Disclamer : Les évènements évoqués, provienne d'intrigues ayant eu lieu sur le forum rpg dont je vous ai parlé lors du premier chapitre. Autre chose, nous avons pris le parti de dévoiler le prénom de Parker. Un prénom que nous avons choisi sans nous baser sur les propositions susceptibles d'avoir été faites.

Bonne lecture.

JAROD

C'est mon corps tout entier bien que transi de froid, qui était ébranlé par le désir. Jamais encore je n'avais ressenti ça, pas même la première fois que je m'étais donnée à quelqu'un. La nuit fut magique bien qu'éphémère, mais les sentiments y étaient. J'avais ressenti une certaine connexion avec Nia, mais pas quelque chose d'aussi fort qu'avec Parker. J'étais incapable de comprendre pourquoi soudainement plus rien ne faisait sens ? Pourquoi je la désirais autant tout en tentant encore de combattre ce sentiment ?

Elle était là, seule avec moi, nue, le regard aguicheur, la bouche vile et tentatrice. J'en voulais encore et bien au-delà de l'excuse de se réchauffer pour survivre. Non, moi je voulais goûter sa bouche à ne plus en avoir faim, sentir la passion nous étreindre dans ce baiser fiévreux. Je voulais sentir chaque parcelle de sa peau contre la mienne, sentir sa poitrine sur mon torse, sentir sa chaleur contre la mienne, son corps sur le mien. Je ne voulais plus réfléchir ni échafauder la moindre alternative. C'était insensé et je savais que jamais plus une telle scène ne se représenterait si ce n'est dans nos têtes.

Mais je luttais encore, pour ne pas oublier la réalité, ne pas oublier qu'elle était là pour me priver de ma liberté et de ce fait, qu'elle représentait un danger que je ne pouvais ignorer. Tel était sur l'instant, mon seul argument avant de me rendre compte à quel point mon corps se voulait traître. « Une érection ?! Vraiment. » Oui j'en arrivais à me maudire de donner à mademoiselle Parker autant d'emprise. Mais je résistais encore, du moins j'essayais jusqu'à ce que nos regards se retrouvent à nouveau, me ramenant à la face, tout ce que j'avais confié à Kassy. Je ne pouvais plus lutter davantage et voilà que ma bouche s'écrasa avec force contre celle de ma chasseresse. Jamais encore on ne m'avait embrassé avec tant de passion, comme si tout d'un coup ce simple baiser pouvait être à lui seul vital. Mais je n'en demeurais pas moins légèrement ébranlé par la menotte, assez pour me focaliser là-dessus si bien que la réponse de la demoiselle me coupa net.

Elle n'avait pas confiance en moi. Et je ne saurais dire pourquoi, mais la magie disparut aussitôt. Ce n'était pas un jeu pour moi et si je la désirais plus que tout, ce n'était certainement pas de la même façon.

« - Je laisse alors. On est en train de faire n'importe quoi là. S'envoyer en l'air juste pour se réchauffer ? Vraiment ? Je ne peux pas faire ça, pas comme ça. Et puis tu as surement quelqu'un, ce type-là, le businessman aux yeux bleus. »

Mais qu'est-ce que tu racontes Jarod ? De la jalousie vraiment ? Tu veux qu'elle se moque de toi au mieux, au pire qu'elle te fuie comme la peste ?« - Oui, j'étais là, sur ce bateau, avec les bombes. » Je me sentais idiot, démuni et m'en voulais quelque part de faire preuve de tant de faiblesse face à elle. N'était-elle pas censée être un danger ? Ah ça oui, un danger mais pour moi et bien au-delà du fait qu'elle doive me ramener au Centre. Elle était mon talon d'Achille tout simplement.

« - Parker… » Fermant les yeux je m'en voulais déjà avant même d'être aller plus loin.

« - Tu me fais perdre tous mes moyens et ça, ça n'a pas changé. J'ai essayé de t'oublier pendant toutes ces années, de toutes mes forces. C'était même plus facile d'être en colère contre toi que de chercher à comprendre. Et tu es revenu, pourvue de la mission périlleuse de me ramener. Quand je l'ai su, je me suis senti trahi et j'aurai tant aimé continuer à être en colère contre toi, surtout après ce que tu as fait à Kassandra quand nous avons libéré le gamin. Ah ça aurait été tellement plus facile, mais je n'y arrive pas… Et si là maintenant on… »

Les paupières closes, car incapable de plus, je me sentais bête et désarmais, mais incapable ( pour une raison que j'ignore encore) de me taire.

