Bonjour, bonjour !

Déjà meilleurs voeux à tous :)

J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes !

Je ne vais pas m'étendre aujourd'hui car c'est un peu un contre la montre ce matin ^^. Merci beaucoup pour les commentaires sur le chapitre 13 et le bonus. Merci pour les vus, les favoris, le travail de ma super bêta ;)

Lamemeguest : C'est vrai que l'histoire entre B/P se développe rapidement mais en même temps j'ai envie de dire c'est normal c'est Paul. Tu m'as tué avec Bella et son hypothétique faillite, t'inquiète, elle vend quand même c'est juste qu'elle n'en parle pas. Et je suis contente que tu es appréciée mon bonus nunuche ;). Helas je ne n'ai pas le temps de développer plus mais je promets de te faire une meilleure réponse la prochaine fois.

Pour les autres qui ont prit le temps : Merci milles fois pour les jolis mots, l'engouement, la fidélité que vous avez en vers cette fiction. Vous n'imaginez même pas combien ça peut me faire plaisir.

Je vous souhaite un bon lundi, une bonne semaine

Et on se retrouve dans les commentaires.


Chapitre 14 : La petite Bella un démon ?

« Paul viendra te chercher ce soir, d'accord ? N'oublie pas que tu as ton déjeuner dans ton sac aussi. » Lançai-je en jetant un coup d'œil dans le rétroviseur. « Et si tu as le moindre problème, Rosalie peut m'envoyer un message, d'accord ? »

« Je sais, Bella. » Souffla Riley en roulant des yeux.

Paul était morte de rire à côté de moi. Les deux se moquaient de moi depuis ce matin. Riley finit par joindre l'hilarité de Paul alors que je continuais mes recommandations et à répéter la même chose. Je tournais clairement en boucle ce matin, mais c'était plus fort que moi. J'étais plus stressée par cette intégration à l'école que Riley, alors que c'était lui qui devait y aller. Mais c'était comme ça, je voulais que tout ce passe bien pour lui. Je voulais qu'il se fasse des amis rapidement et qu'il ne souffre pas trop d'être loin de son environnement habituel, surtout que Phil nous avait quitté hier dans l'après-midi pour rejoindre Portland. Il avait profité que Seth rentre à l'université pour faire le voyage avec lui, plutôt que de prendre le train seul.

« Vous savez quoi ? Je pense que finalement, j'aime plus Biers que vous ! » Grognai-je. « À partir de maintenant, c'est lui l'amour de ma vie. » Affirmai-je en garant ma voiture sur le parking de l'école.

Exceptionnellement, j'allais emmener Riley vers sa classe. Normalement, on devait déposer les enfants devant l'école et c'était les parents volontaires qui s'assuraient que nos têtes blondes entrent en toute sécurité dans l'école. Mais comme c'était le premier jour de Riley, j'avais le droit de l'emmener jusqu'à sa classe et je devais d'ailleurs récupérer quelques papiers administratifs mais aussi son petit panneau à son nom qu'on devait mettre dans la voiture pour le récupérer suivant le même système le soir.

Ça faisait très drive-in dans un fast-food, mais c'était ce qui avait permis de réduire le risque d'accident aux abords des écoles, mais aussi les kidnappings. Et puis c'était plus rapide que de devoir garer la voiture, faire le trajet jusqu'à l'intérieur de l'école en passant par la sécurité, déposer l'enfant et repartir.

« Ce n'est pas gentil pour nous, ça, bébé. » Râla Paul en détachant sa ceinture. « T'en penses quoi, Riley ? On devrait la punir, non ? »

« Carrément ! » S'écria Riley qui avait quitté son siège.

Il passa sa tête au dessus de mon siège et afficha son air de petit coquin. Mes craintes d'une coalition Riley/Paul s'était révélée véridique. Les deux s'entendaient beaucoup trop bien pour mon bien-être mental. Ils avaient passé le dimanche à me taquiner alors que je tentais désespérément de faire mes citrouilles pour terminer la déco du porche avant. Et Phil et mes parents n'avaient été d'aucune utilité, au contraire même.

« Tu as une idée ? » Demanda Paul.

« Le chocolat, bien sûr ! On va se débarrasser de tout le chocolat qui traîne dans les placards.» Déclara Riley avec un petit rire mauvais.

« Bonne idée, mon pote ! » Rigola Paul en claquant son poing dans celui de mon petit frère.

Je soupirais à moitié amusée et exaspérée de leur bêtise avant de détacher ma ceinture et de me tourner vers eux.

« D'accord, alors je vous priverais des choses que vous adorez ! » Affirmais-je avant de quitter la voiture. « Et moi aussi, je tiens mes promesses Lahote, tu t'en souviens, non ? »

J'entendis un grognement alors que je fermai ma portière. Celle de Paul et Riley s'ouvrirent rapidement.

