Fandom : Durarara!

Ship : Shizuo/Izaya

Rating : T

Résumé : Izaya se fait surprendre par une violente tempête de neige. Alors qu'il tente de rejoindre l'un de ses appartements sous le froid, il tombe soudainement sur son cher Shizu-chan...


Et voici mon OTP ultime. J'aime tellement ce ship et j'ai adoré écrire sur ce thème. Comme toujours, j'espère que ça vous plaira et je vous souhaite une bonne lecture :)

Mio, je te remercie, à nouveau. Tes deux dernières reviews m'ont fait super plaisir ! :)


Jour 12 : À l'abri de la tempête

La tempête de neige surprit tout le monde. Les experts avaient, certes, annoncé d'importantes chutes de neige, mais personne ne s'était attendu à ce que cela commence aussi tôt. Izaya, lui-même, se fit prendre par sa rapidité. Les flocons devenaient si nombreux qu'il arrêta un instant sa marche, en plein cœur d'Ikebukuro. Il regarda alors les rues se teinter de blanc à une vitesse hallucinante. Dire qu'il avait décidé de venir dans ce quartier sur un coup de tête, en pensant pouvoir rentrer chez lui avant que la tempête ne commence... Visiblement, il s'était trompé. Un sourire amusé apparut sur son visage. Ah, la météo était si capricieuse ! Mais ce n'était rien. Même s'il était loin de Shinjuku, il pouvait toujours rejoindre l'un de ses appartements secrets dans le quartier. Par ce temps, il ne se voyait pas continuer à errer dans les rues. En plus, de ses larges fenêtres – tous ses appartements avaient de larges fenêtres – il pourrait observer le monde se figer. Il avait déjà hâte ! Izaya vérifia alors que sa veste chaude était bien fermée et mit son capuchon à fourrure sur sa tête. Il enfouit ensuite ses mains dans ses poches. Puis, à pas prudents, il reprit sa marche dans les rues d'Ikebukuro.

Seulement, après quelques minutes, Izaya se rendit compte que la situation ne cessait d'empirer. La neige continuait de tomber fortement, l'entourant comme un rideau blanc. Désormais, il ne voyait plus rien au-delà d'un mètre. Le vent, quant à lui, semblait s'amuser à souffler de plus en plus fort. Izaya rattrapa plusieurs fois sa capuche, avant de devoir la maintenir à deux mains pour être sûre qu'elle ne s'envole pas. Les flocons s'entassaient sur le sol. Très vite, il devint compliqué de marcher. La neige montait presque jusqu'à ses genoux, à présent. Malgré ses nombreuses couches de vêtements, Izaya était frigorifié. Il se mit alors à pester contre lui-même. Mais qu'est-ce qui lui avait pris de venir ici aujourd'hui ? Il aurait dû rester à l'abri dans son appartement spacieux et confortable de Shinjuku. Ou même ! Il aurait pu attendre que la tempête se calme chez Simon, à manger de délicieux otoro. Mais non ! Il avait, bien sûr, dû croire qu'il aurait le temps de rejoindre l'une de ses planques, avant que cela n'empire. Et maintenant, il n'avait plus d'autre choix que celui d'avancer. Il n'y avait aucun commerce aux alentours parce que, évidemment, il avait fallu qu'il coupe par les petites ruelles. Seulement maintenant... il commençait à se sentir un peu perdu au milieu de tout ce blanc. Il tentait de se fier à son instinct. Il connaissait tellement bien le quartier, après tout. Mais là... tout se ressemblait. Alors, au lieu de faire demi-tour et de risquer de se perdre en essayant de trouver un abri plus proche, il préféra continuer sa route, persuadé d'être dans la bonne direction depuis le début. Il l'espérait, en tout cas, parce qu'il n'avait plus aucun point de repère désormais. En peu de temps, tout le quartier fut recouvert d'une grande couche de blanc. Et ce n'était pas prêt de s'arrêter...

Izaya sentait maintenant ses jambes trembler de froid. Son allure diminuait. Ses doigts, qui tenaient toujours sa capuche, commençaient à geler. Rah ! Pourquoi n'avait-il pas emporté de gants ? Il ne faisait qu'enchaîner les mauvais choix aujourd'hui ! Les yeux rivés sur ses pieds qu'il peinait à bouger, Izaya se demanda combien de temps il lui faudrait encore avant d'arriver chez lui...

Mais, soudain, alors qu'il faisait de son mieux pour se frayer un passage dans toute cette neige, il se heurta de plein fouet à quelque chose de très solide. Déséquilibré, il s'y accrocha pour éviter de tomber. Sa capuche s'envola aussitôt. Le froid lui fouetta le visage. Il releva difficilement les yeux et croisa alors le regard furieux de Shizuo. Ah... Là, il avait un problème. Pourtant, malgré la situation, Izaya afficha un large sourire. Ses doigts gelés s'accrochaient toujours au costume de barman de Shizuo. Le corps de ce dernier était si chaud. Comment faisait-il donc pour ne pas avoir froid ? C'était bien une preuve supplémentaire qu'il était un monstre. Mais, dans l'immédiat, ce n'était pas sa première préoccupation... Dans ces conditions, Izaya savait très bien qu'il n'arriverait jamais à courir. Il était clairement désavantagé. Son cerveau se mit alors à tourner à cent à l'heure pour trouver une solution. Il se força ensuite à sourire plus doucement à l'autre homme.

