Drou : Merci beaucoup ! Je crois qu'on s'échapperait tous bien quelques jours en Italie en ce moment en effet ! ;)
Chapitre XII
Ronald Weasley aimait son travail. Il avait dû fournir beaucoup d'efforts pour devenir finalement auror en même temps qu'Harry. Il savait que sa réputation de héro du monde sorcier avait joué en sa faveur, mais son acharnement faisait qu'il ne déméritait pas pour autant. Son poste au Ministère était intéressant et prenant, mais aussi dangereux. C'était une vie à mille à l'heure.
Il était revenu la veille au soir de Bulgarie pour finir la mission qu'il avait entamée quelques mois auparavant : des sorciers irlandais s'y étaient réfugiés et préparaient un coup contre le Ministère de la Magie britannique. Ils n'étaient pas foncièrement dangereux pour Ron. Souvent, il blaguait en disant qu'ils ne savaient même pas tenir une baguette correctement. Il était retourné en Bulgarie assuré de la réussite de cette mission. Et elle avait été une réussite.
Mais il l'avait prise un peu trop à la légère.
Ron était rentré à son appartement au chemin de traverse la veille au soir. Ereinté. Il s'était immédiatement couché mais n'avait pas pu trouver le sommeil. Il revoyait encore les sorts qui fusaient autour de lui, qui le frôlaient. Son cœur ne retrouvait pas son rythme normal. L'angoisse lui serrait la gorge et rendait ses mains moites. Dès qu'il fermait les yeux, il revoyait la lumière verte aveuglante du sort de la mort qu'il avait failli prendre de plein fouet si un de ses coéquipiers n'était pas intervenu.
Alors, il gardait les yeux ouverts, les mains nouées sur son torse, le souffle court.
Il devait se lever ce jour-là pour faire son rapport de mission à Harry. Ce dernier ne se doutait pas des flashs qui étaient passés devant les yeux de Ron toute la nuit, toute la soirée. Il avait eu des missions dangereuses tout au long de sa carrière. Mais jamais passer aussi près de la mort ne l'avait autant atteint. Était-ce la fois de trop ? Était-ce parce que son mental était déjà affecté par de nombreuses choses en dehors de son travail ?
Il se traîna jusqu'au Ministère et enfin jusqu'au bureau d'Harry au département de la justice magique. Son meilleur ami lui fit un grand sourire et une rapide accolade pour le saluer. Il lui fit signe de s'installer dans un des fauteuils face à son bureau. Ils avaient leurs habitudes. Harry sortait du parchemin et sa plume enchantée qui écrivait tout ce qu'il serait dit lors de son rapport de mission. Ron raconta celle-ci, dans les moindres détails. Harry écoutait d'une oreille attentive. Quand le rouquin raconta le passage où ils durent se battre contre les irlandais, Harry fronça les sourcils mais le laissa terminer. Sans l'interrompre. Finalement, il finit son récit et se contenta de baisser les yeux sur ses mains croisées sur ses jambes.
- Comment te sens tu ? demanda Harry.
- Oh tu sais… un peu fatigué, marmonna Ron.
- Tu as failli te prendre un sort de la mort, Ron, s'inquiéta son meilleur ami. Si Rowles n'avait pas été là…
- Mais il l'était, le coupa rapidement le rouquin. Il était là.
Harry se mordit l'intérieur de la joue et observa son meilleur ami qui faisait tout pour éviter son regard.
- Ron… soupira-t-il. Tu sais que tu peux tout me dire ?
Le concerné passa une main dans ses cheveux et soupira bruyamment.
- Je vais bien, je suis simplement un peu fatigué, balaya-t-il. Parlons d'autre chose, tu veux bien ? Comment c'était l'anniversaire de Malefoy ?
Harry leva les yeux au ciel. Ron était buté et rien ne servait de le forcer. Du moins, pour l'instant.
- Une garden party organisée par sa mère, répondit-il simplement. Au manoir. La nourriture était excellente, la musique sympa aussi et l'alcool à volonté.
- Je serai presque triste d'avoir manqué ça, ricana Ron.
- Même la présence de Nott n'a pas réussi à tout gâcher, sourit le brun.
Son vis-à-vis haussa les épaules.
- Il fallait bien qu'un jour vous vous retrouviez tous au même endroit, marmonna-t-il en guise de réponse.
- Tu savais qu'il était le psychomage d'Hermione ?
