La discussion que Jay avait eu avec Ben avait remis en perspective son avenir avec le souverain. Ils étaient désormais dans une relation saine, et bientôt son petit-ami aurait le courage de rompre avec Mal pour pouvoir être ensemble pour toujours. Enfin c'est ce qu'il pensait. Néanmoins les choses avec Carlos restaient compliqué, et il voulait vraiment faire la paix avec lui, il ne savait juste pas comment.

Ce dernier était rentré de son séjour à Cinderellasbourg. Les deux blonds avaient eu la surprise de trouver, glissées en dessous de la porte de leur dortoir, deux lettres manuscrites écrite par Jay à l'attention de Carlos.

"Il est gonflé quand même ! Il vient jusque dans notre dortoir pour étaler sa merde !" s'écria Carlos, alors que Chad se pencher pour ramasser les deux lettres.

"C'est peut être important mec, il force quand même de ouf, tu devrais peut être les lire..." dit il en fixant l'écriture tremblante de Jay sur les enveloppes.

"Jamais de la vie ! Brûle moi ça ! Moi, le seul truc que je vais faire c'est aller prendre une douche !" et il s'engouffra dans la salle de bain.

Chad fixa encore un moment les deux enveloppes, et décida de les lires. Carlos était encore trop affecté pour pouvoir le faire, c'était certain, et il fallait qu'il sache ce qu'elles contenaient, pour mieux protéger le petit blond. La première était une longue lamentations, d'excuses et de justifications à rallonge, qui aurait probablement rendu Carlos fou si il l'avait lu. La deuxième quand à elle était plus profonde, le fils de Jafar s'y livrer, sans filtre, avec émotion et courage.

"Carlos,

La chance que tu lises cette lettre, ou que tu es lut l'autre est complètement infime, j'en ai conscience. Aussi je ne souhaite plus partir dans des excuses à rallonges, dont bien évidemment tu te contre-fiche, parce que tu es comme ça et que je te connais par coeur. Même si ses derniers temps je ne te comprends plus, et c'est de ma faute, je le sais Carlos. J'aimerai te parler de ce que je ressens, même si c'est super malvenue compte tenu du fait que c'est moi, et moi seul, qui est merdé dans l'histoire. Mais on s'est toujours parlé, pas vrai Carlos ? Tu es la seule personne avec laquelle j'ai toujours su parler de ce que je ressentais, et si j'ai pu le faire à l'oral avec toi, j'y arriverais surement par écrit.

Tu sais, j'ai la sensation aujourd'hui de t'avoir jeter par la fenêtre, comme elle l'aurait fait si je n'étais jamais venu te sauver il y a quelques années, et je m'en veux. Comment est-ce que je peux te sauver et te faire autant de mal en quelques années ? Je sais que j'ai été ignoble, et je m'en voudrais tous les jours, que tu sois à mes côtés ou non. J'ai mérité ce silence, j'ai mérité chaque mots que tu as prononcé depuis ton départ, ne crois pas que j'essaye de me dédouaner de ce que je t'ai fais. J'en suis terriblement conscient chaque jour et ça me bouffe.

Je te connais par coeur, je sais que si tu lis ceci tu dois te dire "et bien tant mieux : souffre Jay", et c'est clairement tout ce que je mérite. Mais sache que tu m'as rendu heureux. C'est important pour moi que tu le sache. Je comprends que tu puisses cracher sur le Jay que je suis devenu et que tu détestes, mais s'il te plait C. ne crache pas sur notre amitié et sur le Jay que j'ai été durant les dernières années. Tout ce que j'ai fais pour toi, je le referais sans hésiter. Ça n'aurait pas été pareil si ça n'avait pas été toi. J'espère que tu en es conscient.

Nous sommes à un tournant de nos vie où nous sommes en train de changer toi et moi. Notre venue à Auradon y est aussi pour quelques choses. Auradon nous a changé, on le sait. Mais ne laissons pas ce que nous sommes devenu tâcher ce que nous avons pu bâtir ensemble par le passé. Tu m'as aidé à grandir Carlos, du haut de tes 8 ans tu m'en apprenait bien plus sur la loyauté et la vie, que moi et mes 10 ans. Et je chérirais tous tes enseignements dans ma vie future, même si elle doit se faire sans toi. Tu es quelqu'un qui a tellement plus à donner, et j'en ai profité lâchement. Je ne m'en excuserez jamais assez, et dans ses conditions tu as raison de partir. Je comprendrais. J'ai toujours compris Carlos.

