1er janvier
Adrien se réveilla plein d'énergie vers 9h du matin malgré qu'il ait dormit moins de six heures. Il sentait encore la pression des lèvres si passionnée de sa partenaire sur les siennes et il avait envie de sauter au plafond.
Il ne se sentait pas coupable d'avoir embrasser les deux filles même si ce n'était pas son intention de départ. C'était arrivée et la vie était très belle. Il avait des sentiments pour deux filles qui lui retournaient ses sentiments et pour la première fois depuis des années, Adrien se sentait comblé.
Aimé
Quel sentiment merveilleux!
Il mit de la musique passa à la cuisine faire du café sur la grosse machine perfectionnée de son père et de son assistante. Encore une tricherie qu'il ferait à son régime. Mais il n'était plus à ça près. Il commença ensuite le rangement de sa chambre en sifflotant.
Il mit de l'ordre dans son walk-in et replaça ses trophées sur leur tablettes, ils étaient un peu abîmés lorsqu'on y regardait d'un peu plus près mais cela importait peu à Adrien. Il n'avait fait ces compétitions que pour plaire à son père et laissait les trophées exposés pour la même raison. Pour le peu que cela fonctionnait...
Qu'importe, aujourd'hui était une journée magnifique et remplie de rêves qui se réaliseraient.
C'était un joli matin de janvier ensoleillé et Adrien aimait bien faire le ménage ça le détendait.
Il fit également la salle de bain même si elle n'avait pas été vandalisée mais une fois qu'il eut terminé de ramener tous les jeux sur la mezzanine, il n'avait toujours pas eu de nouvelle de Marinette.
Il passa à la cuisine et lui servit un café à elle aussi et un assortiment de danoises. Il mit le tout sur un plateau avec un poinsettia que le cuisinier avait laissé à la cuisine avant de partir en vacance. Il frappa ensuite à la porte de la chambre des invités mais ne reçu aucune réponse.
Une pointe d'inquiétude l'étreignit. Il était plus de 10h et Marinette s'était couchée tôt. Il n'avait plus eu de contact avec elle depuis le dîner de la veille. Et s'il lui était arrivé quelque chose? Et si elle était partie? Il aurait tellement dû prendre le temps de venir voir si tout allait bien avant de se mettre lui-même au lit!
Adrien entra et trouva le lit défait et les rideaux toujours fermés, plongeant la pièce dans la pénombre. Il remarqua donc immédiatement la lumière filtrant sous la porte de la salle de bain entrouverte.
Il déposa le plateau sur une commode et frappa doucement au montant de bois. «Marinette, tu vas bien?» appela-t-il.
«Hum, euh, oui-oui.» fit-elle incertaine en ajustant sa voix pour en effacer les grognements.
«Je t'ai apporté du café.» lui apprit-il. Mais il n'eut pas de réponse immédiatement et l'appela encore en ouvrant un peu plus la porte, juste quelque degré, encore vaguement inquiet. S'était-elle endormie dans son bain?
Il n'eut vraiment pas le temps de rien voir avant qu'elle ne soit couverte d'une serviette qu'elle avait attrapée, mais la jeune femme furieuse se fâcha et lui lança ce qu'elle avait sous la main. ...soit sa petite culotte.
Adrien se la prit dans la figure juste avant de reculer derrière le battant.
Il éclata de rire en découvrant l'objet. «Je voulais juste savoir si tu allais bien.»
Pour toute réponse, il reçu un grognement exaspéré qui le fit sourire d'autant plus. «Je laisse ton sous-vêtement sur la poignée. Mais, tu pourrais peut-être prendre le temps de te détendre dans un bon bain avec un bon café chaud avant de descendre m'aider à la cuisine.
Quand un nouveau grognement encore plus exaspéré sortie de la salle de bain, il ouvrit en grand les toiles pour laisser entrer la lumière et ne put s'empêcher de taquiner davantage.
«Il fait un temps magnifique dehors. À plus tard, mon petit soleil!»
Adrien repartie terminer de laver le sol de sa chambre en reprenant son sifflotement. Il passait une merveilleuse journée.
