Elrond sortit du palais de Mithlond, aussi normalement que possible. Il avait offert à Gil-Galad une excuse toute trouvée, parfaite. Il partait faire du camping, juste un jour ou deux, le long de la côte pour faire le deuil de son frère.
La nouvelle venant de Numénor arriva un peux plus d'une semaine avant. C'était un choc et un coup de poignard au cœur pour Elrond mais aussi un soulagement, c'était l'occasion qu'ils attendaient depuis des siècles. Il lui fallut quelques jours pour convaincre son ami, son roi, qu'il avait besoin d'un temps loin de la cours pour faire son adieu personnel à son frère, à son âme-soeur, à sa moitié. Gil avait peur qu'il ne veuille tenter des idées trop radicales pour joindre son frère. Ou plutôt pour le rejoindre. Elrond savait ce qui traversait l'esprit de son ami mais il n'avait pas l'intention de mettre fin à ses jours.
Cependant, s'il réussissait à aller au bout de son projet, Elrond Peredhel, Elrond Eärendillion, voyait ses derniers jours.
Il chevaucha doucement hors de la ville, partant vers le nord. Il ne ferait rien de suspect le temps que la ville serait visible. Il ordonna à son cheval de monter au trot dès qu'il franchit les portes. Partir au galop serait juste suspect. Contre sa cuisse, alors que la ville reculait et devenait de plus en plus petite, il sentit une petite bourse soigneusement attachée à sa ceinture rebondir sur sa cuisse.
C'était l'un de ses biens les plus précieux. Le plus précieux à l'heure actuelle. Sans lui, il ne pourrait rien faire.
Il chevaucha longtemps, jusque tard dans la journée. Mythlond n'était plus visible depuis longtemps lorsqu'il s'arrêta. Il laissa à sa monture un temps de repos avant de reprendre la route. S'il gardait un rythme soutenu, il devrait arriver à destination dans les quinze jours suivant.
Son périple serait plus long que ce qu'il avait dit à Gil. Il le savait mais il ne voulait pas faire de mal à son ami. Ce qu'il allait faire, ce qui allait ce passer, ils en avaient convenus depuis très longtemps.
Il longea la côte pendant quelques jours pour tromper les coureurs que le roi ne manquerait pas de mettre sur sa piste, puis il monta en angle droit, droit vers le nord, le long des Montagnes Bleues. Encore un peu plus d'une semaine et il serait perdu très loin dans le nord. Si haut dans le nord, qu'il savait que personne ne viendrait jamais le chercher là-bas.
Il dut à un moment abandonner sa monture. Il faisait trop froid pour la pauvre bête. Le chemin caillouteux n'était pas vraiment plus sûr pour le cheval non plus. Alors, Elrond déchargea la bête, ne gardant avec lui que ce dont il avait besoin. A la dernière seconde, il décida d'écrire un petit mot pour Gil, s'excusant auprès de son ami, lui disant que ce qu'il faisait, ils l'avaient prévu depuis presque aussi longtemps que leur existence. Puis il renvoya sa monture vers Mithlond. Il savait que le cheval retrouverait son chemin, s'il n'était pas retrouvé avant.
Elrond marcha pendant deux bons jours ne s'arrêtant que pour dormir, boire et manger. Finalement, même avec la tempête de neige qui sévissait, il parvint enfin en vue de l'île d'Himling. Il ne pourrait pas s'y rendre maintenant mais il était assez proche pour faire ce qu'il voulait.
Il n'avait besoin que d'un point d'accroche au Bélériand. Les vestiges d'Himring faisaient parfaitement l'affaire, exsudant encore des miasmes de tristesses et de colères, toujours remplis de l'énergie du continent englouti.
Elrond sourit, la première partie de son voyage touchait à sa fin.
Sans perdre plus de temps, il se déshabilla, laissant sa peau à la morsure piquante du froid. S'installant au sol, le dos parfaitement droit, en pleine vue de l'île vestige, il soupira d'anticipation.
