Bonjour à toutes et tous ^^

Aujourd'hui nouvel OS avec ses petites étrangetés du à l'univers alternatif qu'il est ainsi qu'aux couples au hasard.

Merci à starck29 pour la bêta de cet OS

J'espère qu'il vous plaira, c'est un de mes préférés :D

Bonne lecture !


OS n°14 : Nouvelle famille

C'est Noël, et pourtant, il ne peut pas s'empêcher d'avoir peur. Pas pour lui, mais pour elle. Quand il se réveille un soir en criant de douleur il comprend que quelque chose ne va pas. Avec l'aide de ses meilleurs amis, ils iront quérir leur directeur de maison et arriverons à temps pour sauver les jumelles Carrow. Mais le mal était fait.

Ships : Gregory G/Hestia ; Gilderoy/Severus ; Salazar/Flora

Warning : Yaoi, no lemon


Nouvelle famille

Grégory Goyle dormait dans son lit au dortoir des Slytherins. C'était les vacances de Noël, le 24 décembre pour être plus correct, tout était calme. Sauf dans l'esprit du garçon, qui avait le sommeil agité. Il se réveilla en sursaut. Il sentait que quelque chose n'allait pas. Il alla se passer un peu d'eau sur le visage. Mais en retournant dans la chambre, il sentit une puissante douleur s'emparer de lui. Il poussa alors un cri à s'en briser les cordes vocales, avant de tomber à genoux à peine il eut franchit la porte de la salle de bain. Cela eut pour effet de réveiller ses camarades de chambrés. Drago Malfoy se précipita à côté de son ami et lui demanda ce qu'il se passait au juste.

- C'est Hestia ! Il y a un problème ! Elle souffre ! Il faut faire quelque chose !

- Quoi ? Tu es sûr ?

- Bien sûr que oui Dray ! Je te rappelle qu'on est liés depuis tout petits elle et moi.

- Oui c'est vrai. Allez, viens, on va voir Sev, dit le petit blond en lui tendant une main pour l'aider à se remettre debout.

- Merci. Le plus tôt sera le mieux, marmonna-t-il en se tenant les côtes.

- Va falloir qu'on te soutienne on dirait, dit le second garde du corps de Drago, comme les élèves appelaient le duo de Slytherins costauds qui le suivaient partout.

- Eh ouais Vincent… C'est ça d'avoir une liée qui prend des coups… gémit Grégory.

- En tout cas ça m'a l'air violent, plus que l'autre fois. On se dépêche !

Le dénommé Vincent acquiesça et ils quittèrent le dortoir puis la salle commune pour frapper chez leur directeur de maison sans vraiment prendre gare à l'heure.

- Est-ce que vous avez une idée de l'heure qu'il est ? demanda le professeur en leur ouvrant, grognon, vêtu d'un jean et d'une chemise noire enfilés rapidement vu que la moitié des boutons étaient ouverts.

- Nous sommes désolés mais c'est Greg, sa liée à un problème. Vous savez, Hestia Carrow.

- Quel genre ?

- Monsieur j'ai pas le temps de vous expliquer. S'il vous plaît ! Aidez-nous ! le pria le garçon se tordant de douleur bien que ses amis le tenaient.

- Bon d'accord. Allons-y, soupira-t-il avant de corriger sa tenue et celles des élèves, d'un coup de baguette, puis il les fit entrer dans son bureau.

Avec sa cheminée, ils gagnèrent le Chaudron Baveur puis transplanèrent ensembles. Un elfe les accueillis au domaine des Carrow et les fit entrer suite à une pression de Severus. Mais hélas, une fois dans la bonne pièce, c'était trop tard, les jumelles étaient dans un sale état. Grégory poussa un cri en voyant Hestia inconsciente avec une dague dans le flanc alors que sa sœur était à côté d'elle, tentant de se lever.

- Nom d'un chaudron ! s'exclama l'enseignant. Drago empêche là de se mettre debout, moi je m'occupe de sa sœur.

- Oui Parrain, dit-il.

L'homme figea le père des jumelles qui s'apprêtait à filer puis il retira délicatement la lame et soigna au mieux la plaie, afin de stabiliser suffisamment l'enfant.

- Magia … Si j'avais su qu'un jour je verrais ça… Il va falloir les emmener au plus vite voir Poppy. Elle va détester se faire réveiller à cette heure. Mais avant tout, je dois contacter le Ministère.

Il envoya un patronus là-bas puis rapatria ses élèves à Poudlard. L'infirmière fut en effet de très mauvaise humeur, ayant déjà fort à faire avec les pétrifications. Cependant, elle fit son travail consciencieusement comme à son habitude. Elle laissa même Grégory rester, après une petite explication de Severus concernant le lien entre les deux enfants, qui a été détecté dès petit par le garçon qui n'est autre qu'un jeune dragon en devenir. Il observa un instant le garçon et les jumelles avant de ramener les deux autres à leur dortoir, puis, comme il était encore tard, il retourna dans ses appartements. Il bailla doucement avant de retirer ses chaussures puis il alla se mettre au lit.

- Hum… Sev… C'était quoi ce barouf ? fit une voix ensommeillée.

- Une urgence. Désolé de t'avoir réveillé mon cœur, dit-il en se lovant dans ses bras.

- Pas ta faute. Juste tes chers serpents. Heureusement qu'ils ne m'ont pas vu. Alors, tu me raconte ?

