Hello ! Nous revoilà pour le chapitre 27 !

Si vous avez aimé le précédent, vous allez adorer celui-là !
J'avais pas prévu de poster mais j'ai eu un petit coup au moral et écrire me fait du bien alors le chapitre est déjà prêt, même s'il arrive un peu tard.


Mais avant, je réponds aux reviews.

Réponse à Wonderinn

Ça ne m'étonne pas que ce chapitre soit ton préféré !
Pauvre Ryuto, un coup il dit à son frère d'embrasser Kyoya et après il le perturbe une fois lancé !

Réponse à Komachu

Mais tout le monde est en colère contre Ryuto x) Le pauvre !
Je suis contente que le chapitre t'ait plu ! C'est bien un peu de frustration !

Answer to Coolio

Really ? I hadn't thought about it. I write and say "oh it's THE MOMENT ! Ok Jinwrite you need to do this good !"


Lisez bien la fin, j'ai quelque chose à vous proposer après votre lecture !

Bonne lecture !


Chapitre 27 : Confusion

Lorsque la porte d'entrée claqua, signifiant le départ de Ryuto, un silence s'installa dans tout l'appartement. Dans la chambre de Ryuga, les deux bladers légendaires continuaient de se regarder dans les yeux, comme s'ils avaient entamé une guerre où celui qui baisserait le regard devrait rendre les armes.
Cependant, il n'en fut rien. Ce n'était pas un duel pour la domination de l'autre. Aucun d'entre eux ne bougeait, les deux ressemblaient à des statues. Seules les émotions qui dansaient dans leurs yeux prouvaient qu'ils se trouvaient dans le monde réel et qu'ils étaient conscients.

Le regard de Kyoya était semblable à une mer agitée où se mêlaient l'incompréhension, la confusion et le choc. Le vert ne savait pas comment réagir, tout se mélangeait dans son esprit. Jamais il ne s'était senti aussi confus, aussi indécis.

Celui de Ryuga exprimait une palette plus étendue : embarras, agacement, étonnement, désir et doute. Il était embarrassé d'avoir été coupé dans un tel moment, agacé d'avoir failli succomber à ses pulsions, étonné de ne pas avoir été rejeté par le vert, désireux de reprendre là où ils en étaient restés et douteux quant à ce qu'il allait faire maintenant. Ses mains étaient toujours positionnées sur la cuisse et dans le dos du blader légendaire du printemps, la seule exception étant celle sur son dos qui demeurait immobile.
C'était lui qui avait commencé. Il se devait de réagir, de faire quelque chose. Il ne pouvait pas rester ainsi, à regarder Kyoya dans les yeux.

Mais il ne savait pas comment. Enfin, il avait plusieurs possibilités, mais ne savait pas laquelle choisir. Bien sûr, il pouvait partir en courant et laisser le vert ici sans lui donner la moindre explication. Ryuga pouvait aussi s'excuser pour son comportement. Il avait également le choix de discuter avec Kyoya, même s'il ne savait quoi lui dire puisqu'il ne connaissait pas les raisons de son geste. Ou alors il pouvait faire ce qu'il avait commencé et se moquer des conséquences que ça aurait sur la mission.
Des choix, il en avait, certainement plus que ce qu'il avait déjà à l'esprit. Mais il ne savait pas comment agir. Son esprit tentait de le raisonner, lui disant de tout arrêter, de s'excuser pour son comportement et de lui dire que les soins étaient terminés. Mais son corps lui réclamait les lèvres du blader du printemps et le contact de leurs deux corps. Ryuga ne savait même pas pourquoi il avait tenté de l'embrasser. Mais sur le moment, il avait ressenti une forme d'instinct primaire, le poussant à le désirer et comme Kyoya ne l'avait pas repoussé, le blader de l'été avait essayé. Toutefois, il ignorait la raison de son geste. Ce n'était pas de l'amour, ni même un sentiment semblable. Ryuga n'éprouvait de l'amour pour personne excepté son petit frère.

