Coucou tout le monde ! Je tenais à dédicacer le jour précédent à Hachiko-Tan ! Je ne pouvais pas le faire du jour même sinon j'aurais spoiler tout le truc ah-ah ! Dans ses fics FMA (qui au passage sont toutes géniales !) Elle en a une qui s'intitule "Comment annoncer sa grossesse, par Riza Hawkeye" ! Les trois derniers OS (qui est un OS en trois parties) est l'un de mes plus gros coups de cœur. Bref, si vous n'avez jamais lu... Foncez ! Et au passage, lisez les autres ! *émoji clin d'œil*.

Et sinon, on est déjà à la moitié du calendrier avec ce chapitre ! Déjà ! Ca passe trop trop vite ! Merci L'atelier des chats, Sow'mama, Todorotwix, Hachiko-Tan, Lalaiths, Luciole, LenaFMA pour vos commentaires !

Bonne Lecture.

Sei.


Jour 13 : Malade.

Situation : Après le jour promis, Roy est Général et a pris les commandes de la région Est.

Riza soupira, lorsqu'elle s'était levée ce matin là, elle avait senti sa tête tourner et fut donc obligée de se rallonger dans son lit. Malade... Elle était malade ! Mais comment était-ce possible !? Elle était un roc impénétrable ! Elle n'avait jamais été malade de toute sa vie ! Alors pourquoi avait-il fallu que ça tombe aujourd'hui, alors qu'elle devait accompagner son supérieur à Central pour une réunion d'urgence avec le Généralissime Grumman.

Essayant de se dire que ce n'était qu'un coup de fatigue, Riza se leva avec une grande difficulté et tenta tant bien que mal de se préparer pour sa journée de boulot. Il y avait encore tellement de paperasse à signer avant noël qui était dans deux jours ! Ce n'était absolument pas le moment de tomber malade !

Riza ne savait pas comment elle allait arriver au bureau en un seul morceau. Lorsqu'elle avait vu son teint cadavérique dans le miroir, elle s'était dit qu'elle mettrait peut-être un peu de fond de teint pour se donner bonne mine, jusqu'à ce qu'elle réalise qu'elle n'en avait pas, puisqu'elle n'en mettait jamais.

L'horloge du bureau indiquait huit heures et quart, elle avait mis presqu'une demi heure de route pour effectuer le trajet. C'était donc pour cela qu'elle avait eu cette impression que le chemin était interminable !? Mais comment se faisait-il qu'elle avait l'impression de tout faire au ralenti !? Elle avait l'impression d'être une spectatrice dans son propre corps.

Epuisée, elle s'effondra sur son bureau. Il faisait tellement froid, qu'elle n'arriva ni à enlever son manteau, ni son écharpe. Ses mains étaient rouges et glacées. Elle rêvait d'un bon café bien chaud, mais elle n'avait tellement pas le courage d'aller s'en chercher un... Alors elle se contenta de souffler légèrement dessus pour essayer de se les réchauffer. Il faisait si froid dehors et il avait neigé toute la nuit.

Lorsqu'elle relut trois fois de suite la même phrase sans en comprendre un traitre mot, Riza comprit que sa journée allait être longue et fatigante... Il n'était même pas neuf heures et elle n'avait envie que d'une seule chose, s'allonger dans son lit et dormir. D'ailleurs, la tête de plus en plus lourde, elle s'affala sur son bureau et la posa sur ses bras, pour tenter de faire passer son mal de crâne. Elle était tellement épuisée qu'elle s'endormit.

oOo

Ce matin là, Roy se leva en baillant. Il était tôt, beaucoup trop tôt ! Mais il devait se rendre de bonne heure au QG car il avait un train à prendre pour Central. Tout en traînant les pieds, il se rendit au boulot. Il avait beaucoup neigé et il avait peur que les trains ne circulent pas... A l'Est, on était pas aussi habitué aux ravales de neiges comme à Briggs.

Lorsqu'il arriva dans le couloir menant au bureau, il fut étonné de voir qu'il était aussi calme, mais bon, en général, il arrivait après ses subalternes. C'était bien la première fois qu'il arriverait premier. Premier !? Peut-être pas. Connaissant son assistante, il ne serait pas étonné de la voir déjà derrière son bureau.

- Lieutenant !? S'exclama-t-il en fronçant les sourcils.

Effectivement, elle était là, mais elle semblait assoupie.

Riza Hawkeye endormie sur son bureau !? Non, ce n'était pas envisageable ! C'était quelque chose que seul lui se permettait ! Il devait être arrivé quelque chose ! En plus, elle portait toujours son manteau et son écharpe.

Inquiet, il s'approcha d'elle et posa une main sur son épaule. Elle ne réagit même pas. Serait-il possible qu'elle soit malade !? Il ne l'avait jamais vu voir prendre un seul congés maladie depuis qu'ils travaillaient ensemble, mais après tout, elle était un être humain ! Et en plus, la saison hivernale de cette année était coriace et rudement froide ! Fuery était en ce moment même en arrêt pour une grippe et Havoc avait eu un rhume deux semaines auparavant. Ces imbéciles de subordonnés auraient-ils transmis leurs microbes à son assistante !?

