Ah la la ! Entre Juges et B., la tête de la petite Léviathan ne sait plus où donner ! XD


Chapitre 193 : Sons of hell

Je m'installe aux côté d'Aiacos, casque sur les oreilles, à swiper sur son smartphone.

Je vois. Tinder.

"En chasse ?"

"Ouais, j'regarde ce qu'il y a dans le secteur."

"Oh ! Celle-ci est jolie !..." devant une jolie brune.

"Souvent les photos ne correspondent pas." riant. "Non." swipant à gauche. Aux oubliettes.

Minos passe devant nous, nouant son nœud de cravate pour se rendre au cabinet comptable ce matin.

"Que fait-il ?"

"Il swipe."

"In french, please."

"Il est à l'affût."

"Je consulte le menu." sourit Aiacos.

Minos roule des yeux. "OK, je vois. L'Oiseau, tu as du boulot, pour mémoire."

"Hey ! C'est la pause, là !... Commence pas à faire ton Rhada !"

Minos place son portable dans la housse prévue à cet effet.

"Oh, pas mal, celle-ci !..." désignant une rousse pulpeuse.

"Lév'..." déplore Minos, sur un soupir.

"Quoi ? Je donne mon avis..."

"Vous êtes bien des Spectres de ce présent siècle, tous les deux."

"T'as raison." swipe à droite.

"Mmm... ouais." devant une fille aux yeux translucides.

"Ooooh... oui !..."

Hop, swipe à droite.

"C'est pitoyable."

"Bah, pas du tout !... En plus, Lév' les choisit pour moi !..."

"Bonne matinée." se hâte Minos.

Je ris, murmurant à l'oreille du Garuda. "Je suis sûre qu'il deviendrait accroc, s'il essayait."

"C'est même certain. Enfin non... vu qu'il n'a d'yeux que pour toi !... La fois dernière, dans un étoilé, un joli brin de fille lui a fait du rentre-dedans visuel, il n'a même pas percuté."

"Huhuhuhu !..."

"Tu le tiens, Léviathan." pouce levé. "Moi, ça ne me dérange pas, je préfère que ça reste en famille."


Je suis déjà de retour à la maison lorsque Minos rentre, éreinté, du cabinet comptable.

"Quelle journée !... Je préfère encore siéger en mon Tribunal !..." se préparant une boisson réconfortante, assortie d'une cuillère de miel.

Je souris depuis le canapé sur la méridienne duquel je suis allongée.

Sa boisson chaude passé au micro-ondes, il se dirige jusqu'au séjour, m'y trouvant, posant sa tasse fumante sur la table basse et tombant la veste.

"Me ferais-tu une place ?..." tirant sur son nœud de cravate, pièce embaumant l'eau de toilette de prix.

"Évidemment. J'adore les hommes éreintés qui rentrent du travail." lui offrant un espace.

Il s'allonge, passant une jambe sur les miennes, visage proche, sourire doux, tête reposant sur son bras, doigts venant chercher quelques unes de mes mèches. Ce regard... ces améthystes qui disent tout et rien à la fois. C'est... déroutant.

"Hmm ?..."

"Rien."

"Oh, allez..."

"Il est des choses que même un Spectre ne peut s'autoriser à dire."

"S'il est tenu de se taire, il peut cependant s'autoriser à faire." allant chercher sa jolie bouche pour l'inviter à un baiser incomparablement langoureux.

Griffon en vibre des pieds à la pointe des cheveux, glissant les doigts le long de mon bras, bouche exprimant une envie grandissante ainsi qu'un impératif besoin d'être diverti.

Nos jambes se caressent mutuellement et mes mains naviguent sur son torse tonique.

"Tu es magnifique, Griffon..."

Un instant, il fouille la pièce de ses améthystes. "Où est... Cos ?..."

"Il est allé honorer un de ses rendez-vous. Il est donc susceptible de nous rejoindre d'un moment à l'autre..."