J'écris ceci à 3h du matin et je réalise que cette lettre ressemble plus à une lettre d'adieu que d'explications. Si c'est effectivement des adieux, je serais heureux que tu saches tout ça avant que nos chemins se séparent définitivement. Tu as été mon roc, mon meilleur ami, mon frère pendant tant d'années, et je chérirais ça pour toujours.

Je te souhaites une vie épanouissante et plein d'amour, comme tu l'as toujours mérité.

Bien à toi.

Jay."

Chad rangea les enveloppes dans son sac, et réfléchit un moment. Jay tenait à Carlos c'était évident, ça n'excusait pas son comportement de connard, loin de là, mais le fait d'avoir les deux versions de l'histoire lui permettait d'y voir plus clair. Carlos n'aurait pas pu gérer une telle lecture, il n'était pas encore assez fort pour ça. Il fut sortit de ses réflexions car quelqu'un toqué à la porte. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il se rendit compte que son visiteur n'était autre que l'auteur des lettres.

*FLASHBACK*

Jay venait de voir à travers la fenêtre du dortoir, les deux blonds rentrer de leur périple Cinderellasbourgesque. Carlos semblait heureux et reposé. Chad et lui avait l'air de vivre une amitié forte et fraternelle, le genre d'amitié qui l'unissait au blond il n'y a pas si longtemps que ça. Il s'allongea sur son lit lorsque les deux comparses furent hors de sa vue. Il réfléchit, comme il le faisait beaucoup trop ces derniers temps, son regard s'attarda sur sa paire de chaussure, il y avait sur ces dernières des petites taches de sang séchées appartenant à Carlos. Souvenir de quand il s'était blessé en cours de chimie, il pleura, il lui manquait beaucoup trop. Ils ne s'étaient jamais disputé, il se dirigea donc vers le dortoir de Chad, il avait besoin de lui.

*FIN FLASHBACK*

"J...Jay ?" demanda Chad absolument interloqué en fermant la porte du dortoir derrière lui, hors de question que Carlos le voit.

"Je veux juste le voir, lui parler quelques minutes..."

"Mec, tu forces là..." constata le fils de Cendrillon.

"Est-ce qu'il a lu mes lettres au moins ?" demanda t'il doucement.

"On vient à peine de rentrer, il est sous la douche là, mais il n'a pas souhaité les lire, Jay, et tu sais qu'il ne veut pas te voir non plus." Le fils de Jafar soupira et le blond doré en profita pour observer les traits de son visage, il semblait fatigué, malheureux, et à bout. "Ecoute mec, tu sais quoi ? Vient on va aller boire un chocolat tous les deux et on va discuter un peu !" proposa Chad. Il voyait bien que Jay était au bout du rouleau, et la lettre remettait beaucoup de chose en perspective. Il voulait sonder Jay, afin de mieux pouvoir agir avec Carlos, et comprendre les intentions du brun envers son ami. Si il arrivait à sonder l'âme du fils de Jafar, il réussirait sûrement à les remettre ensemble. Car même si le brun s'était comporté comme un connard, il fallait admettre que les deux hommes souffraient de la situation, et surtout tenaient l'un à l'autre.

Le Prince prétexta aller voir Audrey pour ne pas éveiller les soupçons du blond décoloré, toujours sous la douche. Ainsi le brun et lui purent se rendre à un petit café complètement désert sur le campus, pour discuter tranquillement. Les deux hommes étaient attablé depuis cinq minutes, un silence de mort les entourant. Ce fut Chad qui se lança en premier.

"Il n'a pas lu les lettres, mais moi oui. Avant que tu dises quoi que ce soit, sache que c'était pour le protéger. Maintenant que je sais certaines choses, j'ai une question : qu'est-ce qui se passe dans ta tête D'Agrabah ?" Jay lécha nerveusement la cuillère de son chocolat viennois. Chad lui prit la main timidement. "Mec t'as pas l'air heureux qu'est-ce qui se passe ?"

"Il me manque. C'est tout." finit par souffler le garçon à la peau dorée.

