Bonjour à tous ! Merci pour vos reviews qui font tellement plaisir et merci de continuer à me suivre. Pour les nouveaux, bienvenue !
Sans plus attendre, la suite : le chapitre et les suivants seront plus divertissants enfin j'espère !Et les prochains seront bien plus longs
Quelques précisions d'usage :
L'univers Harry Potter et ses inspirants personnages appartiennent à JK Rowling bien entendu.
Le Rating M sera justifié pour langage, mention de thèmes difficiles et relations explicites de tous ordres donc homophobes goudebaille !
Autre précision : Chaque chapitre comporte un titre se rapportant à une ou plusieurs chansons ayant un lien avec le chapitre. J'ai beaucoup écouté Deezer durant l'écriture, de tout mais principalement du rock et du métal. Vous trouverez donc une playlist dédiée en suivant ce lien en ôtant les espaces : deezer . page . link / ZXLLLWSaGXfqHtjz7 (ou simplement en tapant le titre de cette histoire) qui sera alimentée au fur et à mesure de la publication.
Chapitre 12 - In the End
Playlist : In the End – Linkin Park, RIP Chester
Les jours passèrent. Hermione consacra la majeure partie de ses vacances à faire ses devoirs et le plus clair de son temps à dormir ou à lire.
C'était avant tout pour éviter de penser à Draco qui ne se réveillait pas. Hermione voyait bien à mesure que la barbe blonde croissait sur le visage de Draco que le fait qu'il n'avait toujours pas repris connaissance n'était pas bon signe et que son état était sérieux.
Et puis à Sirius, qui surgissait brusquement sans crier gare dans ses pensées depuis le matin du bain. Elle ne l'avait pas beaucoup vu depuis ce jour là. Elle s'était demandé si elle aurait dû le suivre ce matin là, lui dire quelque chose, ou faire quoi que ce soit. Et puis, pour se rassurer sûrement, elle décida qu'elle se laissait le temps de convenir quoi faire. Elle était bien trop troublée par des sentiments contradictoires pour pouvoir décider quelle était la prochaine étape. Alors, elle ne fit rien du tout. Plus facile, plus confortable.
Le professeur Black était un vrai connard. Mais Sirius... elle ne savait plus trop ce qu'il était.
Tout le monde était progressivement revenu pour passer le 31 octobre au château et celui-ci retrouvait doucement son agitation habituelle. En effet, un bal costumé ou non y avait été organisé, la directrice cédant à la coutume et voulant égayer un peu les esprits. Le château était en effervescence car il s'agissait de la première fête depuis un sacré bout de temps. Les élèves déambulaient par groupes et comparaient des tenues en plaisantant gaiement, s'empiffrant de bonbons colorés. Seule Hermione n'était pas très enthousiaste et ne semblait pas partager la frivolité générale.
Elle était assise sur le lit auprès de Draco, jouant distraitement avec ses mèches, les replaçant et les ébouriffant à nouveau, caressant sa barbe naissante.
«Tu les verrais toutes, à glousser en exhibant leurs fanfreluches ! On dirait qu'il n'existe rien de plus important sur Terre. Les fringues et les garçons. Comme si avoir le bon cavalier était si important. Comme si cela changeait quelque chose. Au bout du compte, ça n'a même pas d'importance, on est toujours seul. Après un instant de silence : Pardon, je ne voulais pas me montrer aussi dramatique. Ce n'est pas vraiment ce dont tu as besoin en ce moment n'est ce pas ? Tu me manques tu sais. J'aimerais bien qu'on puisse se moquer de ces greluches ensemble. Qu'est-ce qu'elles peuvent être cruches, tu les verrais. Et les garçons ne sont pas mieux. Ils cherchent tous à trouver le moyen de ne plus être puceaux à la fin de la soirée et à faire entrer un maximum d'alcool en douce dans le château. Pathétiques tu crois qu'on était comme ça ? Aussi gamins ? dit Hermione en lui prenant la main un instant
– On était pires. Et je suis une greluche, moi. J'adore les beaux vêtements... dit une voix faible
– Draco ! Tu es réveillé ! Hermione, qui était toujours assise sur le bord du lit, bondit à son cou. Il avait réussi à se redresser légèrement et avait aussitôt été projeté en arrière sous le choc.
– Hé, doucement, j'ai toujours mal... fit le blond en grimaçant
– Oh, je suis désolée, je... tu m'as manqué.
