Hey !

Pour commencer... Bonne année ! J'ai un peu de mal avec le changement d'année, et comme je refuse de ne pas terminer ce Writober, je vais rester encore un peu en 2020...
Fin d'année compliquée, TMTC, les examens, les dossiers, tout ça... Je crois que je vais commencer à faire une allergie au système scolaire !

Mais je vous livre aujourd'hui la suite, plus que 4 textes pour clore ce Writober, on y croit !

Disclaimer : Song-fic basée sur la chanson de Nancy Sinatra - «Bang Bang (My Baby shot me down)»

Prenez soin de vous, en vous souhaitant le meilleur pour 2021.

A la prochaine !


Reviews Guest :

Stella : Hey ! Merci pour tes reviews ! Et désolée pour l'attente ^^' Contente que tu ais aimé le chapitre sur Robin ! De même pour le chapitre sur Roger, merci pour les compliments ! :D Gros câlin pour le dernier, comme convenu dans le contrat ! Je suis contente de savoir que ce poème sur Inazuma t'a touché. Je te laisse avec ce nouveau défi, qui n'est pas non plus des plus joyeux ! Prends soin de toi, à la prochaine !


JOUR 27 -

MUSIC / MUSIQUE - CORAZON


~ My Baby Shot Me Down ~


«I was five and he was six, We rode on horses made of sticks.»
J'avais cinq ans et lui six, Nous chevauchions des chevaux de bois.

Je te fais face, dans une assurance et une fierté que je ne pensais plus posséder après toutes ces années. Caché dans ton ombre depuis si longtemps, j'aurais presque pu m'oublier. Je me dresse face à tes plans, tes envies, tes pulsions, parce que cette fois, j'ai quelque chose de concret à protéger. Je te fais face, et je ne peux m'empêcher de voir le petit garçon que tu étais, pleurer de rage face à ce monde injuste. Ce petit garçon qui a tiré sa première balle en laissant des perles de colère rouler sur ses joues. Mais cette fois, alors que tu pointes ton arme sur ton propre frère, ton expression ne révèle que ta déception. Et je la cherche, cette tristesse, qui me laisserait croire qu'au fond de toi, il reste une trace d'amour pour moi.

«He wore black and I wore white, He would always win the fight.»
Il portait du noir et moi du blanc, Il gagnait toujours la bataille.

J'ai toujours porté du noir à tes côtés, comme pour camoufler le blanc trop éclatant du manteau de ma double vie. Pourtant, malgré les couleurs chatoyantes que tu ne cesses d'arborer, j'ai l'impression que c'est toi qui portes le deuil. D'une ancienne vie, d'un ancien titre, d'un ancien nom. J'ai changé le mien en entrant dans tes grâces, en marchant dans ton ombre, comme pour devenir l'extension de toi-même. Être ce qui te manque, ce que tu as perdu il y a des années de cela. Corazon.

«He shot me down
Bang Bang»
Il m'a abattue

Et ton doigt sur la détente vise la dernière chose qui te sépare des méandres de la folie. J'ai voulu t'arrêter, simplement te retenir auprès de moi, égoïstement. Ce n'est pas la première fois que j'expérimente la sensation d'avoir un canon braqué sur moi, mais ça sera peut-être la dernière. Ce sera toi ou moi cette fois, Doffy.

«Seasons came and changed the time. When i grew up, I called him mine
Les saisons vinrent et changèrent le temps. Quand j'ai grandi, je l'ai appelé mien.

Malgré la distance et la froideur inégalable de notre échange, j'ai l'impression de sentir tes mains sur moi, comme un dernier rappel de tout ce que je t'ai concédé avant que le glas ne sonne. Ta main sur ma nuque, m'entraînant inlassablement vers toi, approchant ton visage du mien pour me garder dans ton sillon. Ta main sur mon épaule pour me guider dans cette vie et dans nos moments de perdition.

«He would always laugh and say, Remember when we used to play.»
Il riait à chaque fois et disait, Souviens-toi quand nous jouions.