« - Je n'arrive pas à contrôler mes émotions quand tu es là. Je sais que tu ne veux pas l'entendre et que tu vas me dire d'aller au mieux me faire foutre, que je dis n'importe quoi, que je parle trop, mais je n'aurai pas d'autre occasion de te faire entendre ce que j'ai à te dire. Je te désire Athena, ah ça oui, mais pas comme ça, pas de cette façon.»

PARKER

J'étais complètement abandonnée à mes émotions, moi qui d'ordinaire ne laissais rien paraître et qui avais un contrôle sur tout, là je ne maîtrisais plus rien et encore moins mes désirs. Et lui, je le désirais plus que tout, c'était ardent et intense, je ne comprenais pas ce qui était en train de m'arriver, mais c'était bel et bien en train d'arriver. J'étais nue contre lui, sur lui, et je n'aspirais qu'à une chose, que nous ne fassions qu'un. Pourtant, bien son corps semble me dire la même chose, les paroles de Jarod dirent soudain le contraire.

- Je laisse alors ? répétai-je complètement hébétée.

Est-ce que j'étais en train d'halluciner ou bien m'avoir m'avoir chauffée avec un baiser ardent, il venait de me recaler ? Bouche bée, j'écoutais la suite de sa phrase avant de hausser un sourcil. Il pensait que j'avais quelqu'un ?

- Tu crois que j'ai le temps d'avoir quelqu'un alors que je passe ma vie à sillonner le pays pour te choper ? Attends, de qui tu parles ?

Et là, j'appris qu'il avait été sur ce yacht qui avait explosé. J'écarquillai les yeux, mon visage toujours au-dessus du sien.

- Quoi ?! Tu étais là ?

Je sentis alors mon coeur se serrer à la simple pensée qu'il aurait pu mourir. Il avait sûrement été sur l'un des deux canots de sauvetage puisque moi, j'étais restée sur le bateaux parmi ceux qui n'avaient pas pu monter et qu'un hélicoptère nous avait récupérés juste à temps avant que la bombe n'explose. Et depuis le ciel, nous vîmes quelques secondes après les deux canots exploser à leur tour. Fort heureusement, personne n'avait été blessé. Je revins à la réalité tandis que Jarod reprenait la parole. Il parlait du passé, du présent, de ses émotions. J'essayais de ne pas être touchée par ce qu'il disait, j'essayais de toutes mes forces d'être détachée, insensible, mais ce soir, cela me semblait difficile. Pourquoi avais-je bu cette mixture ?

- Attends… tu m'en veux d'avoir tiré sur Kassandra ? C'est une blague ? C'est vous qui êtes entrés par effraction. J'aurais pu la tuer si je l'avais voulu. Je voulais seulement l'arrêter…

Je fermai les yeux moi aussi. Je ne voulais pas le reconnaître mais ce qu'il disait m'ébranlait. Je posai mon front contre le sien en soupirant, et aussi parce que je commençai à fatiguer d'être en équilibre sur mes bras. Et soudain, voilà qu'il prononça mon prénom. Comme ragaillardie par ça, je rouvris les yeux en me redressant.

- Non ! Pas de ça ! Tu arrêtes, tu te tais maintenant !

Je me laissai rouler sur le côté en soufflant bruyamment, me retrouvant sur le dos à côté de lui du côté où nos poignets étaient menottés ensemble. Puis, sentant l'air froid effleurer ma peau qui se couvrait de chair de poule, je me mis à rire d'un rire nerveux.

- C'est bien, on va crever de froid ici tous les deux. Tu crèveras libre, et moi ça va me libérer aussi. J'aurais dû y penser avant.

Avais-je vraiment dit ça à voix haute ? Je soupirai une nouvelle fois en fermant les yeux, une larme roulant sur ma joie. Je ne contrôlai décidément plus rien.