Pour les notes se référer au prologue.
Je dédie cette histoire à Julie et Nathanaël.
~Chapitre 11 ~
Les Secrets de La Lórien.
Quinze jours plus tard, ils chevauchaient le long de l'Anduin, le temps était clément et aucun problème ne s'était produit lors de leur passage dans la Montagne. Gabrielle était toujours en compagnie d'Haldir sur son cheval, là elle tenait les rênes, ayant obtenu cette autorisation après de dures négociations qui avait durées deux jours !
Les deux semaines qui venaient de s'écouler s'étaient dans l'ensemble bien passées. Certes Gabrielle avait toujours ses cauchemars, mais il lui semblait qu'ils étaient plus supportables. La présence d'Haldir à ses côtés chaque nuit devait y contribuer. En effet, le Gardien avait pris cette habitude depuis le soir d'avant leur ascension, et depuis, chaque nuit, il l'entourait de ses bras protecteurs. Par contre, il n'avait pas réussi à lui faire parler plus de ses parents et ne voulait pas forcer les choses. Il s'était donc contenté de répondre à ses questions sur la Lórien et leurs habitudes, à parler des Souverains et de son rôle.
Il découvrit une Gabrielle attentive et curieuse mais aussi rieuse et espiègle. En effet, un certain souvenir risquait d'avoir une belle place dans sa mémoire pour les prochains mois !
Un soir de repos, ils avaient pu tous constater à quel point Gabrielle pouvait être totalement différente de l'image qu'elle offrait habituellement. Une bataille d'eau l'avait prouvé et lui s'était d'ailleurs retrouvé complètement trempé sous les rires d'une Gabrielle qu'on ne pouvait plus arrêter. C'est dans ces moments-là qu'il voyait en elle une elfine d'à peine 1000 ans.
« Haldir ? »
Il sortit de ses pensées.
« Oui Gabrielle ? »
Un silence suivit la réponse et, quand elle reprit, sa voix tremblait un peu.
« Comment savoir si je suis la bienvenue ? Après tout, mon père et elle étaient fâchés. »
Haldir posa ses yeux sur Gabrielle.
« Ainsi, c'est ça qui vous traquasse depuis quelques jours ?
- Oui. Je ne peux m'empêcher de ressentir de la crainte envers tout ça, et je ne sais pas vers quoi je me tourne. Je déteste l'incertitude. »
Haldir posa ses mains sur celles de Gabrielle, elle ne refusait plus le contact avec lui, à présent en confiance à ses côtés.
« La Dame ne fait jamais rien sans raison et, je suis certain que quoi qu'il se soit passé avec elle, cela ne vous regarde pas. C'était entre elle et votre père, elle ne vous connaît pas donc, elle n'a aucune raison de vous en vouloir sur quoi que ce soit. Ayez confiance.»
Soudain les chevaux stoppèrent. Les jumeaux vinrent se placer près d'Haldir. Gabrielle releva la tête et découvrit face à elle une immense étendue de forêt avec en son cœur un endroit plus élevé que les autres.
Elle fut subjuguée par la vision qui s'offrait à elle. Haldir descendit de cheval et l'invita à en faire de même. Une fois au sol, elle s'avança doucement sous les yeux de ses compagnons. Et Haldir déclama avec emphase :
« Les Bois de la Lothlorièn. Avec en son cœur Caras Galadhon, joyau du monde elfique sur terre, demeure du Seigneur Celeborn et de la Dame Galadriel, Seigneurs de la Lórien. »
Il se plaça à ses côtés et sourit quand il entendit :
« Magnifique. »
oO§Oo
Au cœur de la cité des Galadhrims, la Dame Galadriel sortait d'un talan qu'elle venait elle-même de réaménager. Son visage reflétait une immense sagesse acquise tout au long de ses dernières années de vie sur cette terre. Elle s'éloigna pour rejoindre un des balcons qui jalonnait la demeure elfique des souverains. Elle fut bientôt rejointe par son époux qui l'enlaça par la taille avec tendresse, profitant d'être seul avec elle pour avoir ce geste intime :
« Vous semblez soucieuse mon amie. »
Elle ne détourna pas son regard de l'endroit qu'elle fixait.
