Oh oh oh. Joyeux noël à tous, légèrement en avance.
Je pensais poster cela demain, mais je pense que je n'en aurais pas le temps... donc voici déjà votre cadeau de Noël ^^
! CECI N'EST PAS UN CHAPITRE CLASSIQUE: C'EST UN BONUS DE NOEL!
Il se peut que la scène ait réellement lieu dans le futur ou pas, il s'agit simplement d'une petite aparté écrite par l'auteur à l'occasion des fêtes. Si vous avez encore l'histoire globale de Silk Road en tête, inutile de relire la fic pour suivre ce qui se passe.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture!
...
SPECIAL NOEL!
Date: 25 Décembre 1975
Localisation: Poudlard, Dortoir des serpentards, chambre de Chaos
Marchosias était allongé sur le dos, les mains derrière la tête, attendant avec impatience que ses camarades évacuent la salle de bain. En temps normal, il était le premier à se lever et à aller se doucher. Cependant, étant rentré au petit jour ce matin-là, il s'était endormi dès que sa tête avait touché l'oreiller et avait oublié de mettre son réveil.
Les paupières encore lourdes, il roula sur la côté et enfonça son visage dans les draps, merveilleusement chauds et confortables.
Lorsque le grincement la porte de la salle de bain lui parvint à l'oreille, il se redressa. Enfin. Il se dégagea de ses couvertures et jeta un sort de chauffage sur ses pieds avant de les poser au sol.
Il devrait vraiment rappeler (encore une fois) à sa mère d'installer des tapis isolants dans les donjons en hiver le domaine des serpentards était bien trop froid lors de cette saison, ou toute autre saison, s'il était honnête.
Ses camardes lui sourirent et le saluèrent en le voyant sortir de son lit et il retourna la politesse, bien qu'il ne put retenir une certaine froideur. Il décida d'ignorer fermement la façon dont les autres serpentards rougissaient lorsqu'il leurs répondait, et ferma la porte de la salle de bain derrière lui. Ce n'était pas sa faute si sa voix était si sexy lors de son réveil. Même son parrain lui avait fait remarquer qu'il n'aurait aucun mal à trouver un amant. Il en avait lui-même pleinement conscience. Sa mère, en revanche, n'était pas un grand fan de cet attribut et s'était contenté de le prendre dans ses bras tout en marmonnant des insultes inintelligibles à l'encontre des stupides adolescents hormonaux qui essayeraient de sauter son « adorable petit garçon ».
Marchosias grimaça en se remémorant les faits.
Il déboutonna rapidement le haut de son pyjama en soie et se débarrassa du reste de ses vêtements avant de rentrer dans la douche. Sous la pression de l'eau chaude et la sensation des goutes descendant le long de son corps, il sentit ses muscles se détendre et leva la tête tout en laissant échapper un soupir de satisfaction.
Il ne savait pas combien de temps il resta là mais, quand il eut enfin fini, le bout de ses doigts était fripé.
Il se sécha avant d'enfiler son uniforme hivernal et sa cape de serpentard, laissant de côté ses chaussures, comme d'habitude. Ses sorts de chauffage étaient assez puissants et duraient toute la journée. Bien qu'il n'y ait pas cours ce jour-là, il n'était jamais très confortable lorsqu'il portait autre chose que son uniforme à Poudlard. Ou, peut-être, était-il simplement fatigué d'entendre sa mère constamment se plaindre du fait qu'il était « bien plus mignon dans un onesie, Chaos chéri ».
Lorsqu'il arriva dans la salle commune des serpentards, tous les regards se posèrent instantanément sur lui. Il retint un soupir et avança d'un air confiant. Il devait manger quelque chose avant d'aller rendre visite à sa mère. Il n'en avait peut-être pas l'air, mais il attendait avec impatience les cadeaux de Marcaunon et de Mort. L'esprit absent, il caressa le pendentif en onyx que sa mère lui avait offert lors de son quatrième anniversaire et sourit. Noël représentait un temps de joie pour lui. Même si les cadeaux de ses deux gardiens s'avéraient inutiles, il les chérirait tout autant que ses propres horcruxs.
Il fronça soudainement les sourcils. Se ramollissait-il?
OOOO
« Bonjour, Salazar. » Il salua le portrait de son ancêtre qui gardait l'entrée des quartiers de sa mère, un sac en papier rempli de nourriture dans sa main gauche.