Le Serpentard sourit faiblement, il ne dit rien mais le message était bien passé. Nyx, sur son oreiller, s'était mis à ronronner sourdement. Draco le fixa d'un air amusé.
« Oui, tu as eu un gardien fidèle durant ton … sommeil. Il t'a à peine quitté.
– Merci mon chat. Tu es un véritable ami. Murmura le blond en tendant la main vers le félin. Sous ses doigts, l'animal ronronnait de plus belle, paisiblement.
– Alors comme ça, tu ne veux pas aller à ce bal ? Pourtant moi j'en ai très envie. Mais pas sans toi. Allez, c'est un bon moyen de se changer les idées. Et peut-être que tu y croiseras des célibataires dignes de toi...
Il arborait son regard suppliant le plus charmant . Celui qui, utilisé à bon escient, était capable de faire s'évanouir les barrières les plus infranchissables. La jeune fille ne mit pas longtemps avant de céder. Elle avait envie d'y aller de toute façon, et encore davantage depuis que son ami s'était réveillé.
« Bon, d'accord, mais c'est bien parce que je ne peux rien te refuser.
– C'est dans combien de temps ?
– Deux jours.
– Oh Merlin on n'aura jamais le temps de tout préparer. Et la prochaine visite à Pré - au - Lard ?
– Demain.
– Bon, au moins je pourrai te trouver une robe décente.
– Pardon Malefoy ? Tu veux me trouver une robe décente ? Comme si je ne pouvais pas...
– Je sais que je t'ai appris à t'habiller et à te coiffer correctement et qu'on a renouvelé ta garde robe l'autre fois, mais cette fois ...
– Je vais faire une apparition, alors j'ai bien le droit de choisir ma tenue !
– Hermione Granger tu m'inquiètes … Bon, je vais aller me laver et raser cette vilaine barbe...
– Draco Malefoy je te l'interdis.
– Me laver ? Tu aimes les clébards pouilleux ? C'est Black qui va être content de l'apprendre.
– Laisse Sirius en dehors de ça
– Oh... Sirius ? Fit Draco avec un air entendu
– Oui, c'est bien son prénom que je sache. Draco le sommeil t'a ramolli le cerveau. Non, garde ta barbe. Elle te convient bien. Elle fait ressortir le Draco un poil changé, le vrai Draco.
– Merci pour le jeu de mots débile. Et va pour la barbe. Provisoirement.
Un sourire malicieux lui répondit
– Alors, qu'est ce que j'ai manqué ?
– Pas grand chose. Tes agresseurs ont été mis à pied en attendant ton réveil. McGonagall était furieuse et je la comprends. Ils ne vont pas s'en sortir aussi...
– Laisse tomber. Moi je n'irai pas témoigner.
– Quoi ? Mais ?
– Ce sont mes affaires. Le ton était sans appel.
– Comme tu veux.
– Autre chose ?
– Je … crois que je me suis pris une retenue...
– Tu crois ?
– J'ai un peu hurlé sur Black quand tu as été agressé. Il a dit qu'on en reparlerait quand tu serais réveillé.
– Il faut que tu tires ça au clair alors, ce soir ! »
Lorsque Sirius revint dans ses appartements ce soir là, et s'affala dans son fauteuil en saisissant sa bouteille au passage, il n'en pouvait plus. Il avait passé la journée entre la Réserve de la bibliothèque pour élaborer la suite de son plan de cours et une réunion des plus ennuyeuses avec le corps professoral, durant laquelle il s'était vu confier la responsabilité de la sécurité de la fête.
Apparemment, tout Poudlard de plus de quarante ans avait soudainement bu une potion d'oubli pour lui confier - à lui - la bonne tenue d'une fête notoirement propice à la débauche. Il renonçait à comprendre. Logique Dumbledorienne, sûrement. Peut-être qu'il servait toujours de conseiller à la Directrice, c'était tout à fait son genre. Et qu'il voyait comme une farce particulièrement cocasse de confier la surveillance de tous ces adolescents dépravés à celui qui, il y a peu, en constituait le prince autoproclamé. Oui, il devait certainement trouver cela hilarant.
« Dure journée ? Ricana Snape. Tu as une sale tête, je veux dire, encore plus que d'ordinaire et crois moi ce n'est pas peu dire.
– Ne m'en parle pas. Monsieur Malefoy vient de se réveiller alors je n'ai plus d'excuse, il faut que je prenne une décision concernant Miss Granger et sa retenue. Elle avait raison, on a été des connards sans cœur. Mais d'un autre côté, une élève ne peut pas aussi ouvertement manquer de respect à un professeur.
