In The Heart Of The Sea (Au Cœur De La Mer)

Résumé : Les Mers et leurs cousins meurtriers, les Sirènes, furent toujours en désaccord mais récemment, quelqu'un, avait commencé à rallier les prédateurs normalement solitaires sous une seule bannière et le climat de paix sur le récif où Harry était né et avait grandi sombra dans l'anticipation d'une guerre. Malheureusement pour Harry, selon Luna, il y avait une sirène dans son avenir.

Auteur : Kaede Ravensdale

Traductrice : yaoipowaa56

Disclaimers : Je ne possède rien d'Harry Potter


Chapitre 12 : Le Chant de la Sirène

Cela faisait deux semaines qu'il avait rendu visite à Tom et Harry n'avait pas eu de nouvelles de la sirène. Il ne pouvait que supposer que Tom était toujours en vie et en pleine forme car Nagini ne s'était pas montrée pour mettre à exécution sa menace - Il ne savait pas encore si Tom accepterait son offre et s'il ferait un effort pour se sauver.

Il avait dit que la perspective d'avoir un compagnon lui ferait gagner du temps mais n'avait pas précisé combien de temps et Harry commençait à être incroyablement inquiet.

Il lui avait donné un moyen de s'en sortir. Si Tom était quand même mort, c'était de sa faute à lui seul. Mais cela ne l'empêchait pas de se sentir coupable, dans le peu de temps qu'il lui restait à vivre avant que Nagini ne vienne le mordre et qu'il ne meure du venin très puissant d'un serpent de mer.

«Harry.»

Le petit corbeau sursauta, renversant presque son assiette de verdure marine, et leva les yeux. Se souvenant où il se trouvait, il prit une légère teinte rougeâtre, au grand dam de ses deux parrains.

«Ouais ?» Dit-il en prenant sa fourchette pour faire comme s'il n'était pas parti dans ses pensées.

Sirius et Rémus échangèrent tous deux un regard plutôt inquiet.

«Tu vas bien, Harry ?» Demanda le Mer à la queue ambrée, sa voix lourde d'une inquiétude sincère. «Tu as été... silencieux toute la journée.»

«Silencieux, je... oui, je suppose que oui.» Admit-il à contrecœur après un moment. «J'ai juste beaucoup de choses en tête, c'est tout. Je suis inquiet.»

«Inquiet de quoi ?» Il n'y avait plus le bonheur typique dans la voix de Sirius. Ses yeux sombres observaient le petit corbeau avec une inquiétude évidente. «Est-ce que ça a quelque chose à voir avec cette fichue Sirène ? Tu n'as pas besoin de t'inquiéter, Harry. Nous ne le laisserons plus s'approcher de toi.»

«Je-. Quoi ? Non ! Je ne m'inquiète pas pour Tom...»

«Tom ? Tu appelles ce salaud avec des dents de requin "Tom" ?»

«Sirius, s'il te plaît !» Les tentatives de Remus pour calmer l'autre homme n'eurent qu'un succès marginal.

«Tom n'est pas le monstre que tu penses qu'il est. Oui, il est dangereux, et oui, il a presque tué papa il y a quelques années - mais il l'a provoqué, donc c'est en partie de sa faute - mais il m'a sauvé. Et il m'a assez bien traité. Il est juste... seul.»

«Seul !»

«Tu es comme ta mère, Harry. Peut-être trop comme ta mère. Toi et Lily avez tous deux un cœur tellement sensible que vous avez pitié d'une sirène. Surtout une aussi dangereuse que Jedusor.» Dit sinistrement Rémus. «Tu devrais également faire attention à ce que tu dis sur le sujet. Une mauvaise chose entendue par la mauvaise personne pourrait te faire bannir du récif. Aucun d'entre nous ne veut une condamnation à mort pour toi.»

Il serait banni de toute façon, très certainement. Harry ne pouvait qu'espérer que Tom ne s'opposerait pas à partager une fois de plus sa grotte.

«Tom n'est pas ce qui m'inquiète.»