« Eh bien, n'est-ce pas le jeune Marchosias ? » Le vieux serpentard croisa les jambes et s'installa d'un air hautain sur son trône. Marchosias était familier avec ce spectacle à présent. « Pour un lève-tôt, tu arrives plutôt tard. »
« Je n'ai pas entendu le réveil. Est-ce que mère est là ? »
« Il est là. » Salazar lui sourit d'un air amusé, et l'instinct de Marchiosas lui souffla que quelque chose clochait. « Ainsi qu'un autre homme. »
Suspicieux, il plissa les yeux. L'amusement dans les yeux verts de son ancêtre ne lui disait rien qui vaille.
« Ouvre-toi. »
« Tente de ne pas causer de scène, veux-tu ? » Entendit-il en passant à travers l'entrée découverte par le portrait
Il s'avança et, alors qu'il tournait un coin, se figea. Là, sur le sofa, se trouvait son antagoniste de longue date : Tom Riddle, Marvolo Gaunt ou Voldemort… l'homme utilisait différents noms en fonction de la situation. Tel un chat frustré, il sentit ses poils se hérisser lorsque son alter ego lui offrit un sourire dédaigneux et amena un verre de vin à ses lèvres.
« Riddle. » Hissa-t-il, les yeux plissés. Il ressentit une certaine satisfaction en voyant la poigne de Voldemort se crisper autour de son verre. Aucun d'eux n'aimait être appelé Riddle. « Quelle bonne surprise de te voir ici. On pourrait penser qu'un homme de ton statut serait trop occupé pour ce genre de fête – à moins que tu ne sois pas si utile que ça à ses collègues politiciens? »
« Oh Chaos, » Répondit d'un air moqueur la personne qu'il détestait plus que tout au monde. « Ta haine non dissimulée ne fait qu'améliorer mon humeur déjà festive. »
Cet impudent petit… frustré, Marchosias serra les dents et se força à afficher une expression d'indifférence. Son ancien soi, plus jeune et beaucoup plus arrogant, avait le don de réveiller con côté immature aux pires moments. Les stupides hormones adolescentes qui rageaient dans son corps n'aidaient rien.
« Eh bien, tu sembles vraiment sûr de toi aujourd'hui. Est-ce que ces petites manœuvres que tu appelles stratégies auraient enfin porté leur fruit? » Le masque de Voldemort se fissura et Marchosias sourit d'un air satisfait. « Oh, je suppose que non… Il te voit seulement comme un cousin. Rien de plus… Rien de moins. Quel dommage. Je t'offrirais bien mon aide, mais hélas, je n'ai aucune sympathie pour un gentilhomme condescendant tel que toi. »
Le verre que Voldemort tenait en main éclata en morceaux et le sourire de Marchosias prit une tournure maniaque. Il observa son alter ego nettoyer les dégâts qu'il avait causé d'un bref geste de la main avant de se lever avec une expression de rage froide sur le visage. Le même visage qui lui faisait face tous les matins dans le miroir, à quelques différences près.
« Attention à ta langue, Marchosias Gaunt. Ta mère aurait du chagrin si tu venais à la perdre à cause de quelques propos déplacés. »
« Et attention à où est-ce que tu mets tes mains, à moins que tu ne veuilles les voir infectées par la gangrène. »
Marchosias détestait la façon dont Voldemort touchait sa mère. Une main amicale sur l'épaule de Marcaunon se transformait rapidement en une caresse sensuelle le long de son bras. Voldemort caressant, tandis que Marcaunon lui souriait d'un air innocent en retour. Observer ce spectacle sans pouvoir rien y faire était tout simplement enrageant. Sa mère lui lançait toujours un regard désapprobateur lorsqu'il forçait son alter ego à reculer, par magie ou pas d'autres moyens physiques.
« Fils à maman. » Dit Voldemort en riant, sans trace d'émotion.
Il marqua un temps d'arrêt mais maintint son sourire satisfait. Si nécessaire, il pouvait aisément se débarrasser de son jeune double. Il atteindrait bientôt sa majorité magique et, étant une âme réincarnée, serait suffisamment puissant et savant que pour gagner le control du Ministère par lui-même.
« Au moins j'ai une mère, moi. » C'était un coup bas, même pour lui. Cependant, il ne ressentit aucun regret lorsqu'il vit les lèvres de Voldemort se tordre dans une grimace animale. « Et je ne suis pas le produit d'une potion d'amour. »
« Je t'en fais la promesse, Marchosias Gaunt. Une mort lente et douloureuse t'attend. »
« Et j'ai quelque chose de bien pire que la mort en réserve pour toi. » Comme forcer Voldemort à errer sans corps et sans magie pour l'éternité, par exemple.