Il sortit son plus grand trésor de sa pochette.
Les falaises où il s'assit, si ce n'est toute la région, s'éclaira lorsque fut libéré de sa prison le silmaril.
Elrond le trouva peu de temps après la chute du Bélériand. Le joyaux était innocemment léché par les vagues de la mer, à moitié enterré dans le sable, recouvert de crasse. Il serait passé à côté s'il n'avait pas trébuché dessus et rayé la couche de saleté.
Y repenser lui faisait mal, car il réalisa plus tard que la couche dégoûtante était en fait des restes de peaux et de mains pourrissantes. Il devinait sans peine à qui cela appartenait, surtout qu'il retrouva quelques années plus tard un squelette sans mains, dont les os du thorax et des poignets semblaient avoir été fondus par une source de chaleur trop importante. La harpes d'argent mangée par la rouille n'avait que confirmé ce qu'il savait déjà.
Elrond chassa les souvenirs indésirables, ce concentrant plutôt sur son objectif. Il pressa le silmaril entre ses mains, contre son torse. Bien en place, ses yeux fixés sur les restes du Bélériand, il se mit à psalmodier, répétant en boucle son objectif.
Il ne prêtait aucune attention à son environnement, les yeux rivés sur les formes montantes et descendantes qu'il voyait émerger de la terre d'Himling. Il pouvait y voir des balrogs, Losgar, des orcs, Nargothrond des dragon, Morgoth, Gondolin, Sauron, Doriath, des elfes couronnés, Maedhros, Sirion et là, Maglor. Il focalisa toute son énergie sur lui spécifiquement, brûlant son être pour l'accomplissement de son plus grand désir. Leur ultime objectif, celui pour lequel ils s'étaient mis d'accord il y a toutes ses années.
Le silmaril explosa dans ses mains, forçant Elrond à fermer les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, il regarda droit dans les yeux gris de son frère. Cela ne pouvait qu'être les yeux d'Elros, identiques aux siens.
- Tu avais raison Elrond, chuchota Elros. Nos âmes sons liées. Où l'un va-
- L'autre suit, finit Elrond.
Ils se démêlèrent, savourant de pouvoir être en présence de l'autre. Debout, ils regardèrent leur environnement, reconnaissant une faune et une flore qu'ils n'avaient pas vu depuis des siècles.
- Où sommes-nous ?
- Quelque part aux pieds des Montagnes Bleues. Himring est comme ça à environs deux semaines de marches.
Elros suivit le doigt de son frère. Mais ne vit rien.
- Himring n'existe pas encore.
Elros se moqua, passant sans rien dire à travers un arbre, Elrond à sa suite.
Ils marchèrent, inconnu de tous, vers le lac Mithrim. Personne ne pouvait les voir, ni les entendre. Ils craignaient ni le froid de la nuit, ni la chaleur du jour. Ils ne ressentaient ni la faim, ni la soif, encore moins la fatigue. Incorporel, ils coupaient en ligne droite en direction de leur destination sans jamais s'arrêter.
Ils se perdirent quelque part en chemin, se retrouvant à traverser Doriath à l'improviste. Ils croisèrent leur ancêtre Melian qui, même sans les voir, sentit leur présence. Elle fut sur leur trace jusqu'à ce qu'Elros et lui se séparent. Elrond traîna son aïeule dans une chasse à l'oie avant d'être rejoint par son frère. Ils quittèrent les bois, inconnu de presque tous.
- Qu'as-tu fait ? demanda Elrond, curieux.
- J'ai peut être rendu le vieux Thingol stérile.
- Elros !
- Et Luthien n'aura jamais d'enfant non plus.
- C'est une bonne chose, approuva Elrond
Ils continuèrent leur voyage en silence, méditant sur l'accomplissement de leur objectif. Du moins, jusqu'à ce qu'Elros parle.
- Il faut aussi que je me fasse exploser un silmaril sur les mains et le ventre, nous ne sommes plus identiques, dit-il à l'improviste en désignant le corps spectrale constellé de millier de points de son frère.