« Tu peux pas faire ça, Bella ! C'était pour rire. » Chouina Riley en sortant de la voiture.

« Bien sûr que je peux ! Personne n'a le droit de toucher au chocolat ! C'est sacré ! Et vous le savez ! »

Les bras de Riley entourèrent ma taille et son petit visage se tourna vers moi afin de m'offrir une de ses moues adorables dont il avait le secret.

« On ira t'en acheter à la place, d'accord ? » Me dit-il en papillonnant des yeux.

Il était tellement adorable, je n'avais qu'une envie passer ma main dans ses cheveux et être d'accord avec lui. Le bras de Paul m'entoura les épaules.

« Et on passera chez Emily pour t'acheter un goûter qu'on te déposera après l'école. » Dit-il.

Je fis semblant de réfléchir. Je venais clairement de les manipuler, mais c'était trop facile et trop tentant. De toute façon, j'étais clairement en minorité, c'était eux contre moi alors à la guerre comme la guerre.

« D'accord. » Répondis-je. « Mais on devrait y aller, sinon Riley va être en retard. »

Riley se détacha de moi avant d'attraper ma main pour faire le chemin vers l'école. Il avait beau avoir neuf ans, il aimait toujours autant nous tenir la main. Son sac à dos était déjà sur ses épaules et il se retenait clairement de sautiller tant il était excité à l'idée d'être dans une nouvelle école. Rosalie et lui avaient énormément discuté sur l'école, mais aussi sur sa rentrée, les activités qu'ils allaient faire et sur les élèves de sa classe. Il était peut-être un peu stressé, mais son excitation primait.

Le bras de Paul ne quitta pas une seule fois mes épaules alors qu'il continuait de discuter avec Riley sur ce qu'ils allaient faire pour se faire pardonner de m'avoir embêter ce matin. J'avais vraiment l'impression que Paul et moi allions déposer notre enfant pour la première fois à l'école. C'était un sentiment étrange, mais en même temps je me voyais bien le faire dans un avenir proche. Toute la ville semblait déjà au courant que Riley était là et surtout qui il était. On reçu un nombre incalculable de salutations et de petits mots d'encouragement pour cette première journée.

« Alors, Riley ? Prêt pour cette journée ? » Demanda Rosalie en nous accueillant dans sa classe.

C'était la première fois que je venais dans sa classe et je la trouvais incroyable. Pour un peu, j'avais envie de revenir des années plus tôt pour être à nouveau élève. Ça n'avait clairement rien à voir avec l'école que j'avais fréquentée étant jeune. La mienne ressemblait plus à une prison qu'à cet espace chaleureux et coloré.

« À 100% ! » S'exclama-t-il joyeusement.

« Super ! Alors je t'ai préparé ton casier avec ta photo dessus, tu peux y déposer ton sac et ton manteau. Pendant ce temps là, je vais donner les derniers papiers à Paul et Bella, d'accord ? »

Riley hocha la tête avant de partir en courant vers les casiers en bois que Rosalie lui avait désignés. Elle nous donna rapidement la pochette au nom de Riley. C'était le double des papiers que nous avions dû remplir avec Phil. Les premiers enfants commencèrent à entrer en classe alors que Riley accrochait ses affaires.

« Ils savent déjà qui il est. » Nous informa Rosalie. « Ils m'ont aidé à préparer l'espace de Riley vendredi et ils sont impatients de faire sa connaissance. »

« Si il y a le moindre problème, téléphones-moi. »

« Ne t'inquiète pas, Bella. Riley est en sécurité ici. »

« Je sais, mais ça m'angoisse quand même un peu. » Murmurai-je en regardant Riley interagir avec les enfants.

« L'ensemble du personnel est au courant pour lui, nous avons eut une réunion tôt ce matin pour en discuter encore. Personne n'est autorisé à récupérer Riley sauf vous deux, Phil ou moi. » Dit Rosalie en me serrant la main.

« Merci, Rosie. » Répondis-je en la serrant dans mes bras.

« On va devoir y aller, bébé. » Me rappela Paul.

J'acquiesçai en me détachant de Rosalie et en la saluant une dernière fois. Elle partie accueillir ses élèves, alors nous nous dirigions vers Riley en grande discussion avec deux petits garçons.

« Riley ? » L'interpellai-je.

Il se tourna vers moi avec un grand sourire, ses yeux brillaient déjà de joie, il venait assurément de se faire deux amis. La vie à Forks allait lui changer de celle de Jacksonville, ici les gens étaient bien plus simple et accueillant. Là où il avait eut des difficultés à se faire des amis, ici j'étais persuadée que ça n'allait pas être le cas.