Le prof de potions, une fois confortablement installé, relata son sauvetage avant de s'endormir, en respirant à plein nez le parfum de sa moitié. Il était bien là, loin de la vision d'horreur qu'il avait trouvé chez les Carrow en compagnie de ses Serpenteaux. Il espérait d'ailleurs que le traumatisme du à cette nuit n'allait pas être trop présent chez eux, bien qu'il en doutait. Le lendemain matin, il se réveilla, seul dans son lit et soupira.

- Mon cœur ? Où es-tu ? appela-t-il.

- Dans ton salon ! Viens, on va ouvrir les cadeaux entre nous. Je n'ai pas envie que l'obsédé du citron nous espionne en train de déballer à table.

- J'arrive, répondit-il en s'étirant doucement.

Il se leva ensuite et gagna l'autre pièce où il trouva son tout, assit sur le sofa, vêtu d'une robe de sorcier bleue nuit, loin de son style habituel.

- Tu es vraiment magnifique comme ça. Si tu ne devais pas tromper la vigilance du vieux, je te dirais bien de mettre davantage cette couleur.

- Et moi, je te demanderais de mettre du blanc plus régulièrement. Le noir ne te mets pas en valeur Sev. Ce n'est pas la dernière fois que je te le dirais.

- Je sais bien. Mais toi comme moi nous n'avons pas d'autre choix que de jouer un rôle.

- Certes, mais j'aimerais que tu puisses changer plus souvent, et être plus cool avec tes élèves.

- Je suis sûr qu'eux aussi seraient d'accord avec toi.

- Beaucoup de gens le sont mon cher.

- Tiens, joyeux Noël, dit Severus en tendant un paquet bleu pâle à son âme-sœur.

- Merci beaucoup. Voilà le tiens.

L'enseignant prit délicatement le présent couvert de papier émeraude et sourit en l'ouvrant, découvrant à l'intérieur quelques robes de sorciers de couleurs variées, des gants neufs pour l'hiver, des ouvrages rares, ainsi qu'une montre à gousset en argent. Il sourit puis regarda la personne ayant été choisie pour lui par la Magie, ouvrir le sien. La joie se lisait sur son visage alors que ses mains caressaient le manteau neuf et que son regard bleu brillait en apercevant une chevalière faite sur mesure pour son annuaire.

- Tu es un amour Severus.

- J'en suis conscient, même si tu es la seule personne à me le dire.

- Les autres ne se rendent pas compte de ce qu'ils ratent. Bon… J'imagine qu'il va falloir aller manger avec les autres…

- Oui… Tu pars d'abord ?

- A mon plus grand regret. A tout à l'heure mon amour.

Severus eut le droit à un dernier tendre baiser avant que la seconde partie de son âme ne s'en aille. Il soupira alors et rangea les cadeaux convenablement avant de se changer et partir à son tour. Il décida de passer à l'infirmerie pour voir comment se portaient ses élèves. Les deux filles dormaient profondément, quant à Grégory, lui était parfaitement réveillé.

- Mr Goyle. Comment vont-elles ?

- Ah professeur ! Mieux. Selon Madame Pomfresh il va leur falloir encore au moins deux semaines avant d'être complètement remises.

- Je vois. Et vous ? Vous avez dormi ?

- Pas beaucoup. C'est qu'elle a encore mal… Cela m'a maintenu partiellement réveillé.

- Je comprends, mais vous devriez aller vous changer et prendre votre petit-déjeuner. Vous ne servirez à rien dans votre état.

- D'accord… dit-il en baissant la tête.

Il sorti de la pièce après avoir déposé un baiser sur le front d'Hestia et caressé affectueusement la joue de Flora. Il gagna la salle commune et vit Vincent ainsi que Drago, prêts à partir avec Blaise Zabini, le quatrième colocataire de leur chambre.

- Greg ! Tu as une petite mine. Comment se portent les filles ?

- Elles dorment. Le prof m'a dit que je devais venir me préparer. Vous voulez bien m'attendre ?

- Aucun problème, approuva le blond qui s'installa avec les autres sur un sofa.

Le brun les rejoignit une quinzaine de minutes plus tard, avec un air toujours fatigué, mais il semblait déjà en meilleur forme que la veille. Ils allèrent ensuite manger ensembles puis apportèrent aux jumelles leurs cadeaux de Noël. Elles étaient heureusement réveillées et furent bien contentes de voir leurs amis. Grégory fit spontanément un câlin à Hestia qui caressa ses cheveux en le rassurant, alors que Flora les observaient avec un doux sourire, tout en discutant avec les autres. Ils restèrent un petit moment ainsi, jusqu'à ce que Amélia Bones, directrice du département de la justice magique, fasse son entrée avec Alastor Maugrey, Nymphadora Tonks, et le directeur, sans oublier Severus.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Flora, inquiète.

- Rien de grave mademoiselle Carrow. Ces représentants du Ministère sont là pour vous poser à toutes les deux des questions concernant votre père. Le problème d'où vous irez en fin d'année doit également être réglé.

- Vous voulez que nous allions dans un orphelinat ou une famille d'accueil professeur Dumbledore ? interrogea Hestia, choquée par l'idée.

- Eh bien, le professeur Rogue s'est proposé pour vous prendre en charge temporairement, pour le moment. Sa demande sera examinée avec soin par le département de la protection de l'enfance au sein du Ministère, répondit-il.

- Je préfères aller avec lui qu'avec des inconnus, déclara Flora. Au moins on sait comment il agit.

