N/T: Rien n'est à moi je ne fais que traduire. Le nom original de cette fanfiction est Benefits of old laws et est écrit par ulktante. Je suis désolée pour toutes les erreurs de traduction, d'orthographe ou de syntaxe.
Je suis désolé de cette absence au vu des événement actuelle, ma vie est chamboulée, moi qui suis déjà anxieuse de nature, je deviens paranoïaque… J'ai aussi en même temps commencé plein de projet personnel (sûrement pour essayer inconsciemment de me fixer sur autre chose), découvert de nouvelle chose (World of Potter _ ), j'ai rejoué à Animal Crossing New Leaf (La sortie de New Horizons m'a donné envie) j'ai terminé des sculptures et commencé d'autre, bref, j'ai mis de côté cette fanfic. Mais je tenais à vous prévenir, je ne compte absolument pas abandonner cette trad' même si je mets plusieurs années à le faire (j'aurais dû commencer par un truc beauuuuucoup plus petit T^T), et si vraiment, je n'arrivais pas à la terminais, je vous informerais et essaierai de trouver quelqu'un pour la reprendre.
Yo... Je ne sais même pas pourquoi je dis ça, je déteste ce mot… Bref ce message ↑ date d'il y a plusieurs mois... Oui, j'avais fini ce chapitre, mais en ne l'avait pas mis en ligne...
Sorry
Je ne sais à vrai dire plus trop pourquoi, mais je tenais le préciser, car même s'il est toujours partiellement vrai, il y a quelque petit truc de change je suis beaucoup moins anxieuse par rapport au virus, World of Potter... Mouais bof, j'ai arrêté de jouer Animal Crossing, et arrêter la sculpture... Désolée pour ce roman que vous avez sûrement tous zappé
Musique/Artiste écouté : Pomme
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La chute des murs
Le déjeuner dans la Maison Nott avait été une affaire tranquille. Théodore et son père avaient échangé des regards, se demandant ce qui s'était passé, et avaient tenté de poursuivre la conversation. Le cas était cependant désespéré, car les deux invités semblaient être plongés dans leurs pensées.
Théodore et Harry étaient maintenant assis dans la salle de classe, écoutant M. Dorian, le tuteur que Lord Nott avait engagé pour les leçons de son fils. Harry avait d'abord craint d'avoir du mal à se concentrer après les révélations du matin. Mais le sujet était captivant et il se retrouva à étudier les premières runes avec intérêt. Après que M. Dorian eut énuméré toutes les applications possibles des runes, allant des barrières de protection et des objets enchantés de façon permanente, aux manteaux avec des charmes chauffants, l'adolescent se demandait pourquoi il avait laissé Ron le convaincre de suivre les cours les plus faciles avec lui.
Harry était heureux d'avoir l'occasion de changer de classe, d'abandonner la divination qui lui avait fait perdre son temps, et de prendre à la place l'étude des runes anciennes, qui lui semblait plus intéressante et qui lui serait sûrement plus utile un jour.
Outre l'utilité du changement de nom, la relation familiale découverte entre lui et Voldemort et le fait qu'on s'occupait de lui, au moins en ce qui concernait tous ses besoins matériels et de santé, il commençait à craindre qu'il en vienne à aimer les gens qui l'entouraient actuellement. Et cette seule pensée le mettait mal à l'aise. Pourquoi devrait-il avoir peur d'aimer quelqu'un ? Théodore avait été assez gentil. Le guérisseur Greengrass avait été gentil - pour un guérisseur qui l'avait piqué - et avait accepté sa décision de ne pas utiliser le rituel. Lord Nott avait été gentil, même s'il était un Mangemort. Il était également le père de Théodore et vivait dans une maison joyeuse, ne correspondant pas à ce que les Gryffondors spéculaient sur les maisons des Serpentards. Peut-être devait-il essayer de voir ce qui était vraiment là, les actions des gens, et ne pas se contenter d'écouter les rumeurs et les préjugés rabâchés par tout le monde, pour privilégier la vérité.
Au bout d'une heure, la leçon était terminée, Harry reçut comme devoir un livre à lire et quelques runes à dessiner à plusieurs reprises pour les mémoriser, et Théodore reçut un texte plus long à traduire. Après le départ du professeur toujours souriant, Harry et Théodore restèrent un peu plus longtemps pour ranger la pièce.
Pendant qu'Harry essuyait le tableau noir et que Théodore balayait le sol des copeaux de bois résultant des exercices de sculpture qu'il avait fait pendant la leçon, l'adolescent plus âgé rassembla son courage et commença. "Henry, je voulais te demander quelque chose."
Regardant l'autre garçon par-dessus son épaule, Harry demanda d'un air prudent : "Et que veux-tu me demander ?
