Coucou tout le monde^^

Oui, je sais, ça fait trois mois que je n'ai rien publié, shame on me ! En fait, la réécriture du Tome 1 de Infiltré m'accapare beaucoup, tout comme les synopsis de la version originale ! Mais je ne vous abandonne pas, cette fic me tient à cœur (d'autant plus maintenant qu'elle aura sa version originale^^), donc vous aurez obligatoirement la suite, puis la fin^^

D'ailleurs, vos avis peuvent m'être extrêmement profitables, donc n'hésitez surtout pas à me les partager, que ce soit en positif comme en négatif !

Merci pour les précédentes reviews, bonne lecture


PARTIE II – Chapitre 13

Alliance improbable

Garé à une centaine de mètres des portes du Dôjô Ouest, Neji n'avait pas quitté son véhicule, focalisé sur la définition de l'amitié que lui avait servi Bunta, et qui envahissait son esprit pendant qu'il réfléchissait au meilleur moyen dont il disposait pour faire de l'insolente, son alliée. Il voulait près de lui une personne qui n'hésiterait pas à lui dire qu'il se trompe et qui resterait même dans les instants les plus compliqués. Un véritable ami, pas seulement un choisis par son père. Si Fujio et Tokuma avaient partagé son enfance, ils ne lui avaient jamais fait part de ses torts et n'avaient pas été d'un grand soutien lors de la trahison de Natsu. En quoi étaient-ils ses amis ?

Cela lui paraissait stupide d'imaginer Tenten Ryû prendre cette place, pourtant ce sentiment l'habitait. Certes, elle ne faisait aucun détour pour lui dire clairement ses erreurs, pour incriminer le clan Hyûga ou pour lui faire la morale ! Mais il était persuadé qu'elle serait bien la dernière personne vers laquelle il se tournerait s'il devait vivre une autre période sombre comme cinq ans plus tôt. Réalisant un détail énervant, il ferma les yeux en soupirant, posant l'arrière de son crâne contre l'appuie-tête. La veille, il avait gardé son sang-froid en pensant à elle, tout comme, d'un simple jugement colérique, elle avait déclenché sa remise en question. Et à l'instant, il s'apprêtait à en faire son associé dans l'optique de contrer son paternel. Comment pouvait-il être certain qu'il ne ressentirait pas le besoin d'aller la voir en cas de coup dur ?

Préférant ne pas épiloguer mentalement sur ce détail, il reprit ses esprits et quitta promptement sa voiture, la verrouillant en se rendant au Dôjô d'un pas déterminé. Une fois de plus, il poussa l'une des deux grandes portes d'un bois ciselé, trouvant la professeure à faire des étirements au centre des tatamis d'un gris bleuté. Lorsqu'elle se releva d'avoir posé ses mains à plat près de ses pieds joints, elle jeta un coup d'œil au pilier de la salle. Il referma derrière lui, se débarrassa de ses chaussures, puis s'approcha pendant qu'elle agrippait ses hanches en penchant légèrement la tête.

─ T'es en retard, Trou-du-cul ! l'accueillit-elle d'une réprimande.

─ Bonsoir, Insolente.

Cette réplique étonna Tenten. De toutes les fois où elle s'était retrouvée seule en la désagréable compagnie de l'héritier, il ne l'avait jamais saluée. Et qu'il lui octroie un surnom comme elle le faisait était pour le moins surprenant. Elle garda donc ses pupilles écarquillées ancrées sur lui, et lorsqu'il se stabilisa devant elle et qu'il mit ses bras dans son dos, elle plissa les sourcils.

─ Insolente ?

─ C'est ce que tu es, souligna-t-il, hautain.

─ De ton point de vue !

─ Comme je suis un… trou-du-cul du tien.

Tenten fit une moue renfrognée avant de lui ordonner de s'échauffer. Il s'exécuta sans rechigner, assouplissant ses poignets et faisant quelques mouvements rotatifs avec ses bras, sous son observation minutieuse. Il était cerné, ce qui témoignait de la fatigue. « Intéressant » nota-t-elle intérieurement. L'abandonnant à ses étirements, elle alla chercher deux sabres en bois sur le présentoir collé au mur, puis revint vers lui au moment où il se déclarait prêt. Elle lui en lança un, qu'il rattrapa de justesse.

─ Je veux voir ce que tu vaux en escrime, se justifia-t-elle avec sérieux.

Elle constata son sourire arrogant, puis ajouta d'un air taquin :

─ À ce jour, je suis invaincue sur mes tatamis, donc ne crie pas victoire trop vite !

─ Il faut une première fois à tout.

Tenten ne se retint pas d'afficher son mécontentement à son ton supérieur. Elle le préférait silencieux… ou inexistant, au mieux ! Cependant, sa mine contrariée s'effaça bien vite au profit d'un rictus moqueur.

─ Tu crois avoir une chance ? Je te défie de me vaincre sur mon territoire.