Ron fronça les sourcils et fit comprendre que non d'un hochement de tête.
- Je ne savais même pas qu'elle allait en voir un, souffla-t-il. Comment va-t-elle ?
- Elle avait l'air bien, répondit Harry de manière évasive. Je crois qu'elle prend des vacances en Juillet, elle avait l'air d'en avoir bien besoin. Toi aussi, rajouta-t-il en plantant son regard dans celui de son meilleur ami. D'après ce que j'ai cru comprendre dans la conversation entre Narcissa Malefoy, Elizabeth et Pansy, je crois que Malefoy lui a proposé de les rejoindre en Italie. La connaissant, je ne pense pas qu'elle ira. Tu devrais prendre du temps pour toi aussi, tu sais, dit-il doucement.
Ron fronça les sourcils. Pourquoi Hermione partirait-elle en vacances avec les Malefoy ? Depuis quand Malefoy lui proposait des vacances ? Depuis quand étaient-ils amis elle et Drago ? Étaient-ils seulement amis ? Il secoua la tête. Ce n'était pas ses affaires. Ce n'était plus ses affaires.
Il soupira. C'était peut-être plus fort que lui. Ce serait toujours ses affaires. Pourtant, il fallait qu'il avance, qu'il passe à autre chose. Mais comment faire après dix ans de mariage ? Cela faisait un moment qu'il avait l'impression de tourner en rond tant dans sa vie que dans ses pensées.
- Je crois que tu as raison, je devrais prendre des vacances, admit-il.
Ginny avait dit à Rabnott, l'entraineur de l'équipe nationale d'Angleterre, que commencer directement par un match entre les titulaires et les remplaçants était une mauvaise idée. Beaucoup d'entre eux n'avaient jamais joué ensemble et il fallait d'abord créer une cohésion entre les batteurs et les poursuiveurs sinon aucun match ne serait possible.
Et ce premier match fut en effet une catastrophe. Les batteurs n'arrivaient pas à se coordonner, ne connaissant pas encore le jeu de leur autre coéquipier batteur, et c'en était de même pour les poursuiveurs. Ginny avait ses habitudes de jeu que ses coéquipiers poursuiveurs ne connaissaient pas forcément. Elle atterrit lourdement sur le terrain d'entrainement de Bury St Edmunds. Heureusement, ils avaient tout l'été pour créer une cohésion.
Elle détacha ses cheveux roux alors qu'elle se dirigeait vers les bancs au bord du terrain et passa une main dedans avant de soupirer bruyamment. Ses coéquipiers la suivaient l'air tout aussi agacés.
- C'est quoi le principe, Rabnott ? demanda Ginny en prenant une des bouteilles d'eau qu'il y avait au pied du banc de l'entraineur. Tu sais très bien que la plupart d'entre nous n'a pas joué ensemble.
Basil Rabnott échangea un sourire avec Olivier Dubois qui était à ses côtés.
- Il faut bien commencer quelque part Weasley, rit-il. Maintenant nous avons une base de travail.
Ginny leva les yeux au ciel et but plusieurs gorgées d'eau. Elle échangea un regard avec l'attrapeuse titulaire de l'équipe, Jill, qui haussa les épaules.
- Peu importe, marmonna la rousse en passant devant l'attrapeuse qui pouffa de rire.
L'entraineur forma des groupes pour que les coéquipiers qui jouaient au même poste puissent s'entrainer ensemble. Pendant les cinq semaines qu'ils devaient passer au camp d'entrainement de Bury St Edmonds, Basil Rabnott avait la ferme intention de créer une réelle cohésion d'équipe, cohésion qui avait cruellement manqué à l'équipe lors de la dernière coupe du monde.
Ils passèrent l'après-midi au terrain d'entrainement à enchaîner les divers exercices sous les regards de Basil et d'Olivier. Quand Basil siffla la fin de l'entraînement, plusieurs soupirs de soulagement se firent entendre venant de l'équipe. Une fois les pieds sur terre, Ginny s'allongea de tout son long sur le sol, le souffle court, et ferma les yeux quelques instants. Elle entendit des pas s'approcher d'elle et ouvrit un œil puis l'autre pour voir Olivier au-dessus d'elle, lui tendant une main amicale. Elle la prit et s'en servit pour se relever.
- Tout va bien ? demanda Olivier.