"Ce n'est pas comme s'il venait à découvrir la nature de notre relation, n'est-ce pas ?..." sur un petit rire, poursuivant ses flatteries, se tendant joliment.

Nos caresses nous conduisent tout naturellement à prendre soin l'un de l'autre, sur nos vêtements d'abord puis à même la peau. C'est là que les choses prennent généralement un autre tour, nous poussant de plus en plus loin, lançant des sensations presque intenables en intensité.

"Assis."

Il s'exécute sans ciller, m'invitant à me placer sur ses cuisses, glissant son sexe entre mes jambes pour nous caresser ainsi.

C'est délectable et nous en geignons à l'unisson, nous adressant des regards à la dérive.

Nos appréciations montent dans la pièce, finissant par l'emplir, entrecoupées par des soupirs.

Le beau sexe de Minos est surtendu de délice tandis que de mon côté tout l'invite à une pénétration immédiate.

Il bascule sur le dos et je me place dos face à son torse, allant positionner son érection pulsante entre mes jambes, sur un soupir lourd.

Puis nos hanches se meuvent, incapables de résister à cet appel à nous procurer du bien.

Je glisse la main plus bas, caressant des doigts ce qu'il reste de lui, ce qui rajoute un surplus de sensations.

Ce moment où le sexe se durcit à bloc et les testicules remontent annonce l'imminence de l'orgasme. Un long cri frappe alors les murs du séjour - fort heureusement l'immeuble entier appartient aux Juges donc aucun voisin !...

Il en est secoué sous moi, incapable de se contrôler, spasmant de tous ses membres, se rendant dans des saccades d'une force virile.

Son orgasme se prolonge à en faire pâlir d'envie le mien.

Nous nous sourions. "Oooooh... Lév'..." allant caresser mes cheveux, corps lançant encore de plaisir par vagues s'espaçant.

"Tu es beau lorsque tu prends du plaisir, Nos."

Petit rire flatté.

La serrure fait deux tours et Aiacos fait son entrée, nous trouvant ainsi entremêlés sur le canapé.

"Je vois qu'on en profite." s'installant sur le banc de l'entrée pour se déchausser.

"Et toi ? Ce rendez-vous ?"

"Décevant." tombant la veste puis s'approchant, avisant le portrait. "T'en reste-t'il un peu pour moi, Lév' ?..."

Je tends la main vers lui alors que Minos s'écarte sur un soupir restant.

Aiacos se déboutonne, se faisant monter d'une main.

Minos dévore le cadet du regard, notamment ce poignet garni de perles masculines et de cuir qui va-et-vient sur un sexe gagnant en volume et en rigidité de seconde en seconde.

La tête d'Aiacos dodeline, plaisir montant.

Puis il ploie les genoux, me calant contre son bassin, profitant de ce qu'il reste pour s'inviter au plus profond.

"A... l'endroit ?... Vraiment ?..." se moque Minos.

Aiacos lui adresse un regard flou avant de se mouvoir, appelant d'autant plus de sensations, les prenant à la pelle. Nos geignements montent dans la pièce.

Il maintient si fermement mes hanches que la marque de ses doigts s'y imprime.

Un long frisson le traverse avant qu'il ne dépose les armes, vif, secoué.

"Eh bien... était-ce ce rendez-vous manqué ?..." questionne Minos.

"J'avais pas envie de traîner... et vu que tu l'as admirablement préparée pour moi..." posant la joue sur mon ventre, regard planté dans les améthystes de l'aîné.


"Sais-tu, ma chère Léviathan, que notre Cos a été appelé par notre Seigneur la nuit de ses noces ?" questionne Minos.

J'entrouvre la bouche de surprise.

Aiacos roule des yeux.

"Naaaaaan ?..."

"Hmm mmm." affirme Minos.

"Écris un article, pendant qu'on y est, Nos." allant se réfugier dans sa manette de jeux vidéos.

"Je veux tout savoir !..." dis-je.