Cette remarque fit sourire l'austère maître des potions, puis s'ensuivit une série de questions auxquelles les filles durent répondre en plus de fournir quelques souvenirs à l'appuie. A la fin, elles furent soulagées et purent se reposer tandis que leurs visiteurs étaient bons pour grossir le dossier contre leur père. Il allait cependant falloir être patient avant que le jugement soit fait et Severus profita de ce temps pour préparer sa demeure à recevoir les deux filles. Il se demandait juste, comment il allait pouvoir présenter au duo sa moitié. Il s'attendait à ce que leur réaction soit assez explosive et en parla avec la personne concernée, longuement.

- Tu sais que j'ai toujours aimé m'occuper d'enfants. Ce n'est pas pour rien si j'ai accepté l'offre de Dumbledore, bien que j'étais à l'aise à inventer mes histoires abracadabrantes, déclara-t-il après un moment à discuter.

- J'en suis conscient, mais ces deux-là ne sont pas comme les autres.

- J'ai remarqué. Ne te fais donc pas tant de soucis, je suis certain que tout se passera à merveille.

- Encore faut-il que ma demande soit acceptée. Je suis un ex Mangemort après tout.

- Amélia te connais bien, elle fera pencher la balance de ton côté. Et puis, dois-je te rappeler qu'elle est une des rares à savoir que je suis là pour t'épauler ?

- Tu as raison, elle n'a pas été ta témoin pour rien mon amour.

- C'est certain. Elle est un ange de justice, la dame idéale pour garder un secret comme le notre.

- J'espère vraiment que tu as raison et que les choses se déroulerons comme tu le crois.

- Évites d'avoir des cheveux blancs avant l'heure Sev. Et détends-toi. Fais confiance à Amélia.

- J'essaye, mais je ne suis pas tranquille, surtout avec les pétrifications en ce moment au château.

- Je comprends tout à fait cela. D'ailleurs je comptes bien me pencher sur ce mystère à compter de l'année prochaine. Cela ne peut durer ainsi. Il faut que quelque chose soit fait avant que quelqu'un ne meurt suite à une de ces agressions.

- Tu as une idée derrière la tête toi encore.

- Juste des hypothèses à vérifier. Mais j'attendrais que les fêtes soient passées. Et si je trouve la solution, soit sûr que tu sera le premier au courant.

- Tant que tu ne te mets pas stupidement en danger, tu es libre de faire ce que tu veux.

- Merci mon chéri, dit-il avant de lui octroyer un tendre baiser.

Severus approfondit délicatement le contact et entraîna son époux dans sa chambre pour qu'ils soient plus tranquilles, sentant que les temps à venir n'allaient pas les ménager. Il était loin de se douter de ce qui les attendaient tous les deux par la suite. Mais pour l'heure, le temps passait paisiblement, il voyait ses étudiants se remettre de leurs émotions et reprendre des activités d'enfants, comme les batailles dans la neige où la création de bonhommes. Cela le faisait tendrement sourire, bien qu'il ressentait un léger mal être qui lui indiquait que la joie ne durerait pas. Il préféra ignorer ce ressenti pour le moment et se renseigna sur l'avancement du dossier Carrow en contactant régulièrement Amélia.

Elle l'informa au début du mois de Février, qu'il avait été officiellement nommé, à plein temps, responsable des jumelles. Personne d'autres n'en avait connaissance au Ministère, grâce à quelques précautions prises, et le jugement du père de ces dernières avait été fait. Il ne sera à l'avenir plus un problème pour les étudiantes ou leur nouvelle famille. Il sourit, malgré le fait que cette révélation impliquait que l'homme avait reçu le baiser du détraqueur, ce qu'il ne souhaitait pas à qui que ce soit. Il mit son mari au courant de ce qu'il avait apprit, et ils prévoyaient de communiquer cela aux deux élèves durant le mois de mai, le temps de se préparer un peu. Après tout, ils allaient divulguer leur secret également, alors ils ne devaient pas se planter. Il ne fallait pas que ça s'ébruite, surtout que si cela arrivait aux oreilles du directeur, il en entendrait parler durant des années.

Il savait que l'homme serait capable de venir les espionner même durant leurs instants privés, et il ne voulait absolument pas que cela arrive. Il tenait à conserver certaines choses loin du regard du barbu accroc de sucreries qu'était son supérieur hiérarchique. Il ne laissera plus jamais qui que ce soit se mêler de sa vie amoureuse, il avait retenu la leçon avec Lily et ne comptait pas remettre ça. Quoi qu'il en soit, il remarqua que petit à petit Gilderoy s'isolait et comprit qu'il avait commencé ses recherches comme il l'avait dit quelques temps plus tôt.

Il ne lui avait pas fait part de ses hypothèses, mais un soir, s'inquiétant de voir qu'il n'était pas revenu à ses quartiers comme convenu, il alla à la bibliothèque. Il le découvrit alors pétrifié en train de lire, un miroir en main et ne put retenir un cri que seule la bibliothécaire entendit, heureusement.

- Severus ? Qu'est-ce qu'il vous arrive ? demanda-t-elle en sortant de son bureau.

Il n'arriva pas à parler et elle vit les larmes sur ses joues alors qu'il lui désignait l'autre enseignant, figé debout. Elle lui donna un mouchoir puis posa une main sur son épaule, murmurant :

- Ne vous inquiétez pas. Je vais prévenir Poppy. Remet toi de tes émotions.