─ Qu'est-ce que j'y gagne ? réclama-t-il, la faisant rire.

─ Qu'est-ce qui te rend si sûr de toi ?

─ Je suis la Première Lame des Soldats du Soleil.

Elle haussa des sourcils, imaginant que c'était là un titre gagné pour ses prouesses en escrime. Après cette brève admiration, ce fut le contentement qui la traversa : enfin un adversaire à sa mesure, pensa-t-elle. Elle moulina son poignet droit, remuant le tranchant fictif, tout en se positionnant à l'offensive.

─ Qu'est-ce tu veux ? requit-elle, sérieuse.

─ Que tu m'écoutes.

Okay, accepta-t-elle d'un bref étonnement. Tu me devras une réponse honnête quand je t'aurais fait abdiquer.

Acceptant, Neji se cambra en avant et pointa l'arme factice vers elle, et en une fraction de seconde, elle engagea le combat. Alerte, il para sa lame de la sienne et répliqua instantanément. Attentif à ses faits et gestes, il comptait lui démontrer sa maîtrise souple autant que ferme et vive. D'aussi loin qu'il se souvenait, il avait toujours eu une affinité avec le maniement du katana. Et grâce à son professeur, il avait rapidement appris à tirer profit d'être gaucher. Il avait reçu l'enseignement d'un grand maître Hyûga avant de suivre la formation des Soldats du Soleil. Dès l'âge de six ans, il apprit l'art du combat, la voie des samouraïs, formant son corps comme son esprit. Il s'était habitué à feindre être droitier, pour désarçonner ses ennemis.

Ce fut la raison pour laquelle il fût stupéfait qu'elle ne soit nullement ébranlée. La semaine précédente, lors des deux entraînements honorés, elle l'avait analysé, et visiblement, elle avait réussi à distinguer quelle était sa main dominante. Qu'elle l'ait perçu le déstabilisa, ajoutant une faiblesse supplémentaire à sa fatigue actuelle. S'épuisant, il fit en sorte d'assurer sa défense en se remémorant les propos du Maître du Dôjô. Avant l'investiture de son grand-père, les héritiers Hyûga apprenaient le bushido sur ces tatamis. Tenten avait donc été formée au même titre que les siens à une époque. Cela ne jouait pas en sa faveur : il allait perdre.

Un léger soupir perça son apparente concentration, tandis qu'elle le forçait toujours à reculer. Quinze minutes de combat avaient suffi à lui voler ses réserves d'énergie. Son dos percuta le pilier central et ses bras tremblèrent alors qu'il se servait de son sabre pour parer le tranchant factice du sien. Elle affirma son appuie, visiblement satisfaite de le voir faiblir. Ses forces l'abandonnant, Neji grogna de frustration. La seconde suivante, elle le libéra en reculant. Il en profita pour se remettre droit, en restant appuyé contre le lambris, et tenta de calmer sa respiration.

─ Toujours invaincue sur mes tatamis ! railla-t-elle en rejoignant le présentoir.

─ J'aurais ma revanche, souffla-t-il.

Tenten eut un rire bref, n'ayant pas prémédité cette réplique. Après avoir rangé son arme d'entraînement à sa place, elle alla s'installer en tailleur au centre des tatamis et l'observa l'imiter. Elle était assez curieuse de savoir pourquoi il souhaitait qu'elle l'écoute. Cela l'intriguait, car le Hyûga était du genre peu ouvert à la conversation. « Qu'as-tu à me dire ? », se questionna-t-elle tandis qu'il la rejoignait, s'étant délesté du sabre de bois. Elle s'amusa secrètement de la posture parfaitement droite qu'il adopta alors que sa fatigue était lisible. « Ce n'était pas un combat équitable », remarqua-t-elle en perdant son sourire moqueur.

─ Pose ta question, l'invita-t-il platement.

─ Pourquoi tu m'as réclamée comme prof ?

Neji resta silencieux un instant, tenant son regard sans sourciller. Lors de leur premier entraînement, elle n'avait visiblement eu aucun mal à déterminer que sa réponse à cette même question n'était qu'une manière détourner de ne pas révéler la vérité. Or, il était aussi loyal que l'exigeait son nom, il se devait d'accepter sa défaite et de lui donner une réponse intègre. Il tourna la tête vers le pilier en expirant, puis revint sur elle. En étant sincère, il gagnait aussi ce duel, d'une certaine façon. Elle lui poserait des questions et l'écouterait y répondre.

─ Pour te prouver que je ne suis pas le pire salopard de tous, avoua-t-il sans émotion autre que la fatigue.

─ Vraiment ?

Il se contenta d'un hochement de tête affirmatif, n'ayant aucune envie de préciser qu'elle l'avait inconsciemment forcé à se remettre en question. Il préférait attendre qu'elle l'interroge pour révéler certaines choses, mais ce ne fut pas l'intention de la professeure.

