Bonjour à tous ! voici le chapitre 13, toujours corrigé par scrameustache4 !

Bonne lecture !

Chapitre 13 : 1,2,...

Kaminari s'avança au côté de Bakugo, l'expression partiellement neutre. Ses oreilles, elles, dansaient d'un côté à l'autre tellement il ne pouvait pas retenir son besoin d'entendre ses paires. L'odeur forte de renard l'avait embrumé depuis qu'il avait posé un pied dans le grand domaine, mieux, l'odeur de la terre et des herbes vivantes lui avait fait bondir le cœur de joie.

Pourtant, il essaya de conserver une expression neutre, essayant tant bien que mal de cacher son excitation sous-jacente. Bakugo lui avait sommé de rester le plus humble possible, de ne pas crier, et de faire bonne figure devant le clan de renard.

La réputation du jeune loup étant en jeu, Denki avait simplement hoché la tête et avait suivit docilement le dos imposant du loup qui le conduisait dans l'immense maison. Bien sûr, ils n'étaient pas seuls, une jolie renarde pas plus grande que lui-même les escortait sourire aux lèvres.

Bakugo tirait la gueule comme d'habitude, bien que cette fois, il avait décidé de s'habiller avec classe, avec un éternel jean noir et un col roulé noir, qui préservait aussi bien son statut que la prestance qu'il dégageait. Après tout, il allait rencontrer de nouveau le chef de clan. Bien sûr qu'il ne pouvait pas venir comme un gamin devant celui qui lui avait toujours donné de précieux conseil pour être un chef de meute à la hauteur.

La jeune renarde toqua doucement à l'entrée d'un bureau et ouvrit légèrement la porte après que l'homme à l'intérieur le lui ait autorisé. Avec un bref signe de tête, les trois personnes se quittèrent et Bakugo et Kaminari purent entrer dans la salle.

- Tiens donc, s'éleva la voix grave et grinçante d'Aizawa, voici donc mon jeune prodige.

- Salut Prof, répondit avec flegme Bakugo.

- Bonjour à vous, je suis Kaminari Denki.

- Je sais, Katsuki m'a parlé de toi, jeune renard.

- Oh, j'imagine qu'il vous a raconté mon problème ? demande Denki d'un ton hésitant.

- Bien sûr, je n'allais pas accepter si je n'étais pas sûr que je pouvais être d'une quelconque aide.

- Ouais, Denki, il a aussi deux renards des montagnes ici, c'est pour ça qu'il a dit oui.

- Deux ?! Vraiment ! Ils sont où ? Je ne les ai pas sentis en arrivant !

- Tch ! Qu'est-ce que j'ai dit avant de sortir de la maison putain ! Calme toi !

- Oh..Je ! Désolé Katsuki ! Mais je suis vraiment content, ça doit faire plus d'un an que je n'ai pas vue de personne de mon espèce et-

- C'est bon ! Écoute simplement Aizawa, vous aurez le temps de lui raconter tout ça après, gronda la voix du loup.

Denki se passa une main embarrassé dans les cheveux et lui retourna un sourire désolé. En face d'eux Aizawa soupira en se redressant.

- Bakugo n'a pas changé ses manières hein... Donc je disais... Tu peux nous faire confiance, on apprend souvent à nos renards comment se contrôler totalement, nous sachons y faire avec ces cas. Le 70/30 étant rare, nous sommes parés pour ça, sourit il. Tamaki et Nejire aussi avaient un manque de contrôle à partir de la semi-transformation, ils sauront t'aider, et je les seconderais, bien évidemment.

Le loup et le renard hochèrent la tête puis Bakugo reprit.

- Selon ce qu'on a dit, 2 fois dans la semaine serait plutôt bien pour nous, j'enverrais Kirishima ou Deku avec lui pour l'accompagner.

- On peu gérer, pas besoin de la surveillance constante d'un loup , Bakugo, c'est un renard aussi comme nous.

- Il n'est pas comme vous, claqua la voix froide de Bakugo, les résultats de sa dernière visite médical ont montré des taux anormalement élevés. On ne peut pas le laisser sans surveillance.

