*MARKARTH*
LA CREVASSE
BORDECIEL
La population de Markarth était rassemblée, bordant l'artère principale qui menait aux portes du Château de Cœur-de-Roche. Nombre d'entre eux étaient restés cachés dans leur maison durant les jours précédents, par crainte d'une vengeance sanglante que les Parjures exerceraient sur la cité Nordique. Mais le lendemain matin était arrivé et s'était passé, comme le jour précédent, sans qu'aucuns cris ni de bruits de bataille ne soient entendus. Des soldats en armure, arborant le sceau de ce qui ressemblait à un loup sur leurs boucliers, se tenaient dans tous les coins de rues, ne dérangeant pas les citoyens et empêchant davantage de pillages et d'actes de violence dans la ville. Le loup sur le bouclier était définitivement un symbole pour susciter la peur chez celui qui le regardait, avec une mâchoire béante et effrayante, ainsi qu'une ligne dessinant ce qui semblait être un grand œil au milieu du front de la bête.
Le jour était ensoleillé et éclairci, ce qui était assez rare dans la région. Beaucoup trop souvent, les vents de la montagne gelée rencontraient les brises chaudes venant des plaines de Blancherive, la vallée et les vallons étaient par conséquent baignés de nuages épais et lourds ainsi que de pluies torrentielles. Mais désormais, en plein air, une chaise avait été installée sous un pavillon ouvert et la femme à la peau sombre qui était sortie du Château de Cœur-de-Roche s'avança, vêtue d'une belle robe, mais arborant toujours des épées jumelles sur ses hanches.
« GLOIRE A LA REINE TALA ! Saluez-la avec éloges ! » Le cri retentissait d'un chœur de ses soldats, dont certains étaient vêtus de la fourrure et de l'armure de plumes des Parjures, d'autres étaient lourdement enveloppés de capuche et de manteau. Les soldats en périphérie de la foule ployèrent immédiatement le genou et le reste du rassemblement ne les suivirent pas si facilement de suite. Lorsque Tala prit place, elle leva une main et la foule se releva. La voix qui s'adressait à eux était clair et forte, même pour ceux qui étaient éloignés des citoyens de Markarth.
« Mes enfants ! »
Le mot inspira un sentiment d'admiration et de majesté, sans que personne ne puisse dire comment ni pourquoi.
« Nous sommes les Vodahmin – les Oubliés. Je sais que beaucoup d'entre vous sont inquiets pour la sécurité de leur famille. Laissez-moi apaiser vos craintes ! »
Un murmure de soulagement traversa la foule.
« Ceci est mon décret et ma parole : dans mon royaume, tous sont libre de pratiquer le culte qu'ils entendent. Les Neufs, les Daedras, les Et'Ada, les Yokudan, Shor, Talos, Sithis lui-même ou les esprits de ceux qui étaient là avant nous : aussi longtemps que vous vivrez en paix avec vos voisins, vous aurez la liberté dans la Crevasse. »
Le chuchotis se transforma en surprise et émerveillement. Un tel décret n'avait jamais été entendu, même par les érudits parmi eux. Chaque royaume qui s'était emparé de Markarth à travers les âges avait imposé ses propres dieux et utilisé leurs religions comme des armes pour contrôler la population. Permettre à chaque citoyen de suivre les mantras de leur propre religion était… sans précédent, pour le moins.
« Tous ceux qui vivent à Markarth sont libres de partir pour d'autres contrées, si tel est leur souhait. Mais les Nordiques, Brétons, Altmers, Orsimers ou Argoniens : quel que soit la race ou le sang, tous sont libres de vivre ici. »
Des chuchotements choqués et des conversations marmonnées traversaient la foule, chaque homme et femme discutant du décret dont ils avaient été témoins avec leurs voisins et amis.
« Icando Rune-Damnée. »
Les murmures cessèrent alors que le Dunmer encapuchonné s'avançait, s'agenouillant devant le trône.
« Vous avez été le premier à ployer le genou devant votre reine. Grâce à vos conseils, les Abandonnés et les Parjures sont réunis. Grâce à votre sagesse, je continuerai à régner. Je vous nomme Main de la Reine. En l'absence de notre royale personne, vous parlerez avec mon autorité, pour accomplir ma volonté et administrer ma justice. »
Icando semblait surpris à l'annonce, mais inclina ensuite sa tête, touchant de son front les pavés au sol avant de lever son regard vers la femme assise.
