Hello !
Je ne vais pas parler longtemps, je veux juste vous remercier pour les 2400 vues sur cette histoire ! Je ne m'attendais pas à de tels résultats. J'espère que vous continuerez à la suivre.
Réponse à Wonderinn
Je pense que Kyoya ne réalise pas complètement ce qu'il lui arrive.
Pour dame nature je te comprends tellement ! Perso je fais du gainage depuis quelques semaines, j'ai lu que c'était efficace, que ça atténuait la douleur. Mais ça reste à vérifier.
Réponse à Komachu
Sacré pouvoir obscur ! Oui Kyoya prend cher, mais s'il ne se passe pas quelque chose je m'ennuie alors autant faire plein d'action, même si c'était plus psychologique là !
Answer to Coolio
Yeah, his visions are different because Kyoya was exposed differently to the dark force ! But yes, it looks like Tsubasa's visions.
Bonne lecture !
Chapitre 30 : Voir la réalité en face
Kyoya finit par arriver sur les docks, près de l'eau. Le blader fixa les entrepôts désaffectés alors que les souvenirs de ses moments chez les chasseurs de têtes refaisaient surface. Ça ne faisait pas si longtemps que ça qu'il était parti, mais le vert avait l'impression que cela faisait des années qu'il n'avait pas mis les pieds ici.
A cette époque, tout était plus simple. Il avait la ville à ses pieds et personne n'osait lui faire face.
Il avait fait du chemin depuis. Pourtant, il se souvenait de tout depuis son premier affrontement avec Gingka.
Lui qui avait quitté le domicile familial dans le but de trouver un adversaire digne de son talent pour le beyblade, Kyoya était déjà d'une puissance supérieure avant de rejoindre les chasseurs de têtes. Pourtant, malgré sa force et le stadium à son avantage, il avait perdu face à Gingka hagane. Pour la première fois de sa vie, Kyoya avait connu la défaite.
Mais ce jour-là, le blader du printemps avait trouvé son rival. Le seul qui avait de l'importance à ses yeux, le seul qu'il voulait vaincre à tout prix.
Il était prêt à tout pour y arriver. Alors il avait suivi cet homme vêtu de violet, dans le but de gagner en puissance. Lorsqu'il était revenu de son entraînement à la Nébuleuse Noire, Kyoya avait dissous les chasseurs de têtes. Il s'était aperçu de la force qu'il possédait et savait que pour gagner en puissance, il ne pouvait plus se contenter de s'entraîner face à ses sous-fifres et de leur mettre une raclée pour maintenir sa place de leader. Sa première excursion au Wolf Canyon avait été une véritable épreuve pour lui. Il s'était retrouvé à devoir compter sur sa propre force et celle de son camarade, camarade qu'il avait laissé de côté, l'esprit envahi par la folie.
Suivre un inconnu. C'était bien le contraire de ce que ses parents lui avaient toujours inculqué. Heureusement, à ce jour, Kyoya ne leur avait pas parlé de la Nébuleuse Noire.
C'était une erreur qu'il avait commise. Quelle idée il avait eu ce jour-là !
Pourtant, en comparaison de ce qu'il avait fait par la suite, l'escalade des parois du Wolf Canyon semblait être une promenade de santé. Depuis, il avait affronté des adversaires de plus en plus puissants, voyagé pour se renforcer et perfectionner ses techniques, affronté les éléments, participé au championnat du monde de beyblade, fait un match nul avec Gingka, voyagé à nouveau, provoqué la destruction de la cité d'Hadès. Il avait dépassé ses limites à chaque occasion. Puis il avait obtenu le titre de blader légendaire et de nouvelles aventures s'étaient imposées à lui alors qu'il n'avait toujours qu'un objectif en tête : vaincre Gingka. Alors il avait voyagé à ses côtés, affronté de puissants adversaires comme Ryuga ou Aguma, cherché d'autres bladers légendaires pour empêcher la résurrection du dieu de la destruction… Puis il avait quitté le groupe de son rival dans l'espoir de se retrouver à nouveau seul, mais pour une courte durée. Kyoya s'était retrouvé face au destin et avait aidé Gingka malgré lui en retrouvant le blader légendaire de Vénus. Alors il était retourné auprès du blader de l'automne, amenant avec lui des renforts. Tous réunis, ils avaient combattu le dieu de la destruction lui-même et réussi, au prix de blessures et de l'endommagement de leurs toupies, ainsi que de la vie d'un des leurs.