« Paul et moi allons partir. »

Il acquiesça avant de m'entourer une nouvelle fois la taille de ses bras. J'en profitai pour passer ma main dans ses cheveux et lui déposer un baiser le front. Pour le moment, il n'avait pas encore honte d'être aussi tendre et câlin. Je savais que ce n'était pas le cas pour tous les enfants, mais pas chez Riley.

« Amuses-toi bien, mon pote. » Dit Paul en lui cognant le poing.

C'était devenu leur petit truc, surtout depuis qu'il avait vu les jumeaux le faire avec lui. J'étais vraiment heureuse que lui et Paul s'entendent aussi bien. Je l'embrassai une dernière fois avant de partir de la classe de Rosalie, le bras de Paul autour de mes épaules une nouvelle fois. Le retour se fit dans la silence, à part quand je croisais les enfants qui venaient régulièrement à la librairie alors là j'avais le droit à des gazouillements adorables.

« Si tu es aussi chamboulée pour la rentrer de ton frère, je me demande ce que ça va donner le jour où ça sera nos enfants. » Me taquina-t-il, alors qu'on arrivait à la voiture.

« Eh méchant, va ! » Râlai-je en essayant de m'éloigner de lui.

Il glissa ses bras autour de moi pour m'empêcher de partir et me colla contre la voiture. Sa main remonta vers mon visage, il donna une légère pression pour que je lève mon visage vers lui.

« Tu sais que ça va aller ? » Dit-il en me regardant droit dans les yeux.

« Je sais, mais c'est plus fort que moi. Je m'attends toujours au pire avec elle. »

« Je suis là. »

« Je sais, merci. » Répondis-je en m'élevant sur la pointe des pieds pour l'embrasser.

J'aimai tellement le goût et la texture de ses lèvres. J'avais aussi l'impression que notre relation avait changé depuis que j'avais décidé de vivre avec lui samedi soir. Je le sentais plus détendu et rassuré. Finalement, notre dernier barbecue avait servit aussi à célébrer mon emménagement chez Paul. Il ne me restait plus qu'à vendre mes meubles et à apporter ce que je n'avais pas encore pris. Je me détachai de ses lèvres, dont j'étais accros, non sans avoir déposé un léger baiser avant.

Il m'ouvrit la portière avant de rejoindre le siège passager. Le fait de le savoir avec moi m'encourageait à conduire plus. J'étais aussi beaucoup plus rassurée. Il attrapa la pochette en carton au nom de Riley que je lui tendais et commença à lire les papiers. Il savait pertinemment ce qu'il y avait dedans, mais je savais qu'il préférait vérifier une nouvelle fois.

« Tu n'oublieras pas de prendre la pancarte au nom de Riley pour cette après-midi. » Lui rappelai-je avant de m'engager sur la route.

« Je vais vraiment finir par te punir de chocolat, Miss Swan. » Râla-t-il.

« Dans ce cas là, je te priverais de sexe. »

« Tu n'oserais pas. » Répondit-il faussement choqué.

« Oh oui, je me demande d'ailleurs si je ne devrais pas... » Commençai-je avant de laisser un suspense.

« Tu ne devrais pas quoi ? »

« Hum, je ne sais pas si tu y résisterais. » Répondis-je pour moi même.

« À quoi ? » Grogna-t-il.

« Peut-être que je devrais me déshabiller devant toi alors que j'aurais enfilé une de ses petites choses dont tu raffoles et puis je pourrais m'installer sur le lit pour me faire plaisir sous tes yeux, sans que tu ne puisses me toucher. Tu n'aurais le droit que de me regarder en train de prendre mon pied. » Expliquai-je avec un ton rêveur. « Hum oui ça pourrait être une bonne idée. »

Il lâcha un grognement alors que sa main se posait directement sur ma cuisse pour remonter vers mon entrejambe. Je me félicitai de porter un jean, sinon il aurait découvert directement que cette idée me faisait autant d'effet qu'à lui.

« Tu en penses quoi ? Ça serait une bonne idée, non ? » Demandai-je avec un sourire mauvais.

Je garais ma voiture devant l'entreprise de Paul. Il se dépêcha de retirer sa ceinture avant de fondre sur moi et de m'embrasser. Sa main glissa vers ma blouse pour la remonter et avoir accès à mon soutien-gorge. Il quitta mes lèvres pour mon cou afin d'y laisser une pluie de baiser et sûrement de suçons tout en malaxant mes seins et titillant mon téton durcit.

