Bonsoir ! Me voilà pour un petit chapitre du vendredi et, si tout se passe bien, il y en aura un autre dimanche. Merci à Olivia pour ta review, j'espère que ce chapitre te plaira autant que les précédents et n'hésite pas à poster d'autres reviews si tu as des critiques positives ou négatives à faire ! Sur ce, enjoy !
Chapitre treize
Quelques jours plus tard, Hermione et Emily se baladent toutes les deux dans les rues de Londres, parties faire les courses habituelles. Les militaires sont plus présents que jamais, avec leur fusils d'assauts et le bruit de leurs bottes qui retentit partout autour d'elles. Quand on les regarde de près, on peut remarquer que la majorité ont des yeux complètement vides, agissant sous le sortilège de l'Imperium. Mais certains conservent tout de même des yeux expressifs. Est-ce que cela signifie que le Seigneur des Ténèbres les a convaincu de travailler pour lui d'une autre manière qu'en utilisant le sortilège impardonnable, ou est-ce simplement parce que les yeux vides ne sont pas un effet obligatoire de celui-ci ? C'est un mystère que la gryffondor n'a, pour l'instant, pas réussi à résoudre. Les mangemorts, quant à eux, ont totalement disparus de la circulation. La guerre doit inquiéter Voldemort et celui-ci a du les rappeler auprès de lui pour qu'ils assurent sa protection au cas où quelque chose venait à arriver.
La jeune femme frissonne. Novembre arrive à grand pas, le vent se fait plus intense et les températures ont bien baissées. Fatiguée, elle s'assoit un moment en caressant son ventre et papotant de choses innocentes avec sa compagne de route. Les deux jeunes filles commencent enfin à se rapprocher. Bien sûr, elles ne se sont jamais détestées, mais une amitié est finalement entrain de naître entre elles. Leurs discussions se font plus longues et plus intéressantes et Hermione se permet de lancer des petites phrases par ci par là pour voir si sa camarade pourrait être intéressée par la résistance. Jusqu'à présent, tout laisse à croire que oui mais elle préfère se montrer prudente et attendre encore un peu pour en être certaine.
Soudain, interrompant leur bavardage, le bruit d'une énorme explosion retentit. Les sirènes hurlent, Hermione se jette au sol pour se protéger, entourée de poussière. Une quinte de toux violent la prend et sa poitrine se serre. Les flash-back de la guerre n'ont pas tardé à envahir son esprit et sa respiration se fait de plus en plus laborieuse. Le feu s'échappe d'une boutique de vêtements à quelques mètres d'elle. Elle remarque que Pénélope se tient non loin de là et qu'elle a l'air blessée. La gryffondor tente de se calmer et rampe difficilement vers elle au milieu des décombres. Une fois arrivée près de sa camarade, elle décide de chuchoter pour que les hurlements et la sirène couvrent leur discussion.
- Est ce que ça va ? S'inquiète Hermione en reprenant son souffle.
- Oui, ça va, juste quelques égratignures. Mais qu'est ce qu'il s'est passé ?
- Je n'en sais rien, je n'ai rien entendu à ce propos.
- Moi non plus…
Un silence plane quelques temps, les deux filles essoufflées et douloureuses, avant que Pénélope ne relance la conversation.
- Écoute Hermione, pour une fois que nous pouvons avoir une conversation en face à face sans crainte, il faut que tu saches qu'il y a de nombreux survivants. Le Seigneur a voulu nous faire croire que tout était fichu mais Harry est vivant ! Annonce t-elle, toujours en chuchotant malgré l'excitation dans le ton de sa voix.
L'espace d'un instant, c'est comme si le coeur de Hermione s'était arrêté de battre. Harry. Vivant. Elle l'a vu, non seulement elle mais tout les autres, dans les bras de mage noir s'était bien assuré que tout monde constate que son plus grand ennemi était mort. Mais pourtant son amie vient de lui annoncer le contraire. Est-ce que Pénélope est devenue folle ? Sans doute pas, toutes les autres informations se sont avérées vraies et les plans sont bien trop élaboré pour être l'oeuvre d'une seule fille ayant perdu la tête. Puis la gryffondor avait elle même reconnu l'écriture de celle qui fut sa professeure préférée, Minerva McGonnagal. Alors, sans doute, Harry est vivant. Il aurait échappé à la mort une deuxième fois. Avalant sa salive avec difficulté, Hermione demande alors, avec un seul mot voulant tout dire :
- Ron ?