Puis, une fois Leone réparé, Kyoya avait affronté les bladers légendaires et les avait vaincus, les uns après les autres.
Et aujourd'hui, il se retrouvait à être la cible d'une organisation qu'il pensait inoffensive depuis les derniers évènements, à voyager avec celui que tous pensaient mort pour l'arrêter et son frère qu'il avait rencontré lors de son voyage aux côtés du groupe de son rival.
Oui, tout était plus simple avant tout ça.
Depuis le début de ses aventures, il avait toujours été entouré. Lui qui revendiquait être un solitaire, Kyoya sentait son égo entaché en se rendant compte qu'il avait fait partie d'un groupe dés qu'il avait fait de son envie de vaincre Gingka son but numéro un. Cela ne lui avait apporté que des problèmes, toujours plus difficiles à résoudre.
Et toujours plus d'individus autour de lui.
Mais paradoxalement, toutes ces épreuves lui avaient permis de se dépasser, de devenir plus fort. Il avait appris à sortir de sa zone de confort, il s'était même retrouvé en danger à plusieurs reprises. Mais il avait gagné en maîtrise de sa toupie et en puissance. Il s'était perfectionné au point de devenir un des bladers légendaires des quatre saisons. Il avait été choisi pour ses capacités.
Il était même suffisamment puissant pour avoir été reconnu comme un éventuel détenteur de la force obscure. Même s'il refusait de s'y soustraire et qu'il se sentait insulté qu'on le pense capable de céder à la tentation, les possesseurs de la force obscure détenaient une force immense. Ryuga, lors de l'ultime bataille, était un monstre de puissance, bien qu'il avait réussi à prouver qu'il était bien plus fort depuis qu'il l'avait assimilée. Rago était du même type, complètement hors normes, même s'il n'était que le pantin d'Hadès.
Même ses ennemis reconnaissaient sa puissance.
Cependant, Kyoya sentait qu'il devenait plus faible à mesure qu'il entrait en contact avec la force obscure. Son emprise s'étendait et le blader du printemps avait l'impression d'être vidé de ses forces à chaque fois qu'elle se manifestait. Elle tentait de prendre le contrôle de son corps et de son esprit et le blader sentait qu'il puisait toujours plus dans ses forces pour ne pas céder.
Il devait s'entraîner. Il devait devenir plus fort pour pouvoir lui résister. Il en avait assez d'être assisté. Cela ne pouvait plus durer. Même s'il avait mal, même s'il était fatigué, il ne devait pas abandonner. Il n'avait pas fait tout ce chemin pour succomber maintenant. Il avait survécu à des ennemis qui avaient failli le déposséder de son esprit de blader enflammé. Il était hors de question que cette marque s'y mette aussi.
Il ne désirait pas être aidé par qui que ce soit. Il voulait mener sa propre vie. Kyoya désirait s'en sortir seul, il ne pouvait pas s'appuyer sur les autres. Il ne voulait pas avoir à compter, même inconsciemment sur Ryuga.
Surtout depuis ce qu'il s'était passé entre eux il y a quelques jours.
Se rendant compte que ses joues chauffaient, Kyoya chassa de son esprit ses souvenirs particulièrement gênants pour lui et se concentra sur les entrepôts désaffectés.
Le blader légendaire ignora la douleur qui parcourait ses membres et propulsa Leone sur les bidons vides. Même en mode défense, Leone possédait une force hors du commun. Sa force mêlée à la volonté de son blader la rendaient très puissante.
La toupie blanche et verte déploya le rugissement tempétueux du lion. Les bidons métalliques, pourtant si lourds, volèrent jusqu'à entrer en collision avec les murs, provoquant un vacarme qui aurait pu alerter n'importe qui aux alentours. Mais la zone était déserte. Il n'y avait pas le moindre logement autour. Kyoya pouvait s'entraîner sans que quelqu'un ne s'en mêle.
De toute façon, si n'importe qui venait le perturber, le blader de Leone n'en ferait qu'une bouchée. Personne ne pouvait perturber son entraînement sans en subir les conséquences.