- Il nous faut un autre silmaril pour accomplir la suite de nos projets, approuva Elrond.
- Pourquoi ?
- Parce que nous voulions venir avec l'épouse de Maglor. Mais elle est toujours à Valinor et intouchée depuis des années.
- J'avais oublié qu'elle n'était pas là, marmonna Elros.
- Nous l'avons oublié car Maglor ne l'aime plus et ne nous l'a mentionné que lorsque nous avons joué avec son alliance.
- Vraie. Alors il nous faut trouver une autre elfe pour être notre mère.
Elrond se tut, fermant son expression. Elros le remarqua immédiatement, s'arrêtant pour faire face à son frère.
- Quel est le problème avec une autre elfe ?
Elrond se renfrogna.
- Nous somme ici, est vivant-
- Plus ou moins.
- Seulement grâce au sang maya dans nos veines. Sinon, je ne doute pas que ma fin aurait été identique à celle d'atya Maglor.
- Je vois, dit pensivement Elros. Mais Luthien est stérile maintenant et je ne pense pas que Maglor couchera même avec elle ou avec un maya traînant par ici. Melian ou Sauron, au choix.
- Non, mais Thingol et Melian ont un autre enfant.
- Qui ?
- Daeron, lâcha Elrond. Comment penses-tu que son chant puisse être plus puissant que celui de Maglor ? Maglor possède une voix à la limite des pouvoirs des ainur. Seul un être ayant leur sang pourrait le surpasser.
- Daeron n'était-il pas amoureux de Luthien ? grimaça Elros.
- C'est ce que disent les histoires. Ce n'est jamais ce que quiconque que nous connaissons ait dit. Regarde ses actions de trahisons envers Luthien, ça pourrait aussi être un frère qui cafte les bêtises de sa sœur à leurs parents.
- En imaginant que tu ais raison, comment tu sais que Daeron est, possiblement, le fils caché de Thingol et Melian et comment veux-tu qu'atya Maglor et un autre homme aient des enfants ?!
- Je suis presque sûr de sa parenté. Je l'ai croisé deux fois. Dont une à Mithlond, tard le soir, perché à ma fenêtre, c'était comme regarder une copie de moi plus âgé et moins elfique.
- C'est pas un argument convainquant.
- Et nous aurons besoin du silmaril pour les aider à nous concevoir.
Le silence s'installa. Elros analysa ce que venait de dire son frère, quand la réalisation des choses le percuta.
- Tu veux marier atya Maglor et Daeron ?!
- Oui.
- Ne me dis pas que nous aurons besoin d'être là, supplia Elros.
- Je ne sais pas. Mais on va certainement devoir les encourager à passer à la casserole.
- Charmant, grogna l'ex-roi.
Ils reprirent leur chemin, bifurquant cette fois-ci vers Angbang.
- Mais un autre mariage ne rendrait-il pas Maglor malheureux ? se demanda à voix haute Elros.
- Je ne pense pas. La tombe de Maglor était souvent fleurie de roses rouges. La première fois que j'ai vu Daeron, il était perché au dessus du cadavre de Maglor, en peine. Il s'est présenté à moi quand il m'a vu puis a tout simplement disparu.
- Donc, notre plan fonctionne sur les suppositions que Daeron est à moitié maya et qu'il pourrait, potentiellement, être amoureux de notre atya, soupira Elros. Tu sais quoi ? La prochaine fois, je prends une part plus grande de planification dans nos plans.
- En attendant, nous n'avons pas mieux. Et être roi ne t'a pas aidé à concevoir des plans moins bancals que les miens.
Toujours sans être vus, ils poursuivirent leur voyage, faisant un détour par Angbang. Comme ils s'y attendaient, leurs présences intriguèrent les ainur présent et rendirent méfiant Morgoth. Du haut de son trône, il suivit leur cheminement dans ses salles. Il ne les voyait pas, pourtant son regard se posait pile à l'endroit où ils se trouvaient. Lorsqu'ils commencèrent à lui grimper dessus, il ne put se débarrasser d'eux. Il les sentit, avec angoisse, monter vers les silmarili. Arrivé au sommet de sa couronne, l'un des joyaux se dissous dans le néant, comme s'il n'avait jamais existé.
