Titre : Ode à l'être aimé

IMPORTANT: Hier, j'ai fêté mon anniversaire. Et mes amis m'ont fait une superbe surprise en m'offrant un tableau de Camus. Ce qui m'a donné envie d'écrire ceci pour cette avant dernière ode. Et oui, chers/ères lecteurs/trices, c'est déjà la fin ! Je sais qu'il y a beaucoup de couples sur lesquels je n'ai pas écrit, et ce pour diverses raisons, mais c'est que vous entrez en jeu. Je vous laisse le choix du dernier couple, ainsi que de la chanson que vous souhaiteriez voir avec. Le couple peu tout à faire être déjà sortit, il n'y a aucun problème. Vous avez jusqu'à dimanche prochain pour me donner vos idées ! (vous pouvez très bien me donner juste un couple ou juste une chanson, je me débrouillerai)

Note : Je viens de publier le premier chapitre d'une fanfic' intitulée The Little Mermaid, toujours sur l'univers de Saint Seiya, et je vous invite vivement à y jeter un coup d'œil, ne serait-ce que pour voir la magnifique illustration qui a été réalisée par une de mes amies spécialement pour cette fic'. Oui ceci est purement une auto-pub.

Disclaimer : Saint Seiya appartient à Masami Kurumada

Attention, présence de Lemon. Si vous souhaitez les éviter, sachez que l'histoire alterne présent/passé (là où il y a le lemon). Ne lisez donc qu'une partie sur deux.

Les dialogues en italiques sont prononcés en français dans le texte.


? à ?

Il y'a des jours où je me force à sourire

Pourquoi la nuit est-elle si sombre?

Ça me déprime

Déprime, déprime

Ces mots que tout le monde prononce si facilement

Ils seront bientôt entendus

J'en ai assez entendu, j'en ai assez entendu

De ces choses que je ne suis pas

Le jeune homme marche dans la rue, une cigarette à la main et les pans de son manteau ouvert sur son pull-over bleu malgré le froid et la neige autour de lui. Cela fait quelques heures déjà qu'il est là, à arpenter les rues de la capital. Et dans une expiration de fumée et de froid, il revoit un souvenir aussi éphémère et aussi beau que ces flocons qui tourbillonnent.


Il déposa doucement un baiser sur sa joue, puis sur son nez, et enfin sur son front. Avec une délicatesse dont lui seul était capable, il pressa ses lèvres contre les siennes, avant de les effleurer de sa langue et de passer ses deux mains sur son visage pour recommencer.

Un millier de fois.


Même si j'ai l'impression que le monde entier change

Je sens que je suis toujours le même

Ce chemin sur le quel je marche et dont j'ai rêvé

Juste comme avant

Juste comme avant

Quand je dansais tous les jours

Je sens que je suis laissé dans ce premier endroit

Il inspire une nouvelle bouffée de sa cigarette et lève les yeux pour contempler le ciel et admirer les étoiles. Elles sont très belles, ce soir. Presque autant que ses yeux.


Il fit descendre une première main à la naissance de son cou, pour venir caresser de ses doigts mats la peau blanche. Ce petit geste l'électrisa légèrement, sans pour autant ôter l'impression de douceur et de chaleur où il se trouvait. Le jeune homme à la chevelure flamboyante se risqua à ouvrir les yeux en sentant la main qui jusque là s'était contentée de rester posée sur sa joue s'éloigner pour se perdre dans un océan azur, qui le contemplait avec tout l'amour du monde.

Il frissonna ensuite en sentant la main en fuite trouver sa place au niveau de sa taille pour l'attirer encore plus contre lui.


Mais tu ne le sauras jamais à moins que tu sois à ma place

Tu ne sauras jamais, à quel point mes lacets sont mêlés

Parce que tout le monde voit ce qu'il veut voir

C'est plus facile de me juger que de croire

Ces idées épuisées que je garde au fond de moi

Même si parfois elles m'attrapent et me tourmentent

Aussi fort qu'elles peuvent le faire, je vais briller, bébé

Tu sais qu'elles ne peuvent rien dire sur moi

Le jeune homme aux longs cheveux roux qui tombent au creux de ses reins retient un sourire amer. Il est des souvenirs aussi beaux que douloureux, surtout si ceux-ci s'accompagnent d'un léger parfum de terre et de soleil, si différent du sien qui évoque plutôt la nuit et la neige.