« Pas soucieuse, disons juste anxieuse. Ils ne sont plus très loin, je le sens. Comment réagira-t-elle ? »
Cette fois, Galadriel se tourna vers son époux et plongea son regard dans le sien.
« Ni toi, ni moi ne pouvons prédire sa réaction. Laisse faire le temps, elle doit être aussi anxieuse que toi, si ce n'est plus.
- Tu as sans doute raison. »
Celeborn observa son épouse et demanda :
« L'as-tu conservée ? Cette missive d'Aradan qu'il t'a envoyée avant les tragiques événements. »
Galadriel hocha la tête et sortit de sa robe une missive un peu jaunie par le temps. Tous deux se regardèrent.
« Quoi qu'elle contienne, je crains qu'elle ne fasse plus de mal que de bien. » Murmura Galadriel.
Celeborn prit une des mains de son épouse, elle baissa ses yeux bleus sur la missive. Le vent joua avec ses cheveux blonds. Alors dans un mouvement qu'il ne se permettait qu'en privé, le Seigneur prit sa dame dans ses bras et la serra.
« Quoi qu'il arrive, c'est désormais à nous de lui montrer le chemin que notre fils voulait qu'elle prenne. »
Ils restèrent ainsi pendant un petit moment et, c'est ensemble qu'ils quittèrent ce balcon en direction de leur demeure.
oO§Oo
La petite troupe de compagnons allait s'apprêter à reprendre la route quand Gabrielle se tourna vers Haldir.
« Combien de temps pour atteindre le cœur de la cité ? »
Il tourna vers elle ses prunelles grises :
« Nous y serons ce soir si nous continuons à ce rythme. »
Gabrielle baissa la tête soudain, gênée. Haldir fut surpris, il se rapprocha d'elle et lui releva le menton avec douceur.
« Que se passe-t-il ?
- Vous allez me trouver stupide… »
Il fut surpris de cette réponse.
« Dites toujours et j'en jugerai par moi-même. »
Elle murmura alors :
« C'est que je souhaiterais être dans une tenue convenable, là je ne me trouve pas présentable. »
Haldir fut surpris mais eut un sourire. Il détailla la tenue de Gabrielle qui avait, c'est un fait, souffert du voyage.
« Il y a un petit cours d'eau derrière ces arbres, prenez votre temps. »
Il lui adressa un clin d'œil et elle lui répondit avec un sourire franc. Elle se dépêcha d'aller prendre ses affaires et se dirigea vers le cours d'eau. Là elle s'installa. Elle ouvrit son sac et y farfouilla. Elle en ressortit une robe et une nouvelle cape. Elle enleva l'autre, sortit sa brosse et commença à coiffer sa chevelure qu'elle parvint enfin à attacher de façon correcte, dégageant ainsi son visage. Puis, elle se leva et entreprit d'ôter ses vêtements trop sales à son goût. Elle commença à déboutonner sa tunique quand quelque chose attira son regard sur l'autre rive. Une silhouette s'y trouvait, une silhouette qu'elle ne connaissait que trop. Ses mains lâchèrent la serviette qu'elle tenait, elle s'approcha de l'eau comme pour se rapprocher d'elle. Elle tendit la main.
« C'est impossible… » Murmura-t-elle.
La silhouette, en face d'elle, ne bougeait pas, elle la fixait simplement. Pas totalement consciente de ce qu'il se passait, Gabrielle s'enfonça au fil de l'eau voulant atteindre cette silhouette tant aimée, la main toujours tendue vers elle.