Il ne put qu'acquiescer, quand elle fut sortie cependant, il récupéra le livre et trouva un mot entre les pages. Il le récupéra et le glissa dans sa poche avant de replacer le bouquin à sa place. Il eut tout juste le temps de replacer son masque impassible au retour de la Bibliothécaire qui était accompagnée de l'infirmière. Il aida la sorcière à rapatrier le professeur de DCFM à son antre, malgré son cœur lourd et resta plusieurs minutes assit à côté de lui, se remettant avec peine du choc, regardant ses si jolis yeux, immobiles.

- Oh Magia… J'aurais du rester avec toi… Peut-être que j'aurais pus éviter ça… murmura-t-il avec tristesse quand elle se fut éloignée pour s'occuper d'étudiants malades.

Il consulta l'heure un peu plus tard, puis, voyant qu'il était temps d'aller dîner, il se leva. Il n'avait pas faim mais savait que son absence éveillerait les soupçons d'Albus. Alors, il partit à contre cœur, après une caresse à la joue glacée de son aimé. Il arriva à la Grande-Salle en même temps que les jumelles Carrow, mais il ne put leur sourire que légèrement. Il s'installa ensuite à la table centrale, à côté du fauteuil vide de Gilderoy. Il inspira profondément pour garder contenance puis se servit de quoi manger, bien que c'était en moindre quantité que d'ordinaire.

- Severus ? Tout va bien ? demanda Pomona Chourave, toujours à se faire du soucis pour ses collègues en bonne Hufflepuff qu'elle était.

- Rassurez-vous, rien de grave. J'ai simplement trop avalé au déjeuner. Cela ira mieux demain.

- Si vous le dites, concéda-t-elle, bien qu'elle sentait qu'il cachait quelque chose, elle n'était pas du genre à forcer les gens à se dévoiler de force.

Il la remercia intérieurement et commença à picorer le contenu de son assiette, écoutant distraitement les conversations jusqu'à ce qu'il entende parler de son âme sœur.

- Nous sommes finalement débarrassés pour une durée déterminée de cet imbécile de Lockhart. Il commençait à me taper sur les nerfs avec son attitude et son incapacité à gérer ses élèves. Sans oublier le fait qu'il est un véritable danger publique, disait le directeur.

- Voyons, ne dites pas ça Albus. Il a toujours été un original, ce n'est pas de sa faute s'il a quelques soucis de maladresse. Il a fait de son mieux avec les enfants, déclara Filius, défendant un de ses anciens élèves avec sa ferveur habituelle.

- Vous vous moquez de moi ? Ce crétin a lâché des lutins de Cornouailles en pleine classe et s'est enfuit ensuite ! C'est inapproprié.

- Vous ne devriez pas parler si mal de lui. Il ne peut même pas se défendre ! s'offusqua Minerva.

- Eh bien tant mieux. Au moins nous avons un dîner en paix sans ses élucubrations fantaisistes !

- Et c'est vous qui osez le critiquer avec les tenues que vous mettez ? Excusez moi Albus, mais ce commentaire m'étonne de vous, renchérit Rolanda Bibine. Je me serais plutôt attendue à ce que ce soit Severus qui le sorte.

- Albus, rappelez-moi qui l'a engagé ? dit Sibylle sur un ton malicieux, limite moqueur, alors qu'elle était parfaitement consciente de ce qu'il se passait.

D'habitude elle faisait celle qui était folle, mais là, elle ne pouvait décemment pas rester muette. Elle connaissait d'ailleurs le secret de Severus et avait remarqué son teint qui avait pâlit. Elle appréciait l'homme malgré son sale caractère, qui plus est Gilderoy était un des rares prof de l'école à être aimable avec elle à part Rolanda. En tout cas, cela eut pour effet de couper la chique du directeur et tous les élèves fixaient maintenant avec étonnement la sorcière, peu habitués à l'entendre dire des choses sensées. D'ailleurs après quelques minutes, quelques uns parmi eux se levèrent pour l'applaudir, heureux de voir qu'elle avait un minimum de bon sens. Il y avait majoritairement des bleus debout, mais les autres couleurs se manifestaient également. Cela arracha un rire au professeur déprimé, mais cela se perdit dans le brouhaha alors que Albus était rouge de colère. Ils ne se calmèrent que longtemps après, alors que Sibylle s'amusait à saluer telle une actrice applaudie par son publique, puis à la fin du dîner, Severus lui chuchota un merci avant de gagner ses appartements.

Il laissa sa magie sortir de lui et éclata plein d'objets après avoir apposé un sort de silence. Tout ne fut bientôt plus que bris de verre, page arrachées, morceaux de bois éparpillés et tableaux décrochés au sein de ses appartements.

- Enfoiré de Dumbledore ! Je vous hais ! gronda-t-il, dévasté par toutes les choses que ce sorcier avait dit, bien que son âme sœur avait été défendu par ses autres collègues. Vous vous faites passer pour plus blanc que vous l'êtes ! Dans ce château c'est VOUS le problème ! Mon pauvre Gilderoy… Il a rien demandé… Il voulait juste empêcher que d'autres gens soient victimes ! TOUT CELA C'EST VOTRE FAUTE ! L'INCAPABLE C'EST VOUS !

