Merci pour toute vos reviews, certains voyaient une longue suite, d'autres avaient compris que ça allait s'arrêter, alors voici la fin, et a bientôt pour une nouvelle.!
Épilogue : Je dirais malgré tout que cette vie fut belle.
{Je dirais malgré tout que cette vie fut belle, de Jean d'Ormesson}
Semaine 153 - Mardi
Emma soupira en entrant dans la maison, retirant son blazer, ses bottines, elle souffla et s'étira sortant son top blanc de son jean taille haute. Elle était épuisée par sa journée, et n'avait qu'une hâte se blottir devant la télé. Quand elle arriva dans le salon, Regina était là, assise dans un plaid, un verre à la main, un livre dans l'autre.
-Bonsoir choupette. Soupira la blonde en s'approchant.
-Emma. Sourit la brune avant de regarder l'heure. Huit heure. Tu rentres de plus en plus tard. Constata-t-elle en posant son livre de côté.
-Je devais finir une critique. Expliqua Emma, en se laissant tomber contre elle, l'embrassant rapidement, pour finalement poser sa tête contre son épaule. Je suis lessivée.
Elle travaillait depuis quelques semaines maintenant comme écrivaine, sociologue et critique littéraire pour un journal spécialisé, autant pour la version informatique que pour la version mensuelle papier.
-Le repas cuit. Informa la brune. J'ai fais des lasagnes. Ajouta-t-elle en caressant la tête de la jeune femme de sa main libre.
-Sérieux? Trop bien. Gémit de contentement la blonde. Je peux t'aimer plus?
-Crois tu vraiment que je pourrais te dire non? Argua Regina, dans un léger rire.
-C'est vrai que je te prendrais pour une folle si tu disais non. Rit Emma en venant l'embrasser. T'as passé une bonne journée toi? Demanda-t-elle en s'installant bien, le dos collé à la cuisse relevée de son amante, pour lui faire presque face.
-Oui. Mais ça me manque toujours autant de ne pas t'avoir dans ma classe, ou de ne pas te voir entrer dans mon bureau le midi, ou de te trouver dans mon canapé. Marmonna la brune, en passant le bout de ses doigts sur sa joue.
-J'espère que tu ne vas pas donné ta clé à une autre élève désespérée. Grogna la blonde.
-Em', si je devais aider une autre étudiante en difficulté ça ne voudrait pas dire que je ne t'aime plus ou moins, ni que je te remplace, se serait juste de l'aide. Rassura la brune.
-Ouais enfin regarde où ça t'a menée la dernière fois que tu as aidé une étudiante. Argua Emma en les montrant tout les deux d'un geste vague de la main.
-Emma, chérie, je t'aime, j'irais pas voir ailleurs, c'est juste toi. Assura Regina.
-Y a intérêt. Marmonna la blonde en venant l'embrasser. Épisode de série?
La brune hocha la tête, et les deux femmes lancèrent leur série, emmitouflées dans un plaid, la main de Regina retrouvant les mèches blondes. Elles se détendirent rapidement, ensemble. Depuis qu'Emma avait son poste, elle était souvent plus tendue et plus fatiguée, c'était la première fois de sa vie qu'elle avait un poste important, qu'elle aimait, et qu'elle avait décroché grâce à son diplôme et elle seule. Si elle avait eu son travail au bar c'était grâce à son contrôleur judiciaire, alors ce travail actuel était important, parce qu'elle était fière d'avoir réussi à décroché le poste, qu'elle s'y plaisait, et aimait ce qu'elle faisait. Elle avait si envie de réussir qu'elle en était tendue, et Regina le savait, alors elle faisait son possible pour la détendre. En lui préparant ses plats préférés, en la câlinant et en lui rappelant tout les matins qu'elle était la plus forte et la meilleure.
Leur épisode terminé, elles se rendirent dans la cuisine, préparant assiette et verre, pour revenir dans le salon, lançant un autre épisode en mangeant. Quand finalement elles finirent le repas, l'épisode tournant toujours, Emma vit la pile de courrier sur la table et l'attrapa. Elle commença par balancer sur le côté toutes les publicités et lettres sans importance, puis fit une pile au nom de Regina et une à son nom, jusqu'à ce qu'elle s'arrête devant une lettre.