Ils s'affrontèrent du regard, leurs yeux pourpres (ils étaient tous les deux furieux) brillant avec leur magie qui ne demandait qu'à être relâchée. Oh, il aurait aimé que Mana soit là. Il aurait lâché son serpent sur son jeune soi. Voldemort avait de la chance qu'il soit en train d'hiberner avec Suki dans la Chambre des Secrets, avec Jormy pour gardien, comme chaque hiver.
« Marvolo, » La voix exaspérée de sa mère le força à se calmer. Avoir un air aussi meurtrier dès le matin n'améliorerait pas son image, après tout. « Est-ce que tu aurais vu où j'ai mis mes lun– Oh… Bonjour, Chaos chéri. Tu as bien dormi? »
Marcaunon s'approcha de lui et Marchiosas, comme d'habitude, s'abaissa afin d'être à la hauteur de sa mère. Marcaunon posa un baiser sur son front et lui offrit un regard plein d'amour.
« Très bien. Et bonjour à toi aussi, mère. Je t'ai apporté le déjeuner. » Il s'empara du coude de sa mère et l'éloigna de Voldemort. Il dirigea Marcaunon vers la petite salle manger où ils s'installaient d'habitude lorsqu'ils ne souhaitaient pas manger dans le Grand Hall. « Comment fut ta nuit? »
« Merci mon chéri. Je meurs de faim. Et je n'ai pas su dormir… trop de travail. Ce fut une nuit blanche pour moi, malheureusement. »
« Ton assistant n'est pas là? Je ne l'ai vu nulle part. »
« Il est en congé. Sa famille lui a demandé de revenir à la maison pour noël, comme tu le sais. » Sa mère grimaça en prononçant le nom de cette fête, comme s'il s'agissait d'une insulte. Rien d'inhabituel là-dedans.
« Et c'est pourquoi cette chose est présente? »
« Je ne comprends pas d'où vient cette animosité envers ton oncle… »
« J'ai mes raisons. »
« qui sont…? »
« Qui sont ce qu'elles sont. »
Marcaunon se contenta de secouer la tête d'un air résigné et s'assit sur la chaise où le guida Chaos. Leur salle à manger consistait d'une table en bois entourée de quatre chaises. Il avait installé sa mère en bout de table et s'assit à sa droite. Voldemort, étant l'être détestable qu'il était, les suivit et prit place à la gauche de sa mère, en face de Marchiosas. C'était trop demandé que Voldemort comprenne où il voulait en venir (bien que Marchosias sache qu'il le savait parfaitement) et ne s'approche pas d'eux.
« Je suis désolé, mais je n'ai pas pensé à apporter quelque chose pour toi, très cher oncle. » Il lui offrit un sourire poli tout en retirant des paquets du sac en papier. « Après tout, je ne me doutais pas que tu nous harcèlerais de la sorte. »
« Inutile de t'excuser, Chaos. Je peux toujours partager avec ta mère. »
« Je suis au régime pour l'instant, donc ça tombe bien. Tu peux avoir la moitié de mon assiette avec grand plaisir. »
« Je prendrais bien de la dinde… » Marchosias échangea son wrap au poulet avec celui à la dinde de Marcaunon, ignorant la façon dont sa mère ferma les yeux afin de conjurer de la patience.
« La dinde est à moi. »
Ils échangèrent des sourires forcés. Aucun d'entre eux ne comptait reculer. Il mourrait plutôt que d'accepter les intentions de son jeune alter ego envers sa mère : Il avait déjà été choqué de découvrir l'existence de ce dit alter ego dans cet univers alternatif, et celui-ci désirait à présent courtiser sa mère biologique? Il devrait lui passer sur le corps avant ça. Ca n'arriverait jamais. Non. Jamais. De. La. Vie.
« Avez-vous vraiment besoin de vous disputer ainsi de si bon matin? » Marcaunon soupira et se massa l'arête du nez. « Et aurais-tu vu mes lunettes, Marvolo? Je n'arrive pas à les retrouver. De nouveau »
« Nous étions juste en train de discuter, Marc. Et non, je ne sais pas où elles sont. »
Marchosias grimaça discrètement. Quel menteur, ce Voldemort. Il était évident que son alter ego avait détruit ces abominations que Marcaunon appelait lunettes. Une initiative qu'il approuvait de mauvaise grâce. Il coupa son wrap à la dinde en deux et lança (violemment) une moitié à Voldemort, qui l'attrapa sans difficulté. Agacé, Il se lécha les lèvres et mordit brutalement dans son déjeuner, parvenant néanmoins à conserver son élégance. Son double lui sourit d'un air amusé tandis que Marcaunon secouait la tête en les observant.
