Saluut alors voilà je sais que c'était un peu long mais Harry est enfin parti de Londres ^^ La quête débute véritablement, ainsi que le retour de ROn et Hermione ! Bonne lecture à tous
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CHAPITRE 14
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— L'automne n'est peut être pas le meilleur moment pour parcourir la lande non ?
— Je n'ai pas tellement le choix fit Harry en se baissant inextremis pour passer sous une branche d'oliviers.
Ils se faisaient des passes dans le champ derrière le mas. Le soleil tout juste déclinant leur chauffait le visage. Il prit un peu de hauteur et admira quelques instants la lumière dorée inonder le champ, se refléter sur les oliviers.
— Mais c'est la saison des orages
— Je prendrais un parapluie
— Un tetenbulle serait plus prudent.
Harry se mit à sourire, Ron lui avait manqué, il avait eu peur que ce soit un peu étrange vu la manière dont ils s'étaient quittés mais non, tout allait bien, Ron n'était pas quelqu'un de rancunier et ils s'étaient serrés dans les bras amicalement. Mais il était certain qu'ils ne parleraient pas de Draco. C'est la seule chose qu'il regrettait de ses amitiés masculines. Il y avait des sujets tabous, enfin il y en avait un principalement : les sentiments. Il n'avait jamais entendu Ron évoquer une seule fois la tristesse ou l'amour, la peine. Mais, bon il pouvait se féliciter d'avoir des filles dans ses amies proches qui étaient beaucoup plus ouvertes à cela que sieur Weasley. Il fit un looping et envoya la balle dans une belle parabole. Ron la réceptionna gracieusement, il le questionna un peu sur son avenir. Le jeune homme allait, lui, comme convenu, commencer une formation d'Auror, il allait s'installer avec Hermione dans un petit appartement Londonien. Ils échangèrent sur les derniers matchs de Quidditch, dont Harry était très au fait, regarder les match sur le plateau miniature étant l'une des seules choses que son parrain l'avait autorisé à faire pendant sa convalescence. Ron s'épancha un peu sur les parents d'Hermione qui étaient les premiers moldus qu'il avait vus de pré, il les avait trouvés très sympa même s'il avait grillé leur télé sans faire exprès.
— Comment va Ginny ? demanda t'il avec une curiosité très spontanée, ils avaient eu leurs embrouilles, mais il avait un bon souvenir de la cadette Weasley après tout. Ginny était une chouette fille.
— Bah toujours avec Dean, elle viendra pour la réunion aussi je pense, on a quasiment du la forcer à retourner à Poudlard cette année, les Harpies de Hollyhead la voulaient tellement, qu'elles lui ont proposé 200 Gallions pour la signature.
— C'est une blague ! mais c'est énorme ! Pourquoi ne l'avez vous pas laissé y aller ?
— Pff tu sais moi je m'en fichais un peu, Fred et George ont bien arrêté avant, ça ne les empêche pas de réussir mais maman et papa y tenaient beaucoup, après Percy c'est elle qui a les meilleures notes de la famille. Et puis c'est loin Hollyhead.
— Mmh je comprends.
— Viens Harry ! il faut que tu essaies ça.
Ron l'emmena au bout du champ et lui montra une rangée d'oliviers. Tu vois la rangée, tu dois slalomer entre tous ces arbres le plus vite possible, je te chronomètre. Mon record est de douze secondes trente. Harry ne put réprimer un éclat de rire. Enfin, il ne saurait jamais comment Ron faisait pour encore être vivant avec ce mode de vie. Qui était il pour parler ? Il inspira et lança son balais à pleine vitesse. Mal lui en prit, l'exercice était bien plus complexe que prévu et au bout du cinquième arbre il se prit une branche en pleine tronche et mordit la poussière sous les éclats de rire de son meilleur ami. Harry se remit à penser à Ginny, il avait un peu de mal à sortir la jeune femme rousse de ses pensées, elle l'avait accompagné pendant de longues années. C'était l'une des plus féroces filles de l'école. Il n'y avait qu'à la voir jouer au Quidditch pour s'en rendre compte, elle s'y engageait de tout son être.