L'homme aux boucles blondes le serra soudain contre lui et enfouit sa tête au creux de son cou, comme pour respirer encore plus fort son parfum, et ensuite couvrir sa peau de légers baisers.

La chaleur qui l'abritait se changea soudain en brasier ardent lorsqu'il sentit la main de son partenaire s'introduire dans son pantalon et se mettre à caresser délicieusement son entrejambe, qui durcit à ce contact.


Dimanche soir, j'ai été avalé par mon lit

J'avais les idées embrouillées

Me demandant si j'essaye de prétendre

Je ne me connais pas vraiment

Je crains de trouver mon image attendant l'approbation des autres

Bien que cette lumière s'intensifie

Mon ombre devient plus longue

Quand c'est tellement brillant et aveuglant

Serais-je capable de regarder en arrière

Un frisson le parcourt à ce souvenir. Depuis l'année qui s'est écoulée depuis qu'ils peuvent de nouveau voir le soleil se lever, il a tout fait pour repousser ce genre de choses au plus profond de sa mémoire. Il faut croire qu'il les chérit trop pour parvenir à les oublier.


La main continua ses caresse, sans chercher à fuir ou à accentuer le mouvement. Quant à sa jumelle, elle entreprit de se glisser dans son dos pour tracer de petits cercles du bout des doigts, l'insistant à retirer son haut.

Ce qu'il finit avec une certaine impatience mais non sans grâce, car il savait qu'il appréciait particulièrement ça, avant de retirer celui de l'autre homme qui souriait maintenant d'un air à la fois doux et insolent.


Même si j'ai l'impression que le monde entier change

Je sens que je suis toujours le même

Ce chemin sur le quel je marche et dont j'ai rêvé

Juste comme avant

Juste comme avant

Quand je dansais tous les jours

Je sens que je suis laissé dans ce premier endroit

Devant ses yeux, il voit la fumée danser et former des formes chimériques qu'il aimerait pouvoir chasser.

La neige continue de tomber et constelle son long manteau noir et son écharpe rouge de petits points blancs. Cette écharpe, c'est lui qui lui a offert. Même s'il savait qu'il n'en avait pas besoin, simplement pour lui dire qu'il tenait à lui. Et alors qu'il aurait dû la brûler, il la porte encore. Ainsi, il a toujours l'impression de ressentir la chaleur de ses bras autour de ses épaules.


Le blond aux yeux azurs l'allongea doucement sur le lit et lui retira de manière aussi douce que sensuelle son pantalon et, sans cesser ses caresses, se mit à l'embrasser à l'angle de la mâchoire pour commencer à descendre petit à petit sur le cou.

Il laissa échapper un gémissement de plaisir lorsqu'il sentit la langue de cet homme qui le rendait fou sur un téton, et passa à son tour ses mains dans son dos, lui demandant implicitement de continuer.

Sur son membre tendu, la main se fit soudain plus ferme, le faisant soupirer de plaisir. Il dû même pincer fermement les lèvres pour s'empêcher d'exprimer trop fort son plaisir lorsque les lèvres de son vis-à-vis se joignirent à ces caresses sur son entrejambe.


Mais tu ne le sauras jamais à moins que tu sois à ma place

Tu ne sauras jamais, à quel point mes lacets sont mêlés

Parce que tout le monde voit ce qu'il veut voir

C'est plus facile de me juger que de croire

Ces idées épuisées que je garde au fond de moi

Même si parfois elles m'attrapent et me tourmentent

Aussi fort qu'elles peuvent le faire, je vais briller, bébé

Tu sais qu'elles ne peuvent rien dire sur moi

L'homme au teint assez pâle pour se confondre avec les habitants du pays porte la main à sa poche, avant de se souvenir que cela fait longtemps que la lettre qu'il a écrite ne s'y trouve plus. Pourtant, il se souvient encore parfaitement de ce qu'il y a écrit.


Un long gémissement sortit cette fois de sa bouche, sans qu'il puisse la retenir, en sentant la langue de son partenaire lécher tendrement son membre tendu et sa bouche l'enserrer. Il allait bientôt craquer, et l'autre le savait. Cette pensée les fit d'ailleurs sourire tous les deux. Il se connaissent si bien qu'ils savent parfaitement quand l'autre atteignait son point de rupture.

- Aaaaah...

- Un problème, mon amour ?