- On pourrait prendre ceux qui restent ?
- A quoi nous servirait un troisième silmaril ?
- Je sais pas mais c'est toujours ça en moins pour atya et oncle Maedhros.
- Vraie.
Morgoth vit les silamrili restant s'évaporer. A la différence du premier, ils ne furent pas anéantit mais ils disparurent très certainement tous comme les présences inconnues.
Elrond et Elros regardèrent Morgoth les chercher et ne pas les trouver. Durant le voyage de retour, aucuns ainur ne les remarqua. Les silmarili les avaient rendu totalement invisible.
Leur objectif définit et en possession des outils pour le réaliser entre leurs mains, les jumeaux marchèrent d'un pas vif et sans fatigue. Ils arrivèrent très vite aux bords du lac Mithrim, émergeant dans une foule d'elfe hétéroclite. Ils se perdirent dans la masse, cherchant Maglor ou quelqu'un qu'ils reconnaîtraient.
Plus ils s'approchaient du centre des festivités, plus la musique était forte. Finalement, ils arrivèrent au pied d'une scène, Maglor à droite avec sa harpe, Daeron à gauche avec un lute. Elrond et Elros goûtèrent dans leur être même la musique des deux elfes s'affrontant avec des notes.
Les larmes leur montèrent aux yeux lorsqu'ils sentirent dans leur cœur le chant de Maglor y résonner. Sa voix et son pouvoir était immense mais, comme le constata Elros, Daeron possédait du sang maya en lui, couvrant de peu le chant de son adversaire.
Ils regardèrent la lutte musicale, connaissant son vainqueur. La voix de Maglor perdait du terrain. Pour toute personne, le deuxième fils de Fëanor était calme mais les jumeaux savaient que leur père paniquait intérieurement, découvrant un être capable de le surpasser. Pas que Maglor n'aimait pas la compétition mais l'aimait équitable et à jeu égale, il ne savait ce qu'était Daeron, mais certainement pas un elfe.
Elrond et Elros s'avancèrent vers leur père pour lui offrir du réconfort, même s'ils étaient invisibles et intangibles. Ce faisant, la voix de Daeron dérailla. Personne ne l'entendit mais ceux qui pouvait entendre, ou au moins ressentir, la grande musique d'Arda perçurent le ménestrel sinda perdre le file de ses notes.
Maglor fut déclaré vainqueur de leur joute musical. Les deux concernés ne comprirent pas le revirement de situation. Daeron ne comprenait pas pourquoi ses notes lui échappèrent et Maglor ne comprit pas non plus comment Daeron put perdre sa concentration. L'un et l'autre voulurent se lancer dans un nouveau duel avant que Maedhros, épaulé de Fingon, mette entre les mains des musiciens des verres d'eau de vie.
Les jumeaux regardèrent leur oncle amaigrit, presque décharné, la main en moins et profondément marqué, prendre en main les réjouissances. Ils n'étaient pas revenus assez tôt pour épargner Angband à Maedhros. Mais ils leur épargneraient la suite.
Un grand elfe, tout en bleu et argent, vint faire descendre Maglor et Daeron et les expédia poliment vers les tentes lorsqu'ils voulurent à nouveau se mesurer l'un à l'autre. Leurs chants étaient splendides, sans communes mesures mais à ce rythme, ils envoûteraient tous les elfes présents et aucuns ne profiteraient de l'immense fête pour recoller les ponds.
Les jumeaux les suivirent, sachant déjà que c'était maintenant qu'ils devraient intervenir. Ils arrivèrent dans une tente au moment où un grand elfe blond en sorti accompagné des remerciements de Maglor. Finrod leur apporta plusieurs cruches d'eau de vie et de vin elfique.