─ Mettons que ce soit la vérité, accepta-t-elle avec une réticence à peine voilée. Vu que je ne peux pas me vanter d'une victoire sur un adversaire fatigué, je t'écoute : qu'est-ce que t'as à me dire ?

Surpris, Neji finit par esquisser un sourire en coin. Puis il inspira profondément en rassemblant ses idées. Il y avait longuement réfléchi la professeure avait tellement de haine envers lui, qu'il lui fallait prouver son honnêteté pour espérer la rallier. Il savait que cela ne lui serait pas aisé, mais il avait pris sa décision, il avait un objectif précis à accomplir et il avait besoin d'elle pour y parvenir. En gardant un air impassible saupoudré d'épuisement physique, il se lança :

─ « Tu accepteras le droit à la parole de ton ennemi et honoreras ses dernières volontés », est la première loi commune que j'ai enfreinte. « Tu n'offenseras pas les citoyens de Konoha et veilleras à leur sécurité », est la deuxième. Je ne compte déroger à aucune autre, hormis la deuxième et la cinquième*.

Tenten plissa les sourcils. Elle n'était pas surprise qu'il est dérogé aux lois communes, bien qu'étonnée qu'il le lui avoue, mais qu'il déclare vouloir transgresser les dernières nommées la rendait perplexe. Ces deux lois étaient en lien directe avec le Chef du clan… son père ! Était-il en train de lui affirmer qu'il ne comptait plus offrir obéissance, respect et loyauté à son Chef ? se demanda-t-elle. « Compte-t-il trahir Hiashi Hyûga ? ». Cela lui paraissait tellement impossible qu'elle eut du mal à y croire.

─ Je ne suis pas manipulable, l'avertit-elle, sérieuse. Tu n'me feras pas croire que…

─ Ton père est toujours en vie, la coupa-t-il calmement, la faisant écarquiller les yeux.

Tenten fixait les nacres qui l'observaient, sentant son cœur palpiter dans sa poitrine. Ne voulant pas connaître le sort de ses parents, elle n'avait fait aucun esclandre, mais avait visiter chaque jour le sanatorium, dans l'espoir de trouver un indice. Elle était tant persuadée que sa mère n'avait pas déliré avant de mourir, qu'elle avait raison de croire que son époux ne les avait pas abandonnées, mais avait été séquestré dans le sanatorium par le clan Hyûga… Gaï et Lee étaient parvenus à lui faire oublier son enquête infructueuse deux ans plus tôt, à lui faire accepter qu'elle ne reverrait jamais son père. Alors entendre l'héritier prononcer ces mots la bouleversa.

─ Si tu m'aides, je pourrai le libérer et te le ramener, reprit-il face au silence qu'elle opéra.

─ Du chantage, chuchota-t-elle en reprenant contenance. Pourquoi je t'aiderai ? Qui me dit que tu dis vrai ? Et de quel droit joues-tu avec mes nerfs ?

Laissant la colère prendre le contrôle de ses actes, Tenten se leva en crachant ses questions. Il lâcha un soupir agacé, levant la tête pour garder le contact visuel.

─ Tu crois que j'suis comme Aiko ? Qu'en utilisant les sentiments tu vas m'plier à ta volonté ?

─ Arrête, ordonna-t-il en se relevant à son tour, sentant l'irritabilité le saisir.

─ J'ai été naïve de vouloir te laisser le bénéfice du doute, tu n'es rien de plus qu'un Hyûga ! Tu portes bien ce nom : menteur, manipulateur, vio…

─ Je t'ai dit d'arrêter, réitéra-t-il avec force, la faisant rire de façon sarcastique.

─ Oh ! Excusez-moi, votre Altesse Trou-du-cul, mais je n'ai aucune envie de m'arrêter, encore moins pour obéir à un violeur !

Blessé, Neji lui attrapa le poignet et la tira brusquement vers lui. Mais avant qu'il n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit, elle lui envoya son poing dans la mâchoire. Instinctivement, il lâcha sa prise et recula de deux pas, avant de faire revenir un regard assassin sur celle qui le dévisageait avec colère, prête à bondir sur lui. Un silence gorgé de tension s'effila, laissant Neji tenter de calmer son envie de la gifler. Il serra et desserra les poings avec nervosité, tenant son agression muette. Elle n'aurait pu trouver meilleure incrimination pour le mettre hors de lui pourtant, il réussit à tempérer son impulsivité. Il avait besoin qu'elle soit son alliée.

─ Quel bénéfice du doute m'as-tu accordé si c'est ainsi que tu me voies ? questionna-t-il avec rhétorique en dénouant difficilement sa mâchoire. Je n'aurais jamais fait de mal à Aiko.