"Je le savais !..." exulte Minos.

Soupir de l'intéressé.

"Comment s'appelait-elle déjà ?... Ah, oui : Yahnaa !..." pétillant de taquinerie fraternelle. "Bien plus jeune, c'est cela, Aiacos ?..."

"Tu le sais." grogné.

"C'est arrivé au moment où vous vous apprêtiez à consommer le mariage ?..."

"Ouais." laconique.

"Notre Seigneur manie le cynisme comme personne."

"Lév', Minos t'a dit qu'il a été sommé de supprimer sa sœur cadette nommée Paula ?" lui rendant la pareille.

"Non !..." fixant Griffon.

A Aiacos de sourire. "Il va se faire un plaisir de te narrer ça !..." s'adossant contre le dossier du fauteuil, à moitié tourné vers l'intéressé.

"Il n'y a absolument rien d'exceptionnel dans un tel récit, Cos." reniflant. "Exactement comme il t'a été demandé de supprimer les témoins de la scène, à commencer par ton épouse et ton père."

"Wow !..." allant de l'un à l'autre, captivée. "Et... elle était comment, Cos ?..."

"Jolie, m'as-tu dit en son temps." se rappelle Minos.

"Il fallait bien qu'elle possède quelques qualités pour être l'épouse d'un futur chef de village !..." rappelle Aiacos.

"Choisie par l'astrologue de ton père, c'est bien cela ?"

"Elle te plaisait ?" curieuse.

"Elle n'était pas désagréable à regarder."

"Combien lui aurais-tu fait d'enfants ?..."

Soupir d'Aiacos. "Vous extrapolez là !..." agacé.

"Une ribambelle !... Je présume que Suikyô était aussi actif et fécond qu'Aiacos lui-même." s'amuse Minos.

"C'est n'importe quoi !..." suspendant son jeu pour aller se servir un verre de soda dans la cuisine.

"Oh, Cos, fais pas la gueule !..." amusée par sa réaction exacerbée.

"Sujet sensible, il semble." note Minos, index levé.

Je le rejoins, l'enlaçant, placée dans son dos tandis qu'il se désaltère. "N'y vois pas de mal..."

"Le passé n'est pas fait pour être ainsi remué, Lév'. Ni par un Juge ni par toi." ferme.

"OK, d'accord. Pardon, Cos."

Minos arrive. "Ne sois pas fâché, Cos." contournant le plan central pour venir enlacer son bel Oiseau. "Nous ne recommencerons plus, c'est promis."

"Promis ?" levant la main pour caresser la somptueuse crinière argentée.

"Juré." posant son nez contre la peau du cou au parfum relevé.


Je m'approche de Minos, planté devant le rayon des chemises de prix.

"J'ai envie de... te mettre la main aux fesses, Griffon." soufflé.

Petit rire. "Essaye de le faire discrètement, je te prie. Je suis connu comme le Griffon blanc dans cette boutique. D'ailleurs... la gérante me fait régulièrement des prix sur un seul battement de cils."

"Huhuhuhu ! J'ai intérêt à ne pas ruiner un si beau business, dans ce cas."

"Je t'en saurai gré, en effet."

Parlant de la gérante, la voici en approche.

"Monsieur Svendsen."

"Mademoiselle Le Bisquet."

Assurément, Minos lui plaît. En même temps, on peut la comprendre, Griffon fait rêver !...

Sindre. Sindre Svendsen. Ça, c'est officiellement l'ancien nom de Minos. C'est également celui noté sur son passeport lorsqu'il voyage.

Nous sortons de la boutique, les bras chargés. "Tu connais le nom d'Aiacos, celui qu'il utilise ici ?"

"Oh... oui, c'est Shaan. Il m'en a dit la signification et ça a un rapport avec les cieux, bien évidemment."

"Évidemment. Et Rhada ?"

"Oh, bien anglais !..." riant. "Walden."

"Effectivement. Nous devrions refaire un voyage d'agrément."