Doucement, Elrond et Elros chantonnèrent, convainquant subtilement les musiciens de se rapprocher. Mais Maglor savait se protéger de la musique et Daeron, demi maya, n'était que passablement charmé. Cependant, les jumeaux réussirent leur coup, voyant le désir s'allumer et brûler leurs yeux mais ils ne céderaient pas.
Elros changea légèrement son chant, encourageant Maglor et Daeron à boire plus que de raison, alimentant leur soif et leur désir de boisson. Elrond le regarda de travers même s'il chantait toujours pour le désir charnel.
Doucement, les deux elfes, conscient de ce qu'ils faisaient, perdaient tout de même pied. Ils se virent se rapprocher. Daeron avoua doucement au creux de l'oreille de Maglor qu'il lui plaisait. Quant à Maglor, s'il l'avait pu, il aurait pris ses jambes à son cou. Les souvenirs de sa séparation encore vivace dans sa mémoire. Il ne voulait pas céder mais se retrouva, sans qu'il ne comprenne comment, sur les genoux de Daeron.
Les jumeaux s'horrifièrent lorsqu'ils comprirent qu'ils devraient continuer de chanter. Lorsqu'Elrond se tut, après que le couple commença à se mêler, ils reprirent très vite leur esprit, s'excusant, se séparant. Elros revint à leur chanson initiale, Elrond reprenant aussi, enchaînant les deux elfes. Ils n'évitèrent la catastrophe que de peu.
La prochaine fois qu'ils se turent, Daeron était déjà engagé avec Maglor, tout deux perdus dans les bras l'un de l'autre.
Elros s'avança vers le couple, se forçant à ignorer leurs ébats. Ils se serraient passés d'entendre leur père gémir mais pour la bonne cause, ils l'ignorèrent. Elrond prit place derrière son frère, enroulant ses bras autour de sa taille et posa sa tête sur son épaule. Elros sourit, confiant en leur plan. Il prit le silmaril qu'il tenait à deux mains et l'approcha de son thorax puis psalmodia son désir le plus chère.
Il sentit une chaleur intense venant de ses mains suivi d'un immense éclaire blanc. Puis vint l'obscurité total. Seul la présence d'Elrond l'empêcha de paniquer.
Daeron et Maglor se regardaient, ne sachant pas quoi faire. Ils ne savaient pas comment ils en étaient arrivés là.
- Je... m'excuse, déclara Daeron en s'humectant les lèvres.
Il ne savait pas vraiment de quoi il s'excusait. Pour tout et pour rien, pour toute cette situation et ce qu'ils avaient fait.
- C'est …, hésitat Maglor.
Tu t'excuses mais tu es toujours en moi.
- Je suis désolé, vraiment désolé. Je-je vais me retirer, s'affola Daeron.
J'ai tout foutu en l'air.
Maglor le retint alors qu'il se redressait. Dearon le regarda, notant ses yeux larges et incertains, sa bouche entrouverte et immobile.
Tu m'entends ?
Ce fut autour de Daeron d'ouvrir grands les yeux.
Nous sommes mariés.
- Cela ne devrait pas être possible, dit Maglor dans un souffle tremblant. J'ai déjà une épouse... Ce n'est jamais arrivé.
Pourtant notre lien est indéniable. Ton mariage précédent doit être rompu depuis bien longtemps ou instable, sans amour.
Maglor resta silencieux.
Tu m'aimes ?
- Non, fut la réponse franche de Daeron.
Maglor sentit son cœur s'éffondrer. Une seconde relation vouée à l'échec.
- Tu m'intrigues, m'impressionnes et me passionnes. Je veux te connaître pour tomber amoureux de toi, déclara Daeron. Laisse-moi la chance de pouvoir t'aimer. Donne-moi l'opportunité d'être aimé de toi.
Voila, c'est sur cette fin étrange que je vous laisse. Moi-même je ne sais pas trop où va ce texte. Même si je sais où sont Elrons et Elros.
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