- Anormalement élevé ? Que veux-tu dire par là ?

- 4 mois ont passé depuis le dernier test et récemment on est parti revoir le doc pour savoir si ou pouvais lui réinjecter le vaccin. Mais les résultats sont mauvais, ses taux d'hormone grimpent en flèche, on ne sait pas jusqu'où ça peut monter et il est hors de question de lui injecter le vaccin quand ceux-ci sont aussi fort.

- Alors il dépasse la première génération ?

Bakugo soupira avant de passer une main tracassée dans ses cheveux, « j'en ai bien peur » il jeta un œil au renard à ses côtés. Le visage baissé au sol, il se triturait les mains dans une gestuelle angoissée. Les résultats n'étaient pas ce qu'il attendait, mais au vu du comportement du renard ces derniers temps, ça ne l'étonnait pas vraiment.

Sa seule mission maintenant était de le garder en sécurité. Pour lui-même d'abord puis pour tous ceux qui l'entourait.

Car il avait remarqué quelque chose d'étrange.

Les instincts de Kaminari Denki réveillaient les pulsions des Homme-bêtes autour de lui. Comme la peste qui se répandait. Comme cette fois avec Izuku.

Le souvenir encore frais de son ami sur le corps du renard prêt à le dévorer hantaient parfois encore ces nuits. S'il n'avait pas été là, que se serait-il passé ?

Aizawa prit un moment avant de répondre, ce qu'il allait dire devrait déterminer la vie d'un de ses paires, il ne pouvait pas prendre des décisions sans réfléchir. Si le renard en face de lui était beaucoup trop sous influence de sa partie animale, peut être que c'était une mauvaise idée d'essayer de l'aider ?

Un rapide coup d'œil vers la frêle silhouette pourtant le convaincu de son choix. Il soupira, et reprit.

- Alors c'est d'accord pour moi, laisse un de tes loups avec lui, et nous tacherons de faire de notre mieux pour l'aider. Mais si les choses se passent mal, nous arrêterons toute entrevue. Mon clan avant tout, tu le sais, répondit calmement Aizawa.

- Je ne vous causerais pas de soucis ! S'exclama avec détermination Denki, ses yeux luisant de cette mare doré.

Face à ce regard si volcanique, Aizawa resta un moment pantois. Cette lueur dansante était quasiment comme les yeux de son grand-père. Il avait déjà vu ce regard, c'était il y a bien longtemps. Bien avant, bien avant tout ça. Il acquiesça tout de même, un léger sourire aux lèvres.

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Denki, Izuku et Kota étaient tranquillement en train de faire les magasins. Les rues bondées de monde accueillaient tant bien que mal la masse gloussante de personne. Jouant des coudes pour marcher, l'air saturé d'odeur plus variées les unes que les autres, l'atmosphère était presque suffocante.

Pourtant, les trois jeunes hommes appréciaient beaucoup cet environnement, perdu entre les gens autour d'eux, comme dans un immense brouillard de sens. Leur museau de sortie, ils se baladaient joyeusement dans les ruelles. Passant de boutique en boutique, cherchant à manger ou plus précisément le dernier gant de boxe super styler que Kota avait vue dans une de ces publicités qui arrivaient si souvent dans leur boite aux lettres.

C'était le troisième magasin de sport où ils entraient, et à chaque fois Kota trouvait le moyen de ne pas être satisfait des babioles qu'ils y trouvaient. À son inverse, Izuku, lui, était emballé par tout ce qu'il voyait. Avec le même entrain Denki le suivait joyeusement, la queue battant joyeusement contre son dos, plus pour l'ambiance bon enfant que créait Izuku que réellement pour le matériel de sport.

L'après midi étant agréable en tout point, Izuku et Kota avait presque oublié que Denki était un renard instable. Presque.

L'un se remémorant les griffes ensanglantées tandis que l'autre avait simplement vu l'énorme pansement dans le cou et sur les tempes de Denki.

