Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.

Résumé : Trente-et-unes nouvelles nuances à ajouter à la palette de couleurs que forme le couple Lancel/Amerei.

Remerciements : Un grand merci à Li_Rex (Rexou) sur Twitter pour m'avoir très gentiment dessiné Lancel et Amerei pour la couverture de ce recueil !

Note de l'auteur: Cet OS fait partie du défi « Sur votre 31, deuxième édition » de la page Facebook Bibliothèque de Fictions. Le but est de poster, tous les jours d'octobre, un drabble ou un OS entre 100 et 1000 mots dont le thème est déterminé par le jour de publication. Autre particularité de ce défi : on doit toujours utiliser le même couple ! Canon, UA, couple canon ou fanon, peu importe, mais une fois le couple choisi, on ne peut plus en changer Le but du jeu est de faire un recueil autour de ce couple avec 31 variations, car mars est composé de 31 jours. Je précise aussi qu'Amerei est un personnage qui n'apparaît que dans les livres. Quant à Lancel, il sera un mix entre celui de la série et celui des livres : ils ne sont pas si différents l'un de l'autre dans le fond.

Thème du 13 octobre : Lettre

31 nouvelles nuances de Lancel et Amerei

J'ai reçu une lettre, il y a un mois peut-être ?

- Il y a une lettre pour toi, aujourd'hui. Lui dit son père alors qu'il le rejoignait après une réunion auprès de Tywin

Epuisé, fiévreux, Lancel trouva néanmoins la force de sourire.

- Mère est bonne de penser à moi.

- Elle ne vient pas de ta mère, Lancel. Répondit Kevan. Elle... Elle vient de Darry.

Son fils eut alors la même réaction que lui quand il avait reçu le corbeau : la surprise parfaite, teintée d'inquiétude. Les bandits avaient-ils repris l'assaut du domaine malgré avoir été repoussés par leurs hommes ? Kevan l'ouvrit, ne lut que la signature en bas du message.

- C'est ta fiancée. S'étonna-t-il avant de lui tendre le papier

- Je n'ai pas la force de lire, Père...

- Je te la pose sur ta table de chevet. C'est ta correspondance privée.

- Rien n'est privé dans notre famille. Plaisanta-t-il doucement. Je n'ai rien contre le fait que vous la lisiez.

Kevan s'assit près de son fils et entama sa lecture.

Monseigneur,

J'espère que vous me pardonnerez cette missive peu conventionnelle. Il est vrai que c'est bien rare, une fiancée qui écrit à son promis avant leurs noces. Je voulais m'enquérir de votre santé. On m'a dit qu'elle était mauvaise. Je ne suis pas très douée dans ce domaine mais cela ne m'empêche pas de prier les Sept pour votre guérison.

J'ai aussi appris la tragédie qui vous avait frappé. Moi-même aînée d'une fratrie de quatre, avec deux sœurs cadettes et un frère puîné que j'aime de tout mon cœur, je ne peux qu'imaginer la douleur qui est la vôtre à cet instant. Je vous présente mes condoléances les plus sincères et j'espère que ce meurtre affreux, car je ne puis le qualifier autrement, sera bien puni. Quelle idée de s'en prendre à des enfants innocents pour un patronyme qu'ils n'ont pas choisi de porter ! J'ai demandé au septon de Darry de faire dire des prières pour leurs âmes ainsi qu'un service en leur mémoire. Ma mère pense que j'en fais trop. Peut-être. Après tout, nous ne sommes pas mariés, pas encore. Mais je pense que c'est important de se savoir soutenu dans des moments pareils.

J'ai aussi appris que vous aimiez les Sept, aussi j'ai pris la liberté de faire installer un prie-dieux au château, qui pourra être déplacé où vous le désirez. J'ai conscience que notre mariage est parfaitement politique mais je voudrais réellement que nous puissions devenir amis.

Lady Amerei Frey.

- Eh bien. Déclara Kevan à la fin de sa lecture, repliant la missive avec soin. En voilà, une demoiselle originale.

- C'est vrai . Pourtant, à part Mère, à part Janei, à part vous, elle est la seule à s'être souciée de ce que je peux vivre. Une étrangère se soucie plus de mon cas que la majorité de mon clan.

Voyant l'expression de son père, Lancel s'excusa bien vite, ajoutant qu'il n'avait aucune aigreur envers qui que ce fusse. Après tout, c'était bien son oncle qui avait arrangé le mariage.

- Non. Dit Kevan. Tu as raison. Une étrangère qui ne te doit rien te montre plus de bienveillance que les trois quarts des tiens.

- Ce serait bien que je lui réponde. Au moins pour lui dire merci. Et peut-être envoyer une copie de sa lettre à Mère. Cela la consolera. Si je n'en ai pas la force, pourriez-vous m'aider ?

- Bien sûr.

Cependant, Kevan se promit une chose : le premier qui insulterait sa bru, il lui rentrerait dans le lard. Parce que, pour la première fois depuis longtemps, cette jeune fille avait réussi à faire naître un sourire sur le visage de son fils malade.

FIN