Mais ça ne voulait pas dire qu'il avait juste voulu essayer pour essayer. Alors qu'il massait Kyoya, il avait ressenti quelque chose, une forme d'attraction. Le toucher comme il l'avait fait avait été aussi bienfaisant pour lui que ça l'avait été pour Kyoya. Ryuga avait trouvé sa peau très douce à toucher et à caresser. Mais surtout, il était satisfait d'être la source du bien-être de Kyoya. Le sentir se détendre l'avait flatté, si bien qu'il avait eu envie d'en faire plus.
Lorsqu'il eut terminé, il l'avait incité à se redresser pour lui placer un strap qui l'aidera à maintenir ses côtes. Une nouvelle fois, il avait touché sa peau, d'une façon plus subtile. Quand il eut terminé, il avait machinalement eu recours à des caresses, cette fois-ci dans son dos. Le blader de l'été avait été surpris du manque de réaction de la part du blader de Leone. Il ne l'avait pas repoussé et n'avait rien dit sur ses actions. Il l'avait seulement senti se tendre.

Ryuga avait porté son regard sur ses lèvres entrouvertes et instinctivement, son corps s'était penché vers lui dans l'intention de l'embrasser. Il avait voulu l'embrasser, parce qu'il en avait envie, même si ça lui aurait valu une gifle juste après.

Maintenant, Ryuga ne savait quoi faire. Il était à la fois énervé de n'avoir pu se maîtriser et frustré de ne pas avoir terminé ce qu'il avait commencé. Le propriétaire de L-Drago espérait voir un signe dans la gestuelle de Kyoya pour l'aider. Mais le vert était lui aussi immobile, dans un état d'incompréhension.
Kyoya n'avait pas bougé depuis que Ryuga s'était penché vers lui, même l'intervention du chasseur de trésors ne l'avait pas fait réagir. Une petite voix lui murmura qu'il avait été sauvé par le gong alors qu'une autre pestait que Ryuga se soit arrêté.
Le propriétaire de Leone ne comprenait plus rien. Il avait l'impression de perdre la tête. Peut-être était-ce la faute de la marque sur sa clavicule. Le pouvoir obscur l'empêchait de réagir clairement.

Évidemment qu'il aurait dû repousser Ryuga et lui hurler dessus de ne pas le toucher. Pourtant, le blader du printemps n'avait vu aucun inconvénient à la main de Ryuga sur son ventre, à l'autre sur son dos et la dernière sur sa cuisse. S'il parvenait à justifier les actes de Ryuga en ce qui concernait le premier contact qui visait à le détendre, les deux autres n'avaient rien à faire là. Mais le blader du printemps s'était laissé faire. Il avait même trouvé ses contacts agréables, bien que gênants.

Il n'aurait jamais imaginé que Ryuga puisse avoir des gestes aussi doux envers quelqu'un. Bien sûr, il avait vu les caresses dans les cheveux de son frère. Mais c'était un geste commun pour un grand frère. Lui-même se comportait comme ça avec Kakeru.
Quand il y repensait, depuis le début de leur périple, Ryuga était plutôt doux avec lui. Bien sûr qu'il leur arrivait de se disputer et de tenter de crier chacun plus fort que l'autre pour se faire entendre, mais dés que Kyoya se sentait affaibli à cause du pouvoir obscur, le blanc était présent. Il devenait ses jambes, le portant parfois durant des kilomètres. Il devenait ses bras, propulsant L-Drago quand il ne pouvait lancer Leone pour contrer leurs ennemis. Ryuga avait aussi soigné ses blessures et apaisé ses crises. Il avait veillé sur lui.

D'ailleurs, rien n'avait forcé Ryuga à l'accompagner. L'Empereur Dragon n'avait aucun intérêt à lui prêter main forte. S'il voulait se venger de Doji et Ziggourat, Ryuga était largement capable de le faire seul.