"Rugit Leone !" Cria le blader.
Le spectre du lion se matérialisa et la lumière de son aura éclaira la silhouette de son propriétaire. Puis, le lion poussa un rugissement en accord avec le cri de son blader avant de revenir à la charge, déployant de nouvelles tornades, plus dévastatrices les unes que les autres.
Malgré toute la concentration dont il faisait preuve dans son entraînement, il sentit une nouvelle présence autour de lui, dissimulée. Il y avait plusieurs personnes, cachées derrière des caisses. Sa toupie retourna à ses pieds après avoir cessé ses tornades.
"Bande de rats." Cracha amèrement Kyoya.
Il était sûr de l'identité de ces individus. Kyoya ordonna à Leone de détruire les caisses en bois. Il put alors apercevoir les uniformes d'une dizaine de personnes qui l'entouraient, leurs propulseurs pointés dans sa direction.
Les soldats de la Nébuleuse Noire.
Mais il en fallait plus pour lui faire peur. Alors dès que ses adversaires eurent lancé leurs toupies, Leone déploya plusieurs tornades en même temps, les envoyant valser, certaines tombant à l'eau. Leurs propriétaires furent tous projetés vers l'arrière pour tomber au sol, complètement sonnés par l'attaque du vert.
Mais Kyoya ne pouvait se dire que c'était déjà terminé. La Nébuleuse Noire ne pouvait avoir envoyé que des bladers d'un niveau aussi faible, d'autant plus que les capacités de Fang Leone lui permettaient de faire face à plusieurs adversaires sans difficulté.
Kyoya reprit Leone entre ses mains et songea à se déplacer dans les docks pour trouver un nouvel endroit où s'entraîner. Il avait tout ravagé en trop peu de temps ici.
Pourtant, alors qu'il voulut bouger, le vert sentit son corps lâcher tandis qu'une douleur fulgurante le prit à la clavicule. Kyoya tomba à genou et posa ses mains sur le sol pour ne pas tomber en avant. Sa vision était trouble, il avait la nausée, son corps tremblait.
Le propriétaire de leone n'avait pas l'impression d'avoir forcé. Il était même loin de ce que son corps était capable d'endurer. Ses entraînements habituels étaient bien plus difficiles que ça. Dépasser ses limites était tout ce qu'il y avait de plus ordinaire.
Il comprit à quel point la marque l'affectait et s'il ne voulait pas admettre, les faits étaient là. Il n'était pas en état de s'entraîner et plus il combattait, plus le pouvoir obscur se manifestait et puisait dans ses ressources pour se développer.
Refusant d'abandonner, il tenta de se relever. Difficilement, il se tint sur ses deux jambes, faisant face à ses adversaires. Mais le simple fait de propulser Leone lui causait une douleur dans les bras et dans les côtes, le faisant grimacer. Il était épuisé par si peu d'efforts qu'il trouvait ça pitoyable.
Pourtant, son esprit combatif n'avait pas faibli et cela lui permit de déployer sa force pour foncer sur ceux qui l'avaient perturbé dans son entraînement.
Même épuisé, il ne pouvait s'abaisser à être plus faible que ces incapables de la Nébuleuse Noire.
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Lorsqu'il sentit une énergie aussi puissante que familière, Ryuga ouvrit les yeux. Vivement, il se leva du canapé pour chasser les dernières bribes du sommeil regarder par la fenêtre. Metal Bey City était plongée dans l'obscurité de la nuit, faiblement éclairée par la lumière des étoiles et de la lune.
Il était encore tôt.
La situation fit froncer les sourcils de l'empereur Dragon. Si cette ville était agitée le jour durant, la nuit était calme. Ryuga savait que ce n'était pas une situation ordinaire, encore plus parce qu'il savait à qui appartenait cette énergie.
Rapidement, il se dirigea vers sa chambre et, voyant que la porte était ouverte. Il constata ce qu'affirmait son ressenti : Kyoya n'était plus dans la chambre, ni même dans l'appartement.
C'était bien son énergie, enfin celle de Leone, qu'il percevait dehors, mêlée à d'autres. Il était en train de se battre.