"Mon anniversaire est en plein milieu de nos examens de fin d'année. C'est pourquoi j'organise généralement une fête pendant l'été". Il arrêta ce qu'il faisait et se pencha sur le balai. "Cette fête aura lieu demain. Certains de mes amis vont venir, il y aura des choses à manger et nous jouerons au Quidditch". Il prit une profonde inspiration. "Je veux que tu viennes aussi."
Harry se retourna, se trouvant maintenant face à l'autre adolescent. "Es-tu sérieux ?" Il avait l'air exaspéré. "Un après-midi entier seul avec les gens qui n'ont fait que me ridiculiser et me narguer ? Tu es quelqu'un de bien, mais je n'ai pas vraiment envie de rencontrer les autres".
Théodore ne bougea pas pendant un moment, réfléchissant. Harry le regardait fixement, les blessures du passé étant clairement visibles sur son visage. "Je sais que Draco a été assez méchant avoir toi," répondit Théodore. "Mais que t'ont fait les autres ? Daphné ? Blaise ? Qu'est-ce que je t'ai fait ?
Harry remarqua que les gardes du corps de Malefoy et la fille Parkinson n'avaient pas été mentionnés, mais cela n'avait pas vraiment d'importance de toute façon. "Et l'année dernière, c'était quoi ? L'incident avec ces badges ?" Tandis que Théodore se tenait là, regardant son invité sans comprendre, Harry élabora : "A bas Potter ?" Ça ne te dit rien" ? Il se retourna fâché, attaquant le tableau noir avec plus de ferveur qu'auparavant.
Comprenant enfin ce que le jeune homme voulait dire, Théodore eut un regard penaud. Et la gêne était évidente dans sa voix lorsqu'il répondit : "Eh bien, ce n'est pas vraiment facile de refuser un badge donné à l'entrée de la salle commune quand tout le monde part pour le petit-déjeuner". Comme Harry semblait l'ignorer, il ajouta avec un peu de colère dans sa voix : "Dis-moi, quelle Maison encourages-tu pendant un match de Quidditch contre Serpentard ? Je vais te le dire : quelle que soit la maison contre laquelle nous jouons c'est celle-ci que tu encourages !" Il jeta le balai, qui atterrit avec fracas sur le sol. "Et ce n'est pas seulement pour le Quidditch. J'ai essayé de me lier d'amitié avec quelques Serdaigles et Poufsouffles, pas besoin même d'essayer avec un Gryffondor. Et même s'ils ont dit que j'étais assez gentil, ils ne voulaient pas être vus avec moi. Ne voulant pas être vu avec un Serpentard".
Harry réalisa avec un sentiment de culpabilité que c'était vrai. Il avait supposé que cet arrangement ne durerait que pour l'été, et jamais cela ne lui avait traversé l'esprit qu'ils pourraient continuer l'amitié qu'ils avaient construit une fois de retour à Poudlard.
"Nous restons soudés quoi qu'il arrive, quand nous ne sommes pas dans notre salle commune. Nous ne pouvons pas espérer trouver des amis ailleurs, et nous ne pouvons pas risquer de paraîtres faibles et divisés. Donc, désolé si je suis apparu comme un tyran, ce n'était pas par choix".
Les deux garçons restèrent silencieux pendant un moment. Tous deux était embarrassés par la perte de contrôle qu'ils avaient eu devant l'autre.
Harry rompit finalement le silence gênant. "Je suis désolé. Tu es gentil, je pense, et la plupart des mauvaises choses ont été commencées par Malefoy". Il se frotta la nuque. "J'aimerais rencontrer certains des autres". Il se balança d'un pied sur l'autre, nerveux : "Mais si Malefoy devient trop pénible, je partirai. Est-ce que cela te convient ?" Voyant que Théodore avait encore les poings serrés et qu'il regardait le sol, il essaya de mettre un semblant d'ordre dans ses pensées. "Tu vois, je suis totalement confus en ce moment. Trop de choses ont changé ces derniers jours. Tu as été gentil et serviable et... "Il sentait de la frustration monter, c'était beaucoup trop dur. "Je veux apprendre à te connaître. Loin de toutes rivalités qu'ont les Maisons entre elles. Mais je ne pense pas que Malefoy aidera les choses".
Prenant quelques grandes respirations, Théodore se tourna vers Harry. "Tu es mon invité, nous ne sommes pas à l'école, donc les règles sont différentes. Et si Draco est un crétin, tu peux aller dans ta chambre. Mais je ne pense pas qu'il le sera. Les adultes seront là aussi, donc... je ne pense pas que lui ou les autres seront un problème".