"Non ce n'est pas tout. Écoute Carlos t'en veux à mort, et tu le sais que tu es responsable, maintenant si tu veux espérer arranger les choses va falloir me dire qu'est-ce qui te met dans cette état là ? T'as une tête de six pied de long ! Et ne parlons même pas de ce coup de fils à 2h du matin ya quelques jours !"

"Est-ce que... est-ce que vous êtes ensemble ?" demanda de but en blanc le fils de Jafar. Se fut au tour de Chad de soupirer.

"Non, mec."

"Mais tu as dit..."

"Jay. Il était 2h du matin, j'ai dit de la merde pour que tu nous laisse dormir. Je suis le mec le plus hétérosexuel d'Auradon. Carlos est juste un excellent pote."

"Oui il l'est..." souffla le brun à peine audible.

"Pourquoi ça t'intéresse tant ?"

"De quoi ?"

"De savoir si il a quelqu'un. C'est pas comme si tu avais trouvé chaussure à ton pied..." fit perplexe Chad, en croisant les bras sur sa poitrine.

"Ce que je vis avec Ben va au delà de ce que j'aurai pu espérer effectivement. Mais même si on va vivre ensemble, ça n'empêche que j'ai besoin de mon meilleur ami à côté de moi, même si je lui ai fait du mal avec mon petit ami..."

"Attend attend D'Agrabah, c'est quoi cette histoire de petit ami et de vivre ensemble ?"

"Oui Ben, m'a promis, il va larguer Mal pour qu'on puisse vivre notre amour au grand jour."

"Ben t'as dit ça ?" demanda Chad d'une voix éteinte, des soucoupes à la place des yeux. Jay acquiesça. "Jay... je peux te demander comment ça se passe ton histoire d'amour avec Ben ?"

"Et bien c'est génial. On se voit comme on peut, à l'abris des regards, la nuit. C'est quelqu'un de génial, qui est vraiment amoureux de moi. J'aimerai tellement que Carlos voit à quel point il m'aime et à quel point on est heureux, je pense qu'il comprendrait pourquoi j'ai merdé en acceptant de rompre mon pact. Je vis une vraie histoire d'amour, c'est rare."

"Alors pourquoi Carlos te manques autant ?" demanda posément le fils du Prince Charmant.

Il avait l'impression que le fils de Jafar essayait de se convaincre de ce qu'il disait, sur sa supposée romance parfaite avec son altesse royale. Et que dire des promesses du Roi d'Auradon ? Chad connaissait suffisamment Ben pour savoir que c'était du pipeau ! Avouer son homosexualité, même dans un pays tolérant comme Auradon, revenait à un suicide total ! Si il faisait ça le Roi serait obligé d'abdiquer, et Auradon était bien plus important pour Ben que Jay. Chad en aurait donné sa main à couper. La question du blond fit son chemin dans la tête de Jay. Lui même ne savait pas vraiment. Alors il se laissa aller.

"Depuis qu'il a quitté le dortoir tout semble si froid, et sans saveur. Il est plus là pour partager mes remarques désobligeantes sur les candidats de télé-réalité, ou juste pour manger des pop corn sous la couette. Le matin je me réveille seul avec cet espace vide à côté de moi, je peux même plus aller me blottir contre son corps bouillant pour me réchauffer et finir ma nuit. Le fait d'entendre un silence total dans la chambre, au lieu de lui qui peste quand il bricole, ça me fait mal. Ça rajoute un poids tellement énorme à son absence. Et même si Ben me comble de bonheur, c'est pas pareil... Carlos c'est la première personne qui a vraiment compté dans ma vie, lui avoir fait du mal, c'est... " il se mit à pleurer. "...c'est horrible, tous les jours. J'arrive pas à vivre avec ça sur la conscience. Et quand parfois Ben me délaisse un peu, et que je suis clairement pas heureux, ça me fait mal de savoir que Carlos l'est, et que je ne le suis pas. Ça fait mal parce que je sais que seul, moi, suis responsable de tout ça. J'ai pensé qu'à mon amour pour Ben parce que je l'aime si fort, pour la première fois j'ai pas pensé à Carlos. Je suis un grand frère horrible. Je suis une personne horrible." et il pleura de plus belle.