« Ada… »
Elle avait de l'eau jusqu'à la taille à présent, elle continuait à avancer la main tendue et son esprit totalement perdu. Elle n'était plus consciente de ce qui était réel ou pas. Bien que son esprit lui fît comprendre que cette vision était impossible, son cœur lui disait le contraire et quelque chose la faisait avancer encore.
A l'endroit où il s'était arrêté, Haldir était en discussion avec les jumeaux d'Elrond. Pourtant il s'arrêta net, pressentant quelque chose. Il tourna brusquement la tête en direction de là où Gabrielle avait disparu quelques minutes auparavant.
« Haldir ? Un problème ? »
Il se tourna vers Elladan soucieux.
« Un mauvais pressentiment… Très mauvais… »
Il se tourna de nouveau et se décida d'aller vers la clairière. A grande enjambée, il arriva au rebord de la rivière, là il vit au sol les affaires de Gabrielle, la robe, la brosse à cheveux, la serviette. Il se baissa et prit la serviette scrutant les alentours quand ses yeux lui montrèrent une masse de cheveux à la surface de l'eau, lâchant la serviette, il se précipita à l'intérieur non sans avoir appelé ses compagnons :
« ELLADAN ! ELROHIR ! »
Ces derniers accompagnés des autres gardes arrivèrent au moment où Haldir atteignit Gabrielle. Il l'attrapa par le haut de sa tunique et la fit remonter à la surface. Elle cracha de l'eau alors qu'il la ramenait sur la rive. Elladan vint l'aider pendant que son jumeau avec l'aide des autres avait allumé un feu pour les réchauffer car le Cours d'Argent avait pour réputation d'avoir ses eaux fraîches. Sur les rives, il porta Gabrielle près du feu, Elladan lui tendit une des capes alors que l'un des Gardiens était allé chercher les couvertures. Haldir enveloppa Gabrielle qui avait clos ses yeux.
« Par tous les Valars qu'est-ce qui vous a pris ! Gabrielle, ouvrez les yeux ! Qu'est-ce qui vous a pris ? »
Il saisit une des couvertures qu'on lui tendait et la posa sur elle. A ce moment-là, elle rouvrit les yeux et tourna la tête vers la rive où elle avait vu cette silhouette. D'une voix faible, elle murmura :
« Il était là-bas… Je l'ai vu il était là. »
Haldir qui la frictionnait pour ne pas qu'elle attrape froid releva les yeux en direction de la rive mais ne vit rien.
« Il n'y a personne là-bas. Personne…
- Ce n'est pas possible… »
Elle se redressa alors qu'Haldir lui frictionnait toujours le dos.
« Restez calme ! Ne bougez pas ! Sa voix était plus dure.
- Je vous assure, il était là, je l'ai vu ! Il était sur la rive ! »
A présent sa voix était étranglée par des sanglots, Elrohir s'agenouilla en face d'elle et lui prit les mains.
« Gabrielle, il n'y a personne. Personne n'est sur la rive. »
Mais cette vision l'avait chamboulée plus que ce qu'ils pouvaient tous imaginer. Elle retira ses mains brusquement et se défit des mains d'Haldir en rejetant les couvertures qui avaient été déposées sur elle. Elle se redressa d'un mouvement rapide qui étonna le gardien. Elle se dirigea de nouveau vers l'eau, scrutant la rive où elle ne voyait plus personne.
« Il était là… »
Elle s'apprêtait à entrer de nouveau dans l'eau mais en fut empêchée par deux bras qui la retinrent.
« Gabrielle ! Personne n'est sur la rive ! »
Elle tressaillit, ses yeux verts étaient totalement perdus. Haldir se mit devant elle, un frisson la parcourut et elle baissa les yeux face à son regard si dur.
« Vous êtes frigorifiée. Je ne sais pas ce que vous avez vu mais ce n'était pas réel, venez. »
D'un geste qui n'admettait aucune objection, il la mena vers le feu. Il l'assit avec autorité, elle était perdue et ne savait plus quoi penser, pourtant c'était bien sa silhouette.