« Vous m'honorez, ma reine. »
Tala fit un geste à sa gauche et Icando prit place aux côtés de sa souveraine. Sa droite était occupée par une autre femme, vêtue de rouge et d'une capuche noire sur sa tête.
« Seigneur Vighar, » continua la reine.
Le seigneur vampire du Trône Sanglant s'avança.
« Vous êtes le plus âgé et le plus loyal parmi mes généraux, vieil ami. Pour votre long service et votre loyauté indéfectible, je vous nomme Seigneur de la Ville Souterraine : amenez-y votre coven et les forces dont vous aurez besoin, travailler à l'expansion et la sécurisation de Griffenoire. »
Un sourire traversa le visage de l'ancien Nordique, remplaçant l'expression de légère contrariété suite à la nomination de la Main de la Reine.
« L'étendu et la limite de votre autorité sera déterminée par votre lame et bouclier, » l'informa Tala. « Nchuand-Zel sera désormais un havre de paix pour les morts-vivants qui ploient le genou au Trône Endeuillé et se conforment à ses lois. »
Le seigneur vampire s'inclina raidement, mais avec un air particulièrement respectueux.
« Votre volonté, ma reine. Nous y veillerons. »
Tala acquiesça et donna à celui qui était autrefois Jarl d'Epervine un sourire radieux.
« Borkul la Bête et Movarth Piquine. »
L'Orc Parjure et l'ancien combattant de la Guilde des Guerriers s'avancèrent, toisant l'un et l'autre avec une suspicion non-dissimulée avant de faire face au personnage intronisé.
« Je vous nomme tout deux Seigneurs-Commandants de la Crevasse. La défense des vallons de la Crevasse et de ses habitants incombe à mes deux commandants les plus valeureux et robustes. »
La compréhension traversa le visage des deux guerriers, suivit par des sourires satisfaits.
« Borkul, mon premier ordre pour vous est le suivant : chassez ceux qui brandissent encore la bannière Sombrage. Détruisez leurs camps et ramenez-en autant que vous le pouvez en vie à la Ville Souterraine. Ils serviront leur Reine et son Hôte. »
Borkul dégaina son épée d'os et de dents de son dos.
« Ma Reine, » mugit l'Orsimer. « Cela sera fait avec plaisir ! »
Puis, il frappa son poing contre son torse un salut que sa reine lui retourna.
« Movarth. »
« Ma reine ? »
« Au sud de nos terres se trouve Fort Gardesol, avec une garnison Impériale. Je souhaite que ma bannière garnisse ses murs dans la quinzaine. »
« Ma reine, » promit Movarth. « Il sera vôtre avant que le soleil ne se lève demain. »
Tala acquiesça en remerciement puis se tourna vers la femme au premier rang de ses propres gardes.
« Dame Kaie. »
La Parjure était surprise d'être appelée, mais s'avança, en se donnant du courage.
« C'est avec plaisir que nous vous nommons Chambellan de Markarth. Tous les litiges de la cité et la gestion de la Mine de Cidhna vous seront confiés à vous en priorité. Cependant, les cas de la Haute Loi, de la vie et de la mort, incomberont au Seigneur Rune-Damnée. »
« Ma Reine, » bafouilla Kaie. « Je… Je ne suis pas digne… »
« Vous avez servi Madanach longtemps et fidèlement, » l'interrompit Tala. « Une telle loyauté doit être récompensée. Et je n'aurais confiance en personne d'autre pour administrer la justice aux Crevassais justement et équitablement. »
Kaie prit ses deux mains et les croisa contre sa poitrine, en s'agenouillant.
« Je… m'efforcerai d'être digne de cette confiance… ma reine. »
D'autres furent appelé plus tard, pour être nommés commandants et gardiens de divers camps ou bastions de la Crevasse.
Helmmir fut nommé Seigneur de la Chasse, avec pour mission d'envoyer des messagers aux loups sans clans qui erraient dans les terres sauvages de Bordeciel.
« Tous trouveront une maison dans la Cité de Pierre, » insista la reine, en donnant à nouveau un sourire qui ferait fondre le cœur de pierre le plus dure, alors que le commandant loup-garou bégayait des remerciements en reconnaissance.