S'ils étaient dehors ce jour-là, c'était seulement parce que Bakugo avait donné l'autorisation à Izuku de surveiller et de laisser sortir le renard. Laisser Denki à l'intérieur de l'immeuble était peut-être encore plus dangereux que de le laisser sortir. Surtout avec son état émotionnel actuel.

Après avoir enfin pu trouver les fameux gants de boxes de Kota , le trio fini par reprendre la route du retour. La sortie avait duré pas moins de 3 heures.

Le temps était propice, il faisait bon, tout le monde semblait avoir eu la même idée.

Sortir pour se dégourdir les jambes. S'aérer l'esprit.

Voilà quel était le second but de cette sortie.

Izuku supportait le poids d'un des sac rempli de lestes de cheville d'une main, tandis que de l'autre main il portait un soda bien frais, il en pris une gorgée et soupira de bonheur. En tête de file, il jeta un œil au deux autres qui conversaient tranquillement d'un sujet à l'autre.

Le regard de Denki rencontra le sien et celui-ci lui adressa un drôle de sourire.

- Hey Izuku !

- Oui ?

Le blond s'arrêta, fourrant ses mains dans ses poches, faisant ainsi tinter entre elles les pièces de monnaies qui lui restait.

- J'ai encore de la monnaie, je peux aller m'acheter une glace vite fait ? Demanda-t-il en sortant les dites pièces de sa poche.

Izuku fit la moue et jeta un regard indécis à Kota.
- Kota ? Toi aussi tu en veux ? Moi non perso ! Répondit-il, hésitant.

Le jeune homme secoua la tête de gauche à droite et fit mollement.

- Moi non plus, je passe mon tour Denki.

Grimaçant le renard reprit.

- Sérieux les gars ? Mais moi, j'en veux !

- On t'attend ici alors, mais fait vite mec, souffla Kota en s'appuyant déjà contre le mur.

Izuku se balança d'un pied à l'autre, toujours aussi hésitant.

- Tu veux qu'on t'accompagne ? Après tout, on n'est pas sûr...

Mais Denki le rassura en posant ses mains sur les épaules fortes du loup, un sourire encourageant aux lèvres.

- C'est bon Izuku ! Je fais super ultra rapidement ! Dans cinq minutes, je serais de retour !

Bien qu'Izuku n'était pas totalement confiant en ses dire, il le laissa courir vers la boutique où un gros panneau avec deux glace mochement dessinées lui souriaient. De toute façon de là où il était, il pouvait voir Denki. Alors il n'avait rien à craindre. Vraiment rien.

Reportant son attention sur Kota, celui-ci roula des yeux et le taquina .

- T'es un poil surprotecteur Midoriya.

- On n'est toujours pas sûr que les gars avec Chisaki ne veulent plus le récupérer Kota, répondit-il en se grattant le crâne pas vraiment rassuré.

- T'inquiète, et puis on est là, si quelqu'un tente quoique ce soit on peu gèrer à deux, et puis Denki a besoin d'un peu d'air depuis ce qu'il s'est passé avec son entretien avec Chisaki.

- Tu as sans doute raison Kota. Et puis nous ne sommes pas vraiment loin, hum ?

Ouais, c'était vrai.

Ils n'étaient pas loin, à peine 10 mètres de la glacière. Même pas une minute.

Et s'il arrivait quelque chose, ils étaient sûr qu'ils pourraient intervenir.

Mais le temps était propice, il faisait bon, tout le monde semblait avoir eu la même idée.

Tout le monde avait chaud, alors tout le monde voulaient des glaces aussi. Alors c'était normal qu'une dizaine de personne se regroupe autour de l'entrée. Normal qu'il y ait une queue qui sortait même de la petite boutique.

Il grouillait de monde ce jour-là, beaucoup de personne dans une si petite ruelle. Tellement de monde que leurs odeurs se mélangeaient toute ensemble. C'était difficile à cerner, car tout était si proche, si étroit.
Alors les cinq minutes passèrent.
Puis dix.

Puis quinze.

Dix-sept, lorsqu'Izuku se rendit compte que Denki ne revenait pas.


à suivre...