La dernière chose à se briser dans sa crise de rage fut un cadre photo sur laquelle il se trouvait à côté du directeur, prise quelques temps après sa prise de poste de prof de potions. Il la dévisagea, son regard meurtrier faisant presque fondre le cliché. Il lui fallut prendre un verre de Whisky pour arriver à reprendre le contrôle. Une fois plus ou moins apaisé, il se laissa tomber sur son lit et éclata librement en sanglots, la tête dans l'oreiller de son amour. Il tremblait de tout son long sur son matelas et se sentait mal dans sa peau bien qu'il respirait le parfum de Gilderoy. Cela suffisait à le calmer en général, mais là, il avait vraiment besoin de son touché, sa présence. Il eut toutes les peines du monde à s'endormir et personne n'avait conscience de ce qu'il endurait à l'exception de quelqu'un que sa crise avait réveillé, car lui, sentait toutes les fluctuations de la magie du château.

Il se leva, plutôt ronchon, et sorti de ses quartiers privés dissimulés dans un coin reculé de Poudlard. Il arpenta les couloirs qui tremblèrent en sa présence alors que les personnages des portraits saluaient l'homme vêtu d'un habit émeraude datant du Moyen-Âge, une épée en argent à sa ceinture, dans un fourreau noir couvert de runes tissées avec soin. Sa démarche était digne du Lord qu'il était, Salazar Slytherin en lui-même. Avec ses longs cheveux noirs et ses yeux bleu vert étincelant, il ne pouvait être confondu avec aucun autre sorcier. Il avança jusqu'à se retrouver devant la porte des appartements du directeur de sa maison. La surface de bois s'ouvrit à son simple contact et il put ainsi s'aventurer dans la chambre de Severus.

Il s'installa sans un bruit au bord de son lit, ce qui lui permis de sentir la magie fourchelang sur son bras gauche. Il poussa un profond soupir avant de se murmurer à lui-même :

- Ce maudit Tom a fait plus de dégâts que je ne le croyais… Il va falloir arranger ça au plus vite.

Il resta un moment à regarder le sang-mêlé au sommeil agité avant de lui lancer un sort pour écarter les cauchemars, puis il alla en cuisine prendre un truc à manger, en attendant que l'homme se réveille. Il ne voulait pas lui parler alors qu'il était dévasté par la pétrification de son âme-sœur, il allait devoir se montrer patient. Il du patienter une semaine avant que le prof de potion n'ait enfin une énergie plus apaisée et il sorti alors de l'ombre, le faisant sursauter tandis qu'il lisait le mot que lui avait laissé Gilderoy le jour où il l'avait trouvé à la bibliothèque.

- Qui… Qui êtes-vous ?

- Je suis Salazar Slytherin. Et je suis venus vous aider, Severus Rogue. Cela fait un certains temps que je guettes un instant pour vous parler.

- Mais… C'est pas possible ! Vous êtes mort !

- Oh que non mon cher. Je suis on ne peu plus vivant je vous l'assure. Je n'ai jamais vraiment quitté mon domaine. J'ai simplement… Hiberné, dirons-nous. Maintenant qu'on a besoin de moi, je ne peux plus rester sourd aux appels à l'aide que je reçois.

- Pourquoi venir me voir moi ?

- Votre directeur ne m'inspire pas confiance. Il a perdu de vue que le plus important était le bien être des élèves, et non ses objectifs personnels. Vous en revanche sous votre attitude stricte et froide, vous cachez un grand cœur. Vous aidez les enfants à votre manière, un peu trop brusque avec certains, mais vous êtes quelqu'un de droit.

- Euh… Merci… Pourquoi vous révéler là tout de suite ?

- Vous n'étiez pas apte à me détecter avant. Le manque que vous ressentez gommait votre don d'observation. Mais rassurez vous, à nous deux nous pourrons faire cesser ces attaques et du même coup nous occuper de cette histoire de Voldemort.

- Comment vous comptez vous y prendre ?

- Eh bien, je parle Fourchelang mon garçon, je suis capable de défaire tout ce qu'il a fait, y compris ces Horcruxes qui souillent mon école. Cela me permettra également de récupérer mes reliques familiales. Cet inconscient les a transformés. Si je l'avais sous la main, soyez sûr que je l'étranglerais moi même, qu'il soit mon descendant ne changera rien.

- Je suis sensé vous aider de quelle façon ?

- Voyez-vous, un Horcruxe peut prendre le contrôle d'une personne. Ce qui signifie que potentiellement, nous risquons de trouver un ou une élève en bas. Ce sera à vous de vous en occuper, parce que moi évidemment, il ou elle ne me connaîtrait pas, ou me prendrait pour un monstre, vu la manière dont je suis représenté dans vos livres d'histoire.

- Hum… Vous n'avez pas tout à fait tort mon cher. Bien, y allons-nous dès maintenant ?

- Le plus tôt sera le mieux. Alors, votre mari a découvert l'une des entrées de ma chambre ?

- C'est exact. Les toilettes des filles, dit-il en lui tendant le mot.

- Il est bien digne de la maison de Rowena ce Lockhart. Dommage qu'il soit pour le moment pétrifié, et que, une fois qu'il sera réveillé, il doive peut-être continuer à faire l'abruti. Nous verrons en fonction de comment les choses se goupillent.

- Je vois, dit-il avant d'aviser l'heure, puis un patronus débarqua dans son bureau.

La voix de son ami Lucius émergea du serpent royal :

« Severus, je dois te prévenir que le conseil de l'école a décidé de démettre Dumbledore de ses fonctions suite à la pétrification de Gilderoy. Je suis actuellement en route pour Poudlard avec le Ministre pour lui remettre sa lettre de renvoi et également récupérer Rubeus Hagrid. Pourrais-tu nous attendre aux grilles du château ? Nous arriverons d'ici une dizaine de minutes. »

- Eh bien il semblerait que cela se passe plus vite que je ne le pensais, déclara Salazar.