« Ça t'excites, hein ? De me faire bander comme un fou et de me laisser sur ma faim. » Grogna-t-il contre mon oreille. « Tu es une méchante demoiselle qui sera punit pour ça ce soir. » Ajouta-t-il en me léchant un point sensible sous mon oreille qui me fit gémir.

« Je n'ai jamais dit que j'étais gentille. » Murmurai-je en gémissant.

Je posais ma main sur son visage pour l'éloigner de moi. Je souriais comme une folle face à nos petites provocations.

« Tu es fière de toi en plus ! » Râla-t-il.

« Carrément ! » Ricanai-je en détachant ma ceinture. « Allez, j'ai mon fils et amour de ma vie à récupérer. » Déclarai-je en sortant rapidement de la voiture.

Je m'éloignais tout aussi rapidement de la voiture afin de rentrer dans le bâtiment. On avait déposé Biers ici avant d'emmener Riley à l'école. La secrétaire de Paul, Madame Cope, avait accepté de garder notre gros bébé le temps de notre petit voyage. Il devait par la suite venir avec moi pour passer la journée à la librairie. Mon coffre était plein d'affaires pour lui. En soit, il n'y en avait pas énormément, mais comme j'avais affaire à un chien géant tout devait être adapté pour lui. J'avais tellement hâte de lui installer son petit coin personnel dans la réserve et j'espérai aussi que cette première journée se passe bien pour lui.

« Reviens ici, Isabella Swan ! »

J'éclatai de rire une nouvelle fois avant de passer la porte d'entrée. Les mains de Paul m'attrapèrent rapidement ce qui me fit pousser un petit cris de surprise alors que mes pieds quittaient le sol. Il passa son bras sous mes genoux alors que l'autre était dans mon dos. J'enroulais mes bras autour de son cou pour ne pas tomber. Il affichait un visage mécontent alors que ses yeux brillaient de joie.

« Pensez vous que c'est un comportement approprié sur un lieu de travail, Monsieur Paul ? » Gronda Madame Cope. « Laissez cette frêle jeune femme sur le plancher des vaches, voyons ! »

« Ne vous y trompez pas, Betty, cette femme est un démon. » Grogna Paul, me faisant rire.

« Je devrais vous laver la bouche avec du savon ! » Continua de gonder Betty Cope. « La petite Bella, un démon ? N'importe quoi ! »

« Mais qu'est-ce que vous faites encore ? » Demanda Jared en arrivant dans la pièce.

« Paul et Riley ont été méchant avec moi, Jared. Ils veulent me priver de chocolat. » Expliquai-je en affichant la même moue que Riley m'avait servi plus tôt.

« Pauvre, chaton. Est-ce que tu veux que tonton Jared te sauve du grand méchant loup ? »

« Tu serais un ange, Jared ! » Acquiesçai-je en gloussant.

« Qu'est-ce que j'ai en échange ? » Me demanda-t-il avec un sourire mauvais.

« Mais c'est pas vrai ! Pas un pour rattraper l'autre. » Râlai-je.

« Tu croyais vraiment que ta petite moue allait marcher sur moi. » Ricana-t-il.

« Ça, c'est mon pote. » Fanfaronna Paul.

Je secouai la tête de désespoir en poussant un soupir.

« Bon, vous allez lâcher ce petit ange ? » Demanda Betty en grondant un peu plus fort.

J'avais vraiment l'impression d'avoir une grand-mère en face de moi grondant ses petits fils pour les bêtises qu'ils venaient de faire. Et c'était ce qu'elle pouvait être au vu de son âge. Elle avait longtemps travaillé au lycée de Forks en tant que secrétaire pour finalement être renvoyée quand l'administration avait décidé qu'elle était trop âgée pour continuer. Ce qui avait fait scandale en ville. Paul l'avait engagée parce que Betty Cope était incapable d'arrêter de travailler. Bien sûr, elle ne faisait pas des journées complètes, mais elle travaillait quelques heures par semaine pour soulager Kate de la masse de travail.

Paul finit par me poser au sol, non sans m'avoir volé un baiser au passage le tout sous les ricanements de Jared. En même temps, c'était franchement comique de voir une petite mamie d'à peine un mètre cinquante faire obéir un géant de plus de quarante centimètres de plus qu'elle. Il garda ses mains autour de ma taille pour m'empêcher de fuir.

« Comment a été ce petit baby-sitting, Madame Cope ? » Demandai-je.

« Une véritable crème, les enfants l'ont emmené jouer dehors en attendant votre retour. Vous êtes sûre que ce petit chou dormira un moment. » Roucoula-t-elle en rejoignant la porte menant sur la cour intérieur.