Les autres Parjures furent appelés ensuite. Nombre d'entre eux étaient déjà des chefs de clans de différents lieux, mais ils avaient désormais ployé le genou et affirmé qu'ils détenaient leur autorité directement de leur Reine. Karthecime, la Redoute de l'Aigle Carmin, Noirbois, Sorceroc et le reste des bastions Parjures : ils s'étaient tous agenouillés et avaient jurés loyauté à la Reine Tala du Vodahmin.
« Maintenant, » dit Tala, se repenchant en arrière alors que les derniers regagnaient leurs places dans les rangs de soldats. « Amenez ceux qui voudraient avoir la Justice de leur Reine ! »
Le premier à être traîné sur l'estrade devant la ville entière était le corps ensanglanté et malmené de Thonar Sang-d'Argent. Kaie se dressa devant le prisonnier agenouillé.
« Ce Nordique a ordonné la mort de Madanach, après avoir fait serment d'amitié avec lui et que le Roi en Haillons ait éliminé ses ennemis et rivaux de la Cité de Pierre. Ce bâtard d'Enfant de dragon a peut-être tué Madanach, mais c'est Thonar Sang-d'Argent qui l'a commandité. »
Des grognements furieux émanaient de la foule de Parjure, qui empoigna leurs armes.
« Est-ce qu'il y a d'autres personnes qui auraient un grief contre cet homme ? » lança Tala à l'assemblée.
« Moi ! »
Un homme chauve traça sa route jusqu'à l'avant.
« Cet homme a forcé la vente de la Mine de Sanuarach, contre mon gré, avec des menaces de morts contre moi et mes enfants. La liberté de mes mineurs a été prise et ils ont été forcés à travailler sans salaire ou besoins vitaux. »
« Son nom est Ainethach, ma dame, » murmura Icando. « Il était un résident de Folpertuis. »
Tala fit un geste de remerciement qui traduisait sa gratitude.
« Quelqu'un d'autre ? »
D'autres s'avancèrent : des Parjures dont les proches avaient travaillé à mort dans la Mine de Cidhna, d'autres habitants qui avaient souffert d'injustices de sa part. L'expression de défiance de Thonar ne faillit jamais, même lorsque Tala prononça la sentence de mort.
« Mais ça n'est pas à moi de prendre votre vie, » dit Tala. « Rhiada, avancez. »
La jeune fille, servante de la Trésorerie, s'avança, en regardant ailleurs que dans le cercle de guerriers.
« Par les ordres de cet homme, votre mari bien-aimé, Eltys, est passé au fil de l'épée dans le Sanctuaire de Talos, » continua Tala, avec soudainement une dague dans sa main, qu'elle mit dans celle de la réceptionniste de la Trésorerie.
Pour la première fois, le visage de Thonar devint blême et son expression se transforma en peur.
« Est-ce… Est-ce vrai ? » souffla Rhiada, fixant la dague et le prisonnier ligoté.
« Rhiada, » implora l'homme le plus riche de Bordeciel. « Ce n'était pas… ce n'était pas personnel… »
Il y eut un cri d'angoisse ainsi que de fureur pure et la dague se planta, encore et encore.
« JE L'AIMAIS ET VOUS ME L'AVEZ PRIS ! »
La mort de Thonar Sang-d'Argent ne fut ni rapide, ni indolore.
Quand la fille en pleure se fit emporter par des amis et que le corps fut retiré, Tala se tourna vers l'un des témoins.
« Ainethach de Folpertuis. »
Le Bréton se tourna et revint nerveusement sur l'estrade.
« Ma… Votre Majesté ? »
« Retournez à Folpertuis avec vos employés et vos enfants, s'ils le souhaitent. Reprenez l'exploitation de vos mines d'argent. Je vous nomme Maire de Folpertuis, afin d'administrer la justice de la Reine à ses résidents et assurer la livraison des contenus de la mine à Dame Kaie, qui vous paiera avec l'or des coffres de la ville. »
Alors que le Bréton exprimait ses remerciements, Sérana se pencha en avant.