Chad regardait éberlué l'athlète vider toute sa tristesse devant lui. Le Prince n'était pas à l'aise avec les sentiments de personnes qu'il ne connaissait pas, et était clairement gêné par une telle situation. Après tout il n'était pas venu ici pour jouer les psy avec Jay, mais pour faire un travail d'observation pour mieux cerner la situation et aider Carlos dans sa reconstruction. Il regarda encore Le Brun, et constata qu'il lui faisait vraiment pitié, au plus il le regardait, au plus il avait l'impression de faire face à un déchet humain. Il voulait reprendre la parole, mais le fils de Jafar en déballa davantage.

« Carlos a toujours été si gentil et si compréhensif avec moi, et moi ? Moi je lui fais ça. Comment je peux être devenu un être si ignoble ? Tu vois le pire c'est d'entendre toutes ces choses sortir de sa bouche, de voir son regard si sombre. J'ai mérité tout ça, mais ça me fait me sentir encore plus comme si je n'étais pas désiré. Notre complicité me manque tellement... » et il repartit dans une quinte de sanglots et de reniflements. Chad, à la fois irrité et touché, lui tendit une serviette pour qu'il se mouche et s'essuie les yeux.

« Ça... ça va aller mec. » tenta le fils de Cendrillon incertain. Jay ne l'entendit même pas et continua son monologue.

« Le pire c'est quand je vous vois tous les deux, vous avez l'air si proche, il semble si heureux, il te regarde avec tant d'admiration et moi il me... non il ne me regarde même plus. » il se remit à pleurer davantage, et Chad était encore plus mal à l'aise. « Est ce que.. est ce que vous avez coucher ensemble ? » demanda Jay le visage couvert de larmes. Ses yeux bridé ne former plus que deux traits tant il pleurait.

« Que..qu...quoi ? MAIS NON ! Pas du tout ! » se défendit Chad. Le fils de Jafar ne l'écoutait même pas.

« Parce que si c'est ça, c'est encore plus horrible. Ça me manque de lui faire l'amour... » Chad se crispa, il n'avait pas envie de connaître l'intimité des deux garçons, et se sentait de plus en plus gêné par un tel feu d'artifice de sentiments. « C'était toujours si passionné avec Carlos. Même si Ben me comble plusieurs fois par jour, c'est pas pareil. Avec Carlos c'était passionné et tendre, et il pensait toujours à mon plaisir avant le sien. Et... même en sachant ça je l'ai trahis... » il pleura encore plus.

« Jay, je... »

« Je donnerais tout pour serrer son corps contre le mien. Je veux juste le prendre dans mes bras, c'est ce qui me manque le plus. Doug a raison il a de si belles taches de rousseurs... j'aimerai tant les embrasser. »

« Qu'est ce que Doug a avoir là dedans ? »

« Il embrassait si bien aussi... et maintenant je suis couvert de salive et de honte... » Jay continuait de pleurer sa vie, et Chad tentait de tempérer ce flot de larmes pour reprendre le contrôle sur la discussion, mais le téléphone du brun vibra. Il le regarda et ses sanglots se stoppèrent net, il avait de l'inquiétude sur le visage. « Merde ! Ben passe dans 5 minutes et je suis pas dans le dortoir ! En plus il va voir que j'ai pleuré, il saura que c'est pour Carlos, il va me frapper si il s'en rend compte. Au mon dieu faut que je m'en aille... » dit il paniqué en se levant de sa chaise.

« Mec calmes toi ! » s'écria Chad en se levant à son tour. « Tout va bien Ben va pas te faire de mal parce que tu es triste, fin je sais pas, c'est ton petit ami, il va comprendre... » lança Chad interloqué. Jay avait enfilé sa veste, prit ses affaires et fixa Chad d'un regard qui lui glaça le sang.

« Tu sais pas comment il peut être dans ses mauvais jours... » il s'en alla en trombe.

Chad venait de tout comprendre par ce simple regard. Ben était un putain de pervers narcissique qui profitait de Jay tel une pute, en lui faisant miroiter des promesses d'amour éternelle. Le Prince en aurait donné sa main à couper : Jay en pleine possession de ses moyens n'aurait jamais brisé son pacte avec Carlos. Jay avec un Ben lui chuchotant au creux de l'oreille des rêves, là ça devenait plus compliqué de ne pas dire non. Il fallait qu'il voit Carlos et qu'il lui parle. La situation était en train de sérieusement dégénérer.