« Gabrielle, il faut que vous ôtiez ces vêtements trempés, sinon vous risquez d'attraper la mort. Gabrielle ? »
Elle ne répondit rien, fixant les flammes d'un regard vague, perdue. Elladan s'était approché d'eux avec la robe de Gabrielle et des serviettes.
« Je vais m'en occuper Haldir. »
Ce dernier acquiesça et par respect se leva et demanda à ses compagnons de se retirer le temps qu'Elladan s'en occupe. Elrohir le força à aller lui aussi se changer.
« Mais qu'est-ce qui lui a pris ? »
De son côté, Elladan avait entrepris de changer Gabrielle qui ne réagissait pas. Il lui parlait d'une voix douce, dans sa langue natale afin de la rassurer, il doutait cependant qu'elle fût consciente de ce qui se passait. Il lui ôta sa tunique par respect pour elle toutefois, il lui laissa la chemise qu'elle portait en dessous. Il enveloppa le haut de son corps dans une couverture mais, à ce moment-là, il remarqua les cicatrices qu'elle avait sur le haut des bras. Intrigué, il suivit l'une d'entre elle qui semblait prendre fin dans le dos de Gabrielle. Il secoua la tête et continua à la déshabiller, lui laissant simplement les vêtements qu'elle portait à même la peau. Tant qu'ils ne seraient pas secs, il ne pourrait pas la rhabiller. Il l'enveloppa encore mieux et la coucha simplement près du feu, la tête reposant sur une cape qu'il avait roulée. Le regard de Gabrielle était toujours fixe, sans réaction.
« Je l'ai vu… Répéta t-elle.
- Qui ? Demanda doucement Elladan, alors qu'Haldir revenait avec les autres.
- Ada… Il était là… Sur la rive. »
Elle ferma les yeux et enfin Haldir crut comprendre. Il soupira et s'assit à ses côtés, il lui murmura alors :
« La Lórien est un endroit empli de la magie de la Dame. C'est un endroit particulier. Vous avez simplement vu ce que votre cœur désirait et ce n'était pas réel. Votre père n'est plus de ce monde Gabrielle, ça c'est réel. »
Il caressa ses cheveux humides et se tourna vers un de ses compagnons.
« Hayden ? »
L'interpellé s'approcha de son maître.
« Prenez votre cheval et allez à la cité, informez les seigneurs de ce qui s'est passé. Qu'ils ne nous attendent pas avant demain soir. Nous resterons ici pour la nuit. »
L'elfe s'inclina et partit rapidement. Haldir s'installa près de Gabrielle et accepta la tasse fumante que lui offrait Elrohir. Le silence s'installa sur la petite troupe, juste entrecoupé par la respiration de Gabrielle qui avait sombré dans le sommeil.
Elle s'éveilla quelques heures plus tard, se redressant elle vit Haldir somnolant à ses côtés. Les jumeaux étaient couchés et eux aussi dormaient tout comme les autres compagnons. Elle remarqua alors qu'elle ne portait plus ses vêtements et qu'elle était enveloppée de façon chaude. Perplexe, elle essaya de se souvenir. Les images lui revinrent aisément ainsi que les dernières paroles d'Haldir qu'elle avait entendues. Elle secoua la tête et se leva, prenant au passage sa robe. Elle l'enfila un peu plus loin et s'installa près de la rivière regardant l'autre rive. Elle tressaillit quand elle sentit quelque chose se placer sur ses épaules.
« Vous allez attraper froid. »
Levant les yeux, elle rencontra le regard gris d'Haldir qui s'assit à ses côtés.
« Merci. »
Il hocha la tête.