- En effet. Je ferais mieux d'y aller. Vous pouvez me suivre si vous le voulez.

- Offert si gentiment, je ne vais pas me gêner, dit-il en regardant l'homme ranger ses affaires et se vêtir pour sortir.

Il se glissa dans son ombre pour passer inaperçu et le suivit jusqu'à l'entrée du domaine. Il vit alors pour la première fois, Cornélius Fudge, visiblement un pur Hufflepuff avec des manies de Slytherins, ainsi que Lucius Malfoy qui était plutôt l'inverse, avec une touche Ravenclaw. Il sourit en constatant cela et les accompagna pas loin de la forêt interdite.

- Où allez-vous emmener le garde chasse ? demanda Severus.

- Au Ministère, répondit Cornélius. Le Lord Malfoy en se basant sur les éléments des différentes pétrifications est arrivé au constat que l'homme n'était pas coupable il y a 50 ans et ne pouvait pas davantage l'être maintenant. Cependant, il nous faut l'arrêter tout de même pour éviter un ennuis avec la presse.

- Je comprends. Au moins, il ne sera pas inutilement exposé aux griffes des Detraqueurs.

- En effet. Nous avons assez d'un innocent enfermé sans en rajouter un second.

- De qui parlez-vous ?

- Sirius Black. Une source anonyme nous a livré certaines preuves de son innocence. Il a été envoyé à Sainte-Mangouste pour des soins approfondis. Mais gardez ceci pour vous. Nous comptons bien en faire la surprise à Mr Potter qui selon cette même source, vit mal chez sa famille moldue.

- Ceci expliquerait son manque de connaissance du monde magique et son état maladif en première année, j'ai été surpris quand mon fils m'a parlé de lui, déclara Lucius. Enfin… C'est un autre sujet. Occupons nous déjà de Rubeus et Albus.

Il s'approcha de la porte de la cabane et toqua du bout de sa canne au pommeau d'argent. Elle s'ouvrit sur la figure d'Hagrid avec à côté de lui Dumbledore.

- Eh bien, nous allons pouvoir faire d'une pierre deux coups. Professeur Dumbledore, Hagrid, bonsoir, prononça Cornélius.

- Mr le Ministre, que venez-vous faire par ici ? demanda le demi-géant.

- Je suis venu vous emmener, en rapport avec l'affaire dont vous étiez le centre il y a 50 ans.

- Pour allez où ? A Azkaban ?

- Non, rassurez-vous. Simple mesure de sécurité. Quand tout ça sera réglé, je vous ramènerais ici.

- Je préfères ça. Mais faudra que quelqu'un nourrisse Crockdur, dit-il avant de voir Rogue. Oh, bonsoir Severus. Vous pourrez faire quelque chose pour…

- Ne vous inquiétez pas. Je demanderais à Mr Potter de s'occuper de lui, déclara-t-il.

- Parfait. Je vous suis dans ce cas Monsieur le Ministre, dit Hagrid alors que Lucius parlait avec le désormais ex-directeur, qui parti lui aussi avec eux.

Une fois la cabane vide, Severus, qui avait entendu la phrase suivante : « A Poudlard, une aide sera toujours apportée à ceux qui la mérite », regarda les tréfonds des lieux. Il soupçonnait que quelqu'un était caché là.

- Il faudrait vérifier si quelqu'un est là, murmura-t-il à l'intention de Salazar.

- Je m'en occupe, souffla ce dernier à son oreille avant de se servir de la magie ambiante.

Elle lui permit de détecter la cape d'Harry Potter et l'ôta doucement de sur lui et de ses camarades, comme s'il était une brise.

- Quelle surprise. Potter, Weasley et Granger. Je vais vous confisquer cette cape. Je vous la rendrais cependant en fin d'année, déclara-t-il en l'attrapant. Et en plus, vous n'allez avoir qu'une semaine de retenue avec moi pour avoir manqué de respect au couvre feu. Maintenant, suivez-moi.

- Oui professeur… dirent-ils, la mine résignée.

Il eut un rictus satisfait en les ramenant au château après avoir fermé la cabane derrière la jeune Granger. Quand il fut sûr qu'ils étaient tous les trois couchés, il rangea la cape dans ses quartiers, puis, suivant Salazar, il se rendit dans la chambre des secrets. Là, ils trouvèrent un gigantesque serpent endormit, un petit journal posé sur la tête et une élève allongée contre lui.

- Restez en arrière Severus, je ne voudrais pas avoir à expliquer à votre moitié que vous êtes mort à cause d'un regard de basilic.

Le professeur acquiesça et se dissimula tandis que le fondateur avança en sifflant.

- Maître Slytherin ? siffla l'animal en réponse.

- Bonsoir mon beau Zark, tu as été un fort vilain familier de ce que je sais.

- Je suis désolé mon parleur… C'est le jeune héritier qui m'a forcé… Je voulais vous attendre…

- Je sais mon grand. Ne t'inquiète pas. Je vais m'occuper de lui tout de suite, dit-il en s'emparant doucement du carnet noir enfermant le plus ancien Horcruxe de Voldemort.