Un mensonge.

«Alors de quoi es-tu inquiet ?» Quand Harry rougit à nouveau, Sirius oublia complètement le sujet sur Tom. Il se lança presque de l'autre côté de la table avec excitation. «Quelqu'un a-t-il essayé de te faire la cour ?»

«Je... et bien, je...» Oui. Non. Pas exactement. Il ne voulait vraiment pas parler de ça, surtout pas maintenant. Harry savait qu'il ne pouvait pas garder l'affaire cachée à sa famille pour toujours, mais il espérait le faire au moins pendant un moment. Jusqu'à ce qu'il puisse contrôler tout ça pour éviter que la question ne lui explose au visage. «C'est moi qui ai commencé à faire la cour... en fait.»

Remus sourit tout en retenant l'autre Mer, trop excité. «C'est audacieux de ta part, Harry, mais pas tout à fait inattendu.»

«Alors, qui est-ce ?»

C'est précisément pour cela qu'il ne voulait pas en parler. Harry posa rapidement les yeux sur son assiette. «Je préfère ne pas parler de ça maintenant. Ce n'est pas quelqu'un que vous connaissez et... il n'a pas rendu la pareille ou même donné des signes de son intérêt de m'accepter ou non...»

«Bien sûr, nous allons laisser tomber le sujet pour l'instant si cela te met plus à l'aise. N'est-ce pas, Sirius ?»

«Oh, allez Harry ! Pas même un indice ? Juste un petit ?»

«Sirius.»

«Ce ne serait pas la petite harpie Draco Malfoy, n'est-ce pas ?»

Draco Malefoy ? Mon Dieu, rien que de penser être accouplé à Draco Malefoy, d'avoir à s'occuper de lui pour le reste de sa vie, lui donnait envie de vomir. «Non, Sirius ! Par le Dieu de la Mer, j'ai meilleur goût que ça !»

«Je l'espère bien !» Sirius se mit à rire. Rémus avait l'air exaspéré par cette affaire. «Tu vas manger, Harry ? Tes parents auront notre peau s'ils pensent que nous ne t'avons pas nourri.»

«Oh non, merci. Je n'ai pas faim.» Il repoussa le plat avec les coquillages sculptées. «Sans oublier qu'il fait déjà nuit et que je devrais rentrer avant que mes parents ne s'inquiètent.»

Les deux adultes hochèrent de la tête. «Fais attention sur le chemin du retour, Harry. Le Front Sud avance chaque jour et le récif n'est plus aussi sûr qu'avant.»

«Je sais. Je ferai attention.» En leur souhaitant bonne nuit, Harry quitta leur maison de corail et se dirigea vers la sienne. Le voyage n'était pas loin, mais suffisamment loin pour que quelque chose de mal lui arrive en cours de route, connaissant sa chance.

Harry décida de rester concentré sur son environnement au moins jusqu'à ce qu'il soit de retour dans sa chambre en toute sécurité.

S'il n'avait pas pris cette résolution, Harry n'aurait probablement pas remarqué les lumières rouges qui clignotèrent une fois avant de disparaître derrière un corail l'éloignant de chez lui.

Non, ce n'était pas des lumières, c'était des yeux. Les yeux d'une sirène. C'était presque la même chose qu'il avait eue quand il était tombé inconscient et qu'il était arrivé dans le repaire de Tom.

La peur s'empara de Harry en une fraction de seconde après que cette prise de conscience le frappa. Sa vision dans l'obscurité était quasi nulle ; même s'il avait pu voir que la chose s'était déjà cachée. Harry n'avait aucun moyen de savoir si c'était Tom, auquel cas il n'était pas en danger - il l'espérait - ou s'il s'agissait d'une des sirènes qui s'étaient éloignées du front sud, sous le commandement de Voldemort, auquel cas il serait presque certainement traîné et tué bien avant de pouvoir se rendre en sécurité dans sa maison ou de celle de ses parrains.