Le pire était certainement ce que le lion solitaire ressentait. En effet, lui qui n'appréciait la compagnie de personne, avait trouvé un certain soulagement à être accompagné de Ryuga.
Mais jamais le vert n'avait pensé que ça le conduirait à ce genre de situation où il était tiraillé entre l'envie et la colère.

Et maintenant, les deux bladers se retrouvaient l'un en face de l'autre, assis sur le lit du blader de l'été, se regardant dans les yeux.

Ryuga tenta une autre approche. La main appuyée initialement sur sa cuisse, se posa doucement sur la joue de Kyoya. Il perçut un sursaut chez le blader du printemps, mais il n'eut pas d'autre réaction. L'Empereur Dragon amorça doucement de nouvelles caresses sur la joue du vert avec son pouce. De nouvelles rougeurs apparurent aux joues de Kyoya.

Kyoya sentit sa respiration s'accélérer et se faire plus bruyante. Ryuga le sentit tout de suite. Pour l'apaiser, la main dans son dos reprit elle aussi ses caresses sur sa peau nue. Le blader du printemps sentit ses joues chauffer davantage alors que ses mains se crispèrent sur les draps. Ryuga voulut l'apaiser.

"Calme toi. Je ne vais pas te faire de mal." Lui murmura Ryuga.

Lentement, la main de Ryuga dériva sur sa hanche pour la caresser, tout en gardant sa main contre sa joue. Ses doigts effleuraient la peau du vert qui frissonnait sous son contact. Il était toujours appuyé sur le matelas, ses mains serrant aussi fortement les draps qu'il était possible de le faire.

Ryuga se positionna autrement, s'asseyant sur le haut des cuisses du vert. Il prit le temps d'observer le blader du printemps : appuyé sur ses mains, le corps tendu, les joues rougies, la respiration haletante et les pupilles agitées. Il observait les contractions du corps finement musclé du lion. En le voyant dans cet état, ce fut le désir qui était l'émotion la plus visible dans le regard doré de l'Empereur Dragon. Dans cette position, le lion était aussi désirable que vulnérable.
En prenant le temps de le regarder ainsi, que Ryuga associa plutôt à du reluquage vu la façon dont il l'observait, le blanc trouvait le corps du vert tout à fait attirant. Il était athlétique, musclé par ses entraînements quotidiens, mais gardant une ligne svelte. Le blader de l'été pensa que le vert était du genre à être tellement concentré dans ses entraînements qu'il ne devait s'arrêter que lorsqu'il était sur le point de s'évanouir à cause de la fin ou de la fatigue. Les cicatrices en forme de croix qui barraient ses joues accentuaient son côté sauvage. Mais Kyoya avait aussi de grands yeux bleus très expressifs. Deux perles d'eau qui pouvaient évoluer d'une mer remplie de mystères à un océan déchaîné.

C'était certainement ce que Ryuga trouvait de plus beau chez lui. Le blader du printemps était parfaitement analysable, ses yeux reflétant la moindre de ses émotions.

Jamais il n'avait ressenti ce genre d'envie pour quelqu'un. C'était bien la première fois qu'il ressentait une telle attirance pour une personne.

Sa seconde main se plaça sur l'autre hanche de Kyoya pour l'effleurer alors que ses lèvres s'approchaient de son oreille.

"Ta peau est douce." Avoua le blanc, chuchotant contre l'oreille du vert.

Le concerné ne put que rougir davantage. Il ne savait pas quoi répondre à ce genre de compliment. Devait-il être fier d'être complimenté ? Devait-il dire quelque chose ? Ne devait-il rien faire ?
Son esprit était encore plus confus que lorsqu'il avait failli l'embrasser. La seule chose que Kyoya se contentait de faire était de maintenir les draps, seul point d'encrage dans sa réalité.

En voyant une telle confusion dans le regard océan du blader légendaire du printemps, Ryuga se dit qu'il devait être plus doux et sans doute moins entreprenant. Même si Kyoya ne l'avait pas repoussé, il n'avait pas exprimé son accord, ni par les gestes, ni par les mots.