Il attendait des amis proches et chaleureux à dîner pour la première fois dans sa maison, Ladybug l'avait embrassé la veille et grâce à Marinette, il ne se sentait plus seul ce matin contrairement à tous les autres matins depuis bien longtemps! Il était si heureux d'avoir son amitié, sa présence!
Même sa moue boudeuse lorsqu'elle le rejoint timidement dans un des couloirs du bas était adorable.
N'ayant pas la tête à la bonne humeur, Marinette commença par bougonner en donnant à Adrien son premier cours de cuisine.
Elle avait mal à la tête et mal aux yeux et ce four était si compliqué qu'elle continuait d'oublier les fonctions qu'elle y découvrait.
Heureusement, Adrien prenait tout en note près d'elle en bon élève qu'il était et elle avait décidé de faire de simple pain dorés avec de la cassonade.
La bonne humeur d'Adrien eut raison du mauvais caractère matinal de Marinette et ils plaisantaient en partageant les pains une fois le temps venu de les déguster dans la salle à dîner.
Elle avait passé une mauvaise nuit et avait gérer la folie de trop d'ivrognes en fin de nuit pour s'être levée reposée et détendue.
Par contre, lorsqu'elle retrouva ce qui était pour elle un calme normal, elle remarqua qu'Adrien fronçait les sourcils en regardant souvent vers la cheminée du coin lounge. Les deux chandeliers en cristal y étaient bien en place. Elle posa sa main sur la sienne pour la serrer brièvement.
«C'est terminé.» le réconforta-t-elle. «Oublie cette mauvaise expérience et concentre-toi sur les bons souvenirs que tu as dans cette maison.»
Adrien tourna son regard de l'autre côté complètement. Sur l'autre mur, il y avait un portrait de lui-même plus jeune accompagné de ses deux parents.
«De bons souvenirs, j'en ai mais j'en ai surtout beaucoup de mauvais. Lorsque j'étais enfants mes parents étaient toujours très occupés. Ils ont tous les deux beaucoup travailler pour faire du talent de mon père un empire de la mode. Ma mère me promettait toujours que plus tard, ils auraient plus de temps. Je commençais à comprendre que pour mon père, la compagnie ne serait jamais suffisamment énorme lorsque ma mère a décidé qu'il était temps qu'ils partent en vacance, sans moi.
Mon père a protesté alors ma mère a choisit le Tibet pour qu'il n'ait pas vraiment de connexion internet avec le bureau. Ils sont partis pour une semaine et ils devaient ensuite repasser sur Paris pour venir me chercher avant qu'on parte tous ensemble pour une semaine supplémentaire dans les îles tropicales. Ma mère s'est écroulée devant la porte de sa chambre le soir de leur retour d'Asie.»
La main de Marinette serrait toujours celle d'Adrien et il retourna la sienne pour croiser leurs doigts.
Elle lui laissa un instant de paix avant de reprendre : «On va remplir cette maison de bons souvenirs également alors, jusqu'à ce que tu oublies les mauvais.»
«Bons ou mauvais, cela dépends de ce que tu penses du lavage des planchers. C'est encore sur notre liste de chose à faire.»
«On va d'abord démarrer le ragoût pour ce soir. Et n'oublie pas qu'on a dit qu'on voulait jouer à être un couple aussi. Tu préfères qu'on soit nous-même et mariés ou qu'on s'invente des personnages? On pourrait être un couple chargé de l'entretien de cet endroit.»
«J'adore vraiment l'idée d'être quelqu'un d'autre mais le concept de domestiques esseulés ne me branche pas tellement. J'ai plutôt envie de penser que nous sommes un couple de jeunes mariés, que nous rentrons de voyage de noces à Hawaï et que nous venons d'emménager dans ce somptueux palace que nous avons loué grâce au succès de ta ligne de vêtement.
«C'est vraiment somptueux. Moi, je l'adore. Tous est nouveau et nous sommes libres de faire des tas de projet, ici.» approuva Marinette en se joignant au jeu.
«Ce soir, nous recevons tes parents pour la première fois dans notre nouvelle résidence donc, il faut préparer le dîner et nettoyer les traces du passage des déménageurs dans l'entrée.»