- N...Non ! Con...Continu...


Je ne peux pas me laisser couler

Je sais aussi

Que je ne peux pas voler en regardant le sol

De l'autre côté des nuages

Le soleil brille toujours

À l'intérieur de cette image que je dessinais

Même ces parties désagréables

Je vide tout pour pouvoir sourire

Je veux regarder le "moi" que je détestais voir

Je me rappellerai, pour que j'aille bien

Pour quoi ma chambre bleue soit remplie de fleurs

J'attendrai toujours

« Milo,

Si tu trouves cette lettre, peut-être est-ce parce que tu tiens encore ne serrait-ce qu'un peu à moi. Je

sais bien qu'il est trop tard pour tenter quoi que ce soit, et qu'il est fort probable que tu soit plus

soulagé de mon absence qu'autre chose. Même si à tes yeux j'ai fais des erreurs, je veux que tu

saches que, où que je soit au moment où tu liras ces mots, je pense à toi, et ce pour toujours.

Tout ce que je peux faire pour toi aujourd'hui, c'est souhaité que tu sois heureux dans la vie que tu

as choisit, même si cette vie n'est pas, n'est plus, avec moi.

Camus. »


Au détour d'une nouvelle caresse de cette langue coquine qui le torturait depuis bien trop longtemps, il se libéra dans la bouche de son partenaire, qui ferma les yeux, comme pour apprécier cet instant. Il retomba ensuite sur le dos, épuisé et le rouge aux joues.

Le jeune homme aux boucles blondes vint ensuite se coller à lui et lui offrit un tendre baiser, pour ensuite s'effondrer complètement sur son torse et enfouir son nez dans les longues mèches écarlates qu'il appréciait plus que tout.

- Tu es magnifique après l'orgasme, mon amour.

- Si tu as apprit le français uniquement pour me dire ça, je pense que tu pouvais te contenter du grec.

- Je sais que tu aime.

- Ai-je dis ne serait-ce qu'une fois le contraire ?


Mais tu ne le sauras jamais à moins que tu sois à ma place

Tu ne sauras jamais, à quel point mes lacets sont mêlés

Parce que tout le monde voit ce qu'il veut voir

C'est plus facile de me juger que de croire

Ces idées épuisées que je garde au fond de moi

Même si parfois elles m'attrapent et me tourmentent

Aussi fort qu'elles peuvent le faire, je vais briller, bébé

Tu sais qu'elles ne peuvent rien dire sur moi

Tout doucement, le vent lui apporte cette odeur, ce parfum qu'il chérit tant. Tant qu'il est encore temps, il préfère garder les yeux fermés pour se maintenir dans cette illusion. Tant qu'il le peu encore un peu...

Mais son sourire se transforme bien vite en grimace, et les larmes qu'il a tenté depuis trop longtemps de retenir se mettent à couler sur ses joues, sans qu'il puisse les arrêter. Sa cigarette lui échappe des mains et il tombe à genoux, les paumes dans la neige.

- Je suis désolé, sanglote-t-il. Tellement désolé... Je voulais lui montrer la voix et servir au moins une fois Athéna... Te laisser me traiter en ennemi... C'était ma manière à moi de te demander pardon.

Sa voix se brise sur ces dernières paroles. Sans plus réfléchir, Camus enfouie son visage dans ses mains.

- Je t'aime tellement, Milo.

- Moi aussi, Camus.

Il relève subitement la tête à ces paroles. Il ne peut pas y croire. Ce n'est pas possible. Milo ne peut pas être là, devant lui. Ce n'est pas possi...

Deux bras l'enserrent fermement, lui emplissant les narines de ce parfum douloureusement familier.

- C'est moi qui suis désolé, Camus. J'aurais dû essayé de te comprendre au lieu d'agir égoïstement. Ce que tu as dit... Cela fait un an que j'attends de l'entendre.


- Camus, est-ce que tu m'aimes ?

- Je t'en pose des questions, stupide arachnide ?

- Mais tu ne me le dis presque jamais...

- Tu sais que je ne suis pas très à l'aise avec ce genre de déclaration. Ça ne veut pas dire que je ne t'aime pas, Milo.


- Plus jamais je ne te laisserai. Tu m'entends ? Plus jamais. Même si tu retournes te cacher à Moscou, je viendrais te chercher. Je te le promets.


paroles : You Never Know of BlackPink