Devrait-il s'enfuir ? Devrait-il se cacher ? L'avait-il même vu ? Devrait-il l'appeler au cas où ce serait Tom ?

Mais pourquoi Tom serait-il aussi loin dans le récif, même s'il le cherchait ? Son style était plutôt d'envoyer Nagini le chercher s'il voulait vraiment lui parler. Mais peut-être voulait-il faire plus d'efforts et lui donner sa réponse sur son invitation de le courtiser.

Harry l'espérait, car il ne voulait vraiment pas mourir maintenant. Mais l'espoir n'était pas suffisant, il y avait 50% de chances que la sirène, si elle l'avait vu, s'amuse et 50% de chances qu'elle attende juste pour lui tendre une embuscade.

Puis il entendit un étrange son mélodique dont il ne put immédiatement discerner l'origine, mais en l'écoutant de plus près, Harry comprit finalement qu'il s'agissait d'un chant. Une sirène chantait tout près. Il avait entendu quelques rares histoires sur les capacités musicales de l'espèce, bien qu'elles soient très souvent éclipsées par des griffes et des dents acérées.

«Un matin d'été, je me suis égaré par imprudence, près des Murs des Lamentations, où j'ai rencontré un marin gay. Je discutais avec une jeune fille qui semblait souffrir en disant : "William, quand tu partiras, j'ai peur que tu ne reviennes pas".»

Était-ce la voix de Tom ? Il n'en était pas certain, mais Harry n'avait jamais été une créature prudente, il voulait en être sûr, il se mit à suivre la voix à un rythme mesuré. Il se dirigea vers le corail, tout en restant conscient d'être prêt à battre en retraite si quelque chose venait à surgir de l'obscurité.

La sirène nageait dans l'eau à quelques mètres de là ; elle lui fit signe d'une main griffée avant de sourire et de disparaître dans une parcelle d'algues épaisses. Harry souffla, ignorant la voix dans sa tête qui le suppliait de rentrer chez lui où il était en sécurité et où il n'y avait aucune chance qu'il soit mangé, et il se précipita à sa poursuite.

«Mon cœur est transpercé par Cupidon, je méprise tout or scintillant, il n'y a rien qui puisse me consoler, à part mon joyeux marin audacieux. Ses cheveux sont bouclés, ses yeux sont noirs comme du charbon, mon bonheur l'accompagne, où qu'il aille.»

Les algues épaisse était gluantes et froides alors qu'il se frayait un chemin à travers elle, leurs prises moites l'enveloppant presque comme des chaînes. Cela épuisa considérablement son énergie, mais Harry réussit finalement à s'en sortir. Il regarda sauvagement autour de lui sur le rebord où il se trouvait, et vit la queue de la sirène passer par-dessus le rebord. Harry se raidit et courut après elle dans les eaux libres.

«De Tower Hill à Black Wall, j'errerai en pleurant et en gémissant, tout cela pour mon joyeux marin, jusqu'à ce qu'il rentre chez lui.» Le Mer ne pouvait rien voir devant lui à travers l'obscurité. Quelque chose le toucha, et Harry tournoya sur lui-même. Il se retrouva face à face avec une sirène et maudit à nouveau son atroce vision nocturne ; même maintenant, il ne pouvait pas distinguer ses traits. Ses mains griffues l'atteignirent, quelque chose de métallique luisant dans sa prise. Le lourd fermoir du médaillon en or et en émeraude qu'il avait passé d'innombrables heures à fixer pendant sa captivité rencontra son torse dans un petit bruit sourd. «Mon cœur est transpercé par Cupidon, je méprise tout or scintillant, il n'y a rien qui puisse me consoler, à part mon joyeux marin audacieux.»

Tom l'encercla une fois de plus, toujours proche mais pas assez pour que leurs corps se frôlent à nouveau, avant qu'il ne reparte dans l'obscurité sans un autre son, laissant Harry flotter au bord du récif. Il regardait dans l'obscurité en cherchant après lui et tenait dans ses deux mains le cadeau, signe que la cour avait commencé.


A SUIVRE...