-Regina, t'as regardé le courrier? Demanda-t-elle, les yeux perdu sur la lettre.
-Non, je n'avais pas l'énergie en rentrant. Marmonna Regina, les yeux perdu sur la série qui tournait. Pourquoi?
-Une lettre d'une maison d'édition, une des principale du pays. Celle qui n'avait jamais répondu. Informa Emma.
La brune attrapa rapidement la télécommande et fit pause. Sur les quatre demandes de publication envoyées par Emma, trois étaient revenues sous forme de refus, et la dernière n'avait jamais répondu, jusqu'à aujourd'hui. Regina avait finit par perdre espoir, elle avait abandonné l'idée de publier son roman, la blonde continuait à y croire, elle avait même recontacté des éditeurs, mais rien. Alors cette lettre était leur dernier espoir.
-Vas y ouvre la. Incita Regina, en se tournant légèrement pour faire face à son amante.
-Tu ne veux pas le faire? Demanda la blonde.
-Non. Fais le s'il te plaît. Appuya la brune, tordant ses mains ensemble, angoissée.
Emma souffla un coup et déchira l'ouverture de la lettre, sortant le papier à l'intérieur. Elle le déplia et lu les premières lignes en silence, avec la brune complètement angoissée devant elle. Soudain ses yeux s'écarquillèrent.
-Oh mon dieu! S'emballa-t-elle.
-Quoi? Quoi? Paniqua la brune.
-Madame Mills, commença Emma, nous avons prit connaissance de votre manuscrit et serions intéressé pour le publier. Nous voudrions donc vous rencontrer, au plus vite pour parler de la publication.
-Oh mon dieu! S'écria Regina, plaquant ses mains sur son visage.
-T'as réussi! Sourit grandement la blonde en posant la lettre pour la tirer contre elle, ses mains sur les joues de son amante qui pleurait légèrement. Je suis fière de toi choupette.
-J'en reviens pas. Soupira la brune en souriant au travers des larmes.
-Faut que tu appelles tes parents pour leurs dire. Ils vont être super fiers. Proposa Emma, en lui donnant son téléphone.
Regina commença par lui offrir un long baiser, légèrement salé par les larmes, avant de prendre son téléphone, en restant lovée dans les bras de son amante elle composa le numéro de ses parents, en les mettant sur haut-parleur.
*Allo? Emma?* Répondit Cora.
*Maman, c'est Regina, Em' est avec moi.*Signala la brune.
*Bonsoir, chérie, comment allez vous?* Demanda sa mère.
*Bien, très bien. Est ce que papa est avec toi?* Fit Regina, sans perdre son sourire.
*Je vais le chercher.* Elles entendirent Cora se déplacer, appelant son mari, et la brune en profita pour embrasser de nouveau Emma. *Nous sommes là.* Fit sa mère. *Bonsoir les filles!* Ajouta Henry.
*Bonsoir papa. Désolé d'appeler si tard, mais j'ai une nouvelle.* Commença la brune. *Emma vient d'ouvrir le courrier et j'ai reçu une lettre de la dernière maison d'édition que nous avions contactée. Et ils veulent me rencontrer pour parler de la publication! Mon roman va être publié!*
*Oh ma fille, on est si fiers de toi! Félicitations!* S'exclamèrent ses parents réellement heureux pour elle.
Ils discutèrent encore un moment, avant que la brune ne raccroche sans perdre son sourire, et ne saute sur son amante, pour l'embrasser en la déshabillant.
Semaine 199 - Lundi
Emma serrait la main de la brune dans la sienne, terrorisée par la réponse à venir, et de sa seconde main, son index était lié à celui de l'enfant de sept ans à ses côtés, qui était presque aussi angoissée qu'elle. Le tribunal n'était pas une bonne expérience, quelque soit l'âge, mais quand on était enfant et en plus au centre même de l'affaire en cour, l'angoisse était très élevée. La blonde tourna la tête vers elle, leurs petite Eva. Six mois auparavant Regina et elle étaient allé se balader au parc, avant de voir l'enfant pleurant au sol, le genou écorché, et elles s'étaient précipitées pour aller la voir.
-Eh petite, ça va aller, faut juste laver un peu et ça fera plus mal. Assura Regina en caressant les cheveux bruns et bouclés longs et en bataille.