«Qu'est qu'on attend pour s'y mettre alors? Le travail ne se fera pas tout seul!» s'exclama-t-elle en se levant avec son assiette.
Dans la cuisine, elle se servit des notes d'Adrien pour démarrer la friture de la viande à la poêle. Elle réunit les ingrédients pour le bouillon dans un grand chaudron et s'installa, cuillère à la main pour surveiller la cuisson de sa friture.
Adrien en profita pour se glisser derrière elle et déposer des baisers dans son cou.
Elle se retourna pour le regarder, perplexe.
«Ben quoi? Je ne fais que jouer mon rôle de jeune marié amoureux.» se défendit-il.
Son expression se radoucie et elle répondit, joueuse : «Dans ce cas, je vais moi aussi, jouer mon rôle et t'envoyer laver et couper les légumes!»
Il sortie leur achats du réfrigérateur mais elle en rangea plusieurs qui étaient destinés à d'autres repas.
«Tu te souviens de toutes les recettes qu'on a prévus?» s'étonna-t-il «Moi, je n'ai pas de mémoire pour ce genre de chose.»
«C'est surtout qu'il y en a trop pour le ragoût.» répondit Marinette en haussant les épaules. «Sinon, je suis plutôt distraite aussi et je n'ai même pas tes bonnes habitudes de travail. J'oublie mes travaux à la maison, je perds des projets de couture. Je dois constamment racheter des fournitures scolaires parce que je ne les range pas.»
Adrien déposa les légumes près de la planche à découper intégré à l'îlot de cuisine près d'elle. Il ne lui répondit pas parce qu'il ne lui avait toujours rien offert et qu'il avait probablement trouvé le cadeau idéal pour elle.
Elle l'aida à peler les légumes puis, lui montra le format qu'il leur fallait pour le ragoût. Ils laissèrent le tout mijoter dans le chaudron et Marinette alla enfiler ses vêtements pour le ménage et retrouva Adrien qui avait rassemblé deux vadrouilles et le grand seau dans le hall.
Elle emprunta son téléphone et pour chasser la grisaille de leur corvée, elle mit une musique funky sur le haut-parleur portable d'Adrien.
À partir de ce moment, l'ambiance ne fut plus que fête et plaisir.
Tous les deux jouaient, dansaient ensemble ou séparément et riaient sans mesure.
Le nettoyage se faisait aussi mais leur principale préoccupation devint les mouvements de dance avec lesquels ils se relançaient encore et encore.
Ils trouvaient si agréable de partager ce moment complice qu'ils le firent durer pendant trois heures.
Après cela, ils durent bien admettre, qu'il n'y avait plus rien à astiquer ou faire reluire.
«Finalement, ce rôle d'homme d'entretien, s'est plutôt pas mal. Je vais mettre cette option dans mes possibilités de carrière pour plus tard.» ricana-t-il en retournant les outils de ménage à leur place avec elle. Il était temps de préparer les pains pour aller avec le repas du soir.
Elle éclata d'un rire hystérique et soudain et il s'arrêta pour la regarder. Elle avait des larmes sur les joues.
«Adrien» s'expliqua-t-elle comme si elle sentait qu'elle devait le ramener à la réalité. «Tu seras encore un beau gosse pendant de nombreuses années. Si tu travailles comme homme d'entretien dans un hôtel ou pire, dans un lycée, tu deviendras la coqueluche de ses dames ou le crush d'un tas d'adolescentes! Genre le pire des clichés! Je vois déjà ça d'ici. Toutes les lycéennes ne parleront que de ce jeune et nouveau concierge que l'école vient d'embaucher!»
Adrien prit un sourire canaille et s'avança vers elle. «C'est alors que la jeune et timide héritière qui ne savait toujours pas à quel point elle pouvait faire chavirer les cœurs, s'amouracha de lui et ensemble, ils connurent un amour interdit et dramatique!» inventa-t-il.
Il s'était avancé sur elle en parlant et elle s'est bien vite retrouvée le dos au mur, leurs deux mains liées par leurs doigts entrecroisés et ramenés de part et d'autre de la tête de Marinette elles-aussi contre la paroi.