"Pourquoi pas. Mais ne t'attends pas à l'aval de Wyvern."

"Je sais qu'avec Rhada rien n'est gagné."

"C'est une bourrique à écailles !... Oh, voilà Starbucks."

Nous nous installons, cafés à portée de main.

"Mademoiselle Le Bisquet rêve de te croquer, Minos."

Petit rire en face. "Je lui imagine un coup de dents assez féroce, en effet."

Je me penche par-dessus la table. "Serais-tu haut ?"

"Pour Mademoiselle Le Bisquet ? Par Hadès, non !... Ce serait extrêmement gênant pour les essayages. Surtout qu'elle apprécie régulièrement franchir le rideau de ma cabine afin de s'assurer que les articles trouvent grâce sur ma peau. Tout en profitant de la vue."

"Je vais lui arracher les yeux. Ce sera du plus bel effet."

"Quelque chose m'a toujours intrigué, Léviathan : tu peux te permettre de papillonner à ton aise mais tu interdis formellement tes amants de le faire alors que ce serait là un juste retour. Pourquoi ?" fasciné. (*)

"Je n'ai jamais rien empêché entre Cos et toi, que je sache."

"En effet, cela semble plutôt concerner la concurrence féminine."

"Parce qu'il s'agit de concurrence, justement."

"Réponse invalide. A méditer." en bon Juge.


Minos se laisse choir sur la méridienne, sous le regard amusé d'Aiacos, aux manettes de sa station de jeux.

"Je peine à croire que ce soit la séance shopping qui t'a mis dans un tel état, Griffon."

"C'est de réfréner à grand-peine les avances de Mademoiselle Le Bisquet." dis-je, m'installant à ses côtés, me servant dans son sachet de chips.

Petit rire d'Aiacos. "Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu t'échines à la garder, Nos. Ce n'est vraiment pas comme si nous avions besoin de rabais vu le chéquier bien garni que nous nous trimballons."

"Question de... principe." reniflant.

"Dis plutôt que tu apprécies particulièrement qu'elle vienne te faire l'ourlet lorsque tu es en cabine !..."

Je manque de recracher ma poignée de chips.

"Par Hadès, quel comportement me prête-t'on ? C'est inqualifiable !..." outré.

"Oh, arrête, Nos !... Tout le monde sait quelle star tu es là-bas !... Elle t'a déjà proposé de poser pour sa marque."

"Proposition refusée ?" étonnée.

"Je rappelle aimablement à l'assemblée que j'ai un métier !..." rétorque Minos.

"Lequel ?" le nargue Aiacos, sans lever les yeux de son jeu d'action.

Reniflement de Griffon. "Stop it."

"Bon. On commande pour ce soir ? J'ai la dalle."

"De quoi as-tu envie ?" dégainant mon portable pour surfer sur un site de livraisons.

"Sushis. Ça fait longtemps. Nos ?"

"Ça me va."


Coup de coude discret d'Aiacos. Notre beau Griffon est en train de sombrer sur la méridienne, peinant à conserver les paupières levées. Il finit par s'endormir. Et ma foi, il est magnifique !... Je récupère le plaid pour l'en couvrir.

Aiacos met le poste en sourdine.

"C'est fou comme ça pique rapidement du nez à cet âge..." amusé.

Je glisse les doigts entre ses pans de cheveux magnifiques, caressante.

Il se cale un peu plus à son aise, respiration ralentissant, signe qu'il est profondément endormi, plongé dans les vêtements avec lesquels il est rentré, en chaussettes sombres.

Puis je viens m'occuper d'Aiacos, caressant son dos large sous le t-shirt, lui faisant pousser de petits soupirs d'appréciation, peau se granulant au passage.


Les souvenirs me ramènent à la Wammy's. A ce matin où B. est venu gratter à ma porte.

Une fois entré, il a posé le challenge : "T'as dix minutes pour me faire gicler, Girl."