- Pendant un instant, j'ai cru que j'allais vomir sur mon balai, rit Ginny.
- Pendant un instant, j'y ai cru aussi, rit-il à son tour. Tu n'étais pas la seule à subir la fin de l'entrainement si ça peut te rassurer.
Ginny lui sourit et regarda ses coéquipiers autour d'elle. Aucun ne semblait être en bonne forme, ce qui était bien normal après plusieurs heures à s'entraîner durement.
- Rabnott a décidé de ne pas nous faire de cadeau, marmonna-t-elle.
- Je lui ai suggéré de commencer sur les chapeaux de roues pour insuffler une bonne dynamique, chuchota Olivier.
La rousse se tourna vers lui avec un air mi-surpris mi-outré.
- C'était ton idée ? s'exclama-t-elle. Ne m'approche même plus Dubois !
Olivier éclata de rire.
- Je suis sérieuse ! On ne pourra pas travailler ensemble si tu chuchotes ce type d'idée aux oreilles de Basil ! rit-elle.
Il passa une main dans ses cheveux.
- Je redoutais en effet que nous ne puissions pas travailler ensemble, répondit-il sur le ton de la plaisanterie.
- Vraiment ? rétorqua Ginny en fronçant les sourcils.
Pendant un instant leurs regards se croisèrent. Il n'y avait plus de plaisanterie, d'humour. La tension, les non-dits étaient là, sur la table. Ils flottaient entre eux. L'équipe autour d'eux commençait à se demander ce qu'il se tramait entre eux.
- Je… non. Je me doutais que nous trouverions un…
- Car j'avais peur, moi, le coupa-t-elle. Après tout, on s'est aimés, on s'est quittés, …
Olivier passa une main sur sa nuque. Les mots de Ginny le gênaient et elle le percevait bien. Pourtant cette conversation devait avoir lieu. Ils allaient préparer une coupe du monde ensemble pendant un an et ils seraient amenés à se voir régulièrement. Il fallait que cette conversait ait lieu pour que les choses marchent par la suite entre eux.
- Nous… Ça s'est terminé à cause de la distance, alors je pensais que…
- À cause de nos carrières respectives, Olivier, rectifia-t-elle. Tu as choisi la tienne et j'ai choisi la mienne.
Il soupira. Ils avaient su tous deux ce qu'ils voulaient : réussir dans le Quidditch. Si le choix était à refaire ce jour même, ils referaient tous deux le même et ils le savaient l'un et l'autre pertinemment.
- Le fait d'être tous les deux sur ce terrain, dans ce camp d'entrainement, deux ans après, ne change rien à nos choix, termina-t-elle.
Elle lui fit un petit sourire et partit vers ses coéquipiers, plus dans l'idée de s'éloigner de lui que de réellement se rapprocher d'eux.
Pansy et Harry avaient pour habitude de souvent recevoir leurs amis et notamment leurs meilleurs amis à la maison. Le divorce entre Hermione et Ron avait bouleversé leurs habitudes. Ils devaient les recevoir séparément et Harry sentait bien que lui et Ron ne se voyaient plus autant qu'avant en dehors du travail. Heureusement, ils travaillaient ensemble.
Harry se retrouvait dans une situation parfois ambigue avec ses deux meilleurs amis. Il avait l'impression de toujours marcher sur des œufs, comme à Poudlard lorsque les deux se disputaient. Il avait bien conscience qu'il n'y avait pas d'animosité entre les deux, ou du moins pas à sa connaissance, mais il faisait toujours attention à ce qu'il disait à l'un ou à l'autre. Il essayait de les préserver en évitant de trop en dire sur la vie de l'un à l'autre.
Pansy lui assurait que les choses s'arrangeraient, qu'il n'aurait pas toujours cette impression d'être tiraillé entre deux personnes qu'il aimait tout autant. Elle lui disait souvent que tout cela passerait. Harry essayait du mieux qu'il pouvait de la croire. Mais il connaissait ses meilleurs amis et quelque chose lui disait que tout ne resterait pas aussi cordial pendant longtemps. Les deux avaient leur caractère propre mais surtout des caractères volcaniques, même si ce n'était pas de la même manière.
Ce soir-là, le couple avait invité Hermione à la maison. Ils s'étaient rendus compte qu'ils ne l'avaient pas ré-invité depuis que Ron et elle leurs avaient annoncé leur divorce. Pansy pensait qu'il était temps de reprendre des habitudes. Hermione était alors arrivée à 19h avec une bouteille de vin rouge à la main et un grand sourire chaleureux.