─ Tu ne l'aurais jamais violée, tu veux dire, parce que du mal, tu lui en as fait, crois-moi ! répliqua-t-elle sèchement. Je sais ce qui s'est passé, et que tu n'sois pas allé au bout de ton acte n'excuse pas les larmes qu'elle a versée à cause de toi…

Neji ne bougea pas d'un cil, encaissant une vérité qu'il lisait dans son regard noisette. Il l'écouta l'accuser des nuits blanches, des angoisses et du dégoût d'elle-même dont Aiko souffrait par sa faute, et baissa progressivement la tête, sa gorge se nouant de culpabilité au fur et à mesure où il prit conscience que son agression, bien qu'inachevée, avait eu un impact violent. Puis la voix acerbe de la professeure cessa de résonner, laissant place à un autre silence malaisant. Essoufflée, Tenten le détailla avec mépris. Malgré la rage encore présente, elle se sentait soulagée d'avoir exprimé le fond de sa pensée. Elle agrippa ses hanches en reprenant son souffle, et ce n'est que lorsqu'elle le retrouva qu'il intervint, évitant son regard :

─ J'ai commis des erreurs, celle-ci en fait partie. Je rachèterai chacune d'elles.

Elle intercepta brièvement ses pupilles nacrées avant qu'il ne s'incline sobrement. La seconde d'après, elle le suivit des yeux pendant qu'il regagnait les portes du Dôjô et l'épia tandis qu'il se rechaussait. Une seconde et un coup d'œil avaient suffi à éveiller son empathie, ayant eu la sensation d'avoir vu une fêlure dans son regard. Elle lâcha un râle d'agacement lorsqu'il disparut de son champ de vision, détestant l'idée d'être compatissante envers Neji Hyûga. Alors elle tenta de chasser cette émotion en se concentrant sur n'importe quoi d'autre que l'agression de Aiko.

« Si tu m'aides, je pourrai le libérer et te le ramener », entendit-elle, lui arrachant un grognement rageur. Elle frappa du pied dans le vide et s'apprêtait à réitérer, quand elle se figea : « L'aider à quoi ? », se demanda-t-elle soudainement. Se remémorant leur altercation, elle ne trouva aucune réponse venant de lui, seulement sa supposition abracadabrante qu'il envisage de trahir Hiashi Hyûga. « Pour te prouver que je ne suis pas le pire salopard de tous », résonna l'habituel ton neutre de l'héritier, « hormis la deuxième et la cinquième ». Était-ce vraiment possible ? Aiko avait-elle raison de lui seriner qu'elle se trompait sur l'héritier Hyûga ? Une petite part d'elle commença à mesurer cette éventualité. « Ton père est toujours en vie »… disait-il vrai ?

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Kankurô ne parvenait pas à trouver le fauteuil du Chef confortable, ne s'y sentant pas à sa place. Il avait pourtant eu le temps de se faire au choix de sa sœur, en ayant longuement discuté avec Hiruzen et Asuma Sarutobi. Il avait reçu de précieux conseils et savait que la coalition le soutiendrait. Mais il se considérait toujours illégitime dans ce bureau. Il avait d'abord cru que cela provenait des vieux souvenirs qui s'y couplait alors, avec l'aide de Sasori, il avait modifié l'emplacement du mobilier et changé la décoration, ajoutant un peu de couleur. Malheureusement, cela n'eut pas l'effet escompté. À chaque fois qu'il entrait dans cette pièce, il entendait les mots de son père : « Tu n'en as pas l'étoffe, Kankurô, car la compassion est une faiblesse pour un Chef ». Il soupira discrètement.

Il s'efforça de chasser cette sensation, ce qui amena Matsuri dans ses pensées. Deux heures plus tôt, le médecin Uzumaki l'avait contacté pour lui annoncer que sa patiente s'était réveillée, et il se rendait compte à l'instant qu'il lui avait raccroché au nez dans l'urgence, envahi par le besoin d'aller la voir. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres lorsque les yeux grands ouverts de l'ancienne courtisane se matérialisèrent dans son esprit. « C'est vrai ? Gaara est vraiment en prison ? », avait-elle péniblement articulé lorsque Karin les avait laissés seuls. En le lui confirmant, il l'avait vu pleurer pour la deuxième fois. Ce n'était rien de moins que des larmes de soulagement pourtant, elles lui rappelèrent cette soirée où il lui avait prêté son épaule, derrière le fauteuil du salon du Sanctuaire. Il abaissa ses paupières et vint se passer une main sur le visage.

Il aurait souhaité la ramener avec lui, mais avait été incapable de le lui dire. L'Uzumaki lui avait précisé que Matsuri devait faire de la rééducation et qu'elle aurait besoin de temps pour se remettre de son agression, alors il préférait qu'elle reste à Saru, qu'elle choisisse la route qu'elle comptait prendre une fois rétablie. Il n'avait aucun droit de la rapatrier à Koyâ. Il s'imaginait lui faire subir un traumatisme supplémentaire en lui avouant ce qu'elle représentait à ses yeux, d'autant plus en étant le nouveau Chef du clan. Comment pourrait-elle accepter d'épouser le frère de son tortionnaire ? De garder la place de Matriarche qu'il avait désormais à lui offrir ? Ou même de lui pardonner sa lâcheté ?