-Ça pique. Bredouilla l'enfant.
-Ouais je sais, mais je te promets que ça va passer. Souffla la blonde.
-Ils sont où tes parents qu'on te ramène? Demanda Regina, en balayant les joues de l'enfant.
-Je..J'en ai pas. Je suis avec les gens du foyer, mais je les retrouve pas. Bredouilla la petite, en baissant la tête. Vous voulez pas rester un peu avec moi?
-Si bien sur. Accepta la blonde. Je suis Emma. Tu t'appelles comment toi?
-Eva. Marmonna la petite.
-C'est super joli. Sourit la brune. Moi c'est Regina.
Et les deux femmes s'étaient assises avec elle, Regina avait sortit un mouchoir de son sac pour essuyer le genou de l'enfant, et la blonde lui avait dit qu'elle avait été dans les foyers elle aussi, et ce simple fait avait rassuré l'enfant. Elles avaient fini par ramener l'enfant chez elles, n'ayant pas retrouvé le groupe du foyer. Eva avait dévoré le repas de lasagne avant de s'endormir dans la chambre d'amis, Emma près d'elle. Puis le couple avait passé une partie de la soirée à appeler les foyers de la ville demandant si ils avaient une petite Eva chez eux. Après de nombreux appels, elles avaient trouvé le foyer qui avait décidé de passer le lendemain à l'aube. Et puis quand elles avaient su ça, Emma s'était tournée vers sa compagne.
-Je veux pas. Lança la blonde.
-Pardon? Interrogea Regina.
-Je peux pas la laisser partir. Elle est moi à sept ans, et je refuse qu'elle parte. C'est stupide, je sais que ça fait genre cinq heures qu'elle est avec nous, mais je l'aime et je veux pas qu'elle parte. Argua sérieusement Emma.
-Tu..tu..Bégaya la brune, étonnée. Tu te sens prête à adopter?
-Maintenant oui. Eva est géniale. J'ai parlé avec elle avant qu'elle s'endorme, et c'est l'enfer les foyers, comme quand j'y étais. S'il te plaît, tu craques pour elle, je le vois bien tu la dorlotes, alors la laisse pas partir. Supplia la blonde.
Regina l'avait embrassée avant d'attraper le téléphone pour contacter son avocat en urgence. Le lendemain, après avoir demandé l'avis d'Eva qui voulait rester, la responsable du foyer était arrivée quand l'avocat de la brune était déjà là, et celui ci avait fait un travail parfait car elles avaient obtenu de garder Eva jusqu'à une audience pour en avoir la garde définitive. Et elles y étaient enfin, après six mois d'attente, elles y étaient enfin. Mais elles avaient peur. Parce qu'en six mois Eva était devenue leur petit ange. Elle était adorable, intelligente, elle avait presque appris à dompter ses boucles brunes grâce à Emma qui avait les même cheveux fous, elle souriait et s'ouvrait chaque jour plus, elle était sérieuse à l'école, en deuxième année d'école élémentaire, et elle aimait lire et dessiner, un plaisir complet pour le couple qui l'aimait comme leur fille. Alors si elles venaient à en perdre la garde, elles n'allaient pas s'en remettre facilement.
-Bien, commença le juge, le dossier a été entendu, et après une courte réflexion, il nous a paru évident que l'enfant à trouver un équilibre dans un foyer sain, il me parait normal de vous accorder la garde définitive. Jugement rendu. Décida-t-elle en tapant avec son marteau, avant de se lever.
Le couple lâcha un profond soupir.
-Ça veut dire que je reste avec vous? Demanda Eva près de la blonde.
-Oui mon ange, tu restes avec nous. Sourit grandement Regina, les yeux brillants de larmes.
La réaction d'Eva fut instantanée, elle sauta sur les deux femmes. La blonde la ramena sur ses genoux, la laissant les enlacer toutes les deux, en lui rendant l'étreinte. Elles finirent par se lever ensemble, pour quitter le tribunal, allant dans un joli restaurant à proximité. Elles commandèrent un gouter, fait de milk-shake au chocolat pour les deux plus jeunes et d'un café pour la brune, avec des gâteaux. Alors que l'enfant aspirait dans sa paille, le couple sourit ravi, et s'embrassa.