Ils s'installèrent dans le salon et Harry apporta l'apéritif alors que la conversation allait bon train, se donnant des nouvelles du travail et des dernières semaines. Harry et Pansy s'inquiétaient du moral d'Hermione, même si elle donnait toujours l'impression de tenir bon et d'être forte.
- Théodore m'aide beaucoup, avoua Hermione. Drago a eu raison de me donner son contact, car je ne sais pas comment j'aurais tenu sans son aide.
Pansy serra les dents. Elle était heureuse qu'Hermione trouve du réconfort en voyant un professionnel de la santé et elle était persuadée que c'était la bonne chose à faire. Mais rien qu'entendre le nom de Théodore lui hérissait le poil. Hermione remarqua qu'elle se tendait.
- Je suis désolée, j'ai cru comprendre que les rapports n'étaient pas très… cordiaux entre vous deux, s'excusa-t-elle.
- Tu n'as pas à t'excuser d'aller le voir ! s'empressa de répondre Pansy. S'il est ce qu'il te faut, alors je suis heureuse pour toi. Professionnellement parlant, il doit être compétent.
Harry but une longue gorgée de vin alors que Pansy regardait au fond de son verre de thé glacé, tapant le bout de ses ongles contre le verre.
- Après personnellement parlant, c'est autre chose, lâcha-t-elle. Si j'avais un conseil à te donner, Hermione, c'est de garder tout ceci strictement professionnel.
- Je ne comptais de toute manière pas sortir avec mon psychomage, rit-elle gênée par le sous-entendu.
Hermione se mordit la lèvre inférieure. La curiosité la picotait de l'intérieur.
- Mais… qu'est-ce qu'il s'est passé entre vous ? finit-elle par demander.
Harry ferma les yeux quelques secondes et décida de se resservir un verre alors que Pansy soupirait.
- C'était avant Harry, bien entendu, commença-t-elle. On est sorti quelque temps ensemble après Poudlard et… ça ne s'est pas très bien terminé.
- Dans le sang, les pleurs, et les drames, compléta Harry en souriant, amusé.
Pansy lui jeta un regard et fronça les sourcils.
- Ravie de voir que ça t'amuse, Potter, lâcha-t-elle. Il m'a trompée. Plusieurs fois. Et je n'ai, bien évidemment, pas apprécié.
Hermione ouvrit la bouche pour finalement la refermer, ne sachant pas quoi lui répondre.
- Ça a été l'occasion pour Pansy d'explorer ses côtés pyromanes, disons, rajouta Harry.
- Ne me fais pas passer pour ce que je ne suis pas ! rétorqua sa femme. J'ai simplement brûlé toutes les affaires qu'il avait laissées chez moi, ça ne me parait pas si disproportionné que cela.
Harry et Hermione échangèrent un regard surpris avant de finalement rire. Pansy leva les yeux au ciel face à leur hilarité.
- Vous me jugez, mais je suis sûre que vous auriez fait pareil, marmonna-t-elle en croisant les bras.
- Absolument pas, contredit Hermione entre deux rires. Mais, je comprends mieux l'animosité qu'il y a entre vous.
Hermione leurs demanda au cours du repas où est-ce qu'ils en étaient de leur traitement pour la fertilité. Elle hésitait toujours à demander car elle ne voulait pas leurs rappeler qu'ils rencontraient des difficultés à concevoir, mais ils y avaient fait allusion alors elle avait saisi l'occasion. Finalement, ils lui annoncèrent qu'ils avaient eu recours, sous les conseils de Drago, à la fécondation in vitro et qu'ils avaient déjà fait leur première. Hermione fut surprise de la rapidité de l'avancement mais après tout il s'était déjà passé plus d'un mois depuis que Drago leurs avait parlé de cette procédure.
- C'est rapide mais c'était soit cette semaine, soit dans presque deux mois, expliqua Harry, puisqu'il prend ses vacances en Italie, comme tous les ans.
- Il y va tous les ans ? s'étonna Hermione.
- Ah ça, c'est la tradition chez les Malefoy ! rit Pansy. Quelques années nous avions fait des vacances entre amis d'ailleurs, mais il y passe au moins une semaine chaque été.
