Bien le bonjour à tous et toutes, j'espère que vous allez bien en ces temps houleux. Je prendrai dorénavant un temps pour vous répondre ICI, et non par mp de manière assez aléatoire comme je le faisais (avec en plus tous les bug que comporte cette ! ). Commençons donc :

Karozthor the Necromagus : Merci encore une fois pour tes reviews ! Et je suis ravi que le précédent chapitre t'ait secoué autant émotionnellement ! J'espère que la suite te plaira, comme déjà dit : ceci est vraiment un gros délire que je me suis fait il y a deux ans lors de la rédaction de cette histoire. Il y aura de tout !


Chuter, dans la tempête.

C'était une tempête de couleurs dans les étoiles. Les vaisseaux valsaient dans de savantes manœuvres pour s'évader ou se faire happer par l'orangé brûlant d'une explosion rapidement étouffée par le vide sidéral.

La fourmilière de la capitale déversait ses millions de guerriers sur les assaillants Séparatistes devenus très vite proies.

Anakin nageait en pleine euphorie. Ashoka bougonnait à l'arrière comme quoi elle aurait été plus utile dans un chasseur autre que celui de son Maître. Obi-Wan sur le côté était toujours aussi inconfortable avec le pilotage, marmonnant dans le communicateur que c'était une affaire de droïde.

Le vaisseau de Grivous fut bientôt en vue, les chasseurs tombaient comme les droïdes Séparatistes dans une nuée de tirs rouges et verts.

Anakin, qui aimait beaucoup moins assister au massacre de ses hommes qui le couvraient, allait s'engager pour leur prêter mainforte quand Obi-Wan le rappela à l'ordre. C'était leurs devoirs.

Il relâcha sa frustration dans la Force avec la promesse que leur sacrifice ne serait pas vain.

Ils pénétrèrent in-extrémiste dans un fracas de métal à bord du vaisseau pour immédiatement neutraliser quelques misérables droïdes tandis que R2 localisait le Chancelier.

« Le Chancelier se trouve ici : dans le hangar Ouest... »

Anakin n'écoutait plus, il sentait une présence de nuisibles. Celle-là même qui lui avait sectionné son avant-bras droit sur Geonosis.

« Dooku est ici. »

Obi-Wan lui adressa un regard, il cherchait dans la Force pour confirmer ses dires.

« S'il est ici en même temps que le Général Grivous, alors il n'y a pas de temps à perdre, » déclara Ahsoka.

Ils partirent tous trois en direction de ladite plateforme. Anakin avait l'âme vengeresse. Il était temps d'en finir avec les Sith, et il allait se faire un plaisir de les détruire.

.oXOXo.

« foutues boîtes de conserve ! »

Ahsoka repoussait les droïdes qui se pressaient aux portes de l'ascenseur quand elle sentit Obi-Wan être violemment projeté derrière elle contre un mur par le Seigneur Sith. Son esprit légèrement distrait manqua de se faire prendre par un tir qu'elle para à la dernière fraction de seconde. Elle tenta de se rapprocher du Chancelier retenu par des cordons d'énergie, mais les larges droïdes gris se multiplièrent dans le hangar.

C'est alors qu'elle le sentit, le froid. Dans leur lien la chaleur se mourait, engloutit par une ire féroce et jubilante.

Elle trancha un droïde, virevolta sur la droite pour échapper au crépitement violet d'un coup mortel.

« Anakin ! » cria-t-elle dans son esprit, propageant sa présence le long de leur lien.

Le vrombissement mauve manqua de peu son épaule.

Merde.

Elle était piégée avec ces foutus droïdes de combat alors qu'Anakin avait besoin d'elle.

« Je sens une grande frayeur en toi, Skywalker. Tu as de la haine, tu as de la colère… mais tu ne t'en sers pas ! »

Ce qu'il croyait. Les mots de la vermine Sith attisèrent les braises de sa colère.