Il n'avait rien fait et rien dit, rien qui pourrait laisser penser Ryuga de son accord ou non. Même si le blader de l'été le désirait, il ne pouvait se résoudre à aller plus loin sans l'accord du vert. Alors une de ses mains posées sur une des hanches de Kyoya se déplaça sur la main. Ce mouvement eut l'effet de les rapprocher plus encore.
Ryuga prononça ensuite ces quelques mots au creux de l'oreille du blader aux yeux bleus.

"J'ai envie de t'embrasser Kyoya. Tu me permets de le faire ?"

Kyoya frémit à l'entente de ses quelques mots. Le blanc le sentit et ce fut plus difficile de résister. Alors le temps que le vert prenne sa décision, Ryuga se concentra sur le mur en face de lui, tout en restant presque collé au corps du lion. Il lui aurait bien fait comprendre ses intentions d'une manière plus suggestive ou détournée, mais l'Empereur pensait qu'il était temps de jouer franc jeu avec le blader de Leone. Il avait envie de baiser ses lèvres, alors autant lui dire clairement.

"Oui."

La réponse fut dite dans un souffle, mais Ryuga l'avait entendue. Ses yeux d'or fixaient les prunelles bleues de l'autre, cherchant si le vert avait dit ça parce qu'il se sentait forcé ou s'il en avait réellement envie. Mais Ryuga se disait que même confus, Kyoya ne se sentirait jamais forcé à faire quoi que ce soit.

Alors une de ses mains se posa sur sa joue alors que l'autre souleva en douceur son menton pour le faire relever la tête, forçant Kyoya à le regarder. Il prit le temps d'observer une nouvelle fois le visage rougi du lion avant de poser délicatement ses lèvres sur les siennes.

Et il l'embrassa. Tendrement. Délicatement. Comme si Ryuga avait peur d'abîmer Kyoya par ce seul baiser. Le blader de l'été savoura le moment d'intimité que les deux partageaient.

Kyoya retint sa respiration lorsqu'il sentit les lèvres de l'Empereur Dragon presser les siennes en douceur. Lentement, il ferma les yeux. Il ne s'était pas attendu à ce que Ryuga lui dise qu'il voulait l'embrasser, à ce qu'il soit si doux dans ces gestes et encore moins à ce qu'il apprécie cette douceur. C'était en opposition avec la manière dont les deux combattaient où la puissance était de mise.

Le baiser ne dura pas plus de cinq secondes. Pourtant, lorsque Ryuga détacha ses lèvres de celle de Kyoya, il eut l'impression que le temps s'était arrêté. L'Empereur Dragon était encore plus troublé qu'avant de l'embrasser. Il observa Kyoya effleurer ses lèvres du bout de ses doigts et finit par détourner le regard.
A ce moment, le propriétaire de L-Drago se rendit compte de leur position et prit en compte la gêne de la situation. Il était assis sur les cuisses de Kyoya, son corps collé au sien, le visage rougi du vert entre ses mains et la respiration bruyante. Ce n'était pas étonnant que Kyoya soit gêné.

Mais tout ce qu'il voulait faire, c'était l'embrasser une nouvelle fois.

Ryuga secoua la tête. Il ne pouvait pas faire ça. Écouter ses pulsions et l'embrasser n'avait rien de raisonnable, alors recommencer était impensable, même si c'était très tentant.

En douceur, Ryuga s'écarta du blader du printemps après avoir enlevé ses mains de son visage. Il s'assit à côté du vert, au bord du lit, guettant ses réactions.

Mais Kyoya semblait plongé dans un état second. Il regardait droit devant lui. Le seul son que Ryuga percevait était celui de sa respiration bruyante et rapide. Le blader aux cicatrices avait l'air complètement déboussolé.

Le blanc se demandait s'il devait tenter de l'apaiser ou s'il devait le laisser se calmer tout seul, au risque que ses côtes lui fassent mal plus longtemps. Respirer aussi fort devait être douloureux, même si le vert n'en montrait rien.

"Kyoya ?" Appela-t-il en le regardant.