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Le lendemain ils allèrent se balader en Provence, aux Baux.
Harry était émerveillé, il passa un groupe d'heures quasiment parfaites avec Ron et Hermione à grimper dans la Provence sèche, verte et argent, les parfums mélancoliques de la fin d'été et cette lumière chaude qui lui broyait les tripes comme toujours. Qu'en avait il à faire? il était là avec Ron, avec Hermione, ses comparses de toujours, il avait l'impression d'être retombé aux premières années de Poudlard quand ils découvraient les recoins du château tous les trois.
Ils achetèrent des souvenirs hors de prix comme tous les touristes du coin, admirèrent la campagne, la vue sur les Alpilles frissonnantes sous le léger vent. Ils étaient sur l'esplanade du château, il leva les bras au ciel. Se retourna pour regarder l'imposante bâtisse et les ombres s'étirer sur les pierres millénaires. Dire qu'il y avait surement 1000 endroits sublimes comme celui-ci sur la terre, qu'il en avait vu encore si peu... Sa flamme du désir d'aventure se réveillait doucement au fond de sa poitrine, comme un petit dragon. Il sourit et se retourna. Ron et Hermione avaient atteint la rambarde du belvédère, Hermione avait attrapé le chapeau de Ron et ce dernier essayait de le lui récupérer des mains. Elle esquiva, lui glissa un baiser sur les lèvres, il abdiqua sans protester et lui attrapa le cou l'embrassant davantage. Harry vit son amie se plier légèrement dans les bras de Ron, ils riaient tous les deux, Ron réussit à récupérer son chapeau. Harry ressentit un pincement au cœur. Sans que cela n'enlève rien à leur amitié, cela faisait un moment qu'ils ne pouvaient plus se considérer comme un trio. Mais c'était son absence qui les avait rapprochés.
Le Survivant secoua la tête, allons ce n'étaient pas là de belles pensées à avoir. Il alla les rejoindre et ils passèrent chacun un bras autour de ses épaules.
— On se demandait où était ta bicoque Harry, que Hermione se proposait de t'accompagner pour aller y jeter un œil.
— À une heure d'ici. J'ai regardé c'est en bordure de Saint-Remy-de-Provence, je pense y aller demain, effectivement j'aurais bien besoin de ton aide Mione, il faudrait que je trouve le maximum d'infos pouvant m'aider à localiser le château D'Erdel Rock.
— N'oubliez pas que ce soir les Griffyz arrivent
— Ron arrête de les appeler comme ça, et puis je t'ai déjà dit que cette histoire de maisons est stupide nous ne sommes plus à Poudlard
— Stupide pour toi peut-être, grommela Ron
— Ah tu n'as pas intérêt à être impoli envers Blaise, comme la dernière fois hein !
— Mione c'est un Serpentard ! Un Serpentard !
— Ron !
— Un Serpentard !
Hermione tourna les talons, excédée et s'éloigna un peu.
— Blaise sera là ? demanda Harry à voix basse avec un demi sourire.
— Mais oui elle m'énerve là avec sa transdisciplinarité, elle a invité aussi des Serdaigle et tout !
Harry fit une grimace de compassion, il savait combien Hermione tenait l'ami de Draco en haute estime, et selon lui Ron n'avait aucune chance de gagner la dispute. Ils transplanèrent rapidement, Ron voulant acheter suffisamment de nourriture sorcière pour toute la clique débaroulant le soir même. Il s'était mis à la cuisine récemment, certainement pour compléter la totale incompétence d'Hermione en la matière. C'était quand même fou quand on voyait ce qu'elle était capable de préparer en Potions, on aurait pu se dire que la cuisine c'était à peu près pareil. Eh bien non. Les arcanes de la tarte à la citrouille restaient encore bien obscurs pour Hermione Granger.
