Disclaimer : Kill Ben Lyk est l'oeuvre d'Erwan Marinopoulos.

Résumé : De la colocation pouvait naître une amitié. De cette même amitié pouvait naître autre chose. [Kill Ben Lyk]

Remerciements : Un grand merci à Li_Rex (Rexou) sur Twitter pour m'avoir très gentiment dessiné Ben et Roberto pour la couverture de ce recueil !

Note de l'auteur: Ce recueil d'OS répond à la première édition du défi "Sur Votre 31" de la page Facebook "Bibliothèque de Fictions." Le but était de poster, tous les jours de mars, un drabble ou un OS entre 100 et 1000 mots dont le thème était déterminé par le jour de publication. Autre particularité de ce défi : on devait toujours utiliser le même couple ! Canon, UA, couple canon ou fanon, peu importe, mais une fois le couple choisi, on ne peut plus en changer Le but du jeu était de faire un recueil autour de ce couple avec 31 variations, car les deux mois comportaient 31 jours. J'ai décidé de refaire la première édition avec Kill Ben Lyk car j'avais fait la deuxième avec ce fandom lors de son lancement mais avec un twist : Ici, Ben et Roberto sont plus que des amis ! Homophobes et biphobes ne sont donc pas les bienvenus. J'essayerai de poster un OS par jour si possible!

Jour 16: Frisson (UA par rapport au canon du film. On est dans le film mais dans une réalité alternative.)

Je tiens à préciser que le film n'exploitant pas le passé de Roberto ou de Ben, ce que je peux écrire est donc issu de mon cerveau.

31 anecdotes de colocation avec un twist

Frissons

- Robbie. Est-ce que tu voudrais que j'arrête complètement Youtube ?

Le jeune homme en lâche presque son joint et regarde son compagnon, les yeux écarquillés comme si Ben venait de sortir la pire bêtise du monde. Pourtant, il a l'air sérieux. Trop sérieux. Ca ne lui ressemble pas.

- Ca sort d'où ça ? Demande Roberto

- J'y pense depuis mon retour... Depuis la mort d'O'Sullivan.

Le youtuber prononce rarement le nom du mafieux, comme pour l'effacer de sa mémoire. S'il le dit, c'est qu'il a quelque chose sur le cœur, que c'est important.

- Je ne dirai pas que j'ai mérité ce qui m'est arrivé. Poursuit Ben. Je suis aussi une victime dans tout ça. Mais mon rêve a tourné à l'obsession, c'était compulsif et c'est parce que je n'ai pas les épaules, la tête pour séparer internet du vrai, que je me suis retrouvé à filmer une exécution sans le savoir. On connaît la suite. J'ai eu énormément de chance, Robbie... Et je ne veux pas tenter le Diable, on n'a pas cette chance deux fois. J'ai causé la mort d'une bonne dizaine de personnes, je t'ai mis en danger... De toute façon, je ne décolle pas des masses. C'était idiot de vouloir devenir influencer.

- Ben Lyk, si je ne t'aimais pas autant, je te mettrais une droite.

Le londonien regarda son compagnon, confus.

- Je ne tiens pas à de nouveau frissonner d'angoisse pendant plus d'un an ! Se défend-il

- Mais Youtube te fait frissonner, Ben. Le frisson de l'excitation, de l'idée, de l'attente des réactions des gens... Oui. T'as merdé. T'as sacrément merdé même. Mais plutôt que de laisser O'Sullivan gagner parce que tu vis encore dans la peur, sers-toi de ça comme d'une arme ! Change ton fusil d'épaule, réinvente-toi ! Et puis, tu n'es pas seul. Je peux très bien te rappeler à l'ordre. J'aurais dû le faire, d'ailleurs.

- Ce n'est pas ton rôle, tu n'es pas mon garde-fou.

- C'est vrai. Mais si je t'accepte tel que tu es, si j'accepte ton rêve, alors c'est mon devoir de te soutenir.

- Je ne te mérite tellement pas, Robbie...

- Alors, tu arrêtes avec cette bêtise que ton rêve est idiot. Moi, des rêves, j'en ai pas vraiment ou alors ils sont tout petits. Les gens qui osent rêver, moi, ça m'excite.

- C'est une invitation ?

Bientôt, ce n'est plus de peur que l'esprit de Ben frissonne mais de luxure.

FIN