Et ce n'était certainement pas un duel contre Gingka. Déjà parce qu'il aurait senti l'énergie de Pégasus, mais aussi parce que les deux rivaux ne s'affronteraient pas en pleine ville. Ils se défiaient dans un stadium ou dans une contrée reculée où ils ne seraient pas dérangés. Et s'ils ravageaient tout, ils ne blesseraient personne.
L'Empereur Dragon soupira, exaspéré par le comportement du propriétaire de Léone. Malgré son état, il avait quitté l'appartement pour il ne savait quelle raison. Peut-être avait-il repéré quelqu'un. Mais le propriétaire de L-Drago nia cette hypothèse. Dans son état, il devrait juste se reposer et pas bouger. Et s'il était espionné chez lui, le blanc l'aurait senti. Il n'aurait pas pu faire une telle erreur. Il avait toujours veillé à ce que la Nébuleuse Noire ne connaisse pas l'endroit exact où Ryuto et lui vivaient, même s'il pensait qu'elle était au courant. Mais même s'ils n'étaient pas forcément malins, Doji et Ziggourat ne posteraient pas d'hommes près de chez eux.
Sauf s'ils voulaient que l'Empereur Dragon absorbe leurs pouvoirs et réduise leurs toupies à néant.
L'attitude du vert le faisait se poser des questions. Kyoya était trop fier pour laisser entrevoir la moindre parcelle d'une éventuelle difficulté ou faiblesse. Hors, les derniers évènements l'avaient forcé à compter sur quelqu'un d'autre que sur sa propre force. Toutes ces circonstances devaient le perturber.
Mais Ryuga se demandait s'il n'avait pas affaire à un enfant à la place d'un jeune homme. Kyoya était directement visé par la Nébuleuse Noire et le propriétaire de L-drago savait que si eux faisaient une pause pour se remettre des blessures, l'organisation n'allait pas se contenter d'attendre. Elle allait continuer à vouloir réaliser ses rêves d'ahurie et Kyoya était sûrement la pièce maîtresse de ce plan. Alors sortir comme ça, en plein milieu de la nuit et affaibli par le pouvoir obscur qui grandissait en lui, c'était une idée idiote.
Ryuga allait devoir remédier à cela. Ils ne s'adressaient pas vraiment la parole, encore moins depuis les baisers qu'ils avaient échangés. Mais il s'agissait de lui remettre les pendules à l'heure. Il allait certainement se mettre en colère pour ça.
Cependant, il s'en occuperait plus tard. Kyoya était en train de se battre et Ryuga devait aller l'aider.
Alors le blader de l'été passa discrètement dans la chambre de son frère pour s'assurer qu'il dormait avant d'enfiler ses bottes et de passer par la fenêtre pour passer par les toits. Il irait plus vite qu'en courant dans les rues. Et puis ça lui ferait un rapide échauffement.
Rapide en effet, puisqu'il ne lui fallut pas plus de cinq minutes pour arriver aux docs, à l'endroit où il avait senti les énergies des toupies et de leurs esprits. Mais entre-temps, toutes s'étaient arrêtées.
Le blader aux cheveux blancs vit plusieurs soldats portant l'uniforme de la Nébuleuse Noire, des dizaines, étalés sur le sol ou parmi les débris de caisses en bois ou des conteneurs, vaincus.
Qu'ils étaient lâches. S'en prendre à une seule personne parce qu'ils n'étaient pas assez forts.
Lamentable.
Mais il ne s'attarda pas sur ces types. D'ici peu, un hélicoptère ou plusieurs viendraient les récupérer. Il se concentra sur le corps étendu au sol, au centre des autres. Une tignasse verte, des vêtements ressemblant à tout sauf à un uniforme, une toupie serrée dans sa main : c'était Kyoya.
En le voyant inerte sur le sol, Ryuga s'inquiéta. Il se précipita à côté du blader aux cicatrices et le secoua légèrement.
Le vert ne réagit pas. Il était inconscient. Ryuga le prit alors sur son dos, essayant de le placer de façon à ce qu'il ait le moins mal possible, surtout au niveau de ses côtes. Puis, il se mit en route.
Encore une fois, il ne lui fallut pas longtemps pour regagner son appartement, même s'il avait circulé dans les rues afin d'éviter de blesser Kyoya.
