Le drapeau
Ta main se resserra autour de l'objet rigide et tu le sortis du chapeau. C'est un drapeau blanc fabriqué grossièrement, sa base est faite d'une branche tordue à laquelle est attachée un essuie blanc.
"Oh, _! C'est à moi!" Le cri strident de l'Italien venait de quelque part dans la pièce. Tu regardas autour de toi jusqu'à ce que tes yeux se posent sur lui alors qu'il bavardait avec enthousiasme avec Allemagne, qui ne lui prêtait aucune attention.
"Bon, allez dans le placard vous deux." Dit Alfred avec un ton paternel dans sa voix. Tu lui lanças un regard amusé, puis tu glapis quand tu sentis une main t'attraper par la manche de ton pull. Tu fus entraîné dans le placard sans même prononcer un seul mot. La porte se referma derrière vous et le clic de la serrure semblait résonner dans le petit espace sombre. La respiration de Feliciano était rauque et elle était si forte qu'on aurait juré qu'on l'entendait de l'extérieur du placard.
"Feliciano, tu vas bien?" Demandas-tu, agenouillé par terre. Il resta debout et tu pouvais sentir son corps trembler de sa prise ferme sur ta manche.
"Ve~! Je vais perfecto bien!" Répondit-il, sa voix étant plus exubérante que jamais. Tu souris à son innocence enfantine et à sa capacité à faire fondre les cœurs les plus fermés, comme celui de Ludwig. C'était une personne avec laquelle tu avais toujours voulu être ami, mais tes liens avec les Alliés t'empêchaient de le rencontrer officiellement en dehors des réunions mondiales. Partout où il allait, il semblait illuminer de son seul sourire rayonnant toute une pièce, un beau sourire qui séduisait les gens des deux sexes (si c'était une bonne ou une mauvaise chose, tu n'étais pas trop sûr).
"Tant mieux, car pendant un moment, j'ai cru que quelque chose..." Tu t'arrêtas quand il s'agenouilla à côté de toi, son souffle te chatouillait la peau. "N'allait pas." Terminas-tu un peu plus tard, sa proximité t'a fait perdre le fil pendant une seconde ou deux jusqu'à ce que tu reprennes tes esprits.
"_, Ludi et Kiku m'ont beaucoup parlé de toi." Dit-il sur un ton plus feutré que d'habitude. "Ils disent toujours des choses gentilles sur toi! Et maintenant, nous nous rencontrons enfin et je t'ai pour moi tout seul!" Tu pouvais presque sentir son sourire triomphant sur ta joue, et l'étincelle de ses yeux marron foncé te coupa le souffle. C'est idiot, je ne connais même pas Feliciano! Pourquoi est-ce que je me sens comme ça? Eh bien, tu peux toujours apprendre à mieux le connaître, et c'est maintenant que ça semble être l'occasion idéale.
"C'est très gentil de leur part, ils étaient de bons amis avant que la guerre n'éclate." Répondis-tu avec un sourire. La main de l'Italien, qui tenait encore ta manche, se resserra un peu plus. Tu fronças les sourcils dans la consternation. Tu le connaissais assez bien pour savoir qu'il agissait un peu plus bizarrement que d'habitude.
"Pourquoi ne sommes-nous pas de bons amis? Tu ne m'aimes pas?" Il avait l'air un peu confus, avec un soupçon de colère et peut-être même de jalousie en plus. Tu ris nerveusement et tu espéras qu'il ne penserait pas que tu te moquais de lui.
"Eh bien, je suis avec les Alliés, donc bien sûr, nous ne sommes pas nécessairement en bons termes. Mais cela ne veut pas dire que je ne t'aime pas, Feliciano!" Dis-tu avec un réel enthousiasme. Italie resta étrangement silencieux. " En fait." Commenças-tu, en espérant changer un peu l'ambiance. "J'ai toujours voulu mieux te connaître. Tu es bien plus mignon que beaucoup d'autres nations." Tu n'essayas pas de cacher tes sentiments, aussi légers soient-ils. Tant que vous serez dans ce placard, rien ne pourrait mal se passer.
"Appelle-moi juste Feli." C'est tout ce qu'il te répondit. Ce qu'il fit ensuite te prit au dépourvu. Il fit basculer son poids vers l'avant et te poussa au sol avec un bruit sourd qui fit claquer les étagères et les porte-manteaux. Il était au-dessus de toi, ses deux mains te tenaient par les poignets et son visage était si proche du tien que ses cheveux retombaient sur ton front. Tu te tortillas sous son corps en essayant de trouver une position plus confortable, mais ses hanches s'écrasèrent sur les tiennes, te maintenant au sol avec une pression insupportable. Tu n'étais pas vraiment sûr de savoir quand il est passé du mignon et innocent garçon à l'homme exigeant et silencieux, mais tu ne t'en souciais pas vraiment. Avec son corps qui se pressait dans le tien, tes seules pensées étaient concentrées sur lui et sur ce qu'il allait faire avec toi.