-Gina, Em', vous allez m'adopter? Demanda la petite.
Les deux femmes se tournèrent vers elle, surprise.
-Tu..tu voudrais? Interrogea Regina.
-Oui, vous êtes mes mamans, et puis..Eva hésita, baissant les yeux, alors que ses jambes balançaient sous la table. J'ai déjà eu des parents d'accueil, ils avaient ma garde comme vous. Mais ils finissaient pas plus vouloir de moi. Alors si vous m'adopter, je serais toujours avec vous, je serais votre fille.
-Eva, tu es notre fille. Assura Emma. Qu'on t'adopte ou non, tu es notre fille, et on ne te renverra jamais. Promit-elle, la brune acquiesçant à côté. Mais je pense que oui, on peut t'adopter si tu veux.
-Oui je veux. Sourit Eva. Et je peux vous appeler mamans? Enfin peut-être pas toute les deux, se serait trop compliqué. Reprit-elle avant de boire une gorgée. Gina t'es plus vieille alors maman, et Em', ça pourrait être mam'?
-Moi ça me va. Sourit la blonde.
-Moi aussi, mais ne dit plus que je suis vieille. Grogna gentiment Regina, faisant rire les deux. Et ferme ta bouche quand tu manges.
-Pardon maman. Fit l'enfant.
La brune haleta, sentant les larmes lui monter aux yeux, et Emma passa une main pour caresser son dos.
-Tout va bien choupette? Souffla la blonde avec un sourire.
-Maintenant oui. Assura Regina en caressant sa joue pour l'embrasser.
Semaine 214 - Samedi
La sonnette retentissant, Emma couru malgré ses talons pour aller à la porte d'entrée, ouvrant rapidement.
-Kathryn, salut, vas y rentre, tout le monde est dans le jardin. Sourit-elle.
-Je suis la dernière arrivée? Demanda la femme.
-Oui, les parents de Regina sont arrivés hier soir, et Ruby mon amie est arrivée il y a une dizaine de minute. Quant au trois copines d'Eva elles sont là depuis quatorze heure. Informa la blonde, en l'entrainant vers le jardin.
Dehors, Regina, ses parents et Ruby buvaient un verre dans les canapés et fauteuils autour de la table basse, pendant que les enfants couraient dans l'herbe en jouant. Kathryn donna son cadeau à la blonde, avant d'aller s'installer avec les autres, pendant qu'Emma posait le paquet avec la pile déjà présente. Puis alla rejoindre tout le monde, et s'assit sur les jambes de sa compagne, l'embrassant au passage.
-J'ai faim. Le gâteau est bientôt prêt? Demanda-t-elle.
-Il est prêt, mais patiente encore un peu. Soupira Regina, avec un sourire. Et ne fait pas ta moue d'enfant, tu as vingt huit ans, chérie, grandi.
-Tu aimes que je sois une gamine. Gloussa Emma.
-Et sinon, au lieu de lécher les amygdales de ma fille, comment va le travail Emma? Demanda Cora.
-Très bien, je suis surtout critique littéraire, mais je participe aussi beaucoup au dossier qu'on fait dans les numéros. Le prochain sera sur les femmes réalisatrices et je porte le sujet, et décide de tout. C'est vraiment exceptionnel. J'adore! S'emballa Emma, se tournant pour faire face à tout le monde, son amante collée à son dos, enlaçant ses hanches. Et en plus je suis la correctrice de Gina pour son prochain livre.
-Tu écris un autre roman? Interrogea Kathryn.
-Oui, le premier à bien marché, et j'ai eu des idées. Emma les a trouver dans un de mes carnets, et m'a poussée à me lancer. Sourit Regina.
-Trouver? Tu as fouiller dans un des carnets? Gloussa Ruby.
-Arrête, je me suis déjà fais assez fait disputer pour ça. Rit Emma en se levant rapidement. Allez autour de la table, je m'occupe d'installer les enfants.
Elle s'empressa d'aller voir les enfants pour pas que la brune ne l'arrête. Et une dizaine de minutes plus tard, Eva était en bout de table, diadème sur la tête, ses copines assise à sa gauche et à sa droite, tout comme le reste des parents, alors que Regina apportait le gâteau avec les bougies. Tous chantèrent la traditionnelle chanson, avant que la jeune fille ne souffle ses bougies sous les applaudissements et les photos de tout le monde. ses deux mères lui firent un bisou sur la joue, l'écrasant gentiment, la faisant rire.