Arrivés tous les deux dans l'appartement, puis dans la chambre en faisant le moins de bruit possible, Ryuga déposa Kyoya sur son lit, ne prenant pas la peine de lui retirer sa veste et ses chaussures. Il s'occupa simplement de l'allonger et de regarder sa clavicule gauche où la marque se trouvait. Le blader de l'été constata qu'elle avait noirci depuis la dernière fois. Mais elle n'était pas étendue, signe que Kyoya résistait.
Ryuga s'assit simplement face au lit, les jambes croisées en tailleur. Il s'était demandé s'il devait laisser Kyoya seul, mais le blader de l'été n'apprécierait pas qu'il parte à nouveau et devoir lui courir après, même si dans son état, c'était peu probable. Et s'il faisait une nouvelle crise, il serait présent et pourrait agir tout de suite. Il voulait préserver le sommeil de son frère.
"Franchement tu ne me facilites pas la tâche. J'aurais dû te laisser dormir dehors." Soupira-t-il, bien qu'il ne pensait pas vraiment la seconde partie de sa phrase.
Mais il choisit de rester là, assis, fixant le regard endormi du vert, scrutant les traits détendus de son visage, ses mèches vertes qui tombaient sur son front et ses tempes. Il était rare de ne pas voir Kyoya avec les traits marqués par l'énervement ou même une certaine forme de tension. Il semblait inoffensif, presque paisible endormi comme ça, les yeux clos. Sa respiration profonde attestait de son sommeil. Lui qui était toujours crispé semblait bien détendu.
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La lumière du jour plongeait la chambre dans une belle luminosité naturelle depuis un moment quand Kyoya ouvrit ses yeux. Lentement, il les fit papillonner pour s'habituer à la lumière du jour et se pelotonna dans les draps jusqu'à se demander comment il était arrivé ici.
Cette pensée le fit ouvrir les yeux et se relever brusquement, lui donnant une douleur fulgurante dans les côtes. Kyoya l'ignora et regarda la pièce dans laquelle il était. Mais il fut rassuré de voir qu'il connaissait la pièce ainsi que le garçon qui le fixait depuis le mur contre lequel il était adossé.
"T'es enfin réveillé." Dit-il.
Mais Kyoya était en train de s'interroger sur les déroulement des évènements qui l'avaient conduits ici. Il se rappelait avoir combattu des soldats de la Nébuleuse Noire. Bien qu'il avait gagné les duels les uns après les autres et envoyé les figurants et leurs toupies dans le décor, tout cela lui avait coûté énormément d'énergie et causé des douleurs dans tout l'organisme. Il se rappela être tombé au sol et de se trouver incapable de se relever. Il avait pourtant essayé, mais ses membres engourdis ne lui obéissaient pas. Il n'arrivait plus à faire le moindre mouvement. Il avait sentit ses paupières se fermer, bien qu'il avait lutté contre le voile de l'inconscience qui se posait sur lui.
"J'ai dormi longtemps."
C'était un fait, pas une question. Kyoya sentait qu'il avait dormi et ne l'énonçait pas simplement parce qu'il faisait jour. Il s'était reposé et même si ses côtes étaient toujours douloureuses, sa clavicule avait l'air de le laisser tranquille.
Pour l'instant.
Ryuga pensait également que le vert avait repris des forces. Mais il ne put réfléchir plus longtemps puisque Kyoya parla une nouvelle fois.
"Pourquoi t'es là ? Demanda t-il sans l'ombre du moindre tact.
- Je te rappelle que c'est ma chambre. Renchérit Ryuga en relevant le menton.
- Tu as aussi dit que je pouvais dormir là le temps qu'on se repose. Je peux savoir pourquoi tu m'observes comme ça ? T'as rien d'autre à faire ?" Le contredit Kyoya en se mettant assis sur le lit, assis en tailleur.
Un éclair passa dans les yeux de Ryuga.
"Et toi : pourquoi t'es parti au beau milieu de la nuit ? T'étais pas en état. Tu croyais quoi ? Que t'étais capable de battre Gingka et tu t'es dit que t'allais le défier ?
- Qu'est-ce que tu peux en avoir à faire ?" Le défia Kyoya, aussi bien par ses mots que par son regard.