Lorsqu'il posa la paume de sa main sur le front de la jeune femme, il eut confirmation de ses doutes. Elle était brûlante. Elle remua légèrement à son contact, reprenant doucement conscience avec la réalité.

- Lieutenant, la gronda-t-il. Pourquoi êtes-vous venue jusqu'ici dans votre état !

Il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour elle, dans son état, il ne savait même pas comment elle était parvenue jusqu'ici. Elle semblait tellement faible et bien loin de la réalité. Elle avait été inconsciente, chose qui ne lui ressemblait pas du tout. Il ne préférait même pas imaginer ce qu'il se serait passé si elle avait perdu connaissance sur la route pour venir jusqu'ici.

Elle marmonna quelque chose entre ses lèvres, mais il ne comprit absolument rien de son charabia.

- Je vais vous ramener chez vous, continua-t-il de la sermonner. Venez-là, ajouta-t-il en essayant de la prendre dans ses bras pour la porter.

Elle n'essaya même pas de lui résister, ni ne le menaça lorsqu'il lui fit passer ses bras autour de son coup et qu'il l'attrapa dans le dos et sous les genoux pour la ramener sur lui. Au contraire, elle s'accrocha à lui comme si elle avait peur de tomber au sol.

C'est à ce moment là que Breda entra dans le bureau.

- Bon... Commença-t-il avait de s'interrompre devant le scène qui lui faisait face.

- Ah sous-lieutenant vous tombez bien. Je ramène le lieutenant chez elle, elle est malade ! Pouvez-vous appeler un médecin et le faire venir à son adresse !? S'exclama-t-il avec calme.

- Bien sûr ! Répondit le rouquin toujours le regard fixé sur la drôle d'image qui lui faisait face. Et votre train !? S'exclama-t-il ensuite.

- Il ne part qu'à onze heures, ça devrait aller ! Dites à Havoc d'être à la gare avant onze heures ! Il prendra la place du lieutenant !

- D'accord ! Répondit-il simplement avant de s'exécuter.

Puis Roy se rendit en direction de l'appartement de sa subordonnée. Heureusement qu'il était venu en voiture ! Monter les deux étages qui les menèrent jusqu'à l'appartement de sa subordonnée ne furent pas du tout repos et il arriva à destination essoufflé. Riza était complètement à l'ouest et il dut chercher lui-même ses clés dans ses poches pour ouvrir l'appartement. Après avoir galéré, il parvint enfin à s'exécuter et à rentrer chez elle. Hayate l'accueillit comme un fou avec sa laisse dans la gueule. Apparemment, il devait avoir un besoin urgent et Riza avait du oublier de le sortir, vu son état, cela ne l'étonna guère. Il laissa le chien sortir seul, après tout, avec l'éducation qu'il avait reçu, il ne s'inquiétait pas vraiment pour lui et savait qu'il reviendrait. Il avait plus urgent à faire. Il devait s'occuper de sa subordonnée malade.

Que devait-il faire !? L'idéal serait qu'elle se recouche dans son lit... Mais elle serait certainement plus à l'aise en pyjama qu'en tenue militaire !

- Je vais avoir besoin de votre aide lieutenant ! S'exclama-t-il alors en rougissant légèrement.

Mais cette dernière se contenta de répondre par un gémissement. Il capitula avec lui même et décida de l'emmener dans sa chambre. Après l'avoir déposé délicatement sur le bord de son lit, il lui ôta ses chaussures, son écharpe et son manteau. Ensuite, il déboutonna sa veste d'uniforme avant de lui retirer. En dessous, elle portait ce fameux col roulé qu'elle ne quittait jamais été comme hiver. Mais bon, il savait pour qu'elle raison !

En essayant de ne pas regarder ses jambes nues et parfaites, il s'attaqua ensuite à son pantalon d'uniforme. Lorsqu'elle se retrouva en tee-shirt et en culotte, elle grelotta et Roy se dépêcha de la glisser sous sa couette en espérant que la fièvre la faisait assez délirer et qu'elle ne se souviendrait pas de se passage quand elle se sentirait mieux, sinon il pouvait dire adieu à sa peau ! Bien qu'il ne se soit absolument pas rincer l'œil... Il se doutait que Riza ne ferait pas dans le détail et ne chercherait pas à comprendre.

Ensuite le médecin arriva et l'ausculta. Le verdict tomba. La grippe ! Elle avait du choper le virus par le biais de leur collègue juste avant son arrêt. Roy remercia le médecin et soupira en refermant la porte derrière lui. Il avait deux subordonnés malade et un train qui l'attendait à onze heure pour se rendre à Central City... Décidemment, rien ne se déroulait comme il l'avait prévu... Riza ne savait pas pourquoi ils se rendaient à Central. Il ne lui avait rien dit, il avait voulu lui faire la surprise... Ils y allaient pour signer la modification de loi sur la fraternisation. Il avait monté son coup en douce avec le Généralissime et voulait faire d'une pierre deux coups en demandant en même temps la bénédiction du Grand-père de sa subordonnée pour demander sa petite-fille en mariage.