J'ai commencé à le caresser devant mon lit, placée derrière lui, descendu pantalon et boxer sur ses chevilles, faisant de cette verge ce que bon me souhaitait, la dressant en moins d'une minute, belle, gorgée, outrancière.

Une main tenait le sweat remonté de B., l'autre œuvrait, n'omettant rien de lui : hampe, gland, testicules.

Je le fis rapidement dodeliner de la tête, sur des "putain !..." à la pelle ; signes tangibles de son excitation croissante.

"Kiiiiffe... Girl..."

Au bout de cinq minutes de traitement, ses jolies cuisses spasmaient déjà d'appréciation.

J'adorais sentir, deviner, visage enfoui entre ses omoplates, comme tout se préparait à l'orgasme ; testicules remontant jusqu'au maximum, hampe se découpant de plus en plus distinctement, gland commençant à suinter.

"T'y es... presque, Girl..." glissant un regard sur le réveil non loin. "Putain... qu'est-ce que tu branles bien, sans déconner..." bougeant légèrement des hanches, contractant pour plus d'effet.

Encouragée, j'accélérai.

"Putaiiiiiiin... oui, c'est... booon !... T'arrêtes pas !... Ça... ça monte..."

A la septième minute, la verge se gonfla à bloc, les testicules étaient elles aussi durcies et remontées ; point de non-retour.

"Je... giiiiicle !... Haaaaaaan ! Put..."

Je fis en sorte de diriger les jets contre son ventre, évitant ainsi à mon lit d'être souillé.

Il demeura un instant tremblant sur ses appuis, totalement secoué par la puissance de cet orgasme.

"T'es bon pour la douche..."

"Pas le temps, je vais faire ça au gant."

Puis, à ma grande surprise, il vint se coucher, après sa brève toilette, sous la couette, avec moi, venant trouver du repos.

"Que je te nique ou que tu me branles, le résultat est spectaculaire, Girl." sur un sourire presque tendre.

Le monstre faisait tomber ses défenses. Je me glissais derrière lui pour le caresser, embrassant ce dos encore moite.

Il se retourna pour prendre ma bouche dans un baiser affirmé.

"Au moins... j'ai droit à un câlin..."

"Tu m'as... rincé, Girl." sur un sourire comblé. "Putain, j'ai... cours de maths..."

"C'est pas la première fois que tu sèches, nan ?"

"Je devais faire une démonstration. J'y ai bossé toute la nuit. Putain..." finissant par revenir m'embrasser, glissant une main entre mes jambes pour constater mon humidité. "T'as kiffé, on dirait, Girl..."

Ça allait agréablement dégénérer lorsque la porte de la chambre s'ouvrit avec fracas sur un Quillsh Wammy en rogne !...

"B. Sors immédiatement de ce lit." fixant B. comme s'il le crucifiait.

B. eut un petit sourire devant l'audace de celui qu'il considérait comme un vieillard, se tournant lentement vers lui.

"Putain, Wat'... tu vois pas qu'elle a besoin que je la saute ?..."

"Assez, B. Quitte ce lit." ferme.

Nouveau sourire chez B. "Tu fais chier, Wat'."

"B." bras croisés, attendant.

B. soupira et descendit la couette d'un geste du bras, offrant sa nudité - il ne portait qu'un t-shirt - à la vue du fondateur.

Watari cligna puis détourna les yeux sur un froncement de sourcils.

B. ricana et sortit du lit, debout devant Watari. Vache ! Ils avaient tous les deux une taille similaire et je pris la mesure de ce duel au sommet entre ces deux pointures !...

La vision était de toute beauté ; B. à moitié nu vs le patriarche old school. Détonnant !

"Bah, qu'est-ce que tu croyais, Wat' ? Qu'on faisait du tricot ?" amusé par l'écœurement évident du fondateur.

"Habille-toi et va immédiatement animer ce cours, B."