Ryuga avança jusqu'au lit. Instinctivement, son aura rougeoyante se déploya autour de lui. Il se sentait incapable de sentir l'air vexé de Kyoya, ni de prendre son état en compte et ses paroles sur le ton d'une provocation. Ce n'était pas la première fois mais cette fois, Ryuga se sentit incapable de se calmer et de le prendre à la légère. Rageusement, il le plaqua au lit, lui causant une douleur qui fit serrer les dents à Kyoya. Mais Ryuga ne regretta pas son geste. Dans son état, il n'avait simplement pas perçu qu'il avait fait mal à Kyoya. Il posa simplement sa seconde main dans ses cheveux pour obliger l'autre à rester allongé. Le vert resta interdit devant son geste, partagé entre la gêne et l'effarement. Ses doigts se crispaient sur les draps.
"Ecoute-moi bien : on est ici pour que tu te soignes. Je ne suis pas ta baby sitter. Alors t'as intérêt à rester tranquille est-ce que c'est clair ?" S'énerva l'Empereur Dragon.
Kyoya n'eut aucune réaction, bloqué sur le matelas, il était surpris de l'énervement de Ryuga. Toutefois, l'autre n'avait pas fini.
"Si je suis venu te chercher c'est uniquement parce que t'es une pièce de leur plan. C'est tout. Mais tu n'es indispensable à personne ici. Si ça ne tenait qu'à moi, je t'aurais laissé là-bas. Et la prochaine fois que tu me fais un coup comme ça, c'est moi qui vais t'assomer. La force obscure n'aura pas le temps d'agir crois moi.
- Ryuga ça suffit !" Intervint une autre voix.
Entendant les paroles de son frère, Ryuto était intervenu. Son frère débloquait complètement. Le chasseur de trésors avait l'impression que les deux n'étaient pas en mesure de communiquer, ou qu'ils ne savaient plus comment s'y prendre.
Même s'il ne voulait pas se mêler de leurs affaires, Ryuto ne pouvait laisser son frère s'énerver comme ça contre Kyoya. Il trouvait son attitude déplacée et bien qu'il avait raison sur le fond, la forme n'était pas adaptée. On ne disait pas à quelqu'un qu'on avait embrassé et dont on avait calmé les crises qu'on ne se préoccupait plus de lui et de son sort après s'être montré agressif. Surtout qu'au moment où Ryuga lui avait expliqué ce qu'il s'était passé, son petit frère avait parfaitement ressentit une forme d'inquiétude dans sa voix.
Le chasseur de trésors s'approcha et prit la bouteille d'eau sur la table de nuit. Sans retenue, il donna un coup sur la tête de Ryuga. Son frère lâcha Kyoya pour se focaliser sur lui, mais son regard au croisement de la colère et de l'incompréhension n'impressionna par Ryuto le moins du monde. Le cadet était parfaitement calme. Kyoya, de son côté, s'était redressé. Ryuto leur adressa un regard réprobateur à chacun, ce qui eut l'effet de calmer son frère.
"Vous deux, ça ne peut plus durer ! Vous êtes insupportables ! Vous avez oublié qu'on a une mission : traquer la Nébuleuse Noire ! Et vous vous jouez au chat et à la souris ! Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous, mais discutez-en. Parce que là vous faites n'importe quoi ! J'en ai assez d'avoir le cul entre deux chaises ! Si vous n'arrangez pas ça vous-même, je me tire et vous vous débrouillez sans moi c'est bien clair ? Alors maintenant Kyoya tu vas rester tranquille et tu vas expliquer tes agissements à Ryuga et toi grand frère tu vas t'excuser et tu va lui refaire un pansement ! Et vous allez discuter de ce qu'il s'est passé entre vous ! Et sans crier compris !?"
Ryuto n'attendit pas de réponse et il quitta l'appartement en tapant des pieds. Dire que Gingka leur trouvait des circonstance atténuantes à chaque fois qu'ils faisaient quelque chose.
De leur côté, les deux bladers légendaires se regardèrent. Tous les deux étaient surpris par les paroles de Ryuto. Lui qui était si calme d'habitude, plus qu'eux en tout cas, il avait explosé.
Mais au moins, les deux savaient qu'ils devaient discuter. Ils étaient devant le fait accompli.
Ryuga quitta la chambre pour revenir aussitôt avec du matériel pour faire un pansement à Kyoya.
"Excuse moi." Dit-il rapidement.