Le concerné réagit. Il sursauta et laissa une grimace déformer les traits de son visage l'espace d'une seconde avant de regarder celui qui avait prononcé son prénom. Les deux recommençaient à se regarder dans les yeux mais Ryuga rompit rapidement le contact. S'il continuait comme ça, il finirait par l'embrasser une nouvelle fois.

Sans savoir s'il pourrait s'en contenter.

Mais peut-être que l'embrasser l'aiderait à se calmer un peu.

Ryuga claqua sa langue contre son palais, agacé de penser des choses pareilles. Ce n'était pas le moment de penser à embrasser le vert. Il fallait simplement qu'il l'aide à se détendre.
Alors Ryuga l'aida à nouveau à s'allonger. Surpris, l'autre lui lança un regard chargé d'incompréhension. Mais Ryuga ne tint pas compte et lorsqu'il eut allongé le propriétaire de Leone sur le lit, il posa à nouveau sa main sur son ventre. Kyoya tressaillit en sentant la main chaude du blader de l'été sur sa peau.

"Détends toi. Lui indiqua Ryuga.

- C'est facile pour toi de dire ça." Cracha le vert alors qu'il s'empourprait.

Si Ryuga croyait qu'il le faisait exprès, il se trompait. D'ailleurs, c'était de sa faute : il le touchait et l'embrassait aussi tendrement et lui qui avait adoré cet instant, même s'il lui était difficile de l'admettre. Les deux avaient partagé un moment très intime et Kyoya ne comprenait pas comment le blanc faisait pour rester si détendu et naturel dans un moment pareil. Le vert estimait qu'il avait le droit d'être gêné par ce qu'il se passait et qu'il n'arrivait pas à se détendre. Il était d'ordinaire nerveux, chaque petite chose était susceptible de le tendre. Alors dans une telle situation, il ne pouvait pas agir comme si tout était normal : son ancien ennemi, compagnon de voyage aux manières brusques et à la puissance démesurée avait radicalement changé de comportement pour l'embrasser. Quelques heures avant, ils étaient occupés à se battre contre un spectre contenant le pouvoir obscur et maintenant, il était à moitié nu en présence de l'autre qui l'avait massé et embrassé. Il y avait de quoi être tendu !

Ryuga était satisfait d'entendre la voix de kyoya, encore plus si c'était pour lui montrer son caractère. Depuis qu'il l'avait embrassé, l'autre n'avait pas dit un mot.

"Tu dois calmer ta respiration. Tu vas te faire mal. Ajouta le blader de l'été.

- Vraiment ? C'est tout ce que tu trouves à dire ?" Réagit le vert, agacé.

Accompagnant ses mots, Kyoya se redressa vivement, ignorant la douleur qui fit vibrer ses côtes.

"Qu'est-ce-que tu veux qu'j'te dise ? Demanda le blanc.

- Bah tu peux m'expliquer pourquoi tu m'as embrassé. Rétorqua le vert, comme si c'était l'évidence même.

- Parce que j'en avais envie. J'en ai eu envie, je t'ai demandé, tu as oui. Alors je l'ai fait. Il n'y a pas à chercher plus loin.'' Expliqua naturellement Ryuga alors que sa main sur le ventre de Kyoya se posa au niveau de sa hanche.

Mettant la gêne de côté, Kyoya fronça les sourcils suite à la réplique de l'autre. Comment pouvait-il dire ça de manière aussi naturelle ?

"C'est tout ? S'assura Kyoya.

- Oui c'est tout. Ce n'était pas pour te détendre que je t'ai embrassé. Je l'ai voulu. Répondit le blader de l'été.

- Et dis moi ça t'arrive souvent d'avoir ce genre d'envie ?"

Le ton de Kyoya était plus sec et tranchant que ce à quoi Ryuga s'attendait. Il vit parfaitement la colère se mélanger au bleu de ses yeux, leur donnant une teinte plus orageuse. Le blanc ne s'attendait pas à cette réaction de la part du vert. A vrai dire, il ne savait même pas à quoi il aurait dû se préparer.

