Disclaimer : Kill Ben Lyk est l'oeuvre d'Erwan Marinopoulos.
Résumé : Vivre en colocation est une grande aventure humaine et ce n'est ni Ben ni Roberto qui diront le contraire. [Kill Ben Lyk]
Remerciements : Un grand merci à Li_Rex (Rexou) sur Twitter pour m'avoir très gentiment dessiné Ben et Roberto pour la couverture de ce recueil !
Note de l'auteur: Cet OS fait partie du défi « Sur votre 31, deuxième édition » de la page Facebook Bibliothèque de Fictions. Le but est de poster, tous les jours d'octobre, un drabble ou un OS entre 100 et 1000 mots dont le thème est déterminé par le jour de publication. Autre particularité de ce défi : on doit toujours utiliser le même couple ! Canon, UA, couple canon ou fanon, peu importe, mais une fois le couple choisi, on ne peut plus en changer Le but du jeu est de faire un recueil autour de ce couple avec 31 variations, car mars est composé de 31 jours. La variante duo amical est autorisé.
Thème du 12 octobre : Eau
Je tiens à préciser que le film n'exploitant pas le passé de Roberto ou de Ben, ce que je peux écrire est donc issu de mon cerveau.
31 anecdotes de colocation
Un poisson hors de l'eau
Ce fut en comparant ses deux vies que Roberto réalisa à quel point il était dans son élément dans l'univers déjanté de Ben. Un monde coloré, lumineux, joyeux. En comparaison, sa vie avant Ben lui paraissait bien pâle. Il avait pourtant eu une enfance heureuse car bercée dans l'ignorance de qui étaient réellement ses parents. Il ne prêtait pas attention aux histoires de religion, de sexualité. Il suivait les mots de son père, de sa mère, parce qu'en tant qu'enfant, c'était ce qu'il devait faire. Il n'avait jamais été frappé, n'avait jamais eu faim, soif, froid ou mal. Sa mère et lui faisaient des gâteaux ensemble et son père aimait l'emmener pêcher. Non, ça s'était gâté à l'adolescence quand il avait commencé à ouvrir les yeux, à voir vraiment, à comprendre, mais surtout, en grandissant, il avait fait la stupide erreur de ne pas être un mouton de Panurge. Il avait vécu son adolescence en cachant ce qu'il ressentait, qui il était, ses opinions, car, comme dans toutes les sectes, les autres, ceux qui ne pensaient pas comme eux, avaient tort. Chaque blague innocente pouvait être tournée en attaque. Puis, enfin, il avait été sorti du placard et de la maison.
Vivre avec Ben, c'était respirer enfin. Même s'il ne comprenait pas toujours tout car certains sujets le dépassaient, Ben l'écoutait. Il y avait possibilité d'avoir un vrai débat parce que Ben, lui, gardait ses chakras ouverts. Les blagues étaient vues comme des blagues et si elles étaient perçues autrement, le malaise était vite dissipé, on se demandait pardon et on ne se couchait pas fâché. Aucune idée n'était vue comme idiote ou si on le disait, c'était plus une boutade qu'autre chose.
Vivre avec Ben après avoir vécu avec une famille toxique, c'était passer de l'obscurité à la lumière.
Ben avait joliment tourné la chose une fois, parce que malgré tout, il tenait à garder un minimum de respect pour eux, après tout ils étaient la famille biologique de son meilleur ami.
- En fait, toi, t'étais un poisson et ta famille des mammifères terrestres, pas étonnant que tu étouffais.
C'était clairement ça.
Chez ses parents, Roberto était un poisson hors de l'eau.
Chez Ben...
Non.
Chez lui.
Chez eux, avec Ben, il était un petit poisson tout heureux de barboter dans un océan chaud avec un petit camarade pour jouer, leur appartement étant leur barrière de corail où se cacher des méchants prédateurs.
Et Robbie s'était fait une promesse :
Plus jamais on ne le forcerait à être ce qu'il n'avait jamais été.
FIN