Il modifia alors sa forme V pour adopter celle forgée sur Salanka, plus efficace. Il avança comme se muaient les lézards, feinta avec la rapidité des éclairs de Salanka, abattit son sabre avec une violence animale qui se déversait comme si les quelques fragiles barrages avaient enfin cédé sous les torrents d'une passion brûlante contenue depuis trop longtemps.

« Anakin ! »

Il balaya la distraction. En cet instant plus rien ne comptait excepté le Sith devant lui. Cette misérable vie qu'il allait se faire un plaisir d'annihiler.

Avec une feinte aussi habile que sauvage, il sectionna la main armée du Comte qui tomba à genoux dans un râle de douleur à ses pieds, tandis qu'Anakin réceptionnait en l'air le sabre, maintenant sien.

Un sourire sinistre étira ses lèvres.

Il activa le sabre au cristal saigné pour mettre en joug le Sith, encore sous le choc de s'être fait dépossédé.

« Oui Anakin, très bien. »

Il jeta un regard froid au Chancelier. Cet homme qui lui avait été d'un rare soutien lorsqu'il était arrivé sur Coruscant, enfant.

« Élimine-le. »

Oh oui, il en avait envie. Mais avant, il devait s'immiscer dans son esprit, traquer ses secrets, détruire sa raison.

Il désactiva l'arme auréolée de rouge, il préférait définitivement sa lueur bleue. Et dire qu'il avait failli un jour la perdre. Il tendit une main vers la tête stupéfaite du Sith, toujours sous son joug.

Les arts de tortures Sith lui avaient manqué.

« Oui Anakin, très bien. »

Il ouvrit un des yeux vitreux, une plaque de tôle lui broyait les jambes. Quelque chose de froid avait envahi le petit hangar par lequel Dooku comptait s'échapper avec le Chancelier. Du coin de l'œil il repéra Ashoka, qui, fébrilement, abattait les derniers droïdes.

« Élimine-le. »

Quoi ?! La voix du Chancelier le fit émerger des limbes. Il tourna autant que possible sa tête pour poser son regard sur Anakin, une main effleurait presque le front crispé du Comte tandis que son autre tenait sa lame bleue sous son cou. Une expression sadique sur le visage. Le froid émanait de son aura, pulsait de colère glaciale et d'envie brûlante dans la Force.

Obi-Wan resta interdit quelques instants devant la scène.

« Anakin, arrête ! »

Il ne comprenait pas. Était-ce vraiment lui, cet être de haine qui ne lui adressa pas un regard. Son ancien Padawan forçant toujours l'esprit du Comte en utilisant une technique de torture Sith.

Alors dans son esprit les morceaux s'assemblèrent : Anakin n'avait pas seulement été traumatisé par son crash sur la planète. Il avait rencontré des forces Obscures. Il y avait sombré. Et il avait été entraîné. Quelqu'un avait entraîné Anakin aux pratiques Obscures.

« Anakin, arrête ! »

Elle scinda de ses deux lames le corps des dernières masses de métal grises pour se retourner vers Kenobi qui avait repris conscience et fixait avec horreur l'autre Jedi.

Anakin était en train de se consumer dans un brasier de haine.

Non, elle ne l'abandonnerait pas à ses sombres tourments, à cette peine. Pas cette fois. Elle écouterait son cœur, comme l'avait toujours fait son Maître. Elle partit telle une dératée entre les débris de droïdes.

« Maître ! »

Il était sourd au reste du monde. Seul le fracas de son esprit contre les boucliers du Sith faisait trembler son corps. Quelle résistance… pittoresque. Bo Vanda avait été d'une véhémence et d'une témérité extrême... De lézard, il se mut en serpent dans la Force, enroula ses anneaux autour de la pauvre créature et referma son étreinte. La pitoyable chose hurla, faisant étinceler les yeux du serpent d'une envie doré et de passion cruelle. Il y eut un son de craquèlement, les boucliers mentaux cédaient sous la pression sauvage.

« Maître ! »

Il envoya une décharge de Force envers l'être qui osait s'approcher de lui.