Il n'y avait plus que quelques centimètres entre leurs visages et le cœur de la jeune femme se débattait dans sa poitrine.
«Je peux?» demanda Adrien en donnant un petit coup sur son nez avec le sien.
«Je t'en prie.» accepta-t-elle avec courtoisie et bienséance mais le souffle court.
Ce baiser fut tendre et chaud et encore meilleur que tous ceux qu'ils avaient partager jusque là.
Ou bien était-ce que chacun d'entre eux faisait oublier le précédent à la jeune femme?
Mais définitivement, celui-ci était vraiment formidable. Il était intense et excitant même s'il n'avait rien du désespoir et de la faim de celui qu'elle avait partagé quelques heures plus tôt avec ChatNoir.
Réalisant à quel point elle était en train de jouer avec deux garçons, elle se refroidit et mit lentement fin au baiser avec un peu de malaise mais Adrien ne dit rien à ce sujet. Il pensa seulement en regardant les joues rouges de Marinette qu'il avait peut-être été un peu trop entreprenant ou intense au goût de la demoiselle qui était tout de même plus jeune que lui.
L'humeur légère revint alors qu'ils préparaient la pâte pour le pain. Ils décidèrent de regarder des vidéos pendant qu'elle reposait mais en divisant la recette en part pour les petites miches, ils s'étaient retrouvés avec un surplus.
Aussi en s'installant devant son écran sur le divan de cuir, Adrien sortie son téléphone et envoya un message à Nino pour savoir si lui et Alya avaient envie de se joindre à eux pour le repas.
C'est donc avec enthousiasme que les deux couples se présentèrent à la porte du manoir trois heures plus tard. Tous les six s'étaient vêtues en tenues festives pour l'occasion.
Marinette n'ayant rien apporté d'approprié dans ses bagages, elle avait plongé dans la garde-robe d'Adrien et y avait choisie une chemise blanche qu'elle avait enfilée sur un débardeur rouge et retenue à la taille par une ceinture de smoking. Elle avait complété le tout avec la jupe noir qu'elle avait apportée. Elle laissa ses cheveux retomber librement plus plus d'effet.
À en juger par le coup d'œil appréciateur d'Adrien, le mélange n'était pas trop mal réussit.
Du côté d'Adrien, Marinette le trouva tellement classe qu'il lui coupa le souffle pendant une bonne minute.
Ils avaient également prit le temps de décorer une partie de la grande table de l'immense salle à dîner à laquelle ils invitèrent leur famille et amis à s'installer pendant qu'ils allaient chercher chacun deux assiettes à la cuisine.
Adrien proposa ensuite galamment à Marinette de s'installer pendant qu'il allait chercher leurs propres assiettes.
«Et bien, il y en a qui sont rapides en affaire. Ensembles depuis à peine plus d'une semaine et déjà aussi complices que des époux!»
«C'est simplement qu'on s'entend bien.» rejeta Marinette en s'installant entre son père et Nino sans se monter la tête de ce que disait Alya. De toute façon, ils n'étaient même pas un vrai couple avec Adrien. «Aurais-tu peur de perdre ta place de meilleure amie? Ou peut-être que tu es jalouse que Nino ne soit pas aussi serviable?» se moqua gentiment Marinette.
Pour se venger, Alya attendit qu'Adrien revienne de la cuisine et s'installe avant de répliquer comme si elle faisait la conversation : «Alors, Marinette, tu ne nous a toujours pas donné les détails de ton premier baiser.»
Tom Dupain sursauta violemment à côté de sa fille qui jetait un regard chargé de reproche à l'autre fille. Et oui, Alya était jalouse lorsque Marinette lui cachait quelque chose.
«QUOI?» s'écria le père lorsqu'il termina de s'étouffer de surprise.
«J'ai quinze ans papa! À mon âge, c'est normal d'avoir eu son premier baiser. Tu as de la chance d'avoir une fille aussi réservée que moi, en fait. Plusieurs filles ont leur premier baiser à dix ans ou même plus jeune.»
«Douze pour moi.» témoigna Alya.
«Comme moi!» suivit Nino.