Paul avait acheté une ancienne friche industrielle qu'il avait rénové pour en faire son entreprise. Le premier bâtiment servait d'accueil et de bureau alors que les autres servaient de lieu de stockage des matériaux et d'atelier. Une cour intérieur servait de parking pour les véhicules de chantier. Il m'avait fait visiter ça, des mois plus tôt et j'avais adorer voir ce qu'il avait pu faire d'un endroit totalement laissé à l'abandon.

Paul me lâcha pour que je puisse suivre Madame Cope et récupérer Biers qui venait de se faire une nouvelle fan. Je pensais que son adaptation allait être plus compliquer que ça mais ce chien semblait avoir comprit qu'il était en sécurité avec nous. Il avait accepté rapidement qu'il lui était impossible de dormir dans notre chambre la nuit. On avait installé un énorme panier pour lui sur le palier à côté de la porte de notre chambre, il y avait dormi comme un bien heureux. Il avait aussi la possibilité de dormir dans un autre panier dans le salon ou même dans le bureau.

Biers courait dans tous les sens pour attraper la balle qu'on lui lançait régulièrement. Il vivait assurément sa meilleure vie et surtout adoptait réellement le comportement qu'un jeune chien devait avoir, à savoir fougue et espièglerie. L'association qui l'avait prit en charge c'était très tôt chargé de son éducation et il était très obéissant. Le seul problème qu'ils n'avaient jamais réussi à régler, était son incapacité à rester seul. Alors là, il devenait vraiment destructeur mais surtout bruyant. Il hurlait à la mort si on le laissait seul.

C'était par Madame Cope que Paul avait entendu parler de Biers, sa fille était bénévole pour l'association et s'inquiétait réellement pour l'avenir de ce jeune chien. Nous étions, entre guillemet, son dernier espoir pour finir sa vie avec une famille et non derrière les barreaux d'une cage. Paul avait alors monté le plan sauvetage Biers/faisons plaisir à Bella. Et ça avait été une réussite.

« Les garçons, il est l'heure pour Biers de partir ! » S'exclama Madame Cope.

Ils tournèrent tous leurs têtes vers nous. Madame Cope affichait décidément cette attitude entre la maîtresse d'école et la grand-mère gâteau. C'était adorable. Biers fondit sur moi quand il me repéra alors que je l'interpellai. Il se colla à moi pour que je puisse le câliner, ce que je m'appliquai à faire avec plaisir.

« Vous vous êtes bien amusé ? » Roucoula-t-elle.

Les employés de Paul lui offrirent tous une réponse avec des sourires et des attitudes remplis de douceur. Betty Cope était devenue rapidement la mascotte de l'entreprise. C'était charmant de voir des grands gaillards à l'attitude bourrue être aussi mignon que des chatons quand cette petite mamie de soixante-dix ans était là.

« Sa laisse, Miss Bella. » Me dit Brady en me tendant l'objet.

« Merci, Brady. » Dis-je en l'attrapant et en l'attachant au harnais. « On y va ? » Demandai-je en l'incitant à avancer pour entrer à nouveau dans le bâtiment.

Paul était toujours avec Jared qui lui montrait des infos dans le dossier que ce dernier avait en mains quand il était entré dans la pièce plus tôt. Leah entra au même moment par l'entrée principale.

« Coucou sœurette ! » S'exclama-t-elle en me déposant un baiser sur la joue. « Comment va mon neveu préféré ? » Roucoula-t-elle en caressant Biers.

« Donc Leah Black a un cœur. » Ricana Brady.

« La ferme, Brady ou je demande à Biers de te manger tes bijoux de famille qui ne te servent pas à grand chose. » Répondit-elle froidement.

« Biers ne fera rien du tout. » Répondis-je. « Et Brady va être un gentil garçon, n'est ce pas ? Surtout que j'ai trouvé un nouveau livre qui pourrait servir à Leah.»

Brady blanchit apparemment il se souvenait de ma petite blague faite quelques mois plus tôt sur le livre des poisons indétectables. Les autres employés ricanèrent face à la panique du jeune homme.

« Tu deviens vraiment aussi méchante que Paul. » Gloussa Leah.

Je levai les yeux au ciel avant de tomber dans le regard que mon Paul me portait. Il était amusé et n'avait absolument pas manqué un mot de notre petite scène.

« Bref, Biers et moi allons y aller ! Travaillez bien et soyez prudent. » Déclarai-je, ce qui donna le signale à tout le monde de commencer la journée de travail. « Merci encore d'avoir gardé Biers, Madame Cope. »

« C'était un plaisir, ma douce. » Roucoula-t-elle en caressant un Biers heureux.

J'embrassai la joue de Leah avant de partir en direction de ma voiture avec mon chien.

« Donc pas d'au revoir pour moi ? » Râla Jared.