Rouvrant les yeux, il inspira profondément. Il préférait encore se sentir illégitime à être assis dans ce fauteuil plutôt que de songer à Matsuri. Jetant un coup d'œil à l'heure affichée sur l'écran de l'ordinateur, il se racla la gorge et se leva du fauteuil. Le Chef Uchiha n'allait pas tarder, il devait donc prévenir l'anbu et l'Assassin de se tenir prêts à l'accueillir. Cela le fit penser aux funérailles de Yakumi Uchiha et de l'agent Yamato, qui auraient lieux le lendemain en fin d'après-midi. Il préméditait que Itachi Uchiha réclamerait la présence de son Assassin, exactement comme Namikaze avait ordonné le rapatriement à Sentâ de Hatake. Il lui faudrait voir avec sa sœur pour que chacun se rende à ces funérailles, ne serait-ce que par gratitude et respect envers leurs alliés. Au moment où il s'apprêtait à quérir Izumi et Kakashi, le téléphone posé sur le merisier se mit à sonner.

. . .

Itachi n'aurait pas prédit que la rencontre secrète entre Madara, Hashirama et Minato débouche sur une coalition dans laquelle même les No Sabaku s'étaient embarqués. Il réalisait avec difficulté que son rêve, qualifié d'utopique par les siens, prenait vie depuis plusieurs semaines. Il ne manquait plus qu'une chose : que le clan Hyûga se rallie à la coalition. Malheureusement, il savait que c'était inenvisageable, que ce soit sous le règne de Hiashi, ou lorsque Neji lui succèderait. Néanmoins, s'il omettait ce détail, il était pleinement satisfait de l'avenir prometteur que les alliances offraient à Konoha, d'autant plus pendant qu'il discutait avec son homologue officieusement investi.

N'étant pas voué à prendre la succession de Rasa et n'ayant pas été nommé bras droit de son père, Kankurô n'avait jamais été convié à la Table des Chefs. La première fois que Itachi l'avait rencontré datait de la veille, juste avant la réunion d'urgence réclamée par le Kage. Cependant, il n'avait pas réellement eu l'occasion de discuter posément avec lui, ce qu'il rectifiait en ce moment même. L'observant avec minutie depuis plus d'une trentaine de minutes, l'Assassin en lui profilait le jeune Chef. Il avait perçu son manque de confiance en lui-même, ce qui l'avait incité à le rassurer, lui partageant ses doutes quant à sa propre investiture.

Suite à cet aveu, Itachi avait vu son homologue être soulagé, ce qui l'avait discrètement amusé. Ses contacts fréquents avec Asuma lui assuraient que Kankurô serait un bon dirigeant, car à ses yeux, un Chef ne devait en aucun cas se sentir supérieur à ses subordonnés, mais bien attentif à leurs besoins et capable de se remettre en question. Il fit donc preuve de franchise envers son vis-à-vis, lui signifiant qu'il s'était officieusement allié aux Sarutobi et au Kage afin de détrôner le Chef Hyûga. À ces mots, le No Sabaku s'appuya de ses avant-bras sur le bois du bureau et afficha une mine des plus sérieuses.

─ Dans ce cas, vous devez savoir que j'ai reçu un appel de Hiashi-sama juste avant votre arrivée.

Intrigué, Itachi pencha la tête en plissant les sourcils, et l'écouta attentivement. Ainsi, le jeune Chef lui partagea une révélation de l'ancien bras droit Isago, comme quoi l'héritier Neji Hyûga aurait honoré un rendez-vous officieux avec Gaara sur demande verbale du Patriarche. Kankurô insista en précisant qu'il avait fouillé les affaires de son benjamin, dans lesquelles cette information était confirmée et même détaillée. L'ancien Chef No Sabaku avait noté sur son calepin que Hiashi l'avait contacté pour lui envoyer son fils, afin de conclure d'une alliance. Itachi haussa des sourcils, surpris. Il connaissait assez le Patriarche pour être certain que cette initiative cachait quelque chose.

─ Hiashi-sama ne m'en a pas parlé lors de son coup de fil, continua Kankurô. Il m'a dit souhaiter valider mon investiture et qu'il m'enverrait Neji-sama pour ça. Je vous avoue que ça ne me rassure pas, mais… étant donné que je suis allié au clan Sarutobi et au Kage au même titre que vous, peut-être que…

─ Cela fait de nous des alliés, Kankurô-sama, le coupa-t-il d'un sourire poli. Que Hiashi-sama ait validé votre investiture ou pas, vous êtes l'actuel Chef de Koyâ, ainsi qu'un allié de la coalition.

─ Je vous remercie, sourit-il avec gratitude. Auriez-vous des conseils à me faire profiter ?

