix ans, je te ferai dire ! Ce n'est pas de ma faute si je suis petite et que toi, tu es un géant !» Râla-t-elle, ce qui fit rire Paul. « Je pense que je ne devrais pas me marier avec toi, tu n'es pas si gentil que ça finalement.» Répliqua-t-elle sur un ton sérieux après une minute de réflexion.

« Quoi, je ne suis pas gentil ?Tu es sûre ?» Elle hocha la tête un sourire taquin aux lèvres. « Tu vas voir si je ne suis pas gentil !»

Il commença à la chatouiller. Elle se tortillait sur lui en riant aux éclats. Le sourire de Paul s'intensifia.

« Ok ! Ok ! Tu es le plus gentil sur Terre ! Mais arrêtes s'il te plaît !» Le supplia-t-elle. « Mais je ne peux pas me marier avec toi quand même, je ne connais pas ton prénom !»

« Je m'appelle Paul et toi, petite fée ?»

« Isabella, mais je préfère Bella !»

« Bien Mademoiselle Bella, nous allons devoir y aller !» Lui annonça-t-il.

« Pourquoi, Monsieur Paul ?»

« Parce qu'il commence à pleuvoir, petite fée !» Déclara-t-il alors que quelques gouttes tombaient sur eux.

« Oh, mais j'aime bien la pluie moi ! Mon papa dit toujours qu'après la pluie vient le beau temps !» Affirma-t-elle.

« Peut-être, mais tu peux aussi tomber malade si tu es trempée jusqu'au os. Alors remets tes chaussures et ensuite, on ira se mettre à l'abri à l'intérieur !»

« Tu sais quoi, Paul ?» Lui demanda-t-elle en remettant ses chaussures.« Un jour, je danserais sous la pluie parce que je suis sûre que c'est génial ! C'est bon, je suis prête.»

« Parfait, parce qu'on va devoir courir !» Lui annonça-t-il alors que les gouttes s'intensifiaient. « Quoi que...» Dit-il en l'attrapant pour la porter.« Accroches-toi bien, petite fée !» Elle noua un bras autour de son cou, une main tenait sa couronne de fleurs et entoura ses jambes autour de sa taille. Et il se mit à courir vers la salle des fêtes.

Il n'y avait pas une longue distance, mais elle suffit pour qu'ils soient trempés par la pluie qui tombait de plus en plus fort. Bella, dans ses bras, riait à gorge déployée heureuse de se faire tremper et de la folle aventure qu'elle vivait. Quand ils arrivèrent à la maison, le père de Bella se précipita vers eux.

« Où étais-tu ma puce ? Tu sais que tu ne peux pas partir comme ça sans me prévenir !»

« J'étais à la plage papa ! Emily a dit que c'était d'accord. En plus, maintenant, j'ai un nouvel ami.» Déclara-t-elle en serrant Paul un peu plus dans ses bras, un grand sourire aux lèvres.

« D'accord chérie, je suis content pour toi, mais tu dois me le dire la prochaine fois, d'accord ?»

« Oui papa, promis !» Dit elle en avançant une nouvelle fois son petit doigt que son père serra, démontrant que c'était quelque chose d'habituelle entre eux.

« Bella, Paul ! Vous êtes trempés, les enfants ! Tenez des serviettes !» Déclara Sue, des serviettes-éponges à la main. « Viens ici, ma puce, je vais t'aider !» Annonça-t-elle en attrapant la fillette dans les bras de Paul et en commençant à l'éponger.

« Merci, d'avoir pris soin de ma petite fille, Paul !» Déclara Charlie Swan au jeune homme, en posant une main sur son épaule.

« Toujours, Monsieur.» Répondit Paul en essuyant l'eau de ses cheveux. « Elle est spéciale n'est-ce pas, Monsieur ?»

« Très spéciale, Paul !» Affirma Charlie.

« Papa, tu sais quoi !» S'exclama Bella, détournant l'attention des deux hommes. « Paul a dit qu'il me construirait une maison quand je serai grande !» Professa-t-elle à son père « Alors comme il est gentil, je devrais peut-être me marier avec lui, non ? Ce n'est pas une bonne idée, Sue ?» Demanda-t-elle à l'intention de sa nouvelle belle-mère.

Le sérieux et l'excitation de la petite fille firent sourire une nouvelle fois Paul et encore plus quand il remarqua la réaction de son père. Les deux parents essayaient d'expliquer à Bella, qu'elle ne pouvait pas décider d'épouser une personne à la première rencontre parce qu'il était gentil avec elle et qu'elle était beaucoup trop jeune pour penser au mariage.

La mère de Sam, qui avait la garde de Paul jusqu'à sa majorité, lui signala qu'il était temps pour lui de partir. Alors il s'approcha du groupe et se mit à la hauteur de Bella. Il se fit la réflexion qu'elle était vraiment petite, mais en même temps, il ne savait pas quelle taille devait faire une petite fille de dix ans.

« Petite fée ? Je vais devoir y aller.»

« Oh non !» Gémit-elle. « Je devais te donner mon dessin !»

« Tu me le donneras la prochaine fois, où tu le donneras à ton papa qui pourra me le donner, d'accord ?»

La fillette hocha la tête et se jeta dans ses bras une dernière fois.

« Si je me marie avec toi, alors papa et Sue pourront être tes parents. Ce n'est pas la même chose, mais c'est presque pareil.» Chuchota-t-elle à son oreille.

Il resserra son étreinte autour de ce corps si fragile, sous le coup des émotions. Elle venait une nouvelle fois de bousculer son monde.

« Merci Bella.» Lui répondit-il en déposant un tendre baiser sur le haut de sa tête. « Je te promets qu'un jour, tu auras ta maison, petite fée.»

Elle se détacha de lui et lui tendit le petit doigt.

« Promis ?»

Il enroula son doigt autour du sien, scellant ainsi la promesse de toute une vie.