« Qu'est ce que j'ai en échange ? » Gloussai-je en lui lançant un clin d'œil. « Amuse toi bien avec tes crayons de couleur, Jared ! » M'écriai-je, le faisant râler.

Je prenais un malin plaisir à utiliser les clichés sur les architectes pour le faire enrager. C'était Kim qui m'avait donné l'astuce et j'en profitais dès que je le pouvais.

« Ta femme est vraiment méchante, aujourd'hui. » Bouda Jared.

« Tu as vu, ça ? » Demanda Paul ravi en me rejoignant.

Il m'ouvrit la porte pour m'inciter à sortir. J'entendis Leah se demander une nouvelle fois, si c'était une bonne idée de m'avoir encouragée à fréquenter Paul. Il ouvrit le coffre et incita Biers à monter dedans. Celui-ci se plaça directement sur le panier que j'allais mettre à la librairie pour lui. Au moins, j'étais sûre qu'il l'appréciait. Paul m'accompagna jusqu'à ma portière, avant de m'embrasser une dernière fois alors que je venais de m'installer au volant.

« Préviens moi quand tu es arrivée à la librairie. » Murmura-t-il contre mes lèvres.

« D'accord, à ce soir. »

« Je t'aime, bébé. » Déclara-t-il avant de fermer ma portière.

Un petit frisson de plaisir remonta le long de mon dos sous ses mots. Je lui articulai ma réponse avant de lui lancer un petit signe de la main et de me mettre en route. Par chance, je trouvai une place en face de la librairie. Ce qui m'arrangeait bien pour transporter les affaires de Biers à l'intérieur. Il me fallut deux voyages pour tout transporter, chien comprit. Je l'avais laissé à l'intérieur de la librairie alors qu'il était occupé à renifler toutes les odeurs. Même si je n'ouvrais pas avant deux petites heures, j'en profitais pour ouvrir les stores et faire entrer le maximum de lumière dans le magasin.

J'installai rapidement ses affaires ainsi que les miennes dans la réserve. Son énorme panier prit place à côté de la porte de secours. Il s'y installa directement après avoir repéré son bol d'eau dans l'espace cuisine, mais surtout son doudou que j'avais posé dans le panier. Car ce chien avait un doudou, tel un bébé, mais il avait surtout l'attitude la plus adorable avec lui. J'envoyai rapidement une photo de Biers, partit au pays des rêves, à Paul avant de me mettre au travail.

La nouvelle de l'arrivée de Biers dans notre vie avait elle aussi fait rapidement le tour de la ville et mes clients avaient tous été enchanté de le rencontrer. Biers avait quand à lui peu quitté mes côtés et donc la réserve. Il agissait véritablement comme un gardien. Il s'assurait toujours de m'avoir dans son visuel. J'étais impressionnée par son attitude de protecteur. Il fallait croire que ce chien était la réincarnation de Paul.

« C'est moi ! » Hurla la voix de Riley en entrant en trombe dans la librairie.

« Je suppose que tu as passé une bonne journée ? » Demandai-je alors que j'avais le droit à un câlin qui me coupa le souffle.

Il me lâcha rapidement avant de partir saluer Biers. Paul entra à son tour, tenant dans ses mains un paquet qui venait directement du café d'Emily. Il tenait donc son engagement à me fournir le goûter. Il en profita pour me voler un baiser avant de déposer le paquet sur le comptoir dans le coin cuisine. Riley lâcha Biers pour s'installer sur l'un des tabouret pour manger son goûter, non sans s'être lavé les mains avant. Je m'installai contre le chambrant de la porte pour les regarder faire. Riley aidait volontier Paul à sortir ce qu'ils avaient acheté un peu plus tôt.

« Alors cette journée ? » Demandai-je.

Il me raconta alors en détails ce qu'il avait fait aujourd'hui, mais aussi les nouveaux copains et copines qu'il venait de se faire. Le tout en mangeant régulièrement son brownie. Il pouvait dire ce qu'il voulait mais ce gamin était aussi accros au chocolat que moi. J'en profitais pour manger ma part aussi. Paul était clairement amusé par l'attitude de mon petit frère. Je me doutai qu'il avait déjà dû lui servir, avec le même enthousiasme, son compte rendu.

« Des devoirs ? »

« Yep ! Mais Paul a dit qu'il m'aiderait comme c'est des math... »

« Ça veut dire quoi, ça ? »

« Que tu n'es pas très forte pour les math ! » Ricana Riley.

« Ta méchanceté nous contamine tous, Lahote. » Lui lançai-je avec un regard mauvais.

« Tu adores ma méchanceté, bébé. » Ricana Paul en m'enlaçant.

« D'accord, c'est officiel ! Biers est le seul amour de ma vie. » Annonçai-je.