« Pourquoi es-tu ici, d'ailleurs? » Être direct était la seule manière d'obtenir des réponses de Voldemort.
« Je souhaitais simplement passer Yule avec ma famille. Est-ce si mal de ma part, cher Chaos? »
« Tu t'es trompé de date, très cher oncle. L'âge te rendrait-il sénile? »
« J'étais malheureusement retenu le 21. Comme tu peux t'en douter, je suis une personne très occupée. Tu auras bientôt quinze ans après tout… Bien que ta mentalité me laisse en douter. »
« Oh? Au moins je n'ai pas l'air d'un vieillard. » Dit-il en souriant à Voldemort. Il poignarda sa salade avec sa fourchette, son mouvement plus brutal que nécessaire.
« Tes yeux doivent être en terrible état si tu décris mon admirable apparence de la sorte. Si tu as besoin d'aide, je peux toujours les arracher pour toi? Ainsi tu pourras les échanger pour une nouvelle paire » rétorqua Voldemort en prenant une cuillère de la purée qui se trouvait dans l'assiette de Marcaunon.
« Bon, ça suffit! » Sa mère les interrompit bruyamment avant qu'il ne puisse lancer une autre insulte à Voldemort – mettant ainsi fin à leur cercle sans fin de chamailleries. « Merlin… mangez… juste… votre déjeuner. »
Il fronça les sourcils mais se reconcentra sur le brocoli qu'il tenait au bout de sa fourchette. Gâcher de la bonne nourriture, indépendamment de ses goûts personnels, ne se faisait pas. Il l'avala en grimaçant et déposa ses couverts. La présence de Voldemort lui avait coupé l'appétit.
« Où est Mort, mère? » demanda-t-il en amenant sa tasse de café préférée à ses lèvres.
« Aucune idée. » Marcaunon sembla réfléchir avant de continuer. « Mais il ne devrait pas tarder. »
Le repas continua de la sorte lui et Voldemort se lançant des piques verbales de temps à autre.
Après plusieurs tentatives infructueuses, Marcaunon cessa d'essayer de les arrêter.
Quand ils eurent tous les trois fini de manger, ils se dirigèrent vers le salon. Marchiosas s'assura que Voldemort s'installe dans le fauteuil individuel, tandis que lui et Marcaunon prirent place sur le sofa.
« Petit Maître. » Chaos regarda par-dessus son épaule gauche et leva un sourcil. Mort avait l'habitude d'apparaître de façon impromptue derrière la personne à qui il s'adressait. « Ton cadeau. »
L'entité déposa une petite boîte enrobée dans du papier noir sur ses genoux et passa une main gantée dans ses cheveux d'un geste affectueux. Il remercia l'homme mystérieux et mit la boite dans sa poche. Hors de question de l'ouvrir devant Voldemort.
« Et moi? » demanda Marcaunon en offrant à l'immortel ses yeux de chaton les plus adorables.
Bien que le visage de Mort soit dissimulé sous sa capuche, comme d'habitude, Marchosias savait instinctivement que son parrain faisait de son mieux pour éviter de rencontrer le regard de sa mère. Après un haussement d'épaules nonchalant, Mort tourna les talons et s'éloigna.
« Méchant… » Sa mère se mit à bouder aussitôt que Mort disparut.
« J'ai quelque chose pour toi, Marc. » Susurra Voldemort en se tenant devant Marcaunon (quand était-il arrivé là!?). Il se pencha en avant, si près de Marcaunon que leurs nez se touchaient presque. « Mais j'admets que j'aurais préféré te donner quelque chose de plus grand et plus agréable.»
Un nerf se mit à battre sur la tempe de Marchosias. Il inspira profondément afin de garder son calme. Voldemort le cherchait, tout simplement. Son alter ego savait pertinemment que ce genre d'insinuations étaient une perte de temps avec Marcaunon. Voldemort tendit une boîte rectangulaire enrobée de papier vert – comme celui de Serpentard – à sa mère et recula (enfin !) pour retourner à sa place.