Après cela, ils nettoyèrent le reste de la pièce ensemble et allèrent à la bibliothèque, Harry pour écrire des lettres à ses amis et lire ses livres, et Théodore pour travailler sur ses devoirs d'été. C'était un peu gênant, mais Harry avait le sentiment qu'ils avaient fait un grand pas pour apprendre à se connaître. Il devait juste donner une chance aux Serpentards, en particulier à ceux qui n'avaient jamais participé activement à l'intimidation.
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Théodore s'assit pour travailler sur son essai de potions. Il se sentait un peu fier, car il avait trouvé un moyen de faire revenir Henry sur ses convictions concernant les Serpentards. Il savait que le simple fait d'exposer les faits de manière claire et calme ne convaincrait pas le Gryffondor qu'il disait la vérité. Il avait donc laissé tomber son besoin de contrôle et fit ressortir ses émotions. Il semblait que cela ait fonctionné. Et cela avait fait du bien. Ce n'était pas quelque chose qu'il faisait souvent, mais de temps en temps, pour atteindre un objectif et évacuer la frustration de son système, c'était acceptable. Ainsi, le lendemain, il aurait l'occasion de se faire une place en tant qu'ami et conseiller de l'héritier du Lord Serpentard, devant les autres Serpentards.
Au début de l'été, son père lui avait dit qu'il ne pouvait pas lui promettre d'organiser sa fête d'anniversaire cette année. Avec le Seigneur des Ténèbres dans leur maison, cela n'aurait peut-être pas été possible. Considérant les complications possibles du séjour d'un homme un peu fou, il comprenait mais n'en était pas moins triste. Mais maintenant à présent que l'homme s'était montré sain d'esprit et de bonne compagnie, la fête aurait donc lieu. Théodore soupçonnait le Seigneur des Ténèbres d'avoir ordonné à son père d'organiser le rassemblement, afin qu'Henry ait l'occasion de rencontrer les autres. Non pas qu'il se plaignait, c'était mieux que de manquer la fête.
Il ouvrit le livre qu'il utilisait comme référence, plongea sa plume dans l'encre et commença à rédiger une ébauche de son essai.
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Au même moment, Lord Serpentard et Lord Nott étaient assis dans le bureau du rez-de-chaussée, avec une belle vue sur la roseraie à l'arrière de la maison.
Ils prenaient le thé, le bureau entre eux, Marvolo étant assis derrière comme si c'était le sien. Il avait vraiment besoin d'examiner les maisons qu'il avait maintenant à sa disposition, pour que lui et Henry puissent déménager, et qu'il n'ait plus besoin d'emprunter des bureaux d'études à ses disciples.
Benjamin le regardait avec curiosité lorsqu'il sorti un arbre généalogique plié et le posa à plat sur la partie inoccupée du bureau.
"Penses-tu qu'il te soit possible de trouver des documents sur les cracmols nés dans la famille Nott au cours des deux cents dernières années ?" Les yeux rouges se fixèrent sur un point de l'arbre d'Henry où se trouvait un cracmol de sa propre famille qui avait épousé un autre cracmol, juste pour avoir un enfant moldu ensemble. Cela allait à l'encontre de tout ce qu'il pensait savoir sur la façon dont la magie était transmise des parents à leurs enfants. Il avait cru que la magie se perdait à la naissance d'un cracmol, mais elle semblait n'être en sommeil que pendant quelques générations, pour refaire surface quelques décennies plus tard.
D'une certaine manière, cela pouvait s'avérer utile pour ses projets. Il serait tellement plus facile de faire accepter aux familles de sang pur les enfants nés moldus - il fallait un nouveau terme pour les désigner - s'ils étaient des descendants éloignés de leur propre famille. Mais pour que cela fonctionne, il faudrait qu'il retrace l'ascendance, sans aller à Gringotts. Au moins pour commencer, il serait préférable de ne pas trop attirer l'attention.
Benjamin lui lança un regard perplexe. "Je ne suis pas sûr", répondit-il, en pensant évidemment au problème. "Il y a les livres familiaux, bien sûr, mais normalement il n'y aura rien d'écrit sur de tels échecs". Il tapa légèrement des doigts de sa main droite sur le bureau. "Tous les enfants nés sont nommés, avec leur date de naissance, leurs parents, etc. Je pourrais peut-être dresser une liste et voir ce qui est écrit sur chacun d'eux. Je suppose que les cracmols ne sont mentionnés nul part après le moment où ils ont été identifiés". Le vieux sorcier fronça les sourcils. "Puis-je vous demander pourquoi vous voulez cette liste ?"