En tout cas, il ne s'attendait pas à de la jalousie.

"Non. Rétorqua simplement Ryuga.

- Je suis censé me contenter de ça ?"

Kyoya sentit les doigts de Ryuga tracer des cercles sur la peau de son ventre, lui provoquant des frissons. Il lutta de toutes ses forces pour conserver son sang froid face à un contact qui lui procurait un bien-être certain.

Le dragon remarqua sans mal le corps du lion se tendre sous ses caresses.

"C'est pas mal la jalousie vue de près. Sourit le blanc.

- Qu-Qu'est-ce-que tu racontes enfin ? Réagit Kyoya, les joues rougies, légèrement décontenancé par les actions de Ryuga.

- Je t'ai dit que j'avais eu envie de t'embrasser et tu réagis en me demandant si ce genre d'envie m'arrive souvent. Mais je vois que ça te met en colère.

- Pourquoi je serais en colère ? Tu fais bien ce que tu veux. Cracha le vert.

- Tu en veux un autre pour te rassurer ? Le taquina le blanc.

- Alors là j'aimerais bien te voir essa…" Le provoqua Kyoya avant d'être coupé par les lèvres sur du blader de l'été contre les siennes.

Il n'en revenait pas, l'autre s'était penché sur lui pour l'embrasser une nouvelle fois. Mais ce baiser était différent, il était plus affirmé que le précédent. Ryuga accompagna son baiser d'une de ses mains dans les cheveux verts de Kyoya, l'autre posée sur sa hanche alors que son propre corps se collait à celui du vert. Mais le blanc fit attention à ses côtes, ne voulant pas lui faire mal malgré l'envie naissante de presser son corps contre le sien. Si Kyoya se demanda s'il devait le repousser au départ, il n'en fit rien. A la place, ses bras entouraient la nuque du blanc alors que la chaleur envahissait son corps. Ce baiser était bien moins chaste que le précédent, les deux en étaient conscients.
Ryuga sépara leurs lèvres le temps qu'ils reprennent tous les deux une bouffée d'oxygène avant de replonger sur celles du vert. Kyoya ressentait d'agréables picotements dans la colonne vertébrale alors que ses mains se promenaient dans les cheveux blancs de l'Empereur Dragon qui passa une de ses mains sous la cuisse du blader du printemps, la plaquant à ses hanches. Instinctivement, le vert entrouvrit les lèvres pour laisser entrer la langue de Ryuga dans sa bouche.

Leurs esprits s'échauffèrent autant que leurs corps.

Un éclair de lucidité passa dans les yeux de Ryuga et il retira ses lèvres de celles de l'autre, haletant. Frustré, Kyoya lui lança un regard interrogateur. Pourquoi s'était-il arrêté comme ça ?

"Qu'est-ce qui se passe ? Demanda Kyoya en s'asseyant.

- Je peux pas Kyoya. Lâcha Ryuga en reprenant ses esprits.

- Comment ça tu ne peux pas ? Répéta le vert, essayant de comprendre.

- Tu t'es rendu compte de ce qu'on s'apprêtait à faire ?

- Attends tu me dis que t'avais envie de m'embrasser et deux minutes après tu me dis ça ? Mais qu'est-ce qui ne va pas dans ta tête ? Réagit le vert, déboussolé.

- Kyoya ça aurait été plus loin qu'un baiser là."

Brusquement, Ryuga vit le visage de Kyoya rougir. Visiblement, le vert avait été tellement moins lucide que lui qu'il ne s'était même pas rendu compte de ce qui était en train de se préparer. Il trouva son innocence aussi troublante qu'adorable.

"Tu veux dire que toi tu… Avec moi ? Essaya le vert, perdant ses mots.

- Oui. J'en ai eu envie. Mais ce n'est pas raisonnable. Tu es blessé et on est là pour se reposer. Excuse moi j'ai failli céder face à mes instincts. S'excusa le blader de L-Drago sincèrement.