«Plutôt quatorze, oui!» se moqua Marinette pour le garçon qu'elle connaissait aussi bien que si elle l'avait tricoté et depuis très longtemps.
«Est-ce que je pourrais tout de même connaître les détails de ton premier baiser?» réclama doucement Adrien, à la fois dévoré de curiosité et pour s'éviter la colère de Tom.
«C'était un baiser du nouvel an, l'année dernière, tout simplement.» soupira Marinette en haussant les épaules.
«À minuit, juste après le décompte?» demanda-t-il encore les yeux baissés sur son assiette.
Comme Marinette regardait aussi la sienne, elle ne vit pas le coup d'œil qu'échangeaient ses parents par dessus la table.
Si leurs souvenirs étaient fidèles, ils avaient regardé le feu d'artifice depuis la fenêtre de leur salon et leur fille était sensée être endormie dans sa chambre à ce moment-là.
«Oui, un vrai baiser du nouvel an.» répondit-elle pour Adrien sans les remarquer.
«Moi aussi» expliqua Adrien «J'ai eu mon premier baiser pendant les feux d'artifice l'année dernière. On a tous les deux eu notre premier baiser au même moment.» raconta-t-il en portant une bouchée à sa bouche en lui envoyant un clin d'œil coquin et un sourire lumineux.
Marinette rougit comme une tomate pendant que Sabine et Alya s'émouvaient de façon enthousiaste.
Si la soirée (et la journée) avait été un vrai bonheur pour tous les deux, la nuit de patrouille se passa tout autrement.
Tout commença lorsque Ladybug, passant au-dessus d'une ruelle pour la contrôler, aperçu le corps d'un jeune homme au sol.
Blessé, il avait clairement été battu.
En le déposant aux urgences d'un hôpital, l'héroïne apprit qu'une ambulance était en chemin avec deux autres victimes, un homme et une femme qui avaient également été victimes d'agression.
L'affaire était suffisamment sérieuse pour qu'elle contacte ChatNoir qui lui répondit avec sa joie de vivre habituelle. «Hé ma Lady! Comment va?»
«Mal.» ronchonna-t-elle. «Je suis à l'hôpital du 10e et il y a plusieurs cas de victimes qui ont été battues sévèrement.
«Oui» fit plus sombrement ChatNoir «J'en ai déjà expédié deux par ambulance aux services de l'arrondissement voisin.»
Elle se demanda tout à coup pourquoi il souriait en lui répondant si c'était le cas.
«Dans l'ambulance qui arrive, il y a un couple. Je vais rester ici, peut-être que l'un ou l'autre sera conscient et pourra m'apprendre quelque chose.»
«Je continu de chercher de mon côté.» répondit ChatNoir en coupant la communication.
La femme qui accompagnait son conjoint était blessée mais était consciente, contrairement à lui qui était à l'article de la mort.
Elle apprit à l'héroïne que c'était un gros groupe d'une quinzaine de fêtards très saouls qui leur était tombé dessus.
Ils étaient jeunes, musclés et probablement adepte de combat de rue puisqu'ils employaient un jargon qu'elle n'avait pas comprit.
La dame était bouleversée et en colère. Son conjoint lui avait offert de précieuses secondes d'avance pour qu'elle se sauve mais une fois qu'ils avaient entourés son amoureux, ils ne s'étaient plus préoccupé d'elle.
Elle avait dû observé, impuissante, cette meute le frapper en décrivant la scène à la répartitrice de la police.
Elle demanda à Ladybug de lui promettre de leur faire payer ce qu'ils avaient fait mais quant à l'endroit où cette scène navrante avait eu lieu, Ladybug ne lui tira que de vagues explications. Elle perdit ensuite un temps précieux à rattraper les ambulanciers pour les questionner.
Elle se dirigeait vaguement vers le dernier endroit où les fêtards avaient été vu en s'inquiétant pour ChatNoir.
Et s'il se retrouvait seul avec une quinzaine d'adversaires? Il était fort et bon combattant mais une quinzaine et peut-être plus et qui pouvaient le prendre par surprise et qui savaient se battre?