-Bon anniversaire mon ange. Souffla Regina.
-Merci maman. Sourit Eva. C'est le premier avec vous, c'est trop bien! S'exclama-t-elle.
-T'as fais un voeux avant de souffler tes bougies trésor? Demanda Emma.
L'enfant hocha la tête avec un sourire.
-T'as fais le voeux que Léo t'embrasse lundi. Rit une de ses amies, faisant rire les deux autres, mais rougir l'enfant.
-Léo? Interrogea Emma.
-Non. J'ai fais le voeux de faire tout mes prochains anniversaires avec ma famille et mes mamans. Argua Eva, de plus en plus rougissante.
-Qui est Léo, Eva? Demanda Regina, avec l'attention de toute la famille.
-C'est un garçon de ma classe. Marmonna l'enfant. Il est gentil.
-T'es amoureuse trésor? S'amusa Emma.
-Non pas du tout! Se défendit rapidement Eva.
-Si tu l'es. Se moqua une de ses amies.
-Non, arrêtez c'est pas vrai! Gronda l'enfant.
-Mais tu voudrais qu'il t'embrasse. Remarqua une autre de ses amies.
-C'est pas vrai! S'écria Eva. Il m'a embrassé hier d'abord! Elle se figea en plaquant sa main sur sa bouche, se rendant compte de ce qu'elle venait de dire.
Ses amies avaient arrêté de rire quelques secondes, avant de reprendre de plus belle. Les adultes en bout de table retenaient leurs rire au mieux en voyant la mine choquée des mamans.
-T'as embrassé un garçon? Interrogea Emma.
-On est obligé d'en parler? Marmonna l'enfant.
-Oui mon ange, on va en parler. Assura Regina, qui n'arrivait pas à réaliser.
-Mais c'est rien. Il a dit que j'étais jolie, j'ai rougi, il a rigolé je lui ai dit qu'il était bête, il m'a embrassé et voilà. Je veux du gâteau. Fit rapidement Eva.
-Donc c'est ton amoureux? Demanda la blonde avec un sourire.
-Non, j'ai dis que je voulais pas d'amoureux, donc non. Marmonna l'enfant.
-Oh ma fille est une grande indépendante. Gloussa Emma en l'embrassant.
Regina les servit, alors que la blonde retourna en cuisine chercher le jus de pommes, alors qu'elle elle allait sortir, sa compagne la bloqua.
-Ton premier amoureux c'était à quel âge? Demanda Regina.
-J'en ai pas eu. Ma première copine c'était à treize ans, et mon premier béguin d'enfant à huit ou neuf ans, je pense. Confia Emma. Toi?
-Mon premier béguin j'avais quatorze ans, et mon premier bisous seize. Soupira la brune.
-Ouuh tu dois pas adorer que notre fille est embrassé un garçon à huit ans alors. Rit la blonde avant de voir l'air sérieux de son amante. Choupette, c'est un bisou, elle veut même pas de lui en amoureux. Tout va bien, ne te prends pas la tête. Rassura-t-elle en passant un bras autour d'elle.
-C'est ma fille d'amour, j'aime pas ça. Marmonna Regina.
Emma berça son amante un moment, l'embrassant avant de l'entrainer dans le jardin. Ils mangèrent le gâteaux en parlant, les plus jeunes riant et s'amusant en bout de table. Puis les assiettes vides, alors qu'ils mangeaient des petits bonbons, Eva ouvrit ses cadeaux. Entre les vêtements, les livres, les jeux, les crayons pour le dessin, elle fut bien gâtée par tout le monde, et alla faire un bisou à tout les invités pour les remercier. La soirée arrivant, les parents vinrent chercher les copines d'Eva, puis Ruby et Kathryn quittèrent le foyer familial, et finalement ils se retrouvèrent tout les cinq pour le repas du soir. Puis l'heure du couché arrivant, Eva avait les paupières qui tombaient, et Emma l'attrapa pour la soulever, et l'emmener se coucher, suivit de la brune. Elle se glissa sous la couette, une maman assise sur le bord du lit, de chaque côté.
