Chapitre XI :
La maison était assez grande et on y trouvait de nombreuses chambres. Luna se trouvait dans celle tout au bout du couloir ré-improvisée en loge pour la mariée. Une fois arrivée devant la Gryffondor toqua et aussitôt la porte s'ouvrit sur une Luna en robe de mariée et plusieurs maquilleuses et coiffeuse qui s'affairaient à faire de la blonde une mariée digne de ce nom. Elle était terriblement belle dans cette robe bustier volumineuse blanche avec des milliers de petites plumes de paons qui recouvraient le buste et qui se dispersaient sur le tulle blanc de la jupe formant les branches d'une étoile. La Gryffondor se souvenait quand elles étaient entrée dans ce magasin moldu de robe de mariée, Luna avait tout de suite été envoûtée par cette robe qui entrait parfaitement dans son thème, à savoir la nature, et le bleu des plumes de paons était en accord avec sa couleurs de prédilection.
La jeune Serdaigle semblait dans ses pensées et ne remarqua pas que son témoins était arrivée. La rouge et or dû se racler la gorge se qui eu pour effet de faire surprendre la blonde, qui bondit sur son fauteuil. Elle tourna la tête vers la provenance du bruit et rencontra les yeux rieurs de son amie.
« Mione, enfin me fait pas peur comme ça !, injuria la mariée, se qui fit rire la brune.
- Désolé Luna mais il fallait bien que je me fasse remarqué d'une façon ou d'une autre », répondit la concernée toujours en riant doucement.
Son rire était communicatif et finalement la Serdaigle sourie.
« Excuses moi j'étais dans mes pensées, fit-elle alors pour se justifier.
- Laisses moi deviner, tu pensais à ta nuit de noce », dit la Gryffondor avec un sourire en coin.
La blonde rougit d'un coup, pris la première chose qui lui passa sous la main – une brosse à cheveux – et l'envoya sur son amie qui ria aux éclats devant la réaction de la jeune femme tout en évitant sans grand problème l'arme lancée par l'autre. Une fois encore la Serdaigle se détendit et commença à rire avec la brune. Cependant la mariée fut vite reprise par les maquilleuses et les coiffeuses qui lui demandèrent de ne plus bouger pour qu'elles puissent faire leur travail correctement. La jeune femme s'exécuta et entama la discussion avec son amie qui s'assit près d'elle.
« Tu es magnifique Mione. Je suis si heureuse que tu sois là, souffla-t-elle en lui souriant – légèrement pour ne pas embêter les femmes s'activaient autour d'elle.
- Ce n'est rien comparer à toi, lui répondit la rouge et or. Neville ne pourra pas détourner les yeux de toi, c'est certain », fini-t-elle avec un clin d'œil.
Le compliment fit rougir Luna. Elles continuèrent à parler du mariage et des derniers préparatifs. Les maquilleuses et leurs collègues finirent leur travail et quittèrent les deux jeunes femmes sous les remerciement de Luna qui était, visiblement, ravie du résultat. A peine quelques minutes plus tard, des coups furent toqués à la porte de la chambre. Hermione alla ouvrir.
« Mademoiselle Granger, quel plaisir de vous revoir », lança Xénophilius Lovegood avec un immense sourire.
Il portait un costume bleu et jaune, un assortiment plus que douteux mais à l'image du patron du Chicaneur. Un couvre-chef noir délavé accessoirisé avec trois longues plumes de paon, pour rappeler la robe de sa fille était posé de manière bancale sur sa tête. Ses long cheveux blancs étaient rassemblés en une queue de cheval basse et ses yeux étaient pétillant d'excitation.
« Le plaisir est partagé Monsieur Lovegood, répondit poliment la Gryffondor en lui souriant en retour.
- Je vous en pris, appeler moi Xénophilius, fit-il en entrant dans la pièce.
- Alors appelez moi Hermione.
- Entendu », souria le père de Luna.
Il promena le regard dans la pièce à la recherche de sa chère fille. Il eut un temps d'arrêt en la voyant et une larme s'échappa sur sa joue droite.