En guise d'explication, Marvolo tourna l'arbre pour que Benjamin puisse le voir. "C'est le test d'ascendance que nous avons fait ce matin pour Henry. Et voici", il mis le doigt sur le point crucial, "une cracmol de la famille Gaunt, mariée à un homme qui est également connu comme cracmol". Il déplaça son doigt sur la ligne jusqu'à ce qu'il atteigne le nom de Lily Potter née Evans, "Et voici la première sorcière née depuis des générations dans cette famille. Mais la magie n'est pas venue de nulle part. Elle était en fait de la famille pour moi".
Les yeux de Benjamin s'agrandirent à cette explication, il se pencha en avant et laissa son regard errer le long de la partie de l'arbre qui était principalement peuplée de moldus, et donc illisible, mais qui avait des éclats de noms de cracmols ici et là.
"Mais cela... cela implique que tous les cracmols jetés dehors pour vivre avec les moldus sont responsables de la catastrophe des sorciers et sorcières nés des moldus !"
"Il semblerait que ce soit le cas", confirma Marvolo d'un ton égal. "Nous devons trouver les familles qui ont du sang magique dormant, et nous devons ramener les cracmols." Il soupira : "Mais un pas à la fois." Il prit l'arbre et le replia. "Je veux ramener dans notre monde le plus vite possible les orphelins magiques et ceux qui sont en famille d'accueil. Je veux les placer dans de bonnes familles traditionnelles, afin qu'ils puissent apprendre notre mode de vie".
Benjamin fit un signe de tête réfléchi et écouta avec attention, tandis que Marvolo expliquait son plan pour les enfants. "Je voudrais les placer dans une vraie famille. Mais comme je veux que nous utilisions le système moldu pour l'adoption, nous aurons besoin de connaître leurs liens familiaux avant qu'ils ne soient intégrés dans notre monde".
Maintenant, Benjamin avait l'air inquiet : "Vous vouliez me parler de l'ordre de me marier et d'avoir des enfants ?
Comprenant les soucis de l'homme - il ne se voyait pas avec une autre femme que sa Juliette bien-aimée - Marvolo tenta un sourire amical et apaisant. "Je ne te demande pas de te marier, mais je veux que tu adoptes au moins deux autres enfants. Tu pourrais peut-être engager une nourrisse cracmol ? Et remplir à nouveau cette maison des rires de petites sorcières et de sorciers heureux".
Benjamin sourit, soulagé, quelque peu amusé par le discours un peu trop exagéré à propos des enfants. A ce propos, Marvolo sourit, c'était fait exprès, peut-être pour détendre l'atmosphère. Ce qu'il avait certainement fait.
"Je veux aussi que tu rendes visite aux autres et que tu leur parles de la tâche que je vais leur confier. J'ai besoin de temps pour vérifier les maisons, afin qu'Henry et moi puissions déménager. Je veux que cela soit fait bien avant l'anniversaire de mon fils".
S'inclinant en direction de son Seigneur, Benjamin répondit : "Je vais transmettre votre demande , mon Seigneur". Benjamin était l'un des Mangemorts les plus rapides à trouver la bonne façon de s'adresser à lui et pour quel rôle. "Et je m'assurerai aussi que tous les invités de la petite réunion de demain puissent venir."
Ils se levèrent tous les deux de leur chaise, le service à thé disparaissant du bureau, ramassé par un des elfes, l'un allant voir les Malfoys, l'autre allant visiter les manoirs et les maisons de ville qu'il jugeait convenables pour son fils et lui.
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Pendant que Lucius et Severus discutaient longuement avec Narcissa, rejoints plus tard par Benjamin, Draco était assis dans le jardin avec Vincent et Gregory, se plaignant de son rival d'école.
"C'est tellement irritant, que Potter ait tout pour lui. Il reçoit des points pour avoir enfreint les règles, il a intégré l'équipe de Quidditch en première année, il vole sur cet satané d'hippogriffe, et tous les professeurs l'adorent tout simplement !".
Il énuméra tous les événements injustes qui s'étaient produits autour de ce connard de Potter, et les énuméra de nouveau. Il se retint jusqu'à ce qu'il ne puisse plus rester assis, et commença à faire les cent pas devant les deux autres.
Lors du premier voyage en train vers Poudlard, il avait essayé de se lier d'amitié avec Potter, et il l'avait rejeté. Cela avait fait mal. Il s'était donc convaincu qu'il ne voulait pas être ami avec Harry Potter. Et maintenant, il devait essayer de devenir son ami. Sur ordre de son père, rien de moins. Il comprenait que c'était une décision intelligente, d'être ami avec le fils de l'homme à qui il jurerait sa loyauté, une fois qu'il serait majeur. Mais il ne voyait pas comment y parvenir. Il souffla de frustration et marcha en cercles serrés sur l'herbe bien entretenue.