Kyoya hocha la tête. A vrai dire, il ne savait pas comment réagir, les paroles de Ryuto faisaient toujours écho dans son esprit.
Le blader du printemps ne pensait pas qu'il devrait discuter avec Ryuga de ce qu'il s'était passé entre eux. Il ne tenait pas à lui dire que sur le moment, il aurait désiré plus qu'un baiser, même s'il avait apprécié l'échange qu'ils avaient partagé.
Il se mit à rougir rien qu'en y pensant.
Ryuga se dit qu'il devait se lancer. Il était évident que Kyoya était gêné.
"Je ne t'ai pas fait mal ? Demanda-t-il, faisant référence à son comportement d'il y a quelques minutes.
- Non ça va.
- Oublie ce que j'ai dit. Je ne me suis pas contrôlé. Mais franchement quelle idée d'aller en pleine nuit t'entraîner alors que t'es pas en état.
- Ce n'est pas nouveau.
- Il faut que ça change. Tu ne peux pas te promener où tu veux, tout seul alors que tu peux faire une crise à tout moment. Lui dit Ryuga pour le raisonner.
- J'avais besoin d'être seul, c'est tout."
Kyoya n'avait pas envie d'en dire plus. Ce n'était pas dans ses habitudes de se dévoiler, ni sur ce qu'il faisait, ni sur ce qu'il ressentait. Il ne voulait pas parler de ce rêve qu'il avait fait, celui qui l'avait poussé à aller dehors pour se changer les idées. Pourtant, ce qu'il s'était passé entre eux devait être expliqué.
"Tu peux te déshabiller ?
- Pardon ? S'enquit Kyoya.
- Je vais te changer ton bandage."
Kyoya regarda ses vêtements avant de regarder Ryuga, le trouble se lisant dans ses orbes bleus.
"Tourne toi." Déclara-t-il aussi froidement qu'il le put.
Ryuga obéit, se retenant de justesse de lui dire qu'il lui avait déjà retiré ses vêtements et qu'il n'avait pas à être gêné pour si peu, surtout qu'après, il allait le toucher, effleurer sa peau. Mais il n'avait rien dit. Il ne voulait pas risquer de gêner Kyoya plus qu'il ne l'était déjà.
Une fois que Kyoya l'avait autorisé, l'Empereur Dragon s'assit à côté de lui pour lui faire un pansement. Le blader aux cheveux verts regardait ailleurs alors que les mains de Ryuga frôlaient sa peau, le faisant frissonner.
"Tu as retiré tes bandes ? L'interrogea le blader de l'été.
- Oui. J'ai pris une douche avant de partir. Avoua Kyoya alors qu'il évitait de le regarder.
- Ce n'est pas raisonnable de te déplacer sans rien plus les maintenir. Tu aurais pu t'en casser une." Soupira Ryuga.
Kyoya ne donna pas plus d'explications et Ryuga se dit qu'il était temps de discuter d'autre chose de plus gênant.
"Ce qu'il s'est passé entre nous était une erreur. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris de t'embrasser et… D'en désirer plus. Au début, j'ai juste voulu t'apaiser. Tes crises se calmaient mieux lorsque j'étais… Doux avec toi… Mais je n'avais pas prévu que ça irait aussi loin. Et comme tu ne m'as pas repoussé…
- Ça va ça va… Je ne m'attendais pas à ce que tu m'embrasses. Ça... ne m'a pas déplu…
- Mais on doit se concentrer sur la mission. Je ne t'embrasserai plus pour tenter de te calmer. Déclara Ryuga.
- Oui. Je crois que c'est mieux."
Kyoya hocha la tête.
Les deux bladers étaient gênés par leur conversation et leur proximité. Mais ils allaient pouvoir se concentrer au mieux sur leur missions et épargner Ryuto.
Enfin, ils espéraient.
Je trouve ma fin de chapitre un peu décevante, mais je n'ai pas réussi à faire mieux. Désolée !
Bon, je ne sais pas si je vais avoir le temps d'écrire la semaine prochaine. J'ai six examens et les études sont ma priorité. Mais comme écrire me fait du bien, je vais essayer de publier. Mais il est possible qu'il n'y ait rien cette semaine (je vais tout faire pour maintenir mon rythme, mais je préfère prévenir) !
Prenez soin de vous !