- Je suis désolée… répond la blonde.
Elle le savait, Ron ne peut être vivant. Elle a tenu son corps froid dans ses bras, hurlant à se briser les cordes vocales, pleurant tellement qu'elle pensait mourir de déshydratation avant d'être tuée par l'ennemi. Puis des bras s'étaient violemment emparé d'elle et elle n'a même pas cherché à lutter contre les mangemorts fixant les yeux pleins de larmes le roux qui la regardait s'éloigner de lui, les yeux grands ouverts pour toujours. Oui, Hermione en a été témoin, Ron est mort. Et maintenant qu'elle y pense, elle n'a pas vu le corps de Harry de près. Elle n'a pas vraiment constaté son décès et pour le peu qu'elle en savait, celui-ci pouvait très bien être simplement plongé dans le coma.
Mettant soudainement fin à ses pensées et à leur discussion, des soldats s'approchent d'elle en signalant qu'il y a deux blessés de plus par ici. Peu de temps après, une infirmière moldue s'agenouille auprès d'elle en lui demandant comment elle se sent. Après un rapide examen ne montrant rien d'inquiétant, les soldats l'emmènent rejoindre d'autres servantes enceintes. Au bout de très longues minutes assises par terre, Joanne les rejoint en boitant, clôturant les rangs des quatorze servantes. Aucune d'elles n'avaient été grièvement touché par ce qui semblait être un attentat au coeur du Londres sorcier. Elles rentrent donc chez elles en groupe, accompagnées par une demi-douzaine de soldats qui s'arrêtent devant chaque grille pour s'assurer que la servante pénètre bien dans la maison.
À son tour, Hermione rentre chez elle après avoir salué les quelques filles restantes. Elle est immédiatement assaillie de questions de la part de Daphné, inquiète pour elle mais aussi et surtout pour sa progéniture. Après quelques minutes, lasse de répondre aux questions, elle prétexte un mal de crâne pour aller s'allonger. La jeune madame Nott s'empresse d'accepter, non sans l'accompagner jusqu'à la chambre, « au cas-où ta tension te jouerait des tours, il ne faudrait pas que tu chute ».
Aussitôt seule dans la pièce, elle se dirige vers la salle de bain et se précipite sous la douche, le robinet tourné au maximum vers le froid. Elle a besoin de se remettre de ses émotions. Harry est en vie, ainsi que le professeur McGonnagal. Combien d'autres personnes, qu'elle avait pleuré pendant si longtemps étaient en réalité vivant en France, préparant leur libération ? C'était au delà de toutes ses espérances et des larmes de joie se mettent à couleur sur ses joues. Elle va revoir son meilleur ami. Ils vont être à nouveau libre un jour. Après de longues minutes à imaginer un futur heureux, l'eau désormais tiède coulant sur son corps, elle se décide à sortir de la douche.
La gryffondor se sèche brièvement puis enroule son corps dans une serviette. Elle se dirige ainsi vers son armoire pour se mettre en robe de chambre et traîner au lit pour le reste de cette journée qui lui est offerte. Soudain, alors qu'elle est à moitié nue entrain d'enfiler un soutien gorge, des petits coups retentissent à la porte. Elle n'a pas le temps de se couvrir plus que l'individu entre et Malfoy lui fait face alors qu'elle est en sous vêtement. Il se met à regarder son corps sans détourner les yeux et sans rougir. Hermione, qui elle a les joues d'un rouge cramoisie, a envie de lui jeter les pires sortilèges.. Non seulement elle n'a aucune envie qu'il la reluque ainsi mais de plus elle n'a pas oublié sa déclaration de l'autre jour. Elle s'exclame alors :
- Non mais tu te crois tout permis ! Qu'est ce que tu fais ici ?