« Tu céderas » susurra-t-il dans une langue qui ne lui appartenait pas.

Aux sons venimeux les derniers remparts éclatèrent dans un flot d'images qui s'épanchèrent dans sa conscience.

Se présenta alors la haute stature de Grivous, des plans de bases et des positions de leader Séparatistes clignotèrent sur une carte astronomique.

Que complotes-tu ? Comment as-tu réussi à défaire la défense de la capitale ?

« Ahsoka ! »

Complètement étourdie, un sifflement aigu dans les tympans, elle entendit son nom puis un grognement étouffé sur sa gauche. Elle releva la tête vers celui qui l'appelait.

Obi-Wan essayait de s'extirper d'une énorme plaque de tôle qui avait été manifestement arrachée du plafond par la Force. Le sol vibrait sous ses doigts quand une secousse fit grincer méchamment la salle du hangar. La République leur tirait dessus. Elle se releva précipitamment en direction du Jedi à terre quand un rayon rouge rasa son épaule. Des droïdes de renfort arrivaient. Et ils étaient nombreux. Très nombreux.

Elle sauta jusqu'au Maître et tous deux déplacèrent le morceau d'acier grâce aux mains de la Force.

Ahsoka se retourna alors immédiatement pour parer un tir de ses lames, protégeant le Maître blessé qui se recula contre le mur, le prenant comme appui pour remplacer l'une de ses jambes tremblantes. Il empoigna son arme à son tour et renvoya les tirs qui revinrent abattre leurs envoyeurs tel un boomerang.

Une explosion vient alors balayer les droïdes et souffler le hangar, projetant une nouvelle fois les deux Jedi contre les parois.

« Le Chancelier, il faut protéger le Chancelier ! » crie le Maître.

Ahsoka lance un regard à Anakin.

« Plus tard Ahsoka, le devoir en premier ! »

Son devoir criait en même temps que son cœur hurlait. Une nouvelle détonation vient trancher ses tempétueux tourments. Le sol comme le plafond se froissait dans un bruit assourdissant, déstabilisant Anakin et le Comte. Ce dernier fut le plus prompte à répondre à la situation, se dégageant de l'emprise véhémente, il envoya paître le Jedi avec une poussée de Force et saisit de sa main restante le manche courbé de son arme au sol, se dirigeant d'un pas décidé vers le Chancelier.

Ahsoka réagit au quart de tour. Son devoir en premier. Elle s'élance par-dessus les débris, comme parcourue d'un courant électrique actionnant ses muscles. Ses sabres s'abattirent avec virulence sur la lame rouge du Comte. Il était blessé, ses montrals lui donnaient une vision sonore de l'espace inégalable : elle avait l'avantage. Elle paraît les coups autant qu'elle en assénait, sautait et virevoltait face à la garde semblant affaiblie de son ennemie. La feinte marcha avec une exceptionnelle efficacité et la jeune femme s'arrêta de danser.

Anakin reprit conscience, secoué par une horrible douleur qui lui saisissait les tripes, noyant même celle de sa tête. Il releva des yeux perdus pour les ficher sur sa Padawan et le faisceau rouge qui la traversait. Le monde s'arrêta soudainement de tourner. Le silence engloutit le vacarme. Il n'y eut que le chuintement d'une lame qui se rétracte dans sa garde. Un corps s'écroulant. Sans bruit. Moue.

Un brasier naquit là où ça sanglote tandis qu'une douleur lui perçait les côtes, déchirait un lien qui ne voulait pas se déchirer. Qui ne devait pas l'être. Qui mourrait malgré tout.

Il ne réfléchit pas, il ne le voulait pas.

'Les êtres ne font que retourner à la Force.'

« La ferme ! »

Il se relève et s'élance d'un seul mouvement. Tant qu'il l'avait encore, le mouvement. Et dans celui-ci, rien ne comptait d'autre qu'annihiler ce qui le faisait souffrir.