"Feli." essayas-tu de dire d'une voix claire, mais il en est ressorti un gémissement rauque. Tu te maudis d'être si nerveuse, mais une main sur ta joue cessa tes marmonnements.
"J'aime la façon dont tu dis mon nom." Ronronna Feli, avec son accent qui accentuait ses r de manière irrésistible, qui te rendait folle. Tu te pressas contre ses hanches avec impatience et il rit. "Ne sois pas si pressée, ve. Nous avons tout notre temps..." Chuchota-t-il. Après ses paroles, il y a eu un long silence avide où il se pencha juste au-dessus de toi, content d'entendre tes douces respirations et de sentir le battement de ton cœur contre sa poitrine.
Tu n'en pouvais plus. " Cesse d'être aussi taquin." Grognas-tu à l'oreille. Il rit et pressât légèrement ses lèvres contre la commissure de ta bouche.
"Baciami, _." [1] Dit-il contre tes lèvres avant de les presser sur les tiennes. Ses lèvres étaient douces et avaient un goût de clémentine, et elles semblaient s'harmoniser parfaitement avec les tiennes. Ses mains parcouraient ton corps et te distrayait avec sa bouche, elles descendaient le long de tes hanches et remontaient, sauf que cette fois elles étaient sous ton tee-shirt. Ses doigts fins dansaient sur ta peau nue et te suscitaient des petits gémissements qui, heureusement, étaient étouffés sous le poids de ses lèvres. Tes bras, qui étaient maintenant libérés de l'emprise de Feli, avaient décidé de s'enrouler autour des omoplates de l'Italien, le rapprochant ainsi de ton étreinte qui ne pouvait être qualifiée d'innocente. Il éloigna ses lèvres des tiennes et commença à te donner des baisers doux et tendres le long de la mâchoire, descendant lentement jusqu'à atteindre ta clavicule. Il te regarda et tes yeux se fermèrent. Il affichait un sourire diabolique et suçait ensuite la peau sensible autour de ta clavicule, une sensation qui te fit crier d'extase. Tu te mordis la lèvre et tu refermas les yeux, en espérant pouvoir retenir le reste de tes gémissements pour que les autres nations ne t'entendent pas. Une des mains de Feli vint et t'enleva doucement tes dents de ta lèvre inférieure où tu te mordais pour garder le silence. " J'aime le son de ta voix..." Songea-t-il, en gardant sa main sur tes lèvres pour te rappeler de les garder ouvertes. Tu étais trop excitée pour t'en soucier vraiment jusqu'à ce qu'il mordille ta zone érogène, la zone entre ton épaule et ton cou. Tu eus le souffle coupé et une série de jurons incompréhensibles glissèrent de tes lèvres, mais tu te sentis si bien que tu crias presque de plaisir. Tu n'étais pas vraiment sûr, mais tu croyais sentir quelque chose s'appuyer fortement sur ta jambe gauche et tu espérais juste que ce n'était pas ce que tu pensais. Ce serait plutôt regrettable s'il sortait avec une érection... Pensas-tu avec le sourire, contenant à peine ton rire. Ce n'est pas comme si tu n'avais pas apprécié cette sensation, physiquement et mentalement, en sachant que tu lui plaisais.
La porte s'ouvrit brusquement et de minces rayons de lumière se déversèrent dans la pièce. Tu étouffas un autre gémissement lascif en voyant Alfred passer la tête et regarder autour de lui. Feli roula hors de toi et se coucha sur le dos à côté de toi au sol, sa main tendue et saisit la tienne, vos doigts s'entrelaçant. Alfred plissa les yeux et vous regarda de travers.
"Ennuyeux! Vous avez fait quelque chose au moins?" Je suppose que cela veut dire qu'il n'a pas entendu les gémissements... Pensas-tu avec joie. "Pffff, whoa là Feliciano! Qu'est-ce que c'est?" Demanda-t-il avec incrédulité, en montrant le renflement du pantalon de l'Italien. Tu es mentalement en tain de regretter que Feli soit si sensible. "Tu vas devoir me montrer ce que vous avez fait ici à l'occasion, _." Souligna l'américain avec un sourire. Tu secouas juste la tête.
"Nos sept minutes, sont écoulées?" Demanda Feli, sa personnalité gentille habituelle, qui réapparaissait maintenant. Il se leva et te regarda, un sourire stupide lui illuminant le visage. " Allons-y, bella donna." [2] Suggéra-t-il avec jubilation, ses yeux magnifiques scintillant.
[1] Baciami - Embrasse-moi
[2] Bella donna - Belle femme
