12 Décembre, 12ème cadeau :

"Non, ma Lady, ce n'est pas la clé de mon cœur (parce que cette clé là c'est toi…) Je crois que tu as déjà le porte clé adéquat pour la suspendre, garde là en sécurité, tu en auras besoin plus tard.

Ton chaton adoré. "

Marinette sortit de son tiroir le porte clé reçu une semaine plus tôt et y ajouta avec précaution la petite clé dorée qu'elle venait de trouver sous l'emballage du cadeau numéro 12 avant de jeter ce même petit emballage doré et sobre qui trônait encore sur son bureau. Elle était curieuse, très curieuse de savoir à quoi cette clé pourrait bien lui servir.

Ouvrir un autre cadeau? Ouvrir une porte? Peut-être faisait-elle partie d'une énigme qu'elle devrait résoudre? ou peut-être que ce n'était rien de tout cela.

L'esprit suspicieux, elle descendit tranquillement prendre son petit déjeuner. Aujourd'hui c'était samedi, un jour où elle ne pourrait pas arriver en retard au collège, un jour où elle n'entendrait pas les mensonges insupportables de Lila Rossi, un jour où elle ne subirait pas une infernale course contre la montre, un jour où elle avait le temps… de prendre le temps. Et c'est ce qu'elle fit.

Un petit déjeuner paisible sans se presser, une matinée à coudre deux écharpes assorties qu'elle avait promis à Alya et Nino depuis déjà plusieurs jours, un déjeuner avec sa maman dans une petite brasserie Parisienne, une après-midi à jongler entre aider son Père à la boulangerie et échanger des messages avec ses amies pour discuter de l'organisation du prochain concert des Kitty Sections, un autre repas tranquille devant le journal télévisé, une longue douche chaude et ressourçante pour enfin retrouver son lit douillet.

Et la meilleure nouvelle là-dedans? Aucun Akuma à l'horizon !

Enfin… En considérant que cela voulait dire qu'elle ne voyait pas son partenaire, elle n'était tout de suite plus très certaine que ce soit une bonne nouvelle, et l'air réjouissant qui fleurissait sur son visage se fana instantanément à cette pensée.

Est-ce que Chat Noir lui manquait? Était-elle vraiment en train de regretter ses blagues et ses jeux de mots chat-astrophiques? Venait-elle réellement de faire elle-même un jeu de mot plutôt chat-isfaisant dans ses pensées? Venait-elle réellement de recommencer?

Il fallait vraiment qu'elle songe à parler à son partenaire de l'influence que ces satanés jeux de mots avaient sur elle.

Ou pas… Ce serait avouer qu'elle aimait assez ses jeux de mots pour y penser lorsqu'il n'était pas présent et il prendrait la grosse tête. Ce serait simplement lui avouer qu'elle pense à lui lorsqu'il n'est pas là. Et elle ne savait pas vraiment si elle était prête à le lui dire, sachant qu'elle venait elle-même d'en faire la réalisation.

Oui, Chat Noir lui manquait. Tout de lui, lui manquait, sa gentillesse, sa tendresse, son sourire bienveillant, son sourire de charmeur, ses yeux de félins d'un vert pomme intense, son regard malicieux, ses jeux de mots qu'elle devait bien reconnaître n'étaient pas si mauvais que ça (ils étaient même plutôt drôles), pour autant qu'il ne les sortent pas au mauvais moment (c'est à dire pas quand un super-vilain menace de vous rôtir sur place avec son rayon de feu, par exemple), ses baisemains romantiques, sa présence tout simplement…

Chat Noir avait pris une place importante dans sa vie, et ça ce n'était pas une chose qu'elle venait de réaliser à l'instant, non, cela faisait déjà de nombreux mois que le félin avait gagné sa confiance aveugle et son amitité sincère ainsi, qu'inconsciemment, une place dans son coeur : une place qui semblait devenir de plus en plus grande au fil des semaines qui s'écoulaient.

Marinette s'allongea dans son lit. Toujours plongée dans une profonde réflexion, la jeune femme se sentait comme un enfant apprenant à faire de la bicyclette : Incertaine, fragile, effrayée par la simple pensée de tomber où de se blesser et s'éfforcant de maintenir un équilibre constant sur une ligne droite imaginaire. Toutefois, pour garder l'équilibre sur une bicyclette, il faut avancer… Chose que la jeune héroïne ne s'était pas encore autorisée à faire.

Peut-être était-il temps de pousser ses pieds sur les pédales... Peut-être était-il temps d'aller de l'avant et de cheminer sur la route vers laquelle son cœur semblait indéniablement vouloir la conduire...

À suivre...


Merci pour vos commentaires d'hier ça me fait toujours chaud au cœur.

Bienvenue aux nouvelles lectrices, nouveaux lecteurs. Merci de me suivre, n'hésitez pas à me laisser votre avis.

À demain pour le 13 ème cadeau.