Finalement, réalisa-t-elle en arrivant sur place, elle n'aurait pas dû s'en faire avec lui. Parce qu'elle le vit efficacement tenir tête seul à toute la troupe.
Chacun des mouvements souples et fermes de son corps frappaient de deux à trois adversaires. Il ne les frappait pas férocement, il n'en avait pas besoin.
Il pouvait se permettre de les esquinter à répétition en prenant tout son temps jusqu'à ce qu'ils décident qu'ils en avaient marre. De toute façon, ces tocards n'arrivaient même pas à l'effleurer.
Elle décida qu'elle aurait désormais pleine confiance en lui pour ce genre de combat.
Rapidement, les membres du club de boxe amateur décidèrent que même à quinze, ils n'étaient pas de taille et que leur meilleure solution était la fuite.
ChatNoir tenait toujours l'un des voyous par le col et en fit trébucher un autre avant qu'il ne s'enfuit.
«Retiens-les!» demanda Ladybug. Elle appela alors son Lucky Charme et une boite tout neuve de menottes flexibles auto-fermante lui tomba dans les mains.
En moins d'une minute, les deux que tenait ChatNoir, un qui était enfermé dans un conteneur à déchet et quatre autres qui n'avaient pas trop eu envie de se relever de là où le héros les avaient envoyer au sol, se retrouvèrent à enlacer le tronc d'un arbre tous ensemble, chacun ayant les poignets retenus par le plastique épais.
Déjà les policiers qu'ils avaient appelés s'annonçaient pour venir récupérer les captifs et les héros repartirent sans attendre à la poursuite des autres. Ils les retrouvèrent rapidement, fondant sur le groupe qui ne s'était toujours pas séparé et en attrapaient trois ou quatre, chaque fois qu'ils retrouvaient le groupe.
Finalement, le Lucky charme prit fin et Marinette chercha un trou de souris pour nourrir Tikki pendant que ChatNoir poursuivait les derniers agresseurs.
Cachée de la rue dans l'ombre derrière de gros pots de fleurs décorant l'entrée d'un salon de beauté, elle gardait Tikki tout près d'elle pour la nourrir lorsqu'elle entendit une botte faire craquer la neige dans la ruelle sur sa droite.
Déposant maladroitement sa kwami dans sa bourse, elle avança sur la pointe des pieds pour se cacher plus loin, avisant le porte d'une palissade de cour intérieure restée ouverte, Marinette voulu s'y glisser mais, juste derrière, il y avait deux hommes échangeant un sac de drogue contre de l'argent.
Coincée entre les deux feux et sans pouvoir, elle s'élança en oubliant la discrétion.
La tactique eu le mérite de la soulager du premier agresseur (s'il s'agissait de l'un d'eux) Mais elle en avait toujours deux sur les talons.
Le froid la mordait au travers de la laine de son tricot mais elle poursuivit tout de même sa course effrénée, oubliant toute les écorchures qu'elle se faisait en tombant et renversant ce qui se trouvait sur les trottoirs encombrés. Elle fit plusieurs détours rapides et après avoir été bloquée par la porte verrouillée d'une clôture, revint un peu sur ses pas en marchant sur une série de poubelles pour prendre une ruelle complètement noire sans que ses poursuivants ne puissent voir ses empruntes.
Depuis sa cachette, elle entendit deux hommes discuter au coin. «Je passe par dessus, toi fait le tour.» ordonna l'un d'eux.
Le plus petit partie à la course vers l'endroit d.'où ils étaient venus et le plus grand escalada la clôture.
Marinette n'eut que le temps de se redresser avant qu'une silhouette noire ne lui tombe dessus. Elle poussa un cri de surprise.
Le premier coup, imprécis mais fort, l'atteint à la clavicule. La douleur fut aiguë mais ne l'étourdie pas. Faiblement, elle chercha à aveugler son adversaire en le blessant aux yeux mais ne réussit qu'à l'empêcher de lui porter un coup plus efficace.
Trop près. Ils étaient trop près l'un de l'autre pensait Marinette qui ne pouvait que se chamailler avec l'autre homme sans que lui ou elle ne puissent porter de coups réels.