« La partie la plus drôle est que si vous lui aviez demandé, » murmura la vampire. « Il aurait probablement dit « Non. ». Mais maintenant que vous avez placé la vie et le futur de ses mineurs et de ses enfants entre ses mains, il ne pouvait pas refuser. »
« Et si les Impériaux reviennent, il sera arrêté comme collaborateur, » ajouta Icando.
« Sage décision, » félicita Sérana. « Aimez-le ou non, son destin est désormais directement lié au vôtre. »
« Ainsi que celui de ses enfants, » sourit Tala.
Juste devant l'estrade de la reine, agenouillés dans le sang encore frais de Thonar Sang-d'Argent, se trouvaient les survivants de la cour d'Igmund. La Huscarl Faleen était là, ainsi que le chambellan Raerek et deux autres que Tala reconnut : Calcelmo et son neveu Aicantar.
« Raerek, » dit gentiment Tala, qui se pencha en avant. « Vous n'êtes pas mon ennemi. Les injustices subies par les habitants de cette ville ne sont pas de votre main ou ne survivent par vos yeux aveugles. »
« Votre Majesté ! » intervint Borkul en empoignant son marteau de guerre. « Son neveu était un bâtard de meurtrier ! »
« ET IL N'EST PAS son neveu, » rétorqua Tala, avec un regard qui fit flétrir le grand Orc. « Est-ce qu'il y a quelqu'un ici qui peut prétendre que les yeux de Raerek ont été aveuglés par un pot-de-vin ou par ambition personnel ? Quelqu'un peut prétendre avoir subi une injustice à cause de lui ? Avancez, vous qui avez été lésé par cet homme qui abuse de sa fonction ! »
Personne ne bougea.
« Relâchez-le. »
« Votre… Votre Majesté, » protesta Raerek, alors que des hommes se déplaçaient pour couper ses liens. « Je vous remercie pour votre justice et votre miséricorde, mais cela ne nettoie pas le sang de mon parent et seigneur. Le code de mon peuple et l'honneur de ma propre famille stipulent que je dois chercher vengeance pour sa mort. »
« C'est pourquoi je dis, Dame Tala, » souffla Faleen. « Que si vous me relâchez aujourd'hui, je vous combattrais vous et les vôtres demain. »
Tala haussa un sourcil, mais le coin de sa bouche forma un sourire.
« Qu'il en soit ainsi, » répondit-elle. « Que mes propres disciples me témoignent une telle loyauté, et rivalisent pour l'égaler. Pourtant, mes paroles restent valables : vous n'avez, à moi et les miens, rien fait de mal en servant votre seigneur, donc je ne répandrai pas votre sang… aujourd'hui. Seigneurs-Commandants ! »
Movarth et Borkul s'avancèrent.
« Escortez ces guerriers aux frontières de nos terres : au village de Rorikbourg, coupez-leur leurs liens et libérez-les. Après cela, il leur appartient de commander leur vie, ou de s'investir dans une guerre contre notre trône. »
Elle dirigea ensuite son regard en direction du mage de la cour de Markarth.
« Et vous, Calcelmo ? » demanda-t-elle. « Est-ce que vous et votre neveu prendrez aussi l'épée et vos sorts contre notre personne ? »
Le mage le plus âgé semblait surpris que Tala connaisse son nom, mais ne s'oublia pas.
« Votre Majesté, » répondit-il respectueusement, mais sans lâcheté. « Je suis un érudit, pas un guerrier. Si cela est vraiment votre volonté de transformer Nchuand-Zel en coven de vampire… »
Il lâcha un regard apeuré à Vighar. Tala sourit à son inquiétude, mais acquiesça gentiment en réponse à sa question.
« …alors je demanderais votre permission de retourner à l'Académie de Fortdhiver, pour moi et mon neveu. »
Tala cligna lentement des yeux et fit un mouvement de la main.
« Accordé. Seigneur Borkul, Calcelmo et son neveu iront avec votre escorte à Rorikbourg. »
D'autres criminelles et doléances vinrent à Tala pour plaider leurs cas ou recevoir punitions. De vives acclamations s'élevèrent dans la foule lorsque Mulush gro-Shugurz et sa femme Urzoga se firent condamner à travailler dans les mines qu'ils avaient supervisées si cruellement. Ensuite, une femme en armure de fourrure fut amenée devant Tala.