Itachi esquissa un sourire satisfait : il avait en effet quelques conseils à donner. Suite à la réception de la lettre de Fuki, une longue discussion avait eu lieu entre Madara, Mikoto, Shisui et lui. Sa mère voulait impérativement répondre à l'appel à l'aide de la Matriarche, son cousin l'avait suivi et son grand-père y avait adhéré autant que lui. Malheureusement, la solution qu'ils avaient trouvée ne lui convenait pas vraiment, mais ayant fait l'unanimité des trois autres, il l'avait acceptée. Alors il espérait encore pouvoir modifier les évènements à venir grâce à son jeune homologue et ce rendez-vous que le Hyûga lui avait réclamé.

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Durant son entraînement matinal avec Hanabi, Shikamaru était resté dans ses pensées, accomplissant les ordres de sa professeure avec automatisme. La veille, après qu'il ait enfin reçu l'accord de Hinata pour être son alliée, il avait pu se concentrer sur ce qu'il avait négligé, soit la réunion d'urgence du Kage et les résultants de la mission de sauvetage. Et depuis, cela ne cessait d'envahir son esprit. Il se sentait coupable de ne pas avoir pu être auprès de ses collègues lors de l'attaque, comme il s'en voulait de ne pas pouvoir venir dire adieu à Yamato le lendemain. Il savait bien qu'il ne devait pas culpabiliser, et cherchait même à occulter ce sentiment, mais il revenait en force à chaque fois.

En étant formé par Kakashi, il avait passé beaucoup de temps avec Anko et Yamato. Ce dernier avait parfait son instruction et il ne comptait plus le nombre de fois qu'il l'avait fait rire en taquinant Anko. Ces trois agents étaient un peu comme de sa famille, des personnes qu'il connaissait et qu'il côtoyait au quotidien depuis quatre années, alors apprendre le décès de Yamato l'avait profondément touché, bien qu'il s'efforçait de ne rien laisser paraître. Il tentait de se concentrer sur la réussite de la mission de sauvetage et sur l'accord de Hinata, mais Yamato restait en toile de fond, tout comme la peine de Anko, qu'il imaginait encore plus envahissante que la sienne, et celle de Kakashi qu'il savait éprouvante, mais camouflée.

Toutes ces pensées s'évaporèrent en un claquement de doigts lorsqu'il pénétra le manoir principal et que le Patriarche lui fit face dans le hall. Soudainement stressé, mais gardant sa nonchalance habituelle, Shikamaru le salua en s'inclinant légèrement, puis évita son regard en se remettant droit, pour faire preuve de respect. Travailler dans le bureau attenant à celui du Patriarche ne lui avait pas ôté la sensation désagréable d'être passé sous rayon X par son observation méfiante. Au contraire. Il ne parvenait pas à s'accoutumer aux nacres suspicieuses, pas plus qu'à sa froideur inhumaine. S'il trouvait Neji de moins en moins intimidant, Hiashi était à l'inverse de plus en plus inquiétant, lui donnant l'impression qu'aucune émotion ne l'animait.

Pas un mot ne fut prononcé, Hiashi se contenta de se détourner de lui, l'incitant par ce biais à le suivre. Shikamaru releva les yeux, qui se posèrent sur le dos dont les longs cheveux cachaient la flamme rouge, et obéit à l'ordre implicite en s'interrogeant intérieurement. Il trouvait étrange que le Chef l'ait attendu au pas de la porte et sentit que quelque chose d'étrange se passait lorsque Hiashi le conduisit dans une aile lui étant interdite. Cependant, à part l'accélération de son pouls, il le suivit en gardant le silence.

Contrairement au manoir secondaire, il ne connaissait de celui-là que le hall, la pièce de vie sur laquelle il débouchait, le couloir de gauche, les escaliers menant au bureau et cette dernière pièce, rien de plus. Chaque fois, il était escorté de l'entrée jusqu'à Hiashi par un domestique, ou s'y rendait avec Neji. Celui-ci l'avait averti qu'il ne méritait pas l'accès aux lieux et que s'il lui prenait l'envie de jouer les curieux, sa vie ne serait pas épargnée. Ce jour-là, il avait confirmé que seuls quelques rares personnes étaient autorisées à pénétrer le manoir du Chef, et que seulement quatre étaient habilitées à entrer dans le bureau. L'héritier n'avait pas épilogué, mais Shikamaru avait une idée précise de ces quatre chanceux : Bunta, Neji, Hanabi et Kô.