« Tu es magnifique ma petite luciole, lâcha-t-il ému.
- Merci beaucoup papa », dit-elle en s'approchant de lui pour le prendre dans ses bras.
Ils se séparèrent peu de temps après chacun avec les larmes aux yeux.
« Ah non ne pleure pas ma libellule, ça va faire couler ton maquillage, réprimanda gentiment son père en s'essuyant lui aussi ses yeux. Je suis très contente pour toi ma petite coccinelle. Tu vas te marier avec un jeune homme à ton image. Je suis sûr que tout se passera pour le mieux. Et pour que ton mariage se passe sans encombre il faut respecter la tradition. »
Monsieur Lovegood sortit de sa poche un écrin et le tendit à sa fille. Hermione qui s'était mise en retraite alla elle aussi chercher quelque chose dans son petit sac.
« T'as sublime robe est neuve mais il te faut quelque chose d'ancien. »
Xénophilius ouvrit alors la petite boite dévoilant un collier, fin avec le pendentif d'un clé avec une petite rose rouge enroulé autour.
« Le pendentif de maman, souffla la Serdaigle les yeux écarquillés de larmes.
- On a dit qu'il ne fallait pas pleurer ma petite tourterelle, fit son père en prenant le collier dans ses mains pour le mettre au cou de la blonde. Elle aurait été très fière de toi, murmura-t-il à l'oreille de sa fille qui se forçait à ne pas lâcher ses larmes.
- Et pour finir, intervient la Gryffondor, il te faut quelque que chose de bleu et d'emprunté »
La brune sorti alors, d'un petit coffret en bois, une très belle broche à cheveux sertie de plusieurs petits saphirs.
« Mione, lâcha la blonde sans voix, elle est magnifique »
La jeune femme sourit, contourna son amie pour planter doucement les dents de la broche en haut de l'élégant chignon tressé dans les fins cheveux blonds de la Serdaigle.
« Merci beaucoup, fit doucement Luna en se retournant pour se tenir face à son amie et à son père.
- Il va bientôt être l'heure, mon petit papillon, lui répondit Xénophilius en lui souriant tendrement. Je vous attend toutes les deux dans l'autre côté de la porte », termina-t-il en éclipsant pour laisser les deux femmes ensemble.
Les deux jeunes femmes le regardèrent quitter la pièce. Une fois la porte fermée elles se refirent face, l'angoisse reprenant le dessus. Hermione, voyant la détresse dans les yeux de son amie, s'approcha et lui pris les mains.
« Ça va aller, lâcha-t-elle autant pour son amie que pour se redonner confiance. Tu vas tranquillement te rendre au bras de ton père, devant l'hôtel où t'attend sûrement déjà Neville en costume, tremblant d'appréhension ayant sûrement peur que tu ais changé d'avis. »
Les deux jeunes filles rigolèrent en s'imaginant Neville, dans un beau costume noir, tremblant et à deux doigts de la crise d'angoisse, à côté de Harry qui essayerait de le calmer.
« Et puis, ajouta la Gryffondor en souriant, je serais juste derrière toi. »
La Serdaigle hocha la tête en serrant dans ses mains celles de son amie. Elles soufflèrent doucement, ensemble pour se donner du courage, et, toujours ensemble, atteignirent la porte. Elles trouvèrent un Xénophilius heureux qui tendit son bras vers sa chère enfant. Celle-ci le prit sans hésiter pour s'y accrocher comme si il était sa bouée de sauvetage. Derrière eux, Hermione entendit la Serdaigle murmurer à son père de ne pas la laisser tomber.
« Jamais », lui répondit-il.
Sans qu'elle s'en rende compte, une larme roula sur la joue de la Gryffondor qui l'essuya immédiatement pour les suivre, la tête haute et le regard fixé sur le père et la fille.
Bonjour chers lecteurs,
Onzième chapitre en ligne ! Les choses avances doucement mais sûrement !
Chapitre suivant dimanche prochain,
Bonne journée !
Aliz ;D