« Elle était exactement à l'endroit où vous nous aviez dit qu'elle serait, ma reine, » rapporta Helmmir, avec un rictus de dégoût.
Tala toisa un long moment la femme avant de prendre la parole.
« Alors, Eola, » dit-elle finalement. « Vous êtes la cheffe du Culte de Namira, n'est-ce pas ? »
Des halètements de surprise survinrent de la foule, incluant celui de la prisonnière.
La peur d'Eola passa rapidement et elle se dressa fièrement.
« Je suis une adepte de Namira, oui, » confirma-elle sans crainte, puis leva ses mains liées.
« Maintenant tout le monde peut voir la réalité de vos promesses ! »
Une épée l'aveugla, ce qui fit sursauter les spectateurs. Eola baissa son regard sur les cordes qui la liait, coupées en deux.
« En effet, » souffla Tala. « Ma parole tient : tous peuvent pratiquer leur culte comme bon leur semble. Mais l'utilisation d'innocents cessera dans mes terres. Vous disposez des corps de vos parents comme vous le voulez. Je n'interdis pas le Festin, mais j'interdis le sacrifice de vies d'innocentes. Priez Namira si cela est votre souhait, mais la vente de viande humaine dans les rues de Markarth cessera. »
Tala se pencha en avant jusqu'à ce que son visage ne soit seulement qu'à quelques centimètres de la prisonnière.
« Et j'ai beaucoup de serviteurs qui peuvent aisément discerner le sang des bêtes de celui des humains. »
Vint ensuite Moth gro-Bagol, l'ancien forgeron du Château de Cœur-de-Roche. L'Orc était encore pensé des blessures qu'il avait subies lors de l'attaque du Château, mais il affichait une expression neutre.
« Vous avez servi dans la Légion, n'est-ce pas ? » demanda Tala. « Vous et votre sœur ? »
« Oui… m'dame. Seconde Cohorte, quatrième Légion. »
« Nombre d'Orcs font en effet parti des rangs de la Légion. Alors dites-moi, qui est le gouverneur Impérial de l'Orsimer ? Qui est le dirigeant des nobles Orcs ? »
L'expression sur le visage de Moth se transforma en douleur, et pas seulement celle venant de ses plaies.
« Il n'y en a pas, » dit-il finalement. « Mon peuple est divisé, sans dirigeant et en exile. »
« Aucun ? » s'étonna Tala, d'une voix incrédule. « Mais quelle récompense la Légion vous a offerte, après vos nombreuses années de loyaux services ? Quelle protection ont-ils donné aux Orcs ? »
Moth grimaça et se renfrogna, mais n'hésita pas à dire la vérité :
« Aucune. »
« Dites-moi, Moth gro-Bagol : à vos yeux, est-ce de la justice ? »
Moth écarta ses mains.
« Qu'est-ce qu'un Orc peut espérer d'autre ? »
« NON ! »
La reine se leva et prit doucement le visage de l'Orc agenouillé d'une main.
« Relevez-vous et levez la tête, » ordonna-t-elle en aidant Moth de ses propres mains.
« Il n'y a pas d'esclaves dans MON royaume ! Seulement un Peuple libre ! Je vous donne votre liberté, Moth gro-Bagol, à vous et les vôtres. Vous êtes libres de quitter ma cité, si vous le souhaitez, ou de rester et exercer votre profession. Je sais comment récompenser les loyaux services et ce n'est PAS avec de la négligence. »
Ensuite, la Reine de Martkarth se tourna et rentra dans le Château de Cœur-de-Roche, mettant fin à sa première journée à la Cour Suprême.
Nous avons un symbole : le Phoenix de la Renaissance symbolise l'avènement des Oubliés, vivant leur nouvelle vie au grand jour.
Vodahmin – « Oubliés » ou « Abandonnés » en Thu'um.
Tala a commencé à régner en tant que reine et à établir un royaume sans autre pareil en Tamriel. Mais la véritable question est : pour combien de temps ? Sera-t-il déchiré de l'intérieur, par des rivalités et jalousies ? Ou par les ennemis, que cela soit la Légion de Solitude, le Domaine ou d'autres clans de vampire, qui ne veulent pas de rivaux ?
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Merci d'avoir lu et à la prochaine !
Nephariel