Hermione prit une bouchée du risotto qu'ils avaient préparé et hocha la tête de manière distraite.
- Il y va à chaque fois seul avec sa mère ? s'intéressa-t-elle.
- Non, il invite régulièrement des amis proches. J'y suis souvent allée, répondit Pansy. Il nous avait même invités tous les deux avec Harry, il y a… commença-t-elle en se tournant vers le concerné.
- Trois ans ? devina-t-il en plissant les yeux. Ou quatre ans, hésita-t-il.
- Enfin, j'y suis allée plusieurs fois avec Blaise aussi, et Théodore à l'époque. Drago fait sa retraite spirituelle là-bas chaque année, plaisanta-t-elle. L'année où nous nous sommes séparés avec Théo, il m'y avait invitée et avait prétexté que je trouverais la paix intérieure là-bas et les réponses à toutes mes questions, ajouta-t-elle en riant.
Hermione haussa les sourcils alors qu'Harry esquissait un sourire amusé.
- Et… ? demanda Hermione.
- Je ne sais pas si c'est l'air de l'Italie, la cuisine, la compagnie des Malefoy ou le Sciacchetrà, mais ça a plutôt bien fonctionné pour moi, sourit-elle à son amie.
Hermione lui sourit en retour, puis se mordit la lèvre inférieure. Pansy l'observa du coin de l'œil. Elle savait très bien que Drago lui avait proposée de le rejoindre là-bas et elle était certaine que l'idée ne déplaisait pas à Hermione.
Drago était arrivé depuis quelques jours dans la villa de sa famille au-dessus de Manarola dans les Cinque Terres. Il aimait la présence des autres, il aimait passer du temps avec ses amis et sa famille, mais il appréciait aussi se retrouver seul et profiter de sa propre compagnie. Il avait toujours été plus ou moins solitaire. Il remettait ça souvent sur le fait qu'il avait grandi seul dans un grand manoir. La solitude n'avait jamais réellement été un problème.
D'autres années, il proposait à ses amis de passer le voir. La villa était grande et un peu de compagnie sur quelques jours n'était pas toujours une mauvaise chose. Cette année, il ne l'avait pas fait. Enfin pas tout à fait. Il avait proposé à Hermione, mais il ne se faisait pas d'illusion. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle vienne. Il l'avait fait sur un coup de tête, sans réellement y penser ou y réfléchir. Cela avait été presque instinctif.
Elle n'allait pas venir. Ils n'entretenaient pas ce genre de relation-là. Il pouvait presque se persuader qu'il l'avait proposé par politesse.
Le soleil éclairait et réchauffait la terrasse en face de la villa. Il s'installa avec son café et observa la vue imprenable qu'il avait sur Manarola qui était en dessous et sur la mer au loin. Cette vue avait le don d'apaiser son âme et ses pensées. Il en profitait chaque matin. Et il appréciait le silence aussi avant que sa mère ne le rejoigne dans quelques semaines.
Il entendit le bruit d'une chouette qui arrivait. Il se faisait livrer la Gazette ainsi que son courrier jusqu'ici. Il était certes en vacances, mais s'il y avait une urgence à Sainte Mangouste que seul lui pouvait traiter, il devait rester joignable et être disponible pour rentrer rapidement.
Il récupéra le courrier qui était tombé sur la table de la terrasse et déplia la Gazette pour en survoler la une avant de s'occuper de son courrier. Seulement une lettre. Il prit une gorgée de café avant de poser sa tasse pour ouvrir ladite lettre sur laquelle était marqué seulement son prénom. Il déplia le papier et la parcourut rapidement. Très rapidement. Une phrase. Une signature. C'était tout ce qu'elle contenait. Trois mots.
Trois mots qui le figèrent sur place et il remercia le fait qu'il fut assis sur une chaise. Son cœur avait manqué quelques battements. Son esprit s'était remis à fonctionner à toute allure. Il replia la lettre et la posa sur la table.
Trois mots. Une signature.
« J'accepte ton invitation,
H.G »
Hello, hello !
Voici ce chapitre qui apporte une réponse claire à vos questionnements : oui Hermione ira en Italie haha.
Nous avons un chapitre qui fait une petite update du côté des Weasley et j'espère que cela vous a plu, nous les reverrons à l'occasion haha.
Je vous remercie encore et toujours pour votre soutien et pour être de plus en plus nombreux à chaque fois !
À dimanche prochain :)