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Les invités commencèrent à arriver alors que le ciel se faisait déjà noir, Dean et Ginny, échappés de Poudlard, car Dean avait redoublé sa dernière année. Leur arrivée alors qu'Hermione conversait par la cheminée avec son futur tuteur d'études avait fait désordre et Ginny avait la moitié de sa robe brulée désormais mais personne n'avait été bléssé. Deux trois français étaient là, Parvati et Padma, Lavande et Seamus, Neville, Luna, Blaise et Sylvester Schacklebolt, Terry Boot et Goldstein et … Cho putain Harry ouvrit grand les yeux et se précipita sur Ron,
— Non mais Ron qu'est-ce qu'elle fait là ? Tu ne m'avais pas prévenu !
— Désolé vieux, c'est la meuf à Sylvester maintenant
— Mais Sylvester est gay ! c'est l'ex de Draco !
Ron se mit à rigoler ;
— Tu changes pas Harry, Mais vois ça avec Hermione c'est elle qui a absolument tenu à l'inviter.
Il s'éloigna et juste à ce moment Harry sentit un souffle chaud contre son oreille.
— Bonjour Harry… susurra une voix suave,
Il n'eut pas le temps de s'écarter que déjà l'ancienne attrapeuse lui glissait un bras autour de la taille pour lui faire la bise, outrepassant largement la notion d'espace personnel très chère à Harry.
— Mmh salut Cho, maugréa Harry se sentant pris au piège.
Heureusement Ginny arriva par derrière et bouscula Cho Chang d'une prétendue maladresse pour les séparer. La cadette Weasley lui jeta un regard mauvais, et Cho, effrayée, s'éloigna ;
— Qu'est-ce qu'elle fait là ?
— Bonne question, j'étais en train de chercher Hermione, apparemment c'est de sa faute. Ginny resta un instant silencieuse, ses yeux bruns fichés dans les siens sans aucune once d'embarras. Ou était passée la fragile fillette qui rougissait à chaque fois qu'il lui disait bonjour ?
— Ça me fait plaisir de te revoir, ça fait longtemps
Ginny finit par détourner le regard et attrapa une bouteille de whisky pur feu qu'elle versa dans deux gobelets sortis de sa poche.
— J'ai appris que tu avais eu des ennuis…
Il avala une gorgée du liquide brulant
— Disons que j'ai mal géré la rupture…
— Ce sont des choses qui arrivent… Draco va bien ?
— Oui, fit Harry reconnaissant de la question. Personne dans son entourage ne s'embarrassait de demander des nouvelles du honni Serpentard. C'était gentil de sa part. Et il n'y avait pas ces silences gênés autour de la relation. Et toi ? Cette dernière année ? tu ne languis pas trop de terminer ?
— Je n'y vais pas, elle avait baissé la voix, et dans le mouvement pour se rapprocher de son oreille il avait senti son parfum caractéristique, celui qui, fut un temps, émanait de l'Amortentia. Les longs cheveux roux lui effleurèrent le bras et à sa grande surprise il frissonna. Ne le répète pas c'est assez la galère, j'ai du ensorceler des hiboux et tout pour éviter que les parents ne l'apprennent…
Harry sourit, Ginny ne manquait pas de caractère. Par le secret qu'elle venait de lui confier, elle recréait une intimité entre eux, qu'ils n'avaient plus eu depuis quelques années. Ça le touchait, il ne savait pas encore quel genre de relation il aurait avec Ginny pour le restant de sa vie, mais il était certain qu'elle ne serait jamais trop loin de lui. Et cette pensée l'apaisait et le rendait heureux à la fois. Ils badinèrent un peu et sortirent sur la terrasse. Des dizaines de lampions accrochés dans les arbres diffusaient une lumière toute douce, et les feuilles tamisaient la lumière en de lentes ondulations au gré du vent. La Tramontane, faible encore faisait parvenir jusqu'à eux des bouffées d'air aux senteurs de menthe, de romarin… Harry ferma les yeux puis s'assit, Dean était en train de raconter aux français l'un des épisodes les plus mémorables qu'ait connu Poudlard la dernière année.
La suite au prochain épisode ! La bise