Maintenant il se retrouvait comme une pauvre andouille... Mais bon, qu'importe, ce n'était que partie remise et il lui annoncerait la nouvelle lors de son retour ce soir !

- Décidément, rien ne se passe jamais comme prévu avec toi, murmura-t-il en lui caressant les cheveux.

Elle s'était endormie dès le départ du médecin et il n'avait pas le cœur à la réveiller. Il l'embrassa tendrement sur le front avant de quitter son appartement.

Avant de prendre le train, il appela Rebecca pour qu'elle aille s'assurer dans l'après-midi que Riza allait bien et surveiller qu'elle s'alimentait et s'hydratait.

La journée passa aussi rapidement que lentement et lorsqu'il fut de retour au chevet de Riza ce soir là, il avait un grand sourire sur les lèvres. Cette nuit, il pourrait veiller sur elle sans que personne ne puisse lui reprocher sa présence chez sa subalterne. A partir d'aujourd'hui, si elle le voulait, ils pouvaient ne plus jamais se séparer !

- Général ! Bredouilla Riza lorsqu'il arriva chez elle. Je suis désolée.

Elle semblait aller beaucoup mieux que le matin même, même si elle restait très épuisée.

- Vous avez bien raison d'être désolée ! Non seulement, je me suis fait un sang d'encre pour vous, mais en plus, j'ai du voyager avec Havoc jusqu'à Central ! Je ne vous dis pas le cadeau ! S'exclama-t-il un brin moqueur.

Riza ne releva même pas le ton de la plaisanterie et s'excusa une nouvelle fois. Elle semblait vraiment en colère contre elle-même d'être tombée malade.

- Moi j'aime bien vous savoir malade, ça veut dire que je peux prendre soin de... Toi, murmura-t-il en changeant de registre.

Riza se mit à rougir doucement devant le ton de voix employé par son supérieur, mais aussi lorsque sa main se glissa sur sa joue.

- Général, votre attitude est déplacée, murmura-t-elle en essayant de s'éloigner de sa main, ce qui fit sourire ce dernier.

- Je ne pense pas, plus rien ne me fait peur à présent, susurra-t-il avec un regard de braise. Même pas cette vilaine grippe ! Ajouta-t-il avec un sourire en coin tout en attrapant l'une de ses mains pour entrelacer ses doigts avec les siens. Je dors ici ce soir ! Je suis prêt à prendre le canapé, mais j'espère que tu me laisseras une petite place dans ton lit ! Conclut-il alors que Riza rougissait de plus belle.

Il n'avait pas eu besoin d'aller plus loin pour qu'elle comprenne. Les sous-entendus étaient assez clair à présent.

- Alors c'est cela que tu manigançais depuis des mois avec grand-père, murmura-t-elle simplement en laissant elle aussi tomber le cadre professionnel.

- Je voulais te l'annoncer différemment, mais la grippe en a décidé autrement ! Mais bon, elle me donne l'occasion de rester dormir avec toi ! Sans elle, je ne sais pas si tu m'en aurais laissé l'opportunité, répondit-il avec un clin d'œil.

- Comme tu t'es accordé l'opportunité de te rincer l'œil en me déshabillant ce matin !? Répliqua-t-elle soudainement en fronçant les sourcils.

Roy ne sut pas s'il devait prendre cela avec humour ou en avoir peur. Il ne s'attendait certainement pas à ce qu'elle lui rétorque ça, comme ça...

- Hum... Pas vraiment ! Franchement, j'aurais préféré faire cela dans d'autres circonstances ! Répondit-il un peu précipitamment, totalement pris au dépourvu.

- Roy !

Riza se décomposa devant le sous-entendu, ne sachant plus ou se mettre, tandis que ce dernier se mit à rire aux éclats devant la mine gênée de sa subordonnée.

- J'attendrais mon cadeau de noël sagement promis ! Renchérit-il alors, la rendant encore plus mal à l'aise.

- Je suis fatiguée je voudrais dormir ! Répliqua Riza, morte de gêne, en se cachant sous sa couette afin de prendre la fuite.

- Reposes-toi ! Je vais nous préparer quelque chose à manger.

Puis, tout en se levant du lit, il déposa un léger baiser sur son front comme il l'avait fait juste avant de partir ce matin là. Mais cette fois-ci elle avait les yeux grand ouvert sur lui. Ils restèrent un instant à se contempler à quelques centimètres l'un de l'autre et sans qu'il ne s'en rend compte. Il déposa un léger baiser sur ses lèvres. Doux et furtif.

- Tu vas attraper la grippe ! Répliqua Riza pour toute réponse à ce baiser.

- C'est peut-être l'idée ! Comme ça j'aurais une bonne excuse pour rester toute la journée au lit avec toi ! En lui lançant un clin d'œil avant de se redresser.

Il pouffa de sa blague tandis que Riza leva les yeux au ciel. Celui-là alors.

Fin.