Greg et Vince n'étaient pas particulièrement utiles, mais ils étaient patients et écoutaient sa tirade. Il était conscient qu'il se comportait comme un enfant. Aujourd'hui, il pourrait être comme ça, mais demain il faudrait qu'il grandisse et qu'il ravale sa fierté, pour essayer de se racheter. Il espérait seulement que Théo n'avait pas rendu sa tâche impossible.
Après plus d'une heure de divagation et d'agitation sans but, Greg emmena ses deux amis au terrain de Quidditch et ils commencèrent à voler. C'était une bien meilleure façon de passer un après-midi.
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Sirius respirait fortement, essayant de contrôler sa colère, froissant le parchemin d'une lettre du ministère dans sa main. En face de lui, de l'autre côté de la table, était assis Dumbledore, qui pour une fois n'avait pas les yeux qui scintillait follement.
Les autres, à savoir tous les Weasley, à l'exception des fils aînés, et Hermione, regardaient avec une fascination horrifiée, normalement réservée aux accidents les plus horribles. Ils ne voulaient vraiment pas regarder, mais ne pouvaient pas détourner le regard.
Une demi-heure auparavant, une chouette du ministère avait livré la lettre convoquant Sirius à son propre procès le lundi 17 juillet. Sirius était ravi à l'idée de gagner sa liberté, de pouvoir entrer dans le Chemin de Traverse et acheter quelque chose, ou d'aller au Chaudron Baveur et boire une bièraubeurre. Il était impatient de partager la bonne nouvelle. Peter Pettigrew et Lord Serpentard avaient été nommés témoins, Shacklebolt le lui avait dit hier, et il était donc presque sûr qu'il serait innocenté.
Les jumeaux et Arthur avaient été heureux pour lui, et commençaient à faire des plans pour ce qu'il pourrait faire une fois qu'il ne serait plus un homme recherché. Et puis Dumbledore était entré dans la maison. A partir de là, la situation s'était rapidement dégradée.
L'ancien directeur n'avait pas été heureux d'apprendre qu'on ne lui avait pas parlé du procès imminent et il accusa Sirius d'être ingrat et de travailler contre l'Ordre. Peu importe que les autres aurors dans leurs rangs l'aient également su. Tout le département parlait encore de la furieuse Madame Bones qui était entré dans son bureau lundi matin, exigeant que les préparatifs du procès commencent le plus rapidement possible.
Sirius fit valoir le fait qu'il pourrait réclamer son siège au Magenmagot, après que son nom ait été blanchi. Comme Albus ne faisait plus partie du Magenmagot, ils avaient besoin d'une nouvelle paire d'yeux et d'oreilles dans les réunions des Seigneurs et des Dames.
Dumbledore détourna cette idée raisonnable en suggérant que c'était un piège pour l'attirer et qu'il ne pouvait pas risquer de se mettre en danger, maintenant qu'Harry avait encore plus besoin de lui qu'auparavant. Comme cela n'avait pas eu l'effet escompté - Sirius ne fit que ricaner - il changea de tactique à nouveau, affirmant que Sirius n'était pas capable d'assumer les responsabilités d'une seigneurie et qu'il valait mieux qu'il parte en vacances pour guérir après son long séjour à Azkaban.
"Espèce de vieux fou indiscret ! D'abord vous prétendez que je ne peux pas risquer un contact avec le ministère par crainte d'un piège et le fait que mon filleul ait besoin de moi, et maintenant vous voulez m'envoyer prendre de longues vacances" ? Sirius grogna, le son qui sortit de sa bouche ressemblant remarquablement à celle de sa forme d'animagus.
"Maintenant, mon garçon, tu es clairement désemparé. Peut-être devrais-tu prendre un Philtre Calmant. Je n'ai que ton intérêt à l'esprit. Il ne serait pas étonnant que ce long séjour à Azkaban ait affecté ta santé. Je pense..."
Avec un grognement de frustration, Sirius interrompit la voix traînante de grand-père provenant de l'homme qu'il avait autrefois admiré. C'était suffisant, il ne supportait plus que le directeur décide de tous ses mouvements. "Comme vous semblez vouloir me traiter comme un enfant, je ne veux plus de vous ici, Albus ! Quittez ma maison. Et vous devrez trouver un autre endroit qui pourra vous servir de Quartier Général ". Avec cette décision enfin prise, il se sentait plus calme et beaucoup plus en adéquation avec lui-même. Il se tourna vers les Weasley les plus âgés et leur sourit. "Vous pouvez rester ici, si vous ne vous sentez pas à l'aise pour retourner au Terrier."
Un peu secoué, Arthur acquiesça de la tête. "Ce serait bien."