- Je ne t'en veux pas. Je suis blessé mais si j'avais voulu te repousser, je l'aurais fait. Alors t'en fais pas. On… On en reste là, hein ? Tu ne vas pas encore m'embrasser ? S'assura Kyoya, les joues encore rougies.

- Promis. Je vais te laisser te reposer.

- D'accord. Profites en pour calmer tes hardeurs."

Toc ! Celle-là, tu ne l'as pas volée. Mais Ryuga se contenta d'esquisser un petit sourire.

"Tu as besoin de quelque chose ?" Demanda le blanc.

- Non. J'ai tout ce qu'il faut. Est-ce que tu peux fermer la porte en partant ? Affirma Kyoya.

- Aucun problème."

Ryuga se dirigea vers la porte et avant de la franchir, il se retourna vers Kyoya.

"Au fait, c'est la première fois que je ressens ce genre d'attraction pour quelqu'un. C'était agréable. Mais restons en là." Lâcha le blanc.

Ryuga quitta la pièce, laissant Kyoya seul dans la chambre. Une fois que la porte fut close, le vert lâcha un soupir de frustration. Il maudissait ses côtes, il maudissait cette fichue marque et se maudissait lui-même d'en désirer plus. Il aurait adoré ressentir le bien-être qu'il avait ressenti lorsque Ryuga l'avait embrassé la seconde fois.

"Fais chier…" Lâcha Kyoya, pas trop fort pour ne pas risquer d'être entendu.

De l'autre côté, Ryuga se sentait aussi frustré que Kyoya, si ce n'était plus. Il avait prononcé ses derniers mots pour se donner un maximum de contenance, comme pour se convaincre lui-même alors qu'il aurait préféré retourner auprès de lui pour plaquer ses lèvres aux siennes.

Ses lèvres étaient sucrées.

Il aurait adoré ressentir Kyoya frissonner sous son toucher, le sentir se tortiller sous son corps.

Mais l'Empereur Dragon avait promis à l'esprit du lion de veiller sur son maître, de le protéger et de le débarrasser de cette marque sur sa clavicule.

Le plaisir serait pour plus tard.


Oulala je sens la frustration venir ! Ne me grondez pas d'accord (Wonder, Komachu : je vous vois venir) ?

Bon je le dis tout de suite : cette histoire ne contiendra pas de lemon. J'ai bien l'idée de laisser planer un moment où vous supposerez qu'il se sera passé quelque chose, mais ce que j'ai écrit dans ce chapitre sera le maximum. La quête d'abord, l'histoire entre Ryuga et Kyoya sera au second plan.

Par contre, j'ai bien envie de faire un OS qui serait lié à l'histoire, mais plus pour du fan service quoi ! (en gros écrire un lemon)

Il y aura le chapitre suivant dimanche ! Mais avant, je vous propose quelque chose : vous inclure un peu à l'histoire.

Je m'explique : peut-être que certains d'entre vous ont des questions à poser aux personnages, ou bien à moi-même ! Alors je vous propose quelque chose : laissez vos questions en review et nous y répondrons vendredi dans un chapitre bonus. J'ai moi-même une ou deux questions pour mes personnages. Vous pouvez également dire quelque chose, même si ce n'est pas une question !

Je faisais ça lorsque je publiais de la fiction passé un temps et je trouve que c'est sympa, ça permet d'échanger avec vous !

Voici les personnes à qui vous pouvez parler :

L'auteur (ou Jinwrite)

Kyoya

Ryuga

Ryuto

Kakeru (eh oui ! Il devrait apparaître d'ici quelques chapitres, je dirais 5)

Dynamis

Doji

Ziggourat

Reiji

Tylio

Si j'ai oublié quelqu'un, vous pouvez toujours lui poser une question et je m'arrange pour le faire venir.

Du coup on se voit demain pour le temps d'une vie, peut-être vendredi si vous avez des questions et dimanche pour la suite de la part d'ombre !

Prenez soin de vous !