Il incanta d'une voix rauque et pourtant élégante, incompréhensible pour Severus, même s'il pouvait voir le journal se tordre et entendre des objets bouger, se dirigeant vers Salazar. Il vit en effet après quelques minutes, apparaître à ses pieds, une coupe en or avec un blaireau, un médaillon frappé des armoiries des Slytherins, la bague des Gaunt, et un diadème qui lui était familier. Ce dernier fut suivit d'un éclat noir semblant sortir de nul part, mais il commença à se désintégrer à l'instar de ceux sortant des objets précédemment nommés. Il continua d'admirer longuement le phénomène puis senti quelque chose bouger au niveau de son bras. Curieux, il remonta sa manche et vit sa marque des ténèbres disparaître. Il comprit alors que tous ses comparses la perdaient en même temps que lui et que dans quelques instants, Voldemort fera, pour de bon, partie de l'histoire ancienne.

Savoir cela, rassurait énormément Severus, c'était fini l'espionnage pour lui, il allait pouvoir profiter de la vie comme il l'entendait. Quand Salazar eut terminé, il rapatria Ginny Weasley, c'était l'élève assoupie, à la tour des Gryffondors, puis le fondateur alla dans ses quartiers avec son familier. Il ne restait plus qu'à attendre la fin de l'année pour que tout soit finalement révélé, y comprit la défaite définitive du Lord noir. Lorsqu'elle arriva enfin, toutes les personnes pétrifiées furent traitées durant le petit-déjeuner. Severus était assit à table à attendre que son mari arrive enfin et il savait que sa réputation allait éclater. Il ne pourra pas s'empêcher de lui sauter au cou et passera pour un Hufflepuff complètement guimauve.

Cependant, désormais, il s'en moquait, tout ce qu'il voulait c'était ravoir son âme-sœur à ses côtés. Il gardait les yeux rivés sur la porte de la salle, attendant avec impatience qu'il arrive. Son ressenti avait une telle importance, qu'il tapait inconsciemment du pied sur le sol et ses collègues l'observaient étrangement. Il vit d'abord revenir Nick Quasi Sans Tête, puis Justin et Colin, suivis de Miss Teigne, mais il n'y avait toujours pas son blond en vue. Cela rendait le directeur des vert et argent, complètement dingue. Il inspira profondément pour se calmer et continua d'attendre. Cela dura quelques minutes avant que d'autres personnes n'entrent dans la pièce.

Il y eut d'abord Pomona, puis Poppy, et derrière, vêtu d'une robe de sorcier bleue argent, il aperçu enfin sa moitié. Il bondit de son siège et fonça vers lui à toute vitesse ce qui fit sourire l'autre, qui l'attrapa par la taille alors qu'il l'embrassait. Le silence se fit complet autour d'eux alors qu'ils restaient collés ensembles, même une fois le baiser rompu. Pour la première fois, les étudiants virent la terrible chauve-souris des cachots, pleurer.

- Bordel… Ce que tu m'as manqué imbécile, souffla-t-il à son oreille.

- Je sais mon cœur, répondit Gilderoy en caressant sa joue avant de sécher ses larmes d'un mouchoir en soie.

- Tu as intérêt a ne plus me faire un coup pareil !

- C'est promis. Tu peux compter sur moi ! Allez viens, on va manger. Cela te feras du bien. Tu es maigre comme un clou mon mari ! dit-il sur un ton légèrement moralisateur.

- Comme tu veux, mais ne me laisse plus tout seul. J'ai faillis virer dingue !

- D'accord mon Sevy, dit-il en souriant, l'entraînant doucement à la table des enseignants.

- Je vois qu'il y eut des cachotteries de faites, dit Minerva, assise sur le fauteuil du Directeur, remplaçant Albus depuis son départ forcé. Depuis combien de temps vous êtes ensembles ?

- Sept ans de couple et cinq ans de mariage, répondit Gilderoy avec un sourire éclatant.

- Tant que ça ? Mais pourquoi l'avoir caché ? interrogea Filius.

- A cause de Dumbledore. Il ne se serait pas gêné pour venir nous casser les pieds même durant les vacances, déclara Severus. Et je n'avais vraiment pas envie que cela arrive. Déjà que nos familles ont eut du mal à s'y faire, surtout mon père. Avoir un squatteur n'aurait rien arrangé.

- Et comment vous allez faire s'il reprend son poste ? demanda l'enseignante de vol.

- Il ne le pourra pas. Son renvoi est définitif.

- Mais, qui le remplacera alors ?

- Un invité surprise qui m'a aidé à résoudre le problème des attaques ma chère, dit fièrement Severus. Et outre cela, il nous a également débarrassé de Voldemort pour de bon.

- Quoi ? Tu es sérieux ?

- Je ne fais jamais de farces, tu me connais.

- Qui est-ce ?

- Vous allez tous avoir du mal à me croire sans le voir. Alors, Poudlard, si tu pouvais le faire venir, ce serait fort sympathique.

- Je suis ici Severus, ce n'est pas la peine de me sonner, dit une silhouette sortant de l'ombre avant de s'approcher de la table centrale. Bonjour à toutes et tous. Je suis…

- Salazar Slytherin ! s'exclama Flora Carrow qui l'observait depuis qu'il avait émergé de sa cachette. Avec lui c'est sûr que nous aurons un directeur compétent, pas comme le citronné.

- Il ne faut pas critiquer les aînés mademoiselle, ceci dit, je vous le concède. Il n'a guère était le plus efficace de nos successeurs à ce poste.