« Shizu-chan ! Quelle bonne surprise ! »

Sa voix tremblait un peu à cause du froid. Face à lui, Shizuo le regardait, les sourcils froncés. Il ne semblait pas ravi de le voir, mais il ne l'avait pas encore attaqué. Ce qui était une victoire en soit !

« Qu'est-ce que tu fiches ici ? grogna-t-il.

—Je rentre chez moi, Shizu-chan. Je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais ce n'est pas le temps idéal pour rester dehors.

—Shinjuku est de l'autre côté. »

Le sourire d'Izaya ne faiblit pas. Ah. Pourquoi fallait-il toujours que Shizu-chan fasse marcher ses neurones au mauvais moment ? Izaya n'allait certainement pas lui avouer qu'il avait un appartement à Ikebukuro. Il haussa alors les épaules.

« J'ai dû me perdre. »

L'expression de Shizu-chan ne changea pas. Puis, d'un geste brusque, il s'empara de ses poignets. Ok, là, il était vraiment mal. Il suffirait d'une simple pression pour que Shizu-chan lui casse les deux bras. Ses doigts s'étaient refermés avec force sur sa peau. Pas assez pour lui faire réellement mal, mais suffisamment pour lui faire comprendre qu'il ne pourrait pas s'en défaire. Izaya resta parfaitement calme en apparence, alors que son cerveau continuait de chercher une solution pour s'enfuir.

« Allez, Shizu-chan ~ Jour de tempête, jour de trêve, non ? »

Izaya tenta un léger rire, sans succès. Shizuo ne le lâchait pas. Izaya commençait à s'impatienter. Le vent soufflait toujours avec force. Sa capuche voltigeait dans son dos, laissant son visage sans défense face au froid hivernal. Et ses doigts devenaient bleus. La neige, elle, virevoltait entre Izaya et Shizuo, sans que ce dernier ne s'en préoccupe. De l'air glacé s'échappait maintenant de la bouche entrouverte de l'informateur.

« Shizu-chan... »

Sa voix était si faible, sous la tempête. Malgré lui, Izaya se mit à douter. Shizuo n'allait pas le laisser mourir de froid, n'est-ce pas ? Il n'était quand même pas cruel à ce point...

« Tu es stupide. »

La voix de l'ancien barman claqua dans les airs, bien plus forte que la sienne. Shizuo eut même l'audace d'afficher un sourire moqueur. Ah ! Venant de lui, c'était sacrément ironique ! Mais, vu sa situation, Izaya s'abstint, pour une fois, de le lui faire remarquer.

« Les puces ne devraient pas sortir quand il neige si elles ne supportent pas le froid, reprit Shizuo d'un ton brute.

—C'est pour ça que je veux rentrer chez moi. »

Foutu protozoaire ! Il ne semblait pas prêt de le laisser partir, malgré les arguments plus que censés d'Izaya. Pire que ça même. Shizuo semblait être en pleine réflexion. Eh bien... ça promettait ! Le temps qu'il arrive à penser à quoi que ce soit, Izaya serait déjà mort congelé !

Seulement, comme d'habitude, Shizu-chan prit un malin plaisir à faire exactement le contraire de ce à quoi Izaya s'attendait. Sans prévenir, l'ancien barman lâcha l'un de ses bras et, de l'autre, l'entraîna à sa suite. À cause de ses jambes engourdies, Izaya trébucha plusieurs fois. Heureusement – ou malheureusement, selon le point de vue – Shizuo le tenait toujours fermement, l'empêchant ainsi de tomber. Izaya ne pouvait donc que se laisser guider – il refusait d'utiliser le mot traîner. Mais où est-ce que Shizu-chan l'emmenait, à la fin ? Même s'il ne l'avouerait jamais, Izaya ne se sentait pas très à l'aise en ce moment même.

Frigorifié, il fut ensuite obligé de monter des marches d'escalier. Puis, enfin, le blanc disparut et la chaleur l'entoura. Shizu-chan l'avait ramené à l'intérieur de ce qui semblait être un petit studio. Izaya supposa vite que c'était l'appartement de l'ancien barman. Son cœur se mit à battre plus vite, tandis que son corps se remplit d'adrénaline. La curiosité prit aussitôt le dessus. Il était chez Shizu-chan ! Ses yeux auraient bien voulu parcourir l'endroit, mais, de nouveau, Shizuo le prit de court. Lâchant finalement son bras, il lui enleva alors brusquement sa veste trempée, l'arrachant presque de ses épaules. Izaya ne put s'empêcher de lui lancer un regard surpris.