Il profita donc que Hiashi le précède pour observer le couloir qu'ils empruntaient, inquiet quant à la destination et la raison qui la motivait. Les murs restaient tout aussi immaculés que les autres, vide de couleurs, de souvenirs ou de vie. Quelques portes coulissantes en toile de riz venaient égailler cette froideur alentour. La résonnance de leurs talons sur le parquet ciré remplissait l'atmosphère d'angoisse pour lui, car jusqu'à ce qu'ils parviennent à une porte battante en bois possédant une serrure, Shikamaru ne croisa aucun domestique à laver le sol ou dépoussiérer les lustres. Il déglutit en scrutant la clé que le Patriarche utilisa pour ouvrir le battant en bois sur un escalier descendant, dont il remarqua immédiatement les pierres brutes et cimentées formant les murs.

─ Par ici, perça la voix placide de Hiashi, le faisant légèrement sursauter de surprise.

Se reprenant d'un raclement de gorge, il obéit à l'invitation de la main de passer devant. Il se concentra sur sa respiration pour ne pas se laisser envahir par l'appréhension, refusant de penser qu'un homme qu'il jugeait fourbe à souhait se tenait dans son dos. Implacablement, il cogita sur toutes les erreurs qu'il avait probablement commises et qui allaient vraisemblablement lui coûter chères. Il s'interdit de frotter ses mains moites contre son jean en atterrissant sur un long couloir menant à une porte similaire à la précédente, et déglutit de nouveau. Il n'ignorait pas que derrière lui, le Patriarche percevait son anxiété et s'en réjouissait.

Stabilisé devant le battant en bois au bout du corridor éclairé par des flambeaux muraux, Shikamaru fut accaparé par les clés que le Hyûga, à présent à côté de lui, pinça entre ses doigts, n'ayant visiblement pas l'intention d'actionner la serrure dans l'immédiat.

─ Avez-vous enfin réussi à installer votre virus dans le système de la banque du Kage ?

La question cachait à peine l'impatience de celui qui venait de la poser, ce qui inquiéta d'autant plus Shikamaru.

─ J'y suis presque, Hyûga-sama, déclara-t-il, nerveux.

─ On m'avait vanté vos mérites, mais je constate avec déception que vous n'êtes pas si doué que cela.

─ Le Kage doit avoir des informaticiens qui travaillent pour…

─ Vos excuses ne m'intéressent pas, coupa durement Hiashi. Si vos compétences ne surpassent pas celles des subordonnés du Kage, mon clan n'a nullement besoin de vous.

─ Je suis plus doué qu'eux, Hyûga-sama, je vous l'assure, affirma-t-il avec plus d'assurance, sans pour autant le regarder. Ça m'a pris du temps parce que j'fais en sorte que personne puisse me repérer, pour protéger le clan, mais ce n'est plus qu'une question d'heures. Dans moins de vingt-quatre heures, vous aurez le contrôle de la banque de Sentâ.

Un silence suivit l'affirmation, angoissant un peu plus Shikamaru à chaque seconde écoulée. Il ignorait totalement ce qui se trouvait derrière la porte close à laquelle ils faisaient face, mais avait l'imposante sensation qu'elle renfermait une salle de torture qu'il allait tester pour avoir joué avec le feu. Il avait donné les codes de contrôle à distance de son virus au Chef et avait déjà pirater les banques des quatre autres Pères de clans, il était donc possible que Hiashi n'ait plus besoin de lui. Il tenta de se rassurer en se remémorant qu'aucun Hyûga n'avaient de réelles facultés en informatique, et que le Patriarche n'avait à l'évidence aucune envie que Shisui prenne la place qui lui était actuellement attribuée. Malheureusement, cela ne retirait pas l'angoisse dont il était imprégné.

─ Vingt-quatre heures, pas une minute de plus, consentit enfin à répondre le Hyûga.

L'instant suivant, il glissa la clé dans la serrure et ouvrit la porte. La tension que Shikamaru venait d'accumuler s'évapora presque instantanément lorsqu'il découvrit la pièce. Une dizaine d'écran large habillait le mur en pierre du fond et trois paires d'yeux nacrés se braquèrent sur lui. Un poste de surveillance, voilà ce qu'il identifia, et ce qui apaisa son inquiétude. En entrant à l'incitation verbale de Hiashi, il se fit la réflexion silencieuse qu'il devenait aussi paranoïaque que lui. Cependant, ce n'était pas une mauvaise chose, bien au contraire. Comme le lui avait enseigné Kakashi : « Si ta vie a de la valeur à tes yeux, elle ne vaut rien aux leurs. Alors n'oublie jamais qu'elle est en jeu, à chacun de tes actes et de tes mots ». Le Chef referma la porte derrière lui, incitant visiblement l'un de ses subordonnés à se lever.

─ Ôgaï Hyûga, responsable de la sécurité, se présenta sobrement celui-ci. Taiyô est muni de cent soixante-treize caméras qui filment vingt-quatre heures sur vingt-quatre les lieux à risques du quartier. Notre rôle ne se résume pas à la surveillance, il nous revient aussi la responsabilité d'envoyer une équipe en cas de besoin, et dans les plus brefs délais.