Quand il rentra au dortoir, Carlos était tranquillement allongé sur le canapé club qui lui servait de lit depuis plusieurs semaines. Il le regarda un instant pianoter sur le clavier de son Iphone, et repensa à la gueule couverte de larmes de Jay. C'était si délicat. Carlos tourna la tête vers lui.

"Hey ! Bah t'en fais une tête Cha' ! Dis moi pas qu'Audrey a ENCORE changé d'avis sur vous deux ? Elle joue avec toi mec ! C'est chaud..." dit il, espiègle. Chad soupira et s'avança vers lui, s'affalant sur le fauteuil adjacent.

"Ça n'a rien a voir avec Audrey, en fait j'ai même pas été la voir... Mec, il faut qu'on parle..." dit il, grave. Carlos se releva derechef de l'inquiétude dans le regard. Il ne parlait pas, l'invitant à continuer. "J'ai... j'ai parlé avec Jay." une enclume tomba dans le ventre de Carlos. "Écoute, avant que tu t'enflammes, j'ai juste fait ça pour comprendre pourquoi il avait agis comme un con, je suis ton pote et je pense que tu mérites une explication. C'est normal." Carlos se détendit légèrement, tandis que Chad se passer la main dans ses boucles blondes nerveusement. "Je sais, vraiment pas par où commencer Los'... Je pense sincèrement que tu devrais calmer le jeu avec lui, attention je parle pas d'une réconciliation, non, bien au contraire ! Mais juste essayes d'être moins incisif avec lui..." dit il timidement. Carlos croisa les bras sur sa poitrine et prit un air aiguë.

"Et pourquoi je ménagerais Saint Jayjay, dit moi ?"

"Los' fais pas ton gamin, ça va au delà de ça. Je crois, qu'il va vraiment pas bien..."

"Tant mieux ! Il l'a cherché !" dit le blond décoloré en serrant un peu plus les poings, enfonçant peu à peu ses ongles dans les paumes de ses mains.

"Carlos." commença gravement le Prince. "Je pense que tu te rends pas bien compte de son état. Je pense aussi que Ben le manipule, il est pas en pleine possession de ses moyens..." Le fils de Cruella explosa, il se leva d'un coup et hurla.

"Non mais JE RÊVE ?! Où t'es entrain de le défendre ? Après tout ce qu'il m'a fait Cha' ! Tu peux pas me faire ça ! Jay n'est qu'un connard, manipulateur obsédé par sa queue ! Voilà qui il est vraiment Cha' ! Donc je sais pas ce que ce petit merdeux a été te raconter, mais clairement si on joue même plus dans le même camps tous les deux, bah j'ai absolument plus rien à faire ici !". Pendant un court instant, il fixa avec défit l'aristocrate. Chad soupira et le rejoint. Il pressa précautionneusement ses mains contre les épaules du jeune homme.

"Carlos. Est-ce que je t'ai déjà menti une seule fois ? Je sais que tu es en colère, et tu as toutes les raisons de l'être, et... putain je t'encouragerais toujours à l'être contre les gens, comme Jay, qui se foutent de ta gueule. Mais... ce que j'ai vu tout à l'heure remet pas mal de chose en perspectives, pas tout, et je pense que j'arrive toujours pas bien à cerner ce qui se passe en vrai, mais, soit juste, plus cool, okay ? Même pour toi, ça te préservera. Ça sert à rien de rajouter de l'huile sur le feu en le traitant de pute, ou en lui disant qu'il te sert à rien, il le sait déjà tout ça. Juste... pense à toi, pendant que j'essaye d'y voir plus clair." Carlos resta interdit, il fixa longuement son ami dans les yeux avant de baisser la tête. Le Prince serra un peu plus ses mains sur lui, et continua. "Carlos, je suis pas entrain de dire que ta douleur n'est pas légitime, ou que c'est pas un connard. Je te dis juste qu'il fut un temps, ce gars à compté pour toi, que ça a été ton frère, ton pilier, et je sais qu'au fond de toi, malgré toute cette rage, tu t'en voudrais s'il lui arrivait quelques choses à cause d'un mot de trop. Tu le sais. Ne me mens pas."

Pour toute réponse, Carlos s'enfonça dans les bras de Chad, il avait besoin de tendresse, il savait que son ami avait raison. L'aristocrate passa ses mains autour du corps du frêle garçon, tentant de le réconforter du mieux qu'il pouvait.