Finalement, l'homme lui donna un coup de botte au genoux et la reversa sur le dos, au sol, juste au moment où ChatNoir atterri entre eux.
Marinette enfonça son bonnet sur son visage et couru se cacher derrière le coin de l'immeuble pendant que ChatNoir s'occupait du délinquant.
«Hé! Ho! Ça va?» appela le héros en s'avançant ensuite vers l'endroit où menait ses pas. «Vous pouvez sortir de votre cachette, il ne peut plus vous faire de mal.»
«N'avance plus!» ordonna Marinette pour le stopper. «C'est moi.» l'informa-t-elle vaguement. «Est-ce qu'il pourrait voir ma transformation de là où il est?»
«Ne t'inquiète pas ma Lady. Il a son compte. Et la ruelle est vide de ce que je peux en déduire avec mes sens aiguisés.»
Tikki maintenant prête, Marinette se transforma et la gracieuse héroïne de Paris passa timidement le coin pour demander à son collège «Tu as vu mon visage?»
«Juste ton adorable et gracile silhouette, ma toute belle.» la rassura-t-il en s'avançant maladroitement. Il avait envie de la prendre dans ses bras mais hésitait. «Tout va bien, tu es certaine?» fit-il avec un regard inquiet pour elle.
Elle hocha la tête négligemment.
«Tu crois qu'il a pu voir ton visage?» s'inquiéta-t-il ensuite en indiquant l'agresseur étendu dans la neige. C'était le plus grand des deux qui avait poursuivit Marinette. Il ne devait pas avoir mordu à sa ruse.
«Il n'a pas dû avoir l'opportunité de voir grand chose! Tant qu'il ne fait pas le lien entre mes deux identités, on est bon. Il avait un collège avec qui il faisait un deal de drogue par contre. Autant l'ajouter à la liste des gens à retrouver ce soir.
«Il en reste juste deux. On se donne une demi-heure pour les retrouver? Et après je te paye un grand chocolat chaud. Je suis certain que ça te fera le plus grand bien.» proposa-t-il.
Elle accepta en souriant et annonça. : «Je pars vers l'est.»
En retournant chez lui vers les quatre heures du matin en passant au-dessus d'une quantité de ruelles vides, Adrien se rappela en souriant que Marinette dormait dans la chambre d'amis.
Il ne pu résister à une impulsion le poussant à aller voir si elle allait bien simplement pour chasser son inquiétude. Mais comme il ne trouva qu'un lit vide, son impression ne se tranquillisa pas.
Une pièce après l'autre, il fouilla le grand manoir désert jusqu'à la retrouver dans le bureau de son père qui contemplait les statues de plâtre restantes.
«C'est en la regardant aussi intensément que tu as pulvérisé l'autre sculpture de ton regard bleu intense?» taquina-t-il.
Marinette sursauta violemment et Adrien se moqua intérieurement de sa blague.
«Est-ce que ça dérange que je sois ici?» questionna-t-elle. «Je veux dire, et si ton père me voit dans son bureau sur les caméras?» s'inquiéta-t-elle avec malaise.
«Je n'ai même pas le droit de te recevoir du tout dans cette maison! Je vais remplacer tous les enregistrements de cette semaine par ceux de l'an dernier. Si personne ne regarde de trop près, et on va s'arranger pour que personne n'ait de raison de le faire, mon père ne saura pas du tout que j'ai reçu des invités. Mais pourquoi tu es ici? Quelque chose t'a réveillé?»
«Je n'arrive pas à dormir, en fait.» soupira-t-elle. «Comme si j'étais trop fatiguée. Et je ne suis pas tout à fait à mon aise dans cette chambre étrangère.»
«Je te comprends. Tu veux venir terminer la nuit avec moi?» proposa Adrien en passant une main derrière son cou. «On pourra se tenir plus chaud.»
«Je veux bien.» accepta Marinette en rougissant. «La boulangerie est toujours bien réchauffée en comparaison de ta maison.»
«Ces grands manoirs sont bien jolis mais, ils sont impossibles à chauffer!» répondit Adrien avec un faux accent hautain pour la faire rire en se relevant et en la ramenant contre son flanc pour la garder au chaud le temps de rejoindre son lit.