« Merci, Marvolo. » Sa mère sourit à Voldemort, une légère teinte rouge sur les pommettes, et Marchosias entendit presque les pensées qui traversèrent l'esprit de son alter ego.
« Je peux l'ouvrir maintenant? »
Voldemort hocha la tête et croisa les jambes d'une manière similaire au portrait de son ancêtre. Toutefois, Marchiosas ne ressentit pas l'once d'une affection qu'il avait pour Salazar envers cet homme. Sa mère déballa prudemment la boîte et ils découvrirent rapidement ce que celle-ci contenait. Marchosias se rapprocha de Marcaunon tandis que celui-ci sortait une mallette argentée de l'emballage.
Ils lancèrent tous les deux un regard inquisiteur à Voldemort, mais ce dernier indiqua simplement à sa mère de continuer.
Avec un clic, la mallette s'ouvrit et ils écarquillèrent tous les deux les yeux en voyant son contenu. Le container était rempli de toutes sortes d'étranges couteaux, élaborés afin de causer un maximum de douleur plutôt que pour trancher nettement. Il cligna des yeux et lança un regard ébahi à Voldemort. Son alter ego avait offert des instruments de torture en guise de cadeau de noël. Il savait déjà comment sa mère réagirait et maudit son double pour cela.
« Oh Marvolo… Je ne manquerai pas d'en faire bon usage! » Les yeux de Marcaunon brillèrent d'excitation alors qu'il passait un doigt le long de la lame de ce qui semblait être un couteau de boucher
« Je suis content que ça te plaise. Trouver quelque chose pour toi n'était pas mince affaire. » Le regard de Voldemort était inhabituellement doux et Marchosias fit de son mieux pour éviter de regarder ses deux orbes pourpres.
Il savait que la même expression se reflétait dans ses yeux lorsqu'il était en présence de Marcaunon.
Peut-être n'était-il pas le seul à se ramollir à force de fréquenter sa mère.
« Merci beaucoup, Marvolo. » Marcaunon pause la mallette de côté et sautilla jusqu'à Voldemort. Marchiosas se tortilla nerveusement sur son siège en voyant sa mère prendre son ennemi juré dans ses bras. Celui-ci retourna l'étreinte avec plaisir.
Voldemort, ce salop, lui lança un regard satisfait par-dessus l'épaule de Marcaunon. Il serra les dents et foudroya le batârd du regard lorsque les mains de celui-ci descendirent. Il était temps d'intervenir!
« Mère, j'ai aussi un cadeau pour toi. »
La réaction de sa mère fut instantanée et lui attira immédiatement les foudres de Voldemorts. Marcaunon lâcha son double et s'approcha de lui à toute hâte. Marchiosas attira sa mère sur ses genoux et passa un bras autour de sa taille. Il devait remplacer le parfum de Voldemort par le sien. De sa main libre, il sortit une petite boîte ronde de sa poche et la présenta à sa mère. Marcaunon l'ouvrit sans perdre de temps, révélant la petite fiole noire qu'elle contenait.
« C'est de la liqueur de chocolat. La bouteille se remplit aussitôt qu'elle est vide. »
« Merci, Chaos chéri. Maintenant je pourrai enfin avoir ma dose durant les cours! » Sa mère encercla son cou de ses deux bras pâles, recouverts de cicatrices, et l'embrassa sur la joue.
Il lança à son alter ego un sourire vindicatif avant de serrer sa mère dans ses bras. Ah ! Le chocolat était la chose favorite de Marcaunon. Même une boîte à outils de torture ne faisait pas le poids face à la gourmandise incomparable de sa mère.
« Oh! Moi aussi j'ai des surprises pour vous. »
Marcaunon sauta de ses genoux et fit apparaître deux cadeaux de nulle part, après avoir bien évidemment rangé la bouteille dans sa manche droite. Il déposa un paquet rouge pourpre sur les genoux de Marchiosas et en fit de même pour Voldemort. «J'espère que ça vous plaira.»
Marcaunon retourna s'assoir et leur sourit.
Marchiosas déballa son cadeau et observa ce qui se trouvait dedans d'un air sidéré. Il s'agissait d'une machine à café rétrécie. Il s'en saisit et, une fois hors de la boîte, celle-ci retrouva sa taille originale. Curieux, il pencha la tête sur le côté avant de se tourner vers sa mère. .
« Est-ce que ça fonctionnera à Poudlard? »
« Oui. » Marcaunon hocha fièrement la tête. « Je l'ai légèrement modifiée pour que la magie ne cause pas d'interférence. »
« Merci, mère. » Il sourit gentiment et posa un baiser sur la joue de sa mère. Il pourrait utiliser sa magie pour mettre la machine en marche tout en prenant sa douche.