Albus se tenait à côté de la table de la cuisine, ébahi et ne se préparant pas à partir.
Sirius regarda fixement dans la direction du vieux. "Partez, ou j'utiliserai les barrières pour vous jeter hors de ma maison !"
Sans un mot, le directeur rassembla ses robes autour de lui, hocha la tête en direction d'Arthur et de Molly, et partit.
Sirius prit une profonde inspiration et se dirigea vers la pierre de protection qui se trouvait au sous-sol. Il devait ajuster les barrières de protection. Il devait ensuite écrire une réponse à Madame Bones et trouver un avocat. Pas de temps à perdre. Oisivement il se demanda ce que Lunard allait dire à cela.
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Après le dîner, Marvolo alla dans l'étude pour tout préparer. Il installa des bougies pour qu'il y ait une lumière douce et transforma l'une des chaises visiteurs en fauteuil à oreilles. (N/T : Fauteuil dont le haut du dossier est plus au moins recourbé vers "l'intérieur" / "côté" du siège. Je n'ai pas trouvé d'autre nom que celui là pour désigner ce type de fauteuil, mais si vous connaissez son vrai nom je suis intéressée !)
Quelques minutes seulement après avoir terminé ses préparatifs, il sentit une personne traverser certaines des protections qu'il avait mises en place et qui n'étaient pas encore complètement activées. Un moment plus tard, on frappa à la porte. "Entre, Severus", cria-t-il.
Severus entra, ferma la porte derrière lui et se mit gracieusement à genoux, la tête baissée. Posant deux fioles remplies de potion sur le bureau, Marvolo s'assit sur un tabouret devant le nouveau fauteuil à oreilles bien rembourré pour parler à son Maître des Potions.
L'homme semblait calme et serein en apparence, mais il était tout sauf calme. "Veux-tu parler avant que nous commencions ?"
Hochant la tête, Severus prit une respiration tremblante et dirigea son regard vers les yeux de son Seigneur. "Quand j'ai réalisé que Lily était devenue votre cible, mon Seigneur, je ne vous ai pas seulement supplié de l'épargner. Je suis aussi allé prévenir Dumbledore, et elle par extension". Il ferma les yeux, renforçant sa détermination avant de les ouvrir à nouveau. "Il a exigé que j'espionne pour lui, et je l'ai fait. J'aurais fait n'importe quoi pour que ma Lily soit à nouveau en sécurité". Severus observa son Seigneur avec des yeux méfiants, et comme l'homme attendait calmement que le sorcier à genoux continue, il passa à la suite de son histoire. "Après la nuit où elle est morte, je voulais mourir aussi." Il se battit pour empêcher les larmes de couler. "Dumbledore a utilisé mon deuil, mon désespoir et ma culpabilité, pour me lier par un serment. Il était sûr que vous reviendriez, mon Seigneur. Et je ne pouvais pas supporter l'idée que le dernier morceau de Lily disparaisse aussi".
Marvolo écoutait avec beaucoup d'attention. Le Maître des Potions semblait sincère, mais il l'avait été aussi toutes les autres fois où il lui avait menti. Mais ce soir, il allait voir par lui-même quelle était la vérité. Mais il devait d'abord le calmer un peu plus. La tâche lui serait plus facile si l'homme ne tentait pas de lutter et était le plus calme possible.
"Peu importe ce que je trouverai dans ton esprit ce soir, je n'ai pas l'intention de te tuer. Mais mes conclusions détermineront l'étendue de tes connaissances et l'ampleur de ta participation". Toujours agenouillé devant la porte, Severus respirait selon un schéma que Marvolo reconnaissait comme faisant partie des exercices calmants typiques enseignés pour la méditation. "Deux tâches sont déjà fixées : tu donneras des cours à mon fils, et prépareras les potions dont il aura besoin pour surmonter les dégâts causés par ces vils moldus". Marvolo sourit intérieurement en voyant une étincelle de haine dans les yeux sombres de l'espion. Bien. La haine pour les personnes qui avaient fait du mal à son fils était une émotion qu'il pouvait approuver. "Viens ici Severus."
Avec prudence, l'homme se leva et s'assit sur le fauteuil que son Seigneur lui avait indiqué. Les deux flacons de potion s'élevèrent du bureau et flottèrent vers les deux hommes. "Ceci", Marvolo prit la fiole la plus proche de lui, contenant un liquide laiteux de couleur lavande claire, "est une forte potion calmante. Espérons qu'elle contribuera à atténuer la panique que tu ressentiras probablement après que tes boucliers auront été rendus inutilisables".
Severus acquiesça à contrecœur.
"L'autre abaissera tes impressionnants boucliers qui se trouvent autour de ton esprit." Il tendit à Severus la potion calmante et saisit l'autre fiole qui était une potion extrêmement obscure, hors des airs, et en retira le bouchon.