Riley cachait son amusement derrière sa main alors que Paul faisait semblant de râler et moi de bouder. Ils finirent par me quitter pour rentrer à la maison. Paul s'était arrangé pour terminer plus tôt et donc s'occuper de Riley. Ça ne sera pas comme ça toute la semaine puisque la plupart du temps Maggie sera là et donc je pourrais rentrer, mais le lundi était la journée où elle était en cours, du matin jusqu'au soir. Donc Paul était le seul capitaine à bord. Et puis lui qui disait que ça lui ferait de l'entraînement, il allait être servi.

Biers resta avec moi et m'aida à faire la fermeture de la librairie. J'étais contente de pouvoir rentrer à la maison et donc de les retrouver. Ma journée avait été productive et satisfaisante, j'aimai vraiment passer des journées comme ça. Quand, j'entrai dans la maison le rire de Riley raisonna ainsi que la voix de Phil. Celui-ci nous avait prévenu qu'il comptait appeler tous les soirs pour voir comment ça s'était passé.

« Bonsoir, bonsoir. » M'annonçai-je alors que Biers fonçait déjà droit vers Riley.

« Oh non, Bella est là ! » S'écria Riley. « Vite nettoyons toutes nos preuves. »

« Tu as raison, elle ne doit pas savoir que nous avons mangé son chocolat. »

« Alors, tu l'entraînes aussi là dedans. » Râlai-je en les regardant rire devant l'ordinateur. « Salut Phil ! Aides moi, je ne vais pas survivre à un mois avec les deux. » Suppliai-je en les rejoignant.

« Mais si tu peux, ma grande ! Et puis si tu résistes à ça, tu peux résister à tout ! » Rigola Phil.

« Je pense que je vais avoir besoin d'au moins dix mois de vacances seule, après ça. » Annonçai-je en m'affalant sur un des tabourets.

Le rire de Riley s'intensifia alors que le torse de Paul se collait à moi.

« Interdiction de partir loin de moi. » Grogna-t-il.

« Bon alors, je vais noyer ma douleur dans le vin. » Soupirai-je.

« Tu vas réussir, Bella. En attendant, je vais vous laisser. J'ai un dîner ce soir avec le gratin du club. »

« Oh, un Phil en costume ! Photo ! » Exigeai-je.

« Tu rêves ! »

« Allez, au moins ça me remontera le morale. J'adore quand tu te déguises en pingouin. »

« Même pas en rêve, gamine. »

« Vous êtes tous méchant avec moi, aujourd'hui. » Chouinai-je en croisant mes bras devant ma poitrine.

« C'est ça. » Accorda Phil en rigolant.

Je me doutais qu'il avait du être mit au courant des petites manigances de Paul/Riley. Malgré moi, j'éclatai de rire. C'était impossible de bouder face à la bonne humeur ambiante. Phil finit par nous laisser alors que nous allions nous aussi manger. Riley était celui qui avait décidé de cuisiner. Paul et lui étaient passés au supermarché pour faire les courses de la semaine, mais aussi du soir. Riley me raconta en détail l'attitude des personnes dans le supermarché et notamment du nombre de femme qui étaient venues à eux pensant que mon Paul était un père célibataire. J'avais clairement boudé en apprenant ça, mais surtout j'avais fait la promesse de ne plus les laisser faire les magasins sans moi.

Riley avait finit par aller se coucher, épuisé de sa première journée. J'avais nettoyé la cuisine et préparé son déjeuner pour le lendemain avant de le rejoindre pour lire une histoire avec lui. Ce n'était plus moi qui lissais les histoires, mais lui qui le faisait pour moi. Ce qui me prouvait une nouvelle fois que mon Riley n'était plus le petit bébé dont j'avais prit soin dès sa naissance.

« Bella ? » M'interpella-t-il alors que j'allais quitter la pièce.

« Oui ? »

« Je... Je suis vraiment content d'être ici. »

« Moi aussi, Riley. » Avouai-je en me réinstallant à côté de lui sur son lit.

« J'avais un peu peur, mais Paul est cool en vrai. »

« C'est vrai. »

« J'aimerais bien que papa trouve quelqu'un à aimer. Un peu comme toi et Paul. »

« Oh, Riley. » Murmurai-je en lui embrassant le front. « Un jour, champion, il trouvera la bonne personne pour lui. Ne t'en fait pas. Le plus important, c'est que tu restes comme tu es, car je suis sûre qu'elle tombera raide dingue de toi en premier. »

« Normal, je suis adorable. »

« C'est ça. » Gloussai-je. « Je t'aime, mon trésor. »

« Je t'aime aussi, mon joyau. » Dit-il en embrassant ma joue.