« Nous sommes aux Frontières de la Lórien. La magie de la Dame se sent déjà, ce qui explique sans doute votre vision de tout à l'heure. »
Gabrielle frissonna, elle remonta la couverture sur ses épaules. Elle conserva néanmoins le silence, regardant la rive où la silhouette de son père était apparue. Haldir tourna la tête et vit une larme descendre le long de sa joue pâle. Sans ajouter un mot, il passa juste un bras autour de ses épaules. A ce geste Gabrielle répondit en se blottissant contre lui.
« Je voudrais qu'ils soient là. Je voudrais qu'ils sachent que j'ai essayé. »
Il lui caressa ses cheveux.
« Calmez-vous, ils le savent. De là où ils sont, ils veillent sur vous.»
Il ne rajouta rien et elle non plus, elle finit par se rendormir sur ses genoux, bercée par un chant qu'il fredonnait. Il s'arrêta et la regarda.
« Qu'est-ce que tu es donc en train de faire de moi ? » Murmura-t-il avant de fermer à son tour ses yeux.
Le jour pointa ses rayons et, doucement, Haldir réveilla Gabrielle. Elle ouvrit ses prunelles émeraude et rencontra les iris gris du Gardien.
« Bonjour Demoiselle, le soleil est déjà levé, il nous faut repartir si nous voulons atteindre le cœur de la cité avant ce soir. »
Elle se redressa. Il l'aida à se lever, elle défroissa sa robe et passa sa main dans ses cheveux. Hochant la tête, elle alla vers l'endroit où étaient ses affaires, prit sa brosse, détacha totalement sa chevelure brune et la peigna rapidement. Elle remit la brosse dans son sac et remarqua que les affaires qu'elle portait la veille y étaient déjà rangées. Elladan s'approcha d'elle et fit :
« C'est moi qui ai rangé tes vêtements. Je prends ton sac pour l'accrocher. »
Il se baissa et le prit. Elle sentit alors quelque chose se déposer sur ses épaules. Elle se retourna et vit Elrohir déposer une cape d'un vert foncé.
« Après ta baignade reste couverte, on ne sait jamais. »
Elle le remercia d'un hochement de tête et se tourna vers Haldir qui s'approchait d'elle.
« Nous sommes partis ?
- Oui… » Furent les premier mots qu'elle murmura.
Il l'aida à monter sur son cheval et y grimpa à son tour. Puis c'est d'un pas lent qu'ils se dirigèrent vers les Bois de la Lórien.
Gabrielle vit ces bois se rapprocher. Elle réalisa alors qu'elle allait devoir vivre dans une forêt.
Une forêt.
A cette pensée, elle se raidit.
Haldir le sentit. Ne comprenant pas, il se contenta de lui prendre une de ses mains et de la serrer.
« C'est la Forêt… Je vais vivre dans la Forêt. »
Sa voix était anxieuse.
« Oui, mais vous n'êtes pas seule. Courage demoiselle. »
Il se mit à lui parler doucement de la Lórien et de ses habitants, ainsi il la divertit et la tira de ses pensées.
La journée passa, ils pénétrèrent dans les Bois, Gabrielle ressentait aisément la magie ainsi qu'une autre présence. Une voix résonna dans sa tête :
*Bienvenue jeune Gabrielle, fille d'Aradan… Sois la Bienvenue ici, chez toi. *
Elle tressaillit, Haldir demanda :
« Que se passe-t-il ?
- Cette voix… »
Il comprit sans plus de mot. Il se contenta de répondre simplement :
« La Dame Galadriel vous souhaite simplement la bienvenue. »
Elle se tourna vers lui et aperçut un sourire sur ses lèvres.
« Regardez, ils viennent même à notre rencontre. »
Elle se retourna et vit devant elle deux montures d'un blanc éclatant, ils semblaient être entourés d'une sorte d'aura. Les compagnons stoppèrent leurs chevaux et les silhouettes des souverains se dessinèrent nettement devant leurs yeux.
Gabrielle les regarda, emplie d'une sorte de crainte. Elle baissa les yeux alors que Galadriel eut un doux sourire :
« Bienvenue chez toi mon enfant. »