"Bois tout, Severus", dit-il d'une voix forte et autoritaire. Il n'appréciait pas le fait que ses soupçons aient été avérés. Qu'il ait si mal calculé et n'ait pas vu que Severus avait changé d'allégeance à cause d'une sorcière.
Les mains tremblantes, le maître des potions ouvrit la fiole et, après l'avoir sentit, il l'avala d'une traite. Marvolo sourit malgré lui, les vieilles habitudes avaient la vie dure.
L'effet était presque immédiat. Son regard semblait moins fixe, plus brumeux, les tremblements s'atténuèrent puis disparurent complètement, la respiration de l'homme en noir se stabilisa et s'approfondie. Sachant que l'homme n'était plus capable de faire grand-chose par lui-même, Marvolo se leva et conjura des cordes de soie pour lier l'homme à la chaise sur laquelle il était assis. Tous les textes qu'il avait lu concernant la potion qu'il allait utiliser, mentionnaient que les Occlumens les plus forts étaient connus pour être les plus agités lorsqu'ils étaient sous l'influence de celle-ci. Et comme il devait garder un contact visuel, ce n'était pas une option. Après tout, il ne voulait pas causer de dommages permanents à son maître des potions.
Faisant doucement basculer la tête du jeune sorcier vers l'arrière, Marvolo laissa la potion, qui puait les œufs pourris, couler dans la bouche légèrement ouverte, ce qui fit que Severus avala paresseusement.
Maintenant sa tête contre le fauteuil, Marvolo commença à se préparer à la tâche qui l'attendait. Il commença par activer les salles qui tenait tout le monde à l'écart, il ne pouvait pas se permettre d'être interrompu. Ensuite, il se mit à l'aise sur son tabouret, jetant un charme amortissant le siège dur. Enfin, il jeta une un sort à Severus qui garderait les yeux de l'homme ouverts jusqu'à ce qu'il soit annulé. Il vit la terreur brute dans les yeux sombres, presque noirs. Prenant doucement une des mains de Severus, y plaçant ses propres doigts pour qu'il puisse surveiller les battements du cœur, il rencontra son regard étourdi et paniqué et plongea dans l'esprit habituellement bien protégé.
Il traversa d'abord la panique et la peur qui dominaient les pensées du professeur de potions. Il érigea soigneusement une faible barrière autour de ces sentiments, les contenant afin qu'ils ne se mettent pas en travers de son chemin, s'assurant que cette barrière tomberait dès que les boucliers de Severus se lèveraient.
Puis il se mit à la recherche des souvenirs et des pensées les plus importants. Il commença avec Lily. C'était à cause d'elle que Severus était devenu un traître, il devait donc voir exactement ce qui s'était passé. Les premiers souvenirs étaient ceux de deux enfants, d'amis qui passaient du temps ensemble, d'après-midi paisibles dans le parc et avec les parents de Lily - du moins il pensait qu'ils étaient ses parents. Et parmi ces souvenirs heureux, il vit le contraste avec les souvenirs de la maison de Severus. Ceux qu'il avait déjà vu, car Severus les lui avait montré comme sa motivation à le rejoindre, sa raison de détester les combats. Alors que les années à Poudlard défilaient devant ses yeux, il réalisa que Lily Evans avait été le seul bonheur du jeune Severus. Pas étonnant qu'une menace à son égard ait ébranlé sa loyauté.
Il vit la nuit où Severus avait pris la Marque, et ressentit combien le jeune homme s'était senti bien malgré la douleur. Il vit le jour où il avait entendu la première partie d'une prophétie. Et ressenti le choc en voyant l'annonce de la naissance du fils de James et Lily Potter, qui avait peint une grande cible sur sa seule véritable amie. Il vit le moment où Dumbledore avait forcé l'homme en deuil à faire le serment.
Marvolo se déplaçait avec le plus grand soin de souvenir en souvenir, en passant aux plus récents. Il était évident que Severus n'aimait pas enseigner aux jeunes étudiants, préférant donner des cours à ceux qui avaient du talent pour l'art subtil qu'il enseignait.
À plus d'une occasion, Marvolo pu voir Severus s'opposer à un ordre donné par Dumbledore, le vieil homme se servant de la culpabilité pour amener le jeune sorcier à obéir à ses ordres.
Marvolo voyait le monde à travers les yeux de l'autre sorcier, et ce qu'il voyait répondait à la question à laquelle il voulait une réponse. Severus Snape voulait préserver les traditions, et il ne voyait pas de raison d'éradiquer les soi-disant arts sombres. En surveillant, oui. En s'assurant que ceux qui les avaient appris savaient ce qu'ils faisaient, oui. Mais pas les interdire. Il voulait changer le monde dans lequel il vivait. Et aucun de ses maîtres n'avait la bonne façon de s'y prendre.