Elle lui offrit un sourire qui réchauffa le cœur du fondateur. Par la suite, il du prouver son identité et les différents ex Mangemorts furent jugés, sans oublier que la disparition du Lord noir fut prouvée. Cette année se termina qui plus est avec l'installation d'Hestia et Flora dans la demeure de Severus Rogue. Elles étaient ravies d'avoir un tuteur comme lui et encore plus avec Gilderoy duquel elles découvrirent la véritable personnalité. Il était un homme doux, attachant, patient, très compréhensif, un peu blagueur sur les bords. En bref, il était génial, tout plein de l'amour dont elles avaient tant manqué avec leur père ces dernières années. Elles ne furent cependant pas les seules à changer d'air, Harry Potter alla s'installer avec son parrain au Square Grimmaurd où il rencontra Regulus Black et son père Orion. Il n'aurait plus jamais à revoir les Dursley de toute sa vie et il n'avait plus d'épée de Damoclès au-dessus de la tête à cause d'un mage noir cinglé.

La suite des études de chacun des élèves fut au final bien plus calme. La malédiction sur le poste de Professeur de DCFM ayant disparu, Gilderoy put garder sa place en faisant enfin des cours de qualité. Severus quant à lui changea sa méthode de donner cours, il avait été adoucis tant par son mari que leurs deux filles, comme ils se plaisaient à les considérer depuis qu'elles les avaient appelés papas pour la première fois durant les grandes vacances ayant suivi la 3e année. Elles étaient les chouchoutes des deux enseignants dans la mesure du raisonnable bien entendu. Le Ministère avait également du revoir quelques petites choses dans leur façon de s'organiser notamment avec la présence du Lord Slytherin au sein du Magenmagot.

Il avait réussit à convaincre les sorciers Anglais de revoir leurs lois racistes, ce qui permit à la plupart des créatures, dont les loups-garous, d'avoir plus de droits et de ne plus être traités comme des monstres. Un certain ménage fut fait dans le personnel, Dolores Ombrage fut renvoyée par exemple, à l'instar de Rita Skeeter pour la gazette. Les deux sorcières avaient trempés dans des affaires peu nettes et ont donc été jugées et condamnées durant la quatrième année où fut organisé la coupe du monde de Quidditch. L'idée de ramener le tournois des trois sorciers fut rejetée car le monde n'était pas encore prêt pour son retour. Pour le reste, tout se passait assez bien, les notes des enfants étaient bonnes, moins d'élèves faisaient exploser leurs chaudrons, le professeur Binns avait été remplacé par un ami du directeur.

Bref, la vie suivait son cours normal, bien que quelques surprises attendaient certains au tournant. En effet, à sa majorité, Flora ayant reçu son héritage magique à l'instar de sa sœur, retourna à Poudlard après avoir été diplômée l'an passée. Elle avait des choses à dire au directeur qui y était encore. Elle fut conduite au bureau par Severus, à qui elle avait tout expliqué. Il n'aimait pas trop l'idée que l'une de ses princesses soit liée à un homme millénaire, mais il savait qu'il ne pourrait rien y changer, alors il la laissa faire à sa guise. Elle avoua donc à Salazar les sentiments qu'elle ressentait à son égard et le sorcier, fort peu capable de résister à son âme-sœur, qu'il avait ENFIN trouvée, après si longtemps, accepta de lui faire la cours. Du côté de Hestia, tout allait bien également, Grégory l'avait demandé en mariage et les Slytherins qu'ils étaient ont même réussis à devenir amis avec le trio d'or.

En effet, à chaque Noël, ils se réunissaient tous ensembles chez les Malfoy ou dans l'une des propriété de la famille Potter. Cependant, l'un d'eux allait avoir une saveur particulière. C'était alors que les jumelles allaient sur leurs 20 ans, et se trouvaient en pleins préparatifs du 24 Décembre, elles furent toutes les deux prises de vertiges en synchrone. Leurs compagnons respectifs contactèrent un médicomage et attendirent que le résultat tombe. L'homme leur fit part de celui-ci à minuit et une minute, le 25, elles étaient enceintes. Gilderoy et Severus, choqués d'être bientôt grand-pères, s'évanouirent, alors que Grégory et Salazar sautaient dans tous les sens. Ils étaient comme deux gamins devant le sapin de Noël et à compter de ce jour, couvèrent encore davantage leurs reines, comme ils appelaient les filles. Quand les 2 futurs grands-pères se réveillèrent, ils demandèrent juste :

- C'est pour quand ?

Flora et Hestia répondirent alors :

- 18 Juillet 2012.

- Les deux le même jours ?

- Ah bah oui, on fait pas les choses à moitié papa, dirent-elles amusées.

- CHAMPAGNE ! Sauf pour les filles ! s'exclama gaiement Gilderoy.

- C'est pas juste !

- C'est mauvais pour la santé. Et interdiction de mettre les pieds dans mon labo, renchérit Severus.

- Mais euh papaaaaaa ! protestent-elles, indignées.

- On veille juste à ce que nos futurs petits-enfants soient bien c'est tout, dit innocemment.

- Roh… T'es même pas drôle.

- Je ne fais jamais de blagues. Vous le savez pourtant. Allez, maintenant je crois que c'est le temps de faire la fête en musique !

- Oui ! On va danser jusqu'au bout de la nuit parrain ! dit Drago qui dansait déjà avec sa petite amie, nulle autre que Susan Bones.

Tout le monde ria en voyant l'expression si détendue de l'héritier des Malfoy et les jumelles se dirent que décidément, elles avaient eut de la chance dans leur malheur. La vie était belle pour elles maintenant. Adieu les ombres et bonjour la lumière !