Je me relevai avant de quitter la pièce. Sa lampe de chevet s'éteignit alors que je fermai la porte de sa chambre. Je rejoignis Paul qui m'attendait dans le salon. Il était peut-être tard pour Riley, mais ce n'était pas le cas pour nous. Il m'attendait sur le canapé devant la diffusion d'un match de je-ne-sais-quel-sport. Je me blottis contre lui, non sans avoir prit un plaid au passage pour m'enrouler dedans. Ses bras m'entourèrent alors que je profitai de sa chaleur et de son odeur dont j'étais accro.

J'avais toujours râlé de voir mon père devant la télé à regarder des matchs, mais avec Paul je m'en moquai complètement tant que je pouvais me servir de lui comme matelas et coussin officiels. Ses mains se faufilèrent sous le plaid pour atteindre ma peau. Il me caressa distraitement la peau avant qu'une de ses mains décida de déboutonner mon jean.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Marmonnai-je.

« Ta punition pour ce matin. »

« Qui consiste ? »

Il ne répondit pas, mais à la place sa main passa la barrière de ma culotte pour atteindre mon clitoris qu'il commença à titiller. Je poussai un soupir sous la sensation et sentis que je commençais à mouiller. De toute façon, il ne fallait quasiment rien pour que j'ai envie de lui. Son pouce jouait avec mon bouton alors que ses doigts me pénétraient. Et le fait de n'avoir que peu d'espace pour le faire m'excitait encore plus. Je me sentis venir rapidement, ma respiration s'intensifia, j'étais sur le point de jouir quand il arrêta tout et retira sa main.

« Non, Paul, s'il te plaît. » Gémis-je sous le manque.

« Pas tout de suite. »

« Paul. » Protestai-je.

Il se leva et s'éloigna de moi.

« C'est très méchant, ça. »

Il ricana en allant vers la cuisine, je le regardai se laver les mains et prendre une bière au frigo avant de se réinstaller dans le canapé, mais loin de moi. Si il voulait jouer à ça, j'allai faire la même chose que lui. Je me dépatouillai des couvertures avant de me lever, de refermer rapidement mon jean et de quitter la pièce.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Me demanda-t-il.

Je ne répondis pas, à la place je montais vers la chambre. Je me déshabillai dans la salle de bain et déposai mes vêtements dans le panier à linge pour finalement rejoindre le lit nue. Où je m'y installai pour finir ce qu'il avait commencé. J'allai finalement exécuté ma petite vengeance.

« Tu vas me tuer. » Déclara-t-il alors que mes hanches roulaient à l'approche de l'orgasme qui grossissait en moi.

Ses doigts et sa bouche remplacèrent rapidement ma propre main. Mes cuisses étaient largement ouvertes et mes jambes sur ses épaules. Je profitai de sa bouche qui était un véritable miracle sur Terre. Ma main se plaqua contre ma bouche pour m'empêcher de crier son prénom alors qu'il m'offrait un orgasme du tonnerre. Il s'empala rapidement en moi avant de nous faire changer de position. Je me retrouvais au dessus de lui le chevauchant alors que sa bouche prenait possession de mes seins.

Le double orgasme était devenu rapidement facile à atteindre. Cependant ça restait toujours aussi bon, satisfaisant et épuisant. Je me sentis jouir une nouvelle fois alors que ses hanches me pilonnaient encore. Ses mains avaient saisit mes hanches, ils les manipulaient facilement et avec force pour imprimer le mouvement. Je sentis une troisième vague brûlante partir de mon bas ventre pour s'étendre dans tout mon corps. Je plaquai ma bouche contre son torse pour retenir mon cri alors que je jouissais pour le troisième fois, en même temps que lui.

J'étais incapable de bouger, mon cœur battait tellement vite que j'avais l'impression qu'il allait quitter mon corps à tout moment. Ma respiration était haletante, mais surtout mes membres étaient semblables à de la guimauve. Il avait finalement réussit à faire ce dont il rêvait de faire depuis un moment. J'étais complètement affalée sur lui, incapable de bouger. Ses mains caressaient mes fesses, mon épiderme se hérissait à intervalle régulier. Avec un sacré effort, je relevai la tête pour le regarder. Il était clairement fier de lui et une lueur de satisfaction brillait dans ses yeux.

« Tu es fier de toi, hein ? » Articulai-je avec difficultés.

« Carrément. »

Je grognai avant d'enfouir ma tête contre son torse, son rire raisonna autour de moi. Involontairement mon sourire s'agrandit.

« Si je suis incapable de marcher demain, tu vas me le payer. »

« On peut dire que j'ai gagné, non ? » Fanfaronna-t-il.

« Je te déteste, Paul Lahote. » Grognai-je.