En reculant, Marvolo se retrouva de nouveau dans le bureau. Les bougies avaient presque disparu, et un regard sur l'horloge lui indiqua qu'il était resté dans l'esprit de l'autre pendant près de quatre heures. Il se releva faisant disparaître son mal de dos, Marvolo leva le sort en maintenant les yeux du Maître des Potions ouverts. En retirant soigneusement les cordes et en vérifiant qu'il n'avait pas fait trop de dégâts, il bâilla. C'était l'heure d'aller au lit. Il abaissa les protections et quitta le bureau, le corps flottant de son disciple derrière lui. Il l'installa dans la pièce préparée pour cette occasion, et se rendit sans plus attendre dans sa propre chambre.
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Piégé dans son corps par la potion calmante extrêmement puissante, Severus pleura en silence. Revivre tous ces souvenirs avait été douloureux. Voir ce qu'il avait caché pendant si longtemps dans l'obscurité de son esprit derrière ses boucliers les plus puissants avait rouvert de vieilles blessures.
Mais il pouvait sentir ce que l'homme qui envahissait son esprit avait ressenti. Que ce soit par accident ou volontairement, il ne le savait pas. Juste que cela lui avait donné un autre point de vue sur sa propre vie. Cela ne servait à rien de rester dans le passé. S'il voulait avancer, il devait vivre dans le présent.
Il n'oublierait pas la première et la seule femme qu'il ait jamais aimée. Mais il s'efforcerait de changer le monde magique en un lieu meilleur pour son fils. Et peut-être que le Seigneur des Ténèbres était la personne capable d'apporter les changements nécessaires.
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Dumbledore faisait les cent pas dans son bureau, se demandant quand ses plans avaient commencé à tourner si horriblement mal. Il n'aurait jamais pensé que Tom était assez sain d'esprit pour tenter une approche politique. Et maintenant, il avait perdu le contrôle d'Harry, de tout le monde, et si le nom de Sirius était blanchi, il ne retrouverait pas ce contrôle, même s'il parvenait à récupérer le garçon d'une manière ou d'une autre.
Il était presque certain maintenant qu'il avait compris ce qui s'était passé cette nuit d'Halloween. Il n'était pas satisfait de ses découvertes, mais il avait besoin qu'Harry se comporte d'une certaine manière. S'il ne trouvait pas le moyen de rompre le lien, il n'y avait qu'un moyen de rendre Tom mortel à nouveau.
Dans un soupir, le directeur se dirigea vers son bureau. Il devait encore trouver un nouveau Professeur de Défense contre les Forces du Mal, et en plus de cela, il devait maintenant chercher un nouveau quartier général. Il devenait trop vieux pour cela.
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Réponses aux Reviews :
Mama-millie: Je te rassure je n'ai ni le cancer, ni une autre maladie grave de ce genre. Mais j'ai un ensemble de "petites" fragilités qui me rendent par fois la vie compliquée. De plus je viens tout juste d'avoir 18 ans et n'ai pas encore fini le Lycée à cause de celles-ci…..
Elda Thren: J'ai lu quelques autres fanfictions où Tom était aussi dans la politique légalement. Mais la seule qui me vient en tête actuellement est une où Harry tombait dans un univers alternatif où Tom a été adopté par Albus, et il était d'ailleurs connu sous un autre nom.
Stormtrooper2 : Oui je pense que tu as bien commencé à cerner l'histoire, j'espère que la suite te plaira ...
Titiii: Oui, c'est bien ma première traduction. Je suis un peu folle d'avoir commencé par un projet aussi énorme il y a peut-être 109 chapitre mais elle contient surtout + 850.k de mots... je me donnerais des claques quelques fois, j'aurai du commencer par une fanfiction BEAUCOUP plus petite...
Les chapitres corrigés arrivent. Désolée de l'attente je gère assez mal mon emploi du temps et je me retrouve débordée... (Au final je finis toujours de corriger et publier/mettre à jour vers minuit/deux heures du matin...)
Moi j'aime bien quand c'est assez descriptif donc ça va. Mais j'espère quand même que la suite te plaira et que tu continueras de lire... Merci pour ton follow d'ailleurs !
Merci pour vos reviews Tenshi-no-yoru, Fredo (non, c'était bien la version corrigée qui était en ligne )), Basiliskthebestsnake, Shishi-sama76, Naina24, Lord Harold James Gryffondor et Natacha Nicole !
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Corrigé par la merveilleuse, la génialissime Amegonys!
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