Le Hyûga aux longs cheveux noués en catogan se lança dans un discours que Shikamaru imaginait avoir été pensé par Hiashi. Le prénommé Ôgaï énuméra quelques délits qui les avaient amenés à charger une équipe de Soldats du Soleil, pour ensuite évoquer le pourcentage de malfrats qui réussissaient à échapper à la justice ─ que Shikamaru savait ne pas être celle des civils, mais la leur. Il ne fut donc pas vraiment surpris de l'entendre en venir à la création d'un logiciel pouvant exécuter une reconnaissance faciale. Et si ce nouvel ordre le ravissait intérieurement, il n'en montra rien, haussant simplement les épaules.

─ Faisable, assura-t-il de son désintérêt habituel. J'peux faire ça en quelques heures, mais il vous faudra une base de données pour vous en servir.

─ Bien, statua Hiashi, les mains dans le dos. Ôgaï, préviens-moi lorsque l'apprenti aura accompli sa tâche, j'enverrai quelqu'un pour le reconduire.

─ Oui, Hiashi-sama, s'inclina le nommé, imité par ses collègues et Shikamaru.

Le Patriarche les quitta sans plus de cérémonie, puis Ôgaï se fit un devoir de présenter les lieux à la recrue. De tous les Hyûga, il était celui qui avait le plus de connaissances en informatique, ce qui l'avait conduit, en plus de son ascendance noble, à être nommé responsable de la sécurité de Taiyô par son Chef. Cependant, ses facultés avaient leurs limites, et il était loin de rivaliser avec n'importe quel hacker de sa connaissance. L'inconfort d'une humiliation l'avait saisi lorsque Shisui Uchiha les avait aidés à installer un système de vidéo-surveillance dans le quartier, exactement comme il se sentait dégradé par l'ordre actuel de Hiashi. Néanmoins, il se résigna. La tâche confiée à Sarige était hors de sa portée, mais il restait celui qui en tirerait les louanges par la suite.

Shikamaru écouta attentivement le Hyûga tout en prenant connaissance des machines sur lesquelles il allait travailler. Apprendre que l'informaticien Uchiha était en partie la source de ces installations le fit sourire intérieurement. Les ordinateurs dont le poste de surveillance disposait étaient peu puissants, ce qui le fit songer que Shisui avait probablement fait en sorte de brider les Hyûga dans leur démarche, comme il le soupçonnait d'avoir piraté le système. Il n'en dit mot, et une fois que Ôgaï lui donna un poste de travail, il s'activa à remplir sa tâche. Créer et installer un programme de reconnaissance faciale était un jeu d'enfant pour lui quatre ans plus tôt, en devenant agent spécial, il avait perfectionné celui de l'ANBU, puis celui de la police de Konoha. Ce qui l'intéressait était la base de données que les Hyûga allaient devoir établir, ainsi que les informations qu'il allait récolter.

Pour obtenir des points de confiance de la part de Hiashi Hyûga, il s'attarda à améliorer la performance des ordinateurs, précisant à son actuel supérieur qu'il lui faudrait des pièces pour augmenter la puissance et la rapidité du système. Il précisa ensuite qu'il allait les protéger en formatant tout ce que l'Uchiha avait fait pour réinstaller un réseau plus sûr, afin de détruire un éventuel piratage de Shisui. Et enfin, après un court déjeuné pris sur le pouce, il créa le programme requit, introduisant les trois Hyûga présents à ses démarches afin de garantir sa bonne foi, et pour qu'ils puissent utiliser le logiciel sans difficultés. Ayant pris son temps, il mit cinq heures pour tout effectuer, ce qui permit aux Hyûga de la surveillance d'entamer le rassemblement de données dont ils auraient besoin.

Il était presque seize heures lorsque Neji vint le chercher, et Shikamaru fut satisfait d'entendre Ôgaï réclamer à l'héritier de l'avoir sous ses ordres jusqu'à la finalisation du procédé.

Neji assura qu'il en toucherait un mot à son père, puis incita sa recrue à le suivre. La réaction de Ryû la veille l'avait fait réfléchir. Il s'était attendu à ce que la professeure ne soit pas facile à convaincre cependant, il était certain d'y parvenir à un moment donné ou à un autre, cela lui était primordial. En attendant, il devait rallier une autre personne : le hacker. Néanmoins, il ne comptait pas le mettre dans la confidence, restant encore méfiant, car contrairement à l'Insolente, Sarige était en contact avec Hiashi. Ce fut la raison pour laquelle, après qu'ils aient quitté le manoir principal, Neji l'invita à boire un thé comme ils l'avaient fait durant la récolte des loyers.

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*Petit rappel des lois que Neji déclare ne plus vouloir respecter ─ La numéro 2 : « Tu serviras ton clan et ton Chef, lui promettant obéissance, respect et loyauté » ; la numéro 5 : « Tu offriras ta vie à ton Chef et ton silence à ses desseins ».

30/09/2020

Prochain chapitre : « Affinité »