Bonjour !

Alors, un chapitre de transition un peu court cette fois-ci. Le prochain sera plus long, promis.

Sinon, vous avez une nouveauté sur AO3, du Francis/Kiku qui s'appelle "Oh ! Oui ! Sensei !"... Lisez bien les tags avant de lire. (Je suis pas sûre que ce soit une bonne idée de dire ça à des fans de FrUK...).

Je devrais poster la suite de Fiancés (Prusse/Italie du Nord) dans pas longtemps aussi. C'est en cours d'écriture.

Et demain, il y a soirée drabbles sur la FA. Donc, plein de drabbles en perspective.

Bonne lecture !


Francis avait d'abord cru qu'Alfred avait répété innocemment ce qu'il avait dit à Arthur. Il s'était empressé de s'excuser d'avoir parlé de tout ceci devant les enfants. Arthur avait très mal vécu ce double rejet d'un coup. Il pouvait encore l'accepter de Francis, il était habitué après tout, mais pas d'Alfred.

Alfred était son fils. Ce n'était pas possible qu'Alfred le déteste à un âge aussi tendre.

Et pourtant, Alfred semblait avoir bien compris le sens de : « T'aime pas » et en abusait un peu trop.

Dès qu'Arthur essayait de le prendre dans ses bras, Alfred criait cette phrase à pleins poumons et gigotait dans tous les sens. Arthur était de plus en plus atteint par l'attitude d'Alfred. Il n'osait même plus s'approcher du petit monstre.

Francis fit l'essai de prendre Alfred dans les bras pour le passer à Arthur. Et ce fut un échec. Alfred avait même failli tomber en gigotant dans tous les sens. Pour sa sécurité, Arthur ne l'approchait quasiment plus. Il ne manquerait plus qu'Alfred tombe ou se fasse mal en essayant d'échapper à Arthur.

L'ambiance était donc très tendue.

Francis avait pris ses distances avec Arthur et s'en félicitait. Ils ne pouvaient pas continuer à coucher ensemble, sans que leurs sentiments soient réciproques. Francis devait trouver un autre exutoire à ses pulsions ou une personne à aimer. Ce serait un peu difficile, tant que les enfants seraient petits, mais Francis se promettait de rattraper ce temps-là avec différents partenaires.

Francis était quand même triste du comportement d'Alfred. Arthur ne méritait vraiment pas d'être rejeté de cette manière par son fils.

« T'aime pas !, cria Alfred, alors qu'Arthur passait seulement devant son aire de jeux.

-Alfred, ça ne se dit pas, réagit immédiatement Francis. C'est ton daddy ! Il t'aime beaucoup ! Arthur… »

Arthur était parti précipitamment du salon, vers un endroit que Francis appréciait très peu : la cave. Francis aurait bien aimé y conserver un peu de vin. Cependant, la place avait été prise par tous les accessoires de magie d'Arthur. Apparemment, la magie fonctionnait mieux dans une cave rendue glauque par des ingrédients louches. Et ce n'était vraiment pas bon signe qu'Arthur se réfugie là-dedans. Qui sait ce qu'il pourrait inventer comme sort idiot, sous le coup du chagrin ?

« Arthur ! Ne fais pas de bêtises, en bas. Je suis sûre que c'est juste une période difficile à passer avec Alfred. Je lui ferai la leçon tous les jours… Arthur ? »

Arthur ressortit de la cave, avec tout un tas de fioles et de récipients. Il avait le souffle court. Il était autant affolé que peiné.

« Tiens ! Va cacher tout ceci très loin de moi !, lui dit Arthur.

-Et pourquoi ?, se méfia Francis.

-Sinon, je vais faire une grosse connerie. »

C'était rare qu'Arthur soit vulgaire. Ce devait donc être important.

« Et ça sert à quoi ?

-A faire des sorts idiots, éluda Arthur. Il ne faut pas que je m'en serve. Je t'en prie. Cache tout ceci. Loin d'ici.

-Si c'est une technique pour m'éloigner pour que tu fasses un sort en douce…

-Pas du tout. J'ai confiance en toi, pour m'empêcher d'utiliser ces ingrédients. Et de toute façon, tu vas revenir pour nos enfants.

-D'accord, dit Francis avec une idée derrière la tête. Mais si je vais loin, il faudrait que je puisse revenir vite. »

Arthur chercha dans ses poches, sortit un dé phosphorescent et l'ensorcela d'un coup de baguette magique.

« Tu le prends dans ta main et tu l'agites bien fort, pour revenir ici. Tu ne le donnes à personne. J'ai pas envie d'avoir un invité surprise. »

Francis se prépara à partir, en espérant qu'Alfred ne ferait pas trop de misère à Arthur. Il ne savait pas ce à quoi servaient les ingrédients à cacher, mais il n'avait pas dit son dernier mot. Il connaissait quelqu'un qui aurait une petite idée de leurs possibles utilisations. Et il n'allait pas se gêner pour trouver cette nation proche de leur localisation actuelle.

Arthur ne devrait pas lui faire autant confiance.

Francis adorait embêter Arthur. Et les conséquences d'un sort idiot sont forcément amusantes à découvrir. Et si on a un ou des complices qu'Arthur ne peut pas blairer, c'est encore mieux.

Un petit saut chez Ecosse s'imposait.