« Tu ne vas jamais réussir à te réchauffer dans ces vêtements », lui fit remarquer Shizuo.

Il n'avait pas tort, mais quand même... Izaya ne s'attendait pas à un tel geste de sa part. À quoi jouait-il donc ? Izaya l'observa longuement et vit alors les yeux de Shizu-chan commencer à changer. L'atmosphère autour d'eux devint plus opaque. Ce regard... Shizu-chan ne l'avait posé qu'une seule fois sur lui auparavant... cette nuit-là, quand ils avaient légèrement dérapé... lorsque leur façon de se haïr s'était transformée en... en tout autre chose. Depuis, ils n'en avaient jamais reparlé. Izaya ne s'était donc pas posé plus de question que ça, persuadé que ce n'était qu'un moment d'errance. Un moment plus qu'agréable, certes, mais un moment d'errance quand même. Seulement ce regard revenait, à présent... Alors... peut-être que Shizu-chan voyait la situation autrement... Izaya n'y avait jamais pensé. Il le regarda curieusement. Les événements prenaient une tournure tout à fait délicieuse.

« Je devrais enlever le pantalon aussi, dans ce cas », le taquina Izaya.

Il se demandait bien de quelle façon Shizu-chan allait réagir à ça. Il était si désireux de voir jusqu'où ce regard allait les amener, cette fois-ci.

« Tu devrais tout enlever », répliqua ce dernier, imperturbable.

Izaya ne put s'empêcher de hausser les sourcils. D'accord, Shizu-chan était du genre direct. Eh bien, ce n'était pas pour lui déplaire... Izaya afficha un large sourire.

« Mais je risque d'avoir froid, alors.

—Fais-le. »

Oh, Shizu-chan se la jouait dominateur ? Merde... Pourquoi fallait-il que ça l'excite ? Izaya ricana légèrement. Cette situation était bien trop exceptionnelle pour qu'il n'en profite pas. Il retira alors ses vêtements un à un. Ses gestes étaient tremblants à cause du froid. Malgré la chaleur de l'appartement, ses doigts étaient toujours gelés. Izaya sentit alors le regard brûlant de Shizuo sur son corps.

« Ce n'est pas très équitable », chantonna Izaya tout en faisant glisser son pantalon sur le sol.

En effet, alors qu'il était maintenant juste en sous-vêtement, Shizu-chan, lui, avait encore tous ses habits. D'ailleurs, maintenant qu'Izaya y pensait, il pouvait voir que, contrairement à lui, Shizuo n'était pas si trempé que ça. Il n'était donc pas resté longtemps dehors. Etait-il sorti uniquement parce qu'il l'avait vu ? Cette pensée réchauffa le creux de ses reins. Shizuo, quant à lui, afficha un sourire moqueur sans faire aucun geste pour retirer ses vêtements. Bien. Il la jouait comme ça ? D'accord. Pourquoi pas ? C'était amusant. Izaya retira alors le dernier tissu qu'il lui restait. Il cacha son léger embarras derrière une fausse assurance. Il défia ensuite Shizuo du regard. Et maintenant, qu'allait-il faire ?

Evidemment, l'ancien barman le surprit encore. Celui-ci le reprit par le bras et l'amena dans la chambre. Là, il prit la grosse couverture du lit et l'entoura tout autour d'Izaya. Ce dernier ne sut comment réagir. Il n'était pas habitué à la tendresse, encore moins venant de Shizuo. Mais il devait bien reconnaître qu'il se sentait bien comme ça. Surtout lorsque Shizu-chan se mit à le réchauffer en frottant tout son corps. La chaleur pénétrait enfin sa peau. Alors, Izaya le laissa faire. Pour une fois, ce n'était pas désagréable de se faire surprendre.

« Tu es toujours glacé, commenta Shizuo. Tu es vraiment une puce imprudente.

—Je préfère le terme aventureux, Shizu-chan. »

Shizuo eut un sourire amusé. Il continua ses gestes un moment, avant d'arrêter, au grand regret d'Izaya. Heureusement, la suite s'annonçait très agréable, elle aussi.

« Tu peux aller dans le lit », souffla, en effet, Shizuo.

Izaya ne se le fit pas dire deux fois. Il se coucha sur le matelas, gardant bien la couverture sur lui. À ce moment-là seulement, Shizuo consentit à se déshabiller à son tour. Izaya profita du spectacle. Puis, ce fut avec délice qu'il sentit le corps chaud de Shizuo se coller au sien.

Dehors, la neige tombait toujours aussi fortement. Ikebukuro s'était transformé en un quartier de glace. Mais Shizuo et Izaya ne s'en souciaient plus le moins du monde. Bien au chaud dans le lit de l'ancien barman, ils ne pensaient plus qu'à la peau de l'autre contre la leur. Et, à l'abri de la tempête, ils pouvaient enfin s'aimer de la façon dont ils avaient toujours rêvé...


Et voilà ! À demain pour un autre OS :)