"T'es rude quand même, Wat'. J'sais pas si tu te souviens mais on est bien décalqué quand la baise a été bonne..."

"Assez, B." le jaugeant avec mépris.

"J'sais pas si je suis foutu de l'animer, ce putain de cours, tu vois, Wat' ?..."

"Je ne veux pas le savoir. Tu assumes tes responsabilités, B."

"C'était quand la dernière fois que tu t'es vidé les couilles, Wat' ?" sur ce sourire particulièrement pervers qui anime B. dans de tels moments, récupérant son boxer et son pantalon pour les enfiler, se reboutonnant.

J'ai rien compris. C'est allé tellement vite !... Putain, pour un homme vieillissant, Watari a conservé ses réflexes ! Une prise bien sentie a envoyé B. valdinguer sur le lit voisin, lui faisant heurter le crâne contre le montant en bois avec violence.

"En tant que fils, tu me fais honte, B."

Si Quillsh avait pour lui l'expérience, B., lui, jouissait de la fougue de la jeunesse. Il se redressa lentement pour aviser celui qui venait de le mettre à terre. Je m'attendais à ce qu'un rire de Shinigami déchire entièrement la pièce mais B. se contenta d'un grognement à vous donner froid dans le dos.

Crachant avec précision sur les vernis de Watari, B. se leva, essuyant sa bouche d'un revers.

"Garde tes boniments pour toi, connard ! T'es pas mon père. T'es le putain d'enfoiré qui m'a spoilé, biens et fortune !"

La voix de B. tonnait dans la pièce, baignée d'une colère sans précédent, faisant s'arrêter les pensionnaires dans le couloir, la porte étant demeurée entrebâillée.

"Ah tu veux en venir aux poings ?" montant sa garde.

"Tu es pathétique, B." le toisant avec mépris.

"Le jour où tu crèveras aussi misérablement que L., j'irai cracher sur vos tombes à tous les deux !"

"Pour la dernière fois, B. : termine de te vêtir et va animer ce cours."

B. lui présenta un majeur dressé à chaque main. "Tu peux te les enfoncer bien profond, fils de pute !"

"Très bien. Je vais demander à L. de te remplacer."

Le regard de B. switcha. A présent, il n'avait plus que deux cartes à jouer : bondir jusqu'au niveau de provocation supérieur et se faire piquer la vedette par L. ou faire bonne figure.

Dans de tels moments, l'iris de l'œil de la mort crépitait de rage.

"Ton choix, B. Vite." inflexible.

La mâchoire de B. était si serrée que le muscle masséter sautait.

"Très bien. L. s'en chargera."

"Nan. C'est bon. J'y vais." récupérant son sweat, nous lançant un dernier regard à l'un et l'autre, glissant sur une ultime provocation. "Tu restes là pour t'occuper de Hope, Wat' ? J'te préviens, elle déteste quand c'est fripé et que ça bande mou."

"Hors de ma vue. Et tâche de bien te comporter à l'avenir."

"Hahahaha ! Y'a que toi pour croire à de telles conneries, Wat' !..." quittant la pièce.

Watari s'installa en bord de mon lit. "Hope."

Je soupirais. J'aurai préféré que B. me baise plutôt que d'avoir à affronter un sermon à la sauce Quillsh...

"Tu n'en as sans doute pas conscience mais B. se sert de toi pour nous atteindre, L. et moi."

Je reniflais.

"A aucun moment B. n'a nourri de réels sentiments à ton égard, son seul but étant de nous provoquer. Tu vaux mieux que cela, Hope."

"Vous vous trompez, M. Wammy."

"Fais nous confiance, Hope. Nous connaissons le fonctionnement de B. et combien il est néfaste pour tous ici et pour toi, plus particulièrement."

Je serrai les dents, serrant la couette dans mon poing. Lâche l'affaire, Quillsh... je suis déjà pourrie.


(*) L'idée a été émise par Lune de Neige et je l'ai reprise ici, la plaçant dans la bouche de Minos ^^