12 : Eau.


Alexander regarda le brun qui était allongé sur une chaise longue. Il sourit, s'avança doucement, le souleva et le jeta à l'eau. Klaus fut saisi et ressortit en criant mais avec le souffle coupé :

-Je vais te tuer !

Il aimait l'eau mais celle-ci semblait glacée par rapport à la fournaise extérieure. Il faisait au moins 40°C à l'ombre, et l'eau ne devait pas dépasser les 25°C, c'était un contraste saisissant. Il ressortit de l'eau, attrapa Alexander et le poussa à l'eau sans ménagement. Le russe revint à la surface et sourit :

-Tu sais bien que j'ai grandi en Russie, le froid fait partie de moi mon amour !

Klaus revint dans l'eau et éclaboussa son amant :

-Je te déteste !

-Non tu m'aimes comme un fou mais je vais faire croire que je te crois. Je vais faire semblant d'ignorer que tu es juste en colère parce que je t'ai réveillé en sursaut.

-Ne fais plus jamais ça !

-Dommage, je te trouve beau quand tu es en colère.

Ils s'embrassèrent et le brun attira le blond tout contre lui. Alexander caressa la joue de son amant :

-Désolé, je ne savais pas que ça allait te mettre dans un tel état.

-Le pire c'est que j'adore l'eau, mais pas quand il y a une si grande différence de température entre l'extérieur et l'eau.

-Mais tu es très beau avec la chair de poule et les dents qui claquent.

Klaus lui tira la langue et l'embrassa :

-Si t'étais pas aussi beau je t'aurais mis un coup de poing !

-Mais bien sûr, tu n'es pas du genre à te battre, mais je vais faire semblant de te craindre mon amour.

-Tu as raison, tremble car je peux être féroce quand je veux !

Klaus fit des griffes avec ses doigts :

-Miaou !

Alexander éclata de rire et le regarda :

-Ah je comprends mieux pourquoi tu n'aime pas l'eau, tu es un chat !

-Un chat féroce, fais bien attention à toi !

-Allons-y petit minou, sortons avant que tu ne te transforme en adorable glaçon.

Ils sortirent de la piscine et s'étendirent sur les chaises longues. Le soleil les sécheraient en un rien de temps. Klaus regarda les gouttes d'eau qui ruisselaient sur le torse musclé de son amant et lança :

-L'eau te va mieux qu'à moi. Moi je dois ressembler à un caniche maintenant, toi de ton côté tu es magnifique, on dirait un dieu grec... mais russe.

Le blond éclata de rire :

-Mon petit caniche tout mouillé, viens contre moi.

Klaus s'allongea sur son amant et enfouit son visage dans son cou, inspirant profondément :

-Tu sens bon.

-Toi aussi, l'eau accentue ton parfum naturel.

Ils restèrent l'un contre l'autre à se papouiller et profitèrent du reste de cette journée d'été.