- On m'a demandé de passer car apparemment tu te plains de la tête. Je viens vérifier que tu n'as pas de traumatisme crânien, dis Drago d'une voix trainante, fermant la porte derrière lui.
Les yeux du blonds sont toujours fixés sur sa poitrine et la colère de Hermione s'envole soudainement alors qu'elle pèse le pour et le contre. Le blond est un véritable connard, elle en a encore la preuve devant les yeux. Mais en même temps, elle est toujours aussi attirée par lui, elle a fait de nombreux rêves ou elle se trouve dans cette situation et ce même lorsqu'ils étaient encore tout deux à Poudlard. Son esprit l'insulte de sotte lorsque, au lieu de se couvrir d'avantage, elle se précipite vers lui pour s'emparer brutalement de ses lèvres en le plaquant contre la porte. D'abord choqué, il décide de lui répondre et leur baiser dure un long instant avant que le serpentard ne la repousse doucement.
- Tu t'es vraiment claqué la tête fort on dirait, lui dit-il avec un sourire moqueur sur les lèvres.
- Ma tête n'a rien, j'ai dis ça pour me débarrasser de Daphné, répond t-elle en commençant à déboutonner sa chemise.
- Mais qu'est ce que tu fais Granger ? Questionne t-il en posant ses mains sur les siennes pour l'empêcher de poursuivre son oeuvre.
- J'ai envie de toi, dit-elle en tournant le verrou de la porte.
- Que… quoi ? S'étonne t-il en se laissant néanmoins volontiers attirer vers le lit.
- Je suis heureuse et j'ai envie que tu me fasses l'amour.
Un air de surprise flotte longtemps sur le visage de Malfoy, ce qui est très inhabituel car il a l'habitude de se recomposer un masque facilement. Que doit-il faire ? Coucher avec elle ? Ce serait mal, lui n'est pas amoureux d'elle, et il profiterait de sa naïveté gryffondoresque. Mais que faire d'autre ? Le repousser ? Il reste un homme et, ayant repris du poids, la grossesse influant de façon positive sur la taille de sa poitrine, Hermione ne le laisse clairement pas indifférent. Et puis lui n'a pas eu de véritable conquête depuis Poudlard, Astoria se laissant rarement toucher et lui n'ayant jamais eu envie d'elle comme il a envie de la femme face à lui en cet instant. Décidant de ne pas laisser sa chance passer, il se met à lui embrasser le cou alors que son corps s'arque en dessous du sien.
Elle achève de lui ôter sa chemise pendant qu'il s'empresse d'enlever ses chaussures et son pantalon. Les sous-vêtements disparaissent aussi vite que le reste et le blond s'allonge au dessus d'elle. Il hésite à nouveau mais Hermione le convainc en se frottant contre son intimité et il entre doucement en elle. La gryffondor soupire, son corps et son esprit ressentant des choses que jamais auparavant elle n'avait ressenti. Le sexe n'avait toujours était que douleur et là, elle devait se mordre les lèvres pour se retenir de crier de plaisir. Ses ongles pénètrent dans la peau du serpentard alors que celui-ci accélère ses coups de reins et lorsque c'est fini, les deux mettent longtemps à retrouver leur souffle normal.
- Qu'est ce qui m'a valu ce plaisir ? Demande t-il d'une voix narquoise alors après avoir repris ses esprits.
- J'en avais envie, c'est tout, répond t-elle d'une voix sèche. Ne pose pas de questions. Tu devrais partir avant que cela devienne suspect.
Déçu de ne pas en savoir plus et voulant la titiller sur le fait qu'il vient d'ajouter une nouvelle conquête à son tableau de chasse, il décide tout de même de se rhabiller car la dite conquête a raison, cela deviendrait suspect si il s'attarde. Il jette un coup de baguette au lit pour effacer les traces de leurs ébats et retourne chez lui non sans avoir rassurer Madame Nott quant à l'état de forme de sa servante.
Le soir venu, les deux rêvent l'un de l'autre, pour le plus grand plaisir de Hermione et au grand agacement de Drago qui en est certain : il ne ressent rien du tout pour la sang-de-bourbe. Absolument rien.