-Merci les mamans. Souffla l'enfant.
-Merci de? Demanda Emma.
-Pour mon anniversaire avec les copines et la famille, pour les cadeaux, et pour être mes mamans. Expliqua Eva, avec un timide sourire.
-Tu es notre plus beau cadeau tu sais. Murmura Regina en caressant la tête de sa fille, avant de déposer un baiser sur son front. Fais de beaux rêves mon ange.
-Rêve pas trop de Léo quand même. S'amusa Emma.
-Mam'. Grogna l'enfant.
-Emma, dehors. Gloussa la brune. Son amante sourit et embrassa sa fille avant de sortir de la chambre. Je t'aime ma petite Eva, à demain. Ajouta-t-elle en l'embrassant encore avant de se lever.
Elle quitta la chambre de sa fille et redescendit, pour trouver sa compagne et ses parents. Ella alla se vautrer dans le canapé, contre Emma qui l'enlaça, pour une soirée en famille en douceur, entre adultes.
Semaine 274 - Vendredi
Emma ferma son sac en lâchant un profond soupir, et le passa sur son épaule. Elle était épuisée, mais elle était en même temps très heureuse d'être en week-end, ayant enfin une pause avec sa compagne et sa fille. Elle salua rapidement ses collègues en prenant ensuite l'ascenseur pour descendre. Une fois dehors, elle partit pour prendre le bus, mais reconnu la Mercedes noire garée devant, et se pencha à la fenêtre conducteur qui s'ouvrit sur son amante.
-Que faites vous là madame Mills? Sourit-elle.
-Et bien je suis passé déposé notre fille chez Kathryn pour le week-end, afin d'emmener ma belle amoureuse au restaurant pour nos cinq ans d'amour. Sourit Regina.
-Oh elle a de la chance cette amoureuse. Gloussa la blonde en se penchant pour l'embrasser.
-Alors monte. S'amusa Regina après le baiser.
Emma contourna la voiture et prit le siège passager. La brune démarra rapidement, les emmenant dans un restaurant qu'elles appréciaient toutes les deux y étant allé pour fêter leurs deux ans et trois ans ensemble. Sur une banquette arrondie autour de la table, Regina commanda le champagne, et une fois les coupes en main, le serveur au courant de leurs plats, elles trinquèrent.
-Ma chérie, cela fait cinq ans que je t'ai dans ma vie, et je t'aime plus à chacun de nos anniversaires. Commença Regina, une main fourrée dans la poche. Tu es l'amour de ma vie, avec Eva, notre petit ange, et je n'imagine pas ma vie sans vous. Je sais aussi que pour toi, le mariage n'est pas une chose nécessaire, mais malgré tout j'aimerais t'épouser, parce que je t'aime, et que je veux que tu puisses te rappeler chaque jour quand je suis loin de toi que tu as une famille qui te chérie. Elle sortit de sa poche une boite en velours rouge et l'ouvrit, laissant voir une bague ornée d'un petit diamant, simple et élégante. Alors Emma Swan, veux tu m'épouser?
Emma resta bouche bée, sa coupe de champagne gardée en l'air. Elle resta immobile une minute, avant de laisser échapper quelques larmes.
-Oui choupette, oui je veux t'épouser. Gloussa-t-elle nerveusement, en hochant la tête. Même si j'ai pas besoin de ça pour me souvenir que tu m'aimes, qu'Eva aussi, et que je ne suis plus seule, je veux t'épouser quand même.
Regina sourit de plus belle et glissa la bague à son annulaire, avant de glisser autour de la table ronde, sur la banquette, pour venir l'embrasser. Emma se fondit en elle, lui rendant son baiser.
-Eva va sauter au plafond. Ça fait une semaine que je l'empêche de t'en parler. Gloussa Regina en l'embrassant encore.
-Je t'aime. Sourit Emma, en caressant sa joue dans le baiser.
-Moi aussi. Souffla la brune.
La blonde ne la lâcha pas, incapable de la voir s'éloigner, c'était grâce à elle si elle avait tout. Sans Regina elle n'aurait pas eu sa famille, sa réussite professionnelle, elle était son pilier, toute sa vie, son essentiel avec leur fille, elles étaient son bonheur.
FIN