Il se tourna vers Voldemort en entendant une exclamation échapper à l'homme et manqua de s'étouffer sur sa propre salive. Dans les mains de son alter ego se trouvait une longue chaine à piques, qui lui permettrait de contrôler une personne… et ne laisserait à cette dernière aucune chance d'échappatoire. Aucune. Il jeta un coup d'œil à sa mère et pâlit en voyant l'excitation avec laquelle Marcaunon fixait l'objet dans les mains de Voldemort. Dans son ancienne vie, Marchosias avait lu quelque part que les psychopathes avaient tendance à offrir des présents qu'ils désiraient personnellement. Ainsi, si ceux-ci étaient rejetés, ils pourraient garder ces dit-présents pour eux-mêmes. Il prit mentalement note d'offrir des chaines et autres appareils d'emprisonnement à sa mère à l'occasion de son anniversaire.
« Cela pourrait être utile pour dresser ces incompétents qui s'appellent mes serviteurs… » murmura Voldemort en examinant les pointes sur la chaine. « Merci, très cher. »
Marcaunon leur offrit un sourire éclatant et il aperçut une touche de rouge apparaître sur les joues de sa mère. Il fronça les sourcils.
Sa mère avait beau être brute du décoffrage, ses sentiments pour Voldemort étaient plus qu'évidents, même s'il prétendait considérer Voldemort uniquement comme un cousin.
« Je suis ravi! Laissez-moi aller chercher le lait-de-poule. » Sur ce, Marcaunon s'éloigna en sautillant.
« … En dépit de l'horreur que cela m'inspire, tu es également un Gaunt. » dit Voldemort en lui lançant quelque chose.
Il l'attrapa au vol et regarda la fine boîte rectangulaire enrobée dans le même papier qui recouvrait précédemment le cadeau de Marcaunon. Il soupira. Il détestait le fait que leur manière de penser soit si semblable.
« Idem. » Il lança une boîte circulaire à Voldemort. L'homme s'en empara et déchira immédiatement l'emballage.
Il lança un regard suspicieux à l'homme en traçant du bout des doigts les lettres T.M.R. qui se trouvaient sur la couverture d'un journal noir fort familier. Voldemort comptait-il le vider de sa force vitale avec l'horcrux qu'il avait créé après avoir tué Myrtle? Voldemort, de son côté, observait les boutons de manchettes marquées du sceau de Serpentard d'un air serein.
« Ce journal contient une partie de mes souvenirs de jeunesse. Si tu as du mal avec tes devoirs, n'hésites pas à lui demander, ou dans le cas présent « écrire », pour de l'aide. » dit lentement Voldemort en regardant Marchiosas dans les yeux. Il enchaina, « Je te demanderai juste d'en prendre soin et de le garder en sécurité. »
Serrant fermement son ancien journal dans ses mains, il fit de son mieux pour ne pas montrer la confusion qu'il ressentait. Comment est-ce que Voldemort pouvait se séparer si facilement d'un de ses horcruxs? Si Marchiosas "découvrait" de quoi il s'agissait, il pourrait s'en servir contre lui. Ce que Voldemort ignorait cependant… c'était qu'il ne pourrait jamais détruire un horcrux de cet homme. S'en prendre à des fragments de sa propre âme lui semblait contre nature. Il dut donc se contenter d'acquiescer et rangea le journal dans son sac d'école.
« J'en prendrai soin. »
« Je te fais confiance, dans ce cas. »
Ils n'échangèrent pas de remerciements. En fait, ils restèrent miraculeusement silencieux en attendant le retour de Marcaunon.
« Content de voir que vous n'avez pas détruit le salon en mon absence. » Déclara Marcaunon d'un ton taquin en revenant avec plusieurs verres remplis liqueur.
Il rit et sourit en se levant pour aider sa mère avec les boissons.
Un autre Yule passé, célébré en compagnie de sa famille dysfonctionnelle d'adorables psychopathes. Et oui, Voldemort faisait partie de celle-ci – seulement en ce genre d'occasion, toutefois. Il ne fallait pas organiser.
...
Je ne veux pas spoiler l'autre surprise que je vous réserve... mais pour ceux qui en auraient besoin, relire les précédents chapitres de SR pourrait être intéressant ;)
De joyeuses fêtes,
Yepmissis