Dans un hurlement de rage, il abat son sabre, faisant ployer la lame ennemie. Les mouvements s'enchaînent sans qu'il n'y prête attention, ne voulant que détruire. Et la lame s'abat, encore et encore, il sectionne un tendon dans un râle de douleur, mais ça ne lui suffit pas. Il taille dans la chair une nouvelle fois dans un jaillissement de cris, et ça ne le contente toujours pas. Sa douleur ne s'arrêtait pas. Pourquoi ?!

Il sectionne un membre et saisit à la gorge le malheureux. La trachée sous ses doigts d'acier se broie puis la nuque se brise dans un craquement sec et sonore. Mais il ne lâche pas prise.

Le monde semble s'effondrer autour de lui, mais ça ne l'intéresse pas. Les yeux révulsés devant les siens ne le satisfont pas.

Quelqu'un lui prend le bras, lui crie quelque chose à l'oreille, mais il n'entend pas. Quelque chose veut forcer son esprit, tempête à l'orée de ses boucliers mentaux, veut l'arracher à son inextricable douleur.

Il lâche alors le corps qui s'écroule à son tour mollement. Il tourne sa tête lentement et regarde ce Jedi qui lui tient toujours le bras.

« Le Chancelier, Anakin, il faut sauver le Chancelier ! Le vaisseau est entrain de s'écraser sur Coruscant !»

Son frère ne répond pas, il semble ne pas le voir. Dans ses iris, le doré a explosé accompagné de nervures cramoisies. Obi-Wan continue de hurler, tente de couvrir de sa voix les sinistres grincements assourdissants du vaisseau qui commence à plonger et renverser le sol.

« Anakin, il faut sauver le Chancelier ou le sacrifie d'Ashoka n'aura servi à rien ! »

Alors Anakin se réveille, comme secoué par une décharge électrique. Il tourne son regard sur le corps derrière lui. Les deux Jedi tanguent et le sol s'inverse sous la chute.

« Je prends soin d'elle, toi, occupe-toi de nous faire atterrir sur Coruscant. Vivants ! »

Anakin déglutit et libère d'un mouvement de la main les enclaves du Chancelier, tandis que son Maître prend délicatement le corps d'Ahsoka entre ses bras pour se diriger au pas de course vers la salle de commande.

.oXOXo.

Les derniers débris des vaisseaux Séparatistes tombaient du ciel telle des comètes, se consumant en brèves traînées rouges pour mourir avant d'avoir touché le sol.

Du haut du toit du Temple, il contemplait le désastre de la ville d'où s'élevaient de larges colonnes de fumée. Et en cette heure la capitale pouvait bien brûler, son corps était là, mais son âme était partie se blottir dans les mains de l'espace. Errer dans les trous noirs, entre le vide et les étoiles. Pourtant, ce soir il en manquait une. Maudite soit la chute. Lui, il avait atterri, trop vivant.

Obi-Wan arriva de sa démarche peinée. Il ne voulait pas le regarder, pas voir son reflet gravé sur sa face dans des traits dramatiques. Il ne voulait pas même qu'il s'approche. Il aurait presque eu envie de l'étrangler. Que le temps s'arrête de s'écouler, et qu'on le laisse à la fin des mondes et du temps sur ce toit, sous ce ciel où manquait une lueur.

Mais son vieux Maître posa une main sur son épaule et il esquissa un mouvement de recul au contact qui le raccrochait au sol. Il aurait préféré continuer à chuter.


Je remercie encore chaudement ma bêta correctrice : Bill Tenshi Koi. J'espère que ce chapitre vous plaira, que la suite vous accrochera et je vous prie par avance de pardonner tout ce qui suivra. Je dois bien avouer qu'à l'époque où j'ai écrit cette histoire, je ne voyais pas les défauts, et maintenant voici qu'ils me sautent aux yeux à me demander si je dois continuer de la poster... mais rassurez-vous, j'irai jusqu'au bout !
Prenez soin de vous en ces temps compliqués, et n'hésitez pas à prendre quelques secondes (ou même des minutes, soyons fous !) pour poster vos commentaires et réactions ;)