Je me souviens de ce grand frère qui m'apprenait les règles des jeux auxquels on jouait. Cette fois encore, c'est toi qui imposes tes règles, mais je ne suis plus à même de les suivre. Et je le vois, ça te frustre, ça te peine, mais rends-toi à l'évidence, Doffy… Tout est factice. Ton château de cartes finira par s'écrouler, d'une manière ou d'une autre. Qu'importe le temps que cela prendra, le jeu s'arrêtera à un moment et tu ne pourras rien garder pour toi. Je te souhaite tellement mieux que d'être le bouffon qui prend place sur le trône du roi. Le joker n'est qu'un masque que tu exhibes à outrance. Tu hantes les esprits, chaque détail de ta stature ne laisse pas indifférent. Je suis certainement le seul à savoir le regard que tu portes sur le monde, lorsque plus personne n'est à même de lire en toi. Le seul à connaître tes réveils en sursaut, quand tu as besoin de te raccrocher à quelque chose, quand les souvenirs se rejouent dans ton esprit. Le feu, les larmes, la haine, la peur… Tout ce que tu cherches à faire subir aux autres n'est qu'une vague représentation de ce que nous avons vécu…

«I shot you down
Bang Bang»
Je t'ai abattue

Et mon doigt sur la détente vise la dernière chose qui cache aux autres ta part d'humanité. Ces iris si semblables aux miens, qui portent néanmoins des allures si différentes. Tu t'es perdu Doffy, alors même que tu penses suivre le bon chemin. Mais si je ne peux pas t'arrêter avec mes silences, si mes mots deviennent la source de ta colère, je ne peux qu'imaginer t'arrêter par le feu et la poudre. Cette détente poudreuse qui contraste parfaitement avec celle qui nous entoure et qui se teintera bientôt de pourpre. C'est une parfaite image de ce que tu es Doffy… Une empreinte indélébile, une tâche sur un tableau trop blanc dont tu ne supportes pas la moindre clarté.

«Music played and people sang, just for me the churchbells rang.»
La musique jouait et tout le monde chantait, juste pour moi les cloches de l'église sonnaient.

Le silence accompagne notre échange, on se toise comme des étrangers prêts à tirer le premier coup pour effacer l'autre de son chemin. Une pointe d'hésitation me tord le coeur, tandis que mes doigts se raffermissent sur la crosse de mon arme. Le son me parvient avant la sensation de mes chairs déchirées, jusqu'à ce que l'un et l'autre ne se mettent à résonner, comme une musique qui m'envoie valser. Ma main se baisse, mes doigts s'agitent dans un élan désespéré qui résulte sur du vide.

«Now he's gone, I dont know why. And till this day, sometimes i cry.»
Maintenant il est parti, je ne sais pas pourquoi. Et jusqu'à ce jour, parfois je pleure.

J'aurais simplement aimé voir une dernière fois ton regard sur moi, pour connaître le fond de ta pensée. Découvrir la vérité sous tes mots qui visent à m'achever. Mes pas laissent une dernière marque sous la poudreuse, avant que le sol ne se dérobe sous mes pieds, me faisant quitter ma posture ancrée. Les tires s'arrêtent au moment où je sens mon dos heurter un coffre… Celui où est caché tout ce qu'il me reste. Parce que je suis lucide maintenant, et toi, tu n'es pas mon frère. Tu ne l'es plus depuis longtemps. J'ai tenté de te retenir, mais il n'y avait plus rien à sauver. Les yeux à demi ouverts, la respiration haletante, je te vois me toiser avec dédain pendant que tes hommes prennent toutes les pièces de bois avec eux, me retirant mon appui et mon seul trésor. Tu te détournes sans un regard de plus, me laissant mourir avec la neige comme seule sépulture décente.

«He shot me down
Bang Bang»
Il m'a abattue

Le froid s'insinue en moi, pas seulement dû aux flocons qui bercent mon souffle chaotique. Chaque balle dans mon corps me brûle de l'intérieur, me faisant profiter de dernières sensations contradictoires, si liées aux derniers sentiments qui m'étreignent...

«I hit the ground
Bang Bang»
J'ai heurté le sol

Je dois rester conscient encore un peu… Assez pour laisser le temps à Law de s'enfuir et de quitter cette boîte, de s'échapper de tes fils, faire un jour ce que je n'ai pas pu faire aujourd'hui...

«That awfull sound
Bang Bang»
Cet affreux bruit

Un bruit de canon me parvient, un nom prononcé, et je souris pour mes derniers instants. Finalement, peut-être que mon corps sera ramené auprès de la seule personne que j'aurais dû considérer comme ma famille. Tu étais prêt à faire couler ton propre sang à travers le mien. Tu l'as déjà fait dans le passé avec notre père, j'ai été stupide d'espérer que tu ne le referais pas… Seulement, maintenant, tu est seul et tu ne pourras plus jamais le refaire. La family ne sera jamais ta famille, ils ne sauront jamais tout ce que moi je sais.

La musique de mon propre coeur s'estompe, puis le silence remplace les questions dans mon esprit. Le monde bascule aujourd'hui, et mon seul regret, c'est de ne pas pouvoir être présent pour voir toutes les nuances que ces changements apporteront à l'avenir. Désolé Law… Désolé… Doffy...

«Bang Bang,
My baby shot me down...»
Mon amour m'a abattue...


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