– A deux professeurs merci
– A un professeur et à un fantôme rancunier. C'est injuste.
– Black ! Tu dois la lui donner quand même, surtout si elle est injuste !
– Euh, je ne te suis pas, là...
– N'oublie pas ton surnom mon cher...
– …
– Comment ? Tu ne l'as pas encore entendu ? Ça rend réellement sourd alors.
– Oh toi. Je n'accepterai pas ce genre d'insinuations de ta part.
– Ils t'appellent Dark Black. Ou Dark Sirius pour les plus téméraires.
– Vraiment ? Qui peut les blâmer...
– Profites-en. Donne lui cette retenue injuste, et impose d'autres punitions arbitraires. Comme de la planifier le 1er novembre par exemple.
– Mais on n'a pas cours...
– Et alors ? Justement.
– Ce jour là, j'avais prévu...
– Rien. Tu vas programmer cette retenue. Point.
– …
– Je sais ce que tu voulais faire Black. On vit ensemble (il fit la grimace) depuis suffisamment longtemps. Je sais. J'aurais fait la même chose si j'avais été parmi les vivants. Mais ça nous changera les idées. Allez !
– C'est toi qui la veut cette retenue ma parole !
– Bon, tu veux vraiment savoir ? Je t'envie Black. Pouvoir enfin punir cette saleté de Miss Je Sais Tout pour ces années à être obligé de me contenir, alors que tout ce que je rêvais de faire c'est botter son petit cul et lui filer une retenue mémorable... Elle ne m'en a jamais donné l'occasion cette peste. A personne d'ailleurs. Même après son bal avec Krum, elle était toujours aussi sage. Petite Lionne trop parfaite. Ah... fit rêveusement Snape, une petite retenue épicée par mes soins. Un récurage de chaudrons, un lustrage de flacons ou n'importe quelle autre punition. Une soirée à quatre pattes à frotter vigoureusement toutes les surfaces que je lui ordonnerais de frotter... son uniforme remontant le long de ses cuisses...
– Snape, tu es un sacré pervers. Je te rappelle que c'est une élève. Les relations élèves/professeurs sont interdites et tu le sais parfaitement.
– Tu devrais relire le règlement. Tu y découvrirais un paragraphe très édifiant Professeur Black ! Et ne me dis pas que tu ne fantasmes pas sur ce que tu pourrais lui faire, je ne te croirais pas. A elle ou à une autre.
– Je... Ça n'a pas besoin d'être sale pour autant.
– Oh si. C'est encore meilleur. Et quel est ton fantasme alors ?
Black rougit légèrement et se renfrogna.
– Oh Merlin, c'est vraiment la fin des temps, tu rougis. Toi ! Tu avais un tableau de chasse plutôt impressionnant à Poudlard non ?
– Beaucoup de rumeurs et d'exagération
– L'orgie post match de notre dernière année, elle n'est vraiment qu'une rumeur ?
– Ah... tu es au courant de ça.
– Disons que ton pote James s'est enorgueilli d'y avoir découvert que malgré toutes les beautés et les beaux éphèbes présents à cette fête, il n'avait plus d'yeux que pour sa future femme. Qu'elle était la seule qui comptait. Et crois-moi, quand cette même fille est tout notre monde depuis aussi longtemps que l'on puisse s'en souvenir, eh bien ce genre de discours vous marque. En ce qui te concerne, il a parlé d'un clébard en chaleur qui sautait tout ce qui bougeait. Ou était sauté par, d'ailleurs, est ce que …
– Silence. Je ne discuterai pas de mon orientation sexuelle avec toi.
– Black, tu ne m'as toujours pas avoué ton fantasme, allez ! C'est moi !
– Avec une élève ? Aucun.
– Avec n'importe qui. 12 ans de taule, tu n'y as pas réfléchi peut-être ? Pas eu le temps ? Ironisa le portrait.
– Enfoiré. Bien sûr que j'ai eu le temps d'y réfléchir... Bon, voyons... Un lit à baldaquins noirs. Une baignoire géante. Une alcôve du château... C'est bizarre d'ailleurs, parce que je ne pensais même jamais revenir ici... et … ce bureau.
– Ah, je crois que ce fantasme-là est inévitable.
– Non, pas n'importe quel bureau de cette foutue école, le tien. Tu crois que j'ai un problème ?
