Disclaimer : Kill Ben Lyk est l'oeuvre d'Erwan Marinopoulos.
Résumé : De la colocation pouvait naître une amitié. De cette même amitié pouvait naître autre chose. [Kill Ben Lyk]
Remerciements : Un grand merci à Li_Rex (Rexou) sur Twitter pour m'avoir très gentiment dessiné Ben et Roberto pour la couverture de ce recueil !
Note de l'auteur: Ce recueil d'OS répond à la première édition du défi "Sur Votre 31" de la page Facebook "Bibliothèque de Fictions." Le but était de poster, tous les jours de mars, un drabble ou un OS entre 100 et 1000 mots dont le thème était déterminé par le jour de publication. Autre particularité de ce défi : on devait toujours utiliser le même couple ! Canon, UA, couple canon ou fanon, peu importe, mais une fois le couple choisi, on ne peut plus en changer Le but du jeu était de faire un recueil autour de ce couple avec 31 variations, car les deux mois comportaient 31 jours. J'ai décidé de refaire la première édition avec Kill Ben Lyk car j'avais fait la deuxième avec ce fandom lors de son lancement mais avec un twist : Ici, Ben et Roberto sont plus que des amis ! Homophobes et biphobes ne sont donc pas les bienvenus. J'essayerai de poster un OS par jour si possible!
Jour 15: Je ne sais pas
Je tiens à préciser que le film n'exploitant pas le passé de Roberto ou de Ben, ce que je peux écrire est donc issu de mon cerveau.
31 anecdotes de colocation avec un twist
L'incertitude
A Ben comme à Roberto, on avait posé la question épineuse des enfants. En voulaient-ils ? A cela, chacun répondait invariablement :
- Je ne sais pas.
Ben aimait les enfants. Il appréciait leur compagnie, partageait leurs jeux avec plaisir, s'attendrissait volontiers face aux découvertes d'un bébé. Mais il se connaissait assez pour savoir qu'entre aimer les enfants et en avoir, il y avait tout un monde. S'il avait un enfant, il l'aimerait. Oh oui, comme il aimerait son fils, sa fille ! Il les respecterait aussi. Il s'efforcerait d'être un homme meilleur pour eux, pour les rendre heureux, leur offrir une belle vie sans les étouffer et les laisser devenir ceux qu'ils voulaient être. Ses enfants grandiraient en sachant que leur père les soutenait et était toujours immensément fier d'eux. En soi, c'était l'essentiel, c'était ce que l'on demandait d'un parent et il cochait toutes les cases. Cependant, malgré cela, il n'était pas sûr d'être un bon père le jour venu. Le chemin de l'Enfer était pavé de bonnes intentions et la différente entre l'imaginaire et le réel était immense. Et si il n'était pas ce qu'il pensait être ? S'il se révélait mauvais, abusif, toxique ? Et puis, il voyait la réalité en face, dans un moment de lucidité qui étonnait toujours :
Il était youtuber.
On commençait à le connaître.
Cela impacterait forcément son enfant qui n'avait jamais rien demandé à personne.
Enfin, avec son style de vie, pouvait-il être père tout court ? Etait-il suffisamment mature pour cela ? Un enfant, ce n'était pas une passade ou un contrat jusqu'à la majorité. Un enfant, c'était la promesse d'une vie, une aventure de laquelle on n'avait pas le droit de sortir une fois les termes acceptés.
Roberto aimait les enfants. Peut-être pas autant que Ben mais il les aimait. Sinon, il n'aurait jamais fait de babysitting. Il partageait leurs jeux s'il n'y avait personne d'autre pour jouer avec eux, les bêtises enfantines le faisaient rire tout en obtenant son indulgence. Mais comme Ben, il savait qu'entre aimer les enfants et en avoir, ce n'était pas une marge qu'il y avait mais une page de cahier 24x32. Oui, s'il avait un enfant, il l'aimerait. Bien sûr qu'il l'aimerait. Il l'aimerait sincèrement, l'élèverait dans le respect de qui il était vraiment, il le laisserait faire ses choix, ses expériences tout en faisant en sorte qu'il sache qu'il était là pour lui, pour l'aider. Mais comme Ben, il savait aussi que son style de vie ne conviendrait pas forcément à un enfant. Déjà, même s'il faisait ça sans mettre en danger personne, le fait était qu'aux yeux de la loi, il était un drogué. Même si les autorités étaient plutôt laxistes sur le sujet, il n'en restait pas moins un fumeur illégal de marijuana. Il pourrait se sevrer, il le savait. Ben le lui aurait demandé, il l'aurait fait. Alors, bien évidemment, il le ferait pour son enfant. Cependant, tout ce que l'on faisait laissait une trace et son passé reviendrait forcément tôt ou tard. Enfin, comme son fiancé, il se demandait s'il était assez mature pour devenir père. Parce que lui, s'il le devenait, il était hors de question de faire subir à son fils, à sa fille, ce que ses propres parents lui avaient fait subir. Tout comme il ne voulait pas élever un enfant juste pour se prouver qu'il n'était pas comme eux. Cet être innocent méritait bien mieux qu'une éducation présente juste pour soulager les traumas de Papa.
Enfin, un enfant, cela bousculait une vie entière.
Ils aimaient la vie qu'ils avaient à deux et oui, ils l'admettaient, ils avaient peur du changement, du changement aussi massif que l'arrivée d'un nouveau membre humain dans leur famille.
Alors, en attendant de savoir s'ils voulaient des enfants, s'ils étaient prêts, s'ils le seraient un jour, ils se contentaient d'être les voisins super gentils qui donnaient plein de bonbons à Halloween et qui dépannaient volontiers les parents de la résidence quand la babysitter faisait faux bond.
FIN