– Tu voulais coucher avec moi peut-être ? Sourit étrangement Snape. Non, plus sérieusement, qui sait, peut-être que la prude Miss Granger entretient également secrètement le fantasme de se faire mettre en retenue par mon illustre personne... Si c'est le cas, cela signifie que j'ai manqué une occasion durant mon existence. Ce portrait, c'est l'Enfer, je regretterai éternellement de ne pas avoir pu vivre cette expérience...
– Et à part le récurage de chaudrons, tu avais d'autres projets pour cette « retenue particulière » ?
– Tu crois qu'elle aime les châtiments corporels ?
– Ta phrase contient des mots dérangeants, d'autant plus lorsqu'ils sont associés.
– Je reformule. Tu crois qu'elle accepterait une petite fessée ?
– Snape, tu es vraiment un grand malade, dit Sirius en riant
– En attendant mon petit cabot, tu es à présent en train de rire grâce à moi alors...
Derrière la porte du cachot, une petite silhouette était tapie dans l'ombre. Et elle avait tout entendu. La température du château venait de grimper ostensiblement. Et ce n'était certainement pas uniquement par envie. Cette petite conversation l'avait franchement mise en colère. Alors comme ça, elle était prude ? Trop prude pour faire quoi que ce soit. Trop prude pour que quiconque la veuille. Elle allait leur montrer. Elle entra.
– Miss ? Vous ne frappez pas avant de pénétrer dans la salle de cours d'un professeur ? Fit Black, arborant les yeux écarquillés du gamin pris en faute
– Apparemment, c'est bien la seule chose que je sois capable de faire ! Vous n'avez qu'à ajouter ça à la liste des raisons de me punir. Alors, c'est prévu quand ?
– Miss... commença Sirius, hésitant
– Le lendemain de la soirée. 20h. Fit le portrait sèchement
– Mais c'est le 1er novembre … On n'a pas cours. Et je parlais à Black.
– Et Black vous dit 20h. Ne soyez pas en retard. dit-il en reprenant contenance de justesse.
La jeune femme quitta la pièce aussi précipitamment qu'elle y était entrée, faisant s'envoler les parchemins posés sur le bureau et claquant la porte, pourtant lourde, au passage, laissant les deux professeurs pantois et sourdement inquiets.
Un tel empressement, une telle impétuosité, surtout de la part de la douce petite lionne, ne laissait rien présager de bon pour la suite des événements. D'une manière ou d'une autre, ils allaient subir les conséquences de cette discussion, et la jeune femme n'était pas de celles que l'on trahissait impunément. Snape s'en réjouissait secrètement, se disant qu'enfin, quelque chose allait se produire dans l'existence de Black, quoi, il l'ignorait, mais suffisamment pour ébranler les murailles de tristesse qu'il avait auto-érigées. Et cette jeune femme était de taille à les faire vaciller, voire à danser sur leurs ruines.
Sirius, lui, se dit qu'encore une fois, il avait tout détruit, qu'après ce qu'elle venait d'entendre, la jeune femme se détournerait à nouveau de lui. Ou lui exploserait à la figure. Il se disait qu'après le bain de l'autre fois, ils seraient peut être capables à présent d'entretenir des rapports cordiaux, ou du moins de ne pas se sauter à la gorge à chaque fois qu'ils entreraient en contact. Mais voilà, il venait à nouveau de la provoquer, il faisait décidément preuve d'un certain appétit pour le chaos, couplé à un talent inné pour la gaffe majeure, et dire à cette jeune femme qu'on la voyait comme une petite vierge effarouchée faisait certainement partie de sa liste personnelle des motifs de déclaration de guerre valables.
Il soupira, alluma une cigarette, et alors qu'il en tirait nerveusement une bouffée, se surprit à aimer le goût de l'inquiétude sourde qu'il ressentait. De la culpabilité, pour quelque chose qu'il était capable de modifier, pour une fois. Voilà qui le changeait agréablement. Après tout, il n'allait sûrement rien se produire... Non, il se faisait certainement des idées, se dit-il en tirant sur sa cigarette.
Oh que tu as tort mon chéri... Vos réactions ? J'ai terminé le chapitre de transition qui me restait à terminer et l'écriture de la suite avance, sachez que j'ai les plans détaillés jusqu'au chapitre 26 ! J'espère que l'histoire vous plait toujours, dans le prochain chapitre